La mauvaise éducation (bis)
Les valeurs ont la vie dure ces derniers temps. Que cela soit la galanterie, le courage ou bien d'autres qualités : le constat est le même, ça part en sucette.
Prenez un exemple (hélas) récurrent comme les agressions dans le métro, une jeune demoiselle se fait secouer les puces par 2 individus peu recommandables et ... et ... et bien rien. Personne ne semble concerné, tout au plus un "hey vous, arrêtez c'est mal, je vais appeler la maréchaussée si vous continuez" mais c'est le grand maximum.
Que se passe-t-il ? Les hommes de notre génération auraient ils troqué leur paire de valseuses contre un iPhone 4s ?
En même temps il faut dire que le courage, le bon sens, le pragmatisme et de manière générale tout ce qui permet à l'homme d'avancer bon gré mal gré face aux tumultes de la vie s'estompent face au "calme" ambiant (par calme j'entends que nous ne sommes pas en guerre). Nous évitons tout conflit à coup de consensus, tout le monde doit être contenté mais personne n'est satisfait au final de cette situation.
Evidemment les politiques s'emmêlent (dans le cas contraire, y aurait eu comme un manque de connerie), chacun à son avis : La gauche imagine que tout le monde aime sa patrie (surtout payer des impôts) et souhaite aider son prochain du mieux possible, la droite pense que l'argent fait le bonheur surtout avec peu d'impôt et de bons effectifs de police.
En fait chacun adapte son modèle de pensée aux individus tels que les partis voudraient qu'ils soient, mais quelle erreur ! Quelle monumentale erreur ! Le problème majeur ne vient pas des programmes politiques qui, de toute manière, se ressemblent tous dans les grandes lignes hormis quelques détails mis en exergues.
Le souci vient de l'éducation en elle-même, un peu de bon sens quand même ! Si on met de côté les personnes psychologiquement instables, on voit bien que les agressions, les viols, les détournements de fond, l'attitude indécente de la finance, la montée scandaleuse du prix de la baguette sont le fruit d'une seule action : celle d'un homme face à ses responsabilités.
Je crois que la cerise sur le crumble c'est quand même l'histoire du maire qui en retourne 1 à 2 merdeux et qui finit trainé devant la justice en tant que monstre haineux. Mais c'est tout à fait scandaleux d'en arriver là, vous ne trouvez pas ?
On a consacré l'impunité d'une génération intouchable parce que "ça revient aux parents de faire l'éducation des enfants, pas à m'sieur le maire".
Ça veut dire que si les parents n'arrivent pas à gérer leurs enfants, toute la société doit en payer le prix en gros.
Les hussards noirs de la république peuvent-ils agir ? NON, qu'ils fassent cours et respectent l'insolence de leurs attardés d'élèves.
La police peut-elle agir ? NON, parce que c'est mal de taper un homme même si c'est un violeur.
Peut-on agir en notre qualité de simple citoyen ? NON, parce que l'intervention se résume à la non-intervention dans la plupart des cas : la légitime défense, et donc l’individualisme.
Monsieur le maire peut il ag.. (Bon j'arrête avec cette histoire de maire).
Face à cette montagne de connerie, ma proposition est simple : réinjecter un minimum de moral, de solidarité, de respect, de civisme au lieu de justifier à tout va les dérives de telle ou telle personne. Il faut que chacun comprenne qu'il a des droits mais aussi et surtout des devoirs et des responsabilités à l'égard d'autrui.
Je sais que le socialiste dira : "le problème n'est pas aussi simple" Je sais que le partisan de droite dira : "y a pas à chercher, on tape dans le tas"
Oui, le problème n'est peut-être pas aussi simple mais une bonne correction de temps en temps (à tout âge!) et une responsabilisation de la population ne peuvent pas faire de mal.












