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Désolée Élizabeth, je sors du bain, je ne pourrai pas être la ce soir.
Auriez-vous été indulgents? Auriez-vous été prêts à prendre l'art qu'on vous aurait donné?
Indulgence : caractère de ce qui n'est pas sévère, aptitude à excuser, à pardonner les fautes, à ne pas sanctionner sévèrement.
Je suis l'amie de certains choses en vous, vous êtes les amis de certaines choses en moi.
Nous sommes des étrangers face à certaines choses en l'autre.
Là, ici, maintenant, le pied hors du bain, je me dis, que, peut-être, il y aurait des choses que j'aurais aimé avoir montré mais que je n'aurais pas pu laisser monter.
Les relations sont faites de respect, de confiance et de beaucoup d'admiration mutuelle donc plus j'expose le faible, le vulnérable, l'inemployable, et le vieillissant plus les chances sont grandes que vous abandonniez.
Je vous aurais dis : voilà un mystère, le mystère que ceux qui restent au front quand le masque tombe, quand j'ai peur, quand je ne sers à rien . Rien à offrir, qui restera?
À TOUS LES AMIS, AUX GENS : Je suis vaincue par la machine.
Désolée, j'ai fais de mon mieux, mais je sors du bain et ça me frappe : je ne comprend pas les codes, je ne sais pas me vendre, je ne peux pas soutenir le sourire blanc et fier des publicitaires, je respire comme je m'excuse, et comment veux tu dire ça à une masse de monde, alors je ne bouge pas.
J'ai en moi cette logique amère depuis l'adolescence de tout rompre avec le milieu d'où je viens. Vivre pour détruire, vivre pour dire et dire encore vous n'avez pas réussi à me faire réussir, j'ai échappé à la perfection, j'ai fais foirer vos plans, je me venge.
Une vie à se venger ça ne tient pas la route, une vengeance systémique, et ni du bord propre ni du bord sale ne se trouve la vérité.
Nous ne sommes pas magnifiques, mais nous ne sommes pas catastrophiques. Je ne suis pas catastrophique,
mais si j'avais à l'être encore un peu, encore plus, si j'étais venue vous dire
qu'il ne peut plus y avoir le sourire blanc des publicitaires, si je dois vous rappeler encore pour quelques temps que j'ai passé ma vie à côté de ma vie,
si j'ai à être hideuse pour expérimenter, si j'ai à être vraiment vraiment vraiment laide pour expérimenter, laide, dépressive, monstrueuse, serez-vous encore là?
Et c'est précisément pourquoi, là, maintenant, en sortant du bain, je réprime l'idée de sortir de chez moi, parce que si c'est pour continuer,
je préfère réfléchir ici, posée, au moment où, enfant, on me fit comprendre que la laideur ça se cache, que le passé ça s'étouffe, que la différence ça se tue.
Si j'avais été devant vous je vous aurais demandé de laisser les enfants pleurer.
Je vous aurais dis : ce soir en aucun cas je ne m'obligerai à sourire, j'aurai eu l'air insécure, timide, farouche.
Je vous aurais dis : ne nous forçons pas. Du moins, ne nous exposons pas trop vite. Ne brusquons pas le pas qui recule en nous.
Je nous aurais dis : nous sommes humains, lorsque même dans la maladresse et la honte profonde, nous ressentons qu'ici, les sièges éjectables n'existent pas.
Nous nous comportons en humains lorsque nous défions les lois du marché.
Nous n'avons pas de date d'expiration. Notre dignité transcende notre statut.
Nous n'avons pas à être commercialisables, nous sommes les invendus : brunis et suris, vivants.
Je me rappelle que je reste pétrifiée devant chaque offre d'emploi : j'ai l'impression d'avoir des pinces au lieu des mains, une seule jambe et des ongles mordus qui marquent les comptoirs des jeunes
baristas rapides, serveurs serpents, guichetières dynamiques, secrétaires organisés, vendeurs compétitifs.
À vrai dire, je méprise pourtant le trois quart des gens et des emplois, et c'est là le sprint final.
