Je ne sais pas comment on pourrait vivre sans avoir une telle personne à nos côtés.
J'ai la chance de l'avoir sinon je n'aurais personne à qui m'accrocher. C'est réel je m'accroche à toi comme à la vie. Si je ne t'avais pas, je ne sais pas comment je m'en sortirais. Je ne supporte pas ce qui m'entoure. J'ai peu de temps derrière moi, et pourtant j'ai vu la réalité du quotidien dans lequel nous allons vivre tous les deux. Souvent j'ai qu'une envie c'est de me cacher. Tu sais que quand tu n'es pas là je me rend compte des choses, car c'est quand on est seul qu'on se confronte à nos ressenti.
Et ça je n'ose pas le faire, car à trop y réfléchir, je ne vois que du négatif. Nous sommes méchants, hypocrites, mauvais, égocentriques, je m'en-foutisme, nous réfléchissons mal, le monde est à l'envers, les intérêts sont mal placés. Je n'ai que 21 ans et j'ai déjà un goût amer qui ne s'en va plus.
Avant je pensais que mes parents étaient pessimistes, qu'ils se trompaient et qu'ils voyaient le mal partout. J'étais entourée d'une bande d'amis j'étais à l'école, je goutais vraiment la vie à pleine dents. Malheureusement il a suffit que je grandisse un peu et le lycée à commencé à me montrer ce qui allait m'attendre. J'ai commencé à me renfermer sur moi-même, on appelait ça une crise d'adolescence mais pour moi c'était plutôt une prise de conscience. Comme si avant je n'avais pas été dans le monde réel. J'exprimais mon mal être de multiples façons, résultats scolaire plus que moyens alors que j'en étais capable, problèmes avec l'alimentation, humeur changeante, incompréhension avec la famille.
Je me sentais déjà seule. J'ai une personne dont je n'ai pas du tout de nouvelles maintenant qui m'a tellement aidé pendant cette période, je pense qu'elle allait mal autant que moi, elle m'a permis de ne pas me perdre, de mieux passer cette période difficile, de me rappeler à l'ordre quand j'allais trop loin. Elle ne le sait pas du tout à quel point elle m'a aidé. A la fin du lycée la vie nous à séparé. J'ai préféré d'autres personnes plus heureuses, car je me suis dit qu'en leur compagnie j'allais sortir enfin de ça. Que j'allais pouvoir devenir comme elles. Ces filles souriantes, dynamiques et qui allaient bien tout simplement. Je leurs en suis reconnaissantes tout autant. J'avais besoin de couleurs elles m'en ont apporté. Dont une qui je le sais est une filles vraiment superbe. Je pense des fois à elle, je la suis de loin grâce à facebook au final.
Je sais qu'elle est toujours la même. Des fois je voudrais plus lui ressembler. Croquer la vie à pleines dents comme elle. Mais chacun est différent. J'ai compris depuis quelques temps que rien ne servait de vouloir devenir quelqu'un d'autre.Ça donne faux.
Ensuite j'ai travaillé et c'est là que j'ai surement vu le pire. Pendant ces deux années, je suis passée par tous les états. Comme j'avais arrêté les études juste après mon Bac, j'ai connu le travail des fois ingrat. Pas tant par les tâches à effectuer plus par la considération qu'on me portait. Je prenais les remarques des responsables qui ne prenaient aucun gant de plein fouet. Je commençais à ne plus savoir qui j'étais, ce que je valais. J'avais l'impression de survivre. De passer les jours tant bien que mal. J'étais éteinte. Avec une amie qui fut très importante pour moi, j'ai cru créer un lien immense. Hormis elle, j'avais l'impression de ne jamais avoir connu l'amitié réelle, personne ne n'avais compris qui j'étais, et j'ai eu le sentiment d'avoir toujours joué un jeu avec le monde entier. Pour tenir de notre quotidien plus que banal, nous écumions les soirées. Le plus souvent possible. Pendant ces moments là je me sentais revivre peut être grâce à l'alcool ou au reste, l'ambiance. Pendant ces moments là j'oubliais, je faisais tout ce dont j'avais envie d'ailleurs. Tout ce qu'il y avait au fond de moi pouvait enfin sortir. Je m'en fichais. Avec elle on était au dessus de tout. Mon estime personnelle était remontée à bloc. C'était grisant.
