A poem is the palm of the ocean, Closing.
Rowan Ricardo Phillips, from “The Beatitudes of Malibu,” Poetry (September 2014)
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A poem is the palm of the ocean, Closing.
Rowan Ricardo Phillips, from “The Beatitudes of Malibu,” Poetry (September 2014)
En poésie, les silences jouent le même rôle qu’en musique. Ils sont une respiration, mais ils sont aussi l’ombre des mots, ou leur rayonnement, c’est selon. Sans parler des silences annonciateurs, c’est selon.
Au bonheur des ogres (Daniel Pennac)
Divertimento in D major, K. 131 (1772)
Performed by Neville Marriner and the Academy of St. Martin-in-the-Fields (1987)
"Je ne passerai pas l’hiver, tel un printemps défunt au joli mois de juin. (…) Je sens mes bras se défaire et ma peau qui déteint. Je ne passerai pas l’hiver ta photo à la main, mais tu ne le sauras pas, non tu n’en sauras rien."
Benjamin Biolay, Je ne passerai pas l’hiver (via laceremoniedesadieux)
Qui parle de refaire le monde ? On voudrait simplement le supporter avec une brindille de dignité au coin des lèvres
Abdellatif Laâbi* – Le soleil se meurt (1992)
Don’t be a writer. Be writing.
William Faulkner (via blotsandplots)
Même pas une fois Tu n’as cru Que le vent vient vers toi Parce qu’il t’aime. Guillevic
(via ambre40)
Transformé en air, je rêve que tu me respires.
Alejandro Jodorowsky (via preciously-me)
The universe is a solitary place, and all its creatures do nothing but reinforce in solitude. In it, I have never met anyone, I have only stumbled across ghosts.
Emil Cioran, Tears and Saints (via nemophilies)
Bach - Cantate BWV 209 - Non sa che sia dolore
[…] Ton être est à l’image de ta pensée, Pour le reste tu n’es que des os et des nerfs. Si ta pensée est une fleur, tu es comme un parterre fleuri…
Djalal-od-Din Rumî (via preciously-me)
Demain, dès l’aube…
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
- Victor Hugo - (1856)
Dessin de Victor Hugo. Draw by Victor Hugo.
Photo: http://www.hellogif.com/wallpaper/superbe-lac-de-campagne-1208
ineffable [in-ef-uh-buhl]
(adjective) In the list of one of the most 100 beautiful words in the English language, ineffable’s beauty lies in its flowing sound and meaning. Ineffable describes the sentiment of being unable to express something in words because it is too extreme to communicate; words cannot possibly do justice at this particular moment. (via wordsnquotes)
Parmi les déferlements silencieux, les trémulations de la nappe illuminée, dans le va-et-vient rapide martyrisant des taches de lumière, dans le déchirement de boucles et d’arcs et de lignes lumineuses, dans les occultations, les réapparitions, dans les dansants éclats, se déformant, se reformant, se contractant, s’étalant pour se redistribuer encore devant moi, avec moi, en moi, noyé et dans un insupportable froissement, mon calme violé mille fois par les langues de l’infini oscillant, sinusoïdalement envahi par la foule des lignes liquides, immense aux mille plis, j’étais et je n’étais pas, j’étais pris, j’étais perdu, j’étais dans la plus grande ubiquité. Les mille et mille bruissements étaient mes mille déchiquetages.
Henri Michaux Misérable Miracle (via simonebis)
J’aime ma névrose. Je ne veux pas guérir. C’est de là que me vient cette peur bleue, cette panique dès la nuit.
Journal en miettes, Eugène Ionesco. (via leclubdeshachichins)
Je suis un désert qui monologue.
Violette Le Duc. (via leclubdeshachichins)
Anouar Brahem - The Astounding Eyes of Rita