C'est là que cette conversation se serait arrêtée si j'étais venue à cette soirée.
Voilà, ça y est, j'aurais été démasquée, enfin.
Réécoutez ma dernière ligne : « À vrai dire, je méprise pourtant les trois quart des gens et des emplois. »
Le mépris.
Je ne peux arriver à la soirée délivrée de ce poids énorme d'être convenue, convenable, parfaite, puisque je porte sur vous un regard de hyène terrible. Je vous juge, je vous classe, je ne peux m'empêcher d'être au dessus de vous ou en dessous de vous.
Je ne peux tolérer la faiblesse en vous parce que je ne tolère pas la faiblesse en moi.
Je dirais à la masse de monde : je suis sur un siège éjectable, nous sommes sur des sièges éjectables.
Je serais sortie d'ici, fouettée, sourire blanc, gaine dans la gorge, et je n'aurais pas pu toléré, une fois de plus :
LA BANALITÉ DU QUOTIDIEN
LES FAIBLESSES EN NOUS
NOTRE NORMALITÉ
NOS MOMENTS SIMPLES
« La réalité ce n'est pas toujours comme une scène de film Éli » disait Laurence.
La vérité de la personnalité Narcissique alternant entre grandiosité et dépression, sans milieu, sans vérité, jamais.
Devant les parts de grandiose en vous, pourtant, j'idéalise,je tremble, je cours loin.
Dominant et dominé. Jeux d'échecs. Fausse personne. Pression et petite mort.
Performer ou crever. Prouver sa grandeur ou se faire écraser.
J'ai tant eu à lutté pour être extraordinaire, j'ai tellement suer pour entretenir une image lisse que tout ce qui me rappelle l'ordinaire me pue au nez.
JE NE SUIS PAS UNE STAR. VOUS N'ÊTES PAS DES STARS.
IL N'Y A PAS DE STAR-SYSTÈME.
Il n'y a pas de siège éjectable.
Il n'y a pas de concours, de compétitions, d'échelle de valeurs aux destinées, de défaites et de victoires grandioses.
Si j'enlève mes échasses je ne pourrai plus tomber à perpétuité de si haut.
Si j'étais venue j'aurais dis à la salle que si je n'enlevais pas mes échasses tout de suite, comme une finalité, et celles sur lesquelles je dresse les gens, et bien que si je n'enlevais pas ces échasses tout de suite je mourrai.
J'inviterais surtout la part de moi-même qui s'oblige à sourire à ne pas sourire si ça ne lui tente pas.
Je ne prendrais surtout pas sur mon dos les inconforts que je pourrais créer.
Parce qu'à outrance, à protéger les sentiments négatifs des autres pour ne pas qu'ils les ressentent, pour les épargner, les protéger, on en fini par s'oublier soi-même.
Désolée, je sors du bain,ce soir je ne peux pas performer,
merci de l'invitation Élizabeth, mais ce soir je ne peux pas performer.
sommeil baises troubles avec ex morts la crasse bourre ta gestuelle la cessation des doutes n'advient que si tu relis et relis du alice miller psychologue « la dépression et la grandiosité sont deux formes du trouble narcissique » oups un nourrisson bleuté de plus tu adoptes quand même un certain sourire sur st-cath
Crossroad 2
Où est ma chaise berçante. Hier Billette cours d'écriture. Elle mentionne que si on a rien à dire bin qu'alors on devrait se taire parce que d'autres, eux, ont la conviction d'avoir des choses à dire et à ça je répond : ah, d'accord, où sont les médicaments. À une table, dans le café en presque faillite ça parait de la familia couple vieux de je crois Pologne qui continuent et continuent de vieillir ici je dis : ah bon. C'est intéressant, et une telle envie de se vautrer dans le mutisme à tout jamais, de raconter ses morts à son palmier et de le cajoler, de lui faire l'amour. Et puis pourtant aujourd'hui le vert du teint, et mon papier est vert menthe, les mouvements au ralenti, dormir les yeux écarquillés, nager en une déchaine, une dépossession très active. Le crawl speed en fou le fantasme flou que tu nages derrière, que tu m'attrapes une cheville, crac, que tu m'arraches un orteil, me déboites un genou. À Crossroad. 2014. Douglas de jour. L'heure du badminton à notre horaire de la semaine. Adorer l'homme géant avec sa dépression si intense et désespérée qu'elle m'inspirait la bonhommie, la coquetterie, une force dans son mini char bleu. On a rien fait, vos gueules. Badminton. Isou, incroyablement obèse, hilarante, yeux bleus de fée, t-shirt saumon. Assise à nous regarder jouer, elle crie « Frappe le moineau comme si c'était la face de quelqu'un que tu détestes. » Rire gras. Adorable. Partie de badminton à Douglas contre le long prince dépressif a jeun depuis 8 ans 42 ans bottes d'astronautes, râlements secs. Game de badminton comme on se souviendrait d'un bal d'honneurs et de valses le nez foutu dans des collets de dentelle humide, les paumes solennelles et apaisantes qui se posent sur les dos pour se frayer un chemin parmi les vestons solides et frais. Nager vite pour me sauver. Frapper fort le moineau pour tout tuer, le sport crache mon feu baby mon feu baby qui se gaspille.
dans le coffre au trésors
est le piment est vert forêt sur la table pétrolière nord la gueule du mac trou infini qui bouffe mon sébum de nez condensé sur les phalanges ouest l’agenda sans pub qui me fait oublier ma vie nord-ouest les bouchons oranges bien disposés des dés immobiles pour que violemment j’aie le goût de les brasser savoir enfin en somme l’année de l’endormissement d’une enfant par mon lait suri de pies bleuâtres qui touchent au sol et toujours nord-ouest la tasse embuée en verre comme poussiéreuse de l’intérieur elle retient la speed marronne des pisseux corrects on fait du café comme ils font du crack on fait de l’internet on fait du crack sud fucking sud tous les pays tropicaux inconnus en moi
des objets disposés comme une fortification couleurs pop je veux vivre comme dans mes années 80 c’est à dire pas de danse disco vivre dans mes années 80
partout nord sud est ouest des objets qui veulent me recevoir en eux des massages avec des familles gentilles des spectres dans les pépins blancs de piment je les fixe entrez prendre le thé madame asseyez-vous donc et parlez-nous des petites graines sur la table pétrolière comme le flocon de neige dans the grinch où résident les chou un flocon de neige qui se dépose sur notre langue acide et blanc allez allez allez entrer dans un plus grand filet blanc
kicker ma tête dans l’net
chambre
la dualité entre le rêve atroce d'être une star prolifique au sommet de l'art de la reconnaissance femme magnifique sexy et soirées des plus extravagantes rencontres excentriques avec des génies conversations avec les plus fougueux les mentons carrés les mieux fringués des gitanes riches intelligentes qui déjouent la société moderne dans des caves de bateaux chics aromatisés et chaleureux des gens si artistiques futés bright qu'ils ont des vinyles des mots qui allument des bassins poires première réalité obsédante depuis l'enfance me dire que je ne suis pas mon but bon chaque jour une minuterie me trouver repoussante marcher dans le vieux-port jalouser à en être devenue folle à lier