Peu à peu, nous nous épuisions sans nous en rendre compte. Je crois qu'on a trop fait d'excès. Je commençais à culpabiliser de mon comportement qui n'était pas sans conséquence. Je ne pouvais plus le regarder en face. Je recommençais à me détester.
Je me rendais compte qu'en fait je cherchais l'affection partout ou je pouvais la trouver. N'importe comment. Un jour j'ai rencontré J. il était dans la même situation que moi. Je me suis raccrochée à lui. Mes comportements on toujours été addictifs. Je ne faisais jamais les choses dans la demie mesure. Dès que je sentais un comportement me soulager, je trouvais en lui un répit. J. m'a remis dans une ambiance qui me plaisais. Jouer avec le risque encore.
Et encore ressentir que quelqu'un faisait en quelque sorte attention à moi, me comprenait, et pendant les moments passés avec lui j'oubliais un peu le reste. Mais c'était de courte durée, dès que je le quittais c'était peut être encore pire. Mais je retentais quand même l'expérience pour ce moment d'oubli qu'il m'offrait.
Un jour heureusement le jeu s'est terminé. J'ai perdu tous mes "démons". L'amitié avec mon amie s'est éteinte, on reprenait toutes les deux des chemins différents qui ne pouvaient plus être liés. J. et moi ne nous voyons plus non plus. J'ai premièrement eu l'impression de m'ennuyer fortement, mais Il est arrivé. Puis je me suis sentie comblée. Comment une personne pouvait m'apporter ce qu'avant 10 n'y arrivaient pas? Je n'y croyais des fois presque pas, du coup je reprenais mes anciennes habitudes. Et on criait. Il partait. C'était déchirant. Mais il revenait. Bien entendu, il n'a pas tout calmé du jour au lendemain. Je reste moi. Je ne suis pas comme ces personnes rencontrées tout au long de ma vie. Je ne croque pas encore la vie, je le sais, je ne souris pas assez, je ne suis pas quelqu'un de drôle, je suis souvent triste,déçue, des fois je me sens démunie. J'ai plus envie de cette vie là ou les choses sont compliqués, ou les gens dans le fond n'ont aucun intérêt pour les autres, ou des choses aussi graves arrivent, ou les atrocités font parti du quotidien. Je suis peut être trop sensible ou idéaliste je ne le sais toujours pas.
Actuellement je ne me sens bien qu'avec lui. Quand nous nous enfermons tous les deux, avec nos conversations pleines d'espoirs, nos moments à nous. Où je goûte à une douceur, une compréhension, une affection énorme. Plus que tout ce que j'ai pu connaître avant. Cela me submerge. Il me fait croire encore à quelque chose de magnifique, mais comme tout ce qui l'est c'est rare. Et j'ai eu la chance de recevoir son intérêt ce jour là dans ce bus. Merci ! Heureusement pour moi, il est dynamique, il est en bon terme avec la vie, il a beaucoup d'envies, de talents, de rêves. Il me transmet tout ça, et il partage avec moi. C'est surement cette nuance entre ma vie avec lui et celle quand je sors de chez moi qui me fait souffrir. J'ai tellement à donner. Je voudrais changer certaines choses. C'est peut être nul à dire, mais que nous prenions plus soin les uns des autres. J'ai de l'amour à donner mais vous me forcez à me forger un caractère dur. A lutter contre des remarques, des agissements qui ne sont pas francs et de la méchanceté de temps à autre. Nous évoluons mieux dans un contexte ou nous nous soutenons que lorsque nous nous enfonçons la tête sous l'eau. Je n'ai plus envie de devoir avoir un tempérament fort juste pour ne pas qu'on me fasse du mal. Je ne comprend pas pourquoi tout le monde ne résonne pas ainsi. Certains pourrons dire que je suis naïve mais ça ne me fait rien. J'ai comme ambition de ne pas devenir pessimiste, maintenant que je comprend un peu mon mal être, pourquoi j'ai été et je suis des fois si mal. Je veux garder mon énergie pour les causes qui me sont importantes, qui font battre mon cœur, pour mon frère et pour LUI. J'écris aussi pour me rappeler l'important, j'ai écris Enjoy car j'ai tendance à oublier que le temps passe vite, et que je me laisse atteindre et que ça doit cesser pour mon bien.