enchainez-moi avant que surprise j'écris avec un rouge à lèvres puisque la mine du eye liner turquoise vient de chier et le second rêve est d'être méditative en respect et en cohésion totale avec la nature tuer mes privilèges vivre avec les insectes végane sans maquillage nue toujours nue yoga herbes vérité compassion laisser-aller sortir de l'école qui me va mal en fait un jour non une seconde dans ma semaine je suis heureuse et le reste je me dis tu es nulle zéro esprit de logique c+ b- 72% pourquoi je suis une tarée comment se fait-il qu'on pile sur la nature pour faire fleurir notre égo non notre vie vide on effleure la vie je la manque après je me regarde dans une glace dépressive pas maquillée poilue habillée en mou friperie décaliss et je sursaute tellement je me trouve pas attirante je veux coucher avec johny depp mais j'ai l'air du cadavre d'aurore je veux danser sur du house en frenchant johny depp mais je me retient pour dire mes opinions à table je rêve d'être à la fois la fille politique androgyne sérieuse et celle qui suce 4 personnes dans une orgie baroque avec du champagne bulleux en même temps au fond je ne vie que pour mes sœurs et mes frères qui vivent chaque jour des oppressions systémiques je veux hurler fuck you avec eux au monde au vieux-port faire du pouce écouter du ska du punk avoir de la bière et de la sueur qui me revole dessus juste des cannes de pois chiches pis une guitare j'en joue même pas esti descendre de mes privilèges j'ai tout eu on m'a tout offert je suis en dépression en dépression je sais je fais du récit j'ai pris un new rouge l'autre était fini voir que je met ça sur mes lèvres c'est pompeux je fais du récit alors que michel garneau comme 100 autres dit que c'est wack mais quand je me raconte j'allais me justifier allez-donc chier caliss si j'écris live et depuis toujours c'est pour ne pas mourir alors endurez-moi nous les tarés nous devenons beaux lorsqu'on est dans un safe space alors endurez-moi et ma jalousie hors normes je suis écoeurée dis-moi comment vivre une dualité tuante alors alors je reste inerte spectatrice pourquoi je ne peux pas passer ma vie enfermée avec à chaque semaine un nouvel invité je dis toujours la même chose on lirait des heures des fois il y aurait des jams et aussi on irait à la pépinière regarder les lilas la lavande et les bonzaïs et je lirais des encyclopédies en me faisant faire des cunni-lingustiques au gel de fraise je suis dans ma tête et pas dans l'action j'aime quelques personnes mais plusieurs me tuent parce qu'elles ne sont pas assez conscientes de brimer les animaux et ne paniquent pas assez pour les guerres je me vois en eux et je capote je veux voir mourir le monde qui m'entoure pour en voir un autre se recréer un autre rouge à lèvre de passé nous en sommes au troisième il est fushia mon flip phone rouge pompier est écaillé carrément honteux je le sors d'une part avec fierté et de l'autre je me dis non mais quelle looser et j’espère que quelqu'un va miraculeusement m'inviter au santos au philémon pour que je me fasse cruiser les seins petites pommes et merde ma baloune est dégonflée ma pile est morte je me dors où est ce foutu film populaire dans lequel je joue la figurante de ma vie où
poppers et joint
nostalgie de ce temps
où nous détruire goûtait la cannelle
à 15 ans 1 auto sur 3 me
klaxonnait en revenant du bronzage
j’aimais ne pas aimer ça
BISTRO DE PARIS
****** WARNING ***********
le moment de la toxicomanie, où tu catch que nous sommes les renvoyés des jobs de sandwichs, il te dit que ce que tu as lu était sympathique, tu l'avais complimenté d'abord, bien sûr, faites attention à vos adjectifs hommes nouveaux, nous avons du talent énorme, en plus nous avons des seins, tu te trouves magnifique dans le décolleté de riendeau, dans les géants anneaux de darsigny, le moment où tu commandes un redbull à 22h, la soirée où tu « passais », les 4 fois où tu enlèves et remets ton manteau, cet espoir quand quelqu’un te dis de rester, le moment où c’est une bonne idée de lui demander une clé, le fantôme de ta rencontre d’équipe le lendemain à 9h30, la bonne idée de retirer un 20 dans l’atm crosseur, bills qui poppent de tes bonnes idées, tu écris au soleil dans un parc du village, beaudry, ton œil gauche part, il a dormi 4 heures il te dit bye au night life pas cool, drôle, excitant, ni bohème, pas convainquant, un mauvais show, être fille random, être celle qui pose les questions, personne ne s’intéresse, une mascarade mais surtout un ring, tous occupés à bouffer dans le fond, des zyeutés, où se trouve la chance de débrancher ton rôle, la scène t’était massacrante, il récitait poésie en luttant, nous tendait un fuck you que tu recevais dans ton corps, la fille est montée pour provoquer, les amis gueulaient, tu capotais, anyways, ça te disait trump, sans l'honnêteté, pas difficile niaiser, pas courageux, parler à son nombril, tu les admire et les exècre, tu n’écris pas des choses sympathiques, depuis longtemps, les principes gelés, la guerre dans ton monde d'écriture
Ormstown
ormstown, par miraculum avoir hissé les ossements jusqu’ici, j’en étais presque venue à oublier qui j’étais. mon histoire m’est racontée, devant le feu, au cœur de la première neige bleutée, dans ce château, près des bêtes, c’est ça un beau voyage poudré et rien d’autre, mon histoire de la petite manon gutsy des bons débarras, celle de zac dans crazy. comme lui je suis la septième enfant d’une lignée du même sexe, mon don serait-il de conduire des actes manqués, d’installer mes propres pièges, pour qu’on m’y voit basculer bouillonnante et que, fiévreuse, joyeusement alitée, je puisse espérer voir arriver mon terrifiant naturel ma latence, au grand galop? le tableau de madame chose qui vend des tupperwares : élisabeth tout court, sur vos dos, dans la dune. ici, je partage « les heures passées au chevet de moi-même » avec carole david. et, avant-hier, au prospero, potiner pour ne pas se p…p…p…perdre, celui qui joue le grand frère toxicomane de zac, qu’on me dit, sort avec la reine fossettes de borderline. rock, gueules rouges jusqu’à leur gorge puissante. encore, des nouvelles, secousses pour vivre. l’harmonie par à-coups. lier et juxtaposer les référents monstres, roses. je n’en reviendrai pas.
scèner
des ordres et une distorsion cruelle stop play pause à chaque fois ça surprend on croit qu'on sait le faire puis on bloque on s'échoue qui régit mon naturel quelqu’un quelque part fait ma régie et je me dis qu'un pou peut infliger un ticket en enfer elle m’arrête première réplique lance tu ne lui parles pas tu te parles tu te regardes tu ne l’écoutes pas t’es ailleurs reprenons ok ok le jour où le trottoir n’est plus un donjon je t'appelle silence ouvrir un peu mes stores des yeux-billes vers elle yeux-vrilles rivés sur le papier pain suri de mon crâne tarentules sur mon mannequin refaire la scène avec du gaz derrière le front des joints fumants never mind sourire ébahie par mon sang presque froid qui tient fort la route simuler ma présence ici tenait d’avantage de la performance que n’importe quel feydeau madame bonne journée c'est pas pour tout d'suite que les estomacs mondiaux crieront faim d’obsessions j'ai connu des magiciens qui un beau jour se trompaient volontairement dans leur jeu de carte au lieu de se pendre
Une condition
Certaines matinées dans le lit les pattes figées je joue tellement avec mes seins que j’en viens à m’écœurer et par être marquée je les pèse les agrippe comme comme on le ferait avec une balle en mousse. Je simule des dépistages de cancer j’aplatis cherche compulsivement. Arracher le fruit de millions de rendez-vous poches et de démences. Ce n’est qu’une compulsion j’ai j’ai j’ai j’ai j’ai j’ai j’haï ça ce n’est pas érotique désolée non ce n'est pas drôle tirer trop fort ce n'est pas drôle. Se remémorer les femmes qui en s’ont venues à croire qu’être là c’est de brasser des pâtes à tarte de voir se mouvoir des jellows. Se remémorer qu’elles riraient aux jokes de leur mari. D’autres matinées du lit je me lève droite et j’oublie de porter un petit top. Je laisse là pointus mes mamelles sous un t-shirt noir et lousse. Oublier une cage. Je cours pour ne pas arriver en retard heureuse grimaçante sourire de clown. Mes seins revoleront bien où ça leur tente criss que je me dis Ils chanteront bien comme ils voudront sans que ne m’importent leurs répercutions je chante amen. M’expliquer ce soir l’obsession puis l’indifférence.Parfois on me laisse tranquille d’autres on me fou devant la gueule une pub de fille cool et ça me remonte à l’esprit RÉSOLUMENT obsessif. Comme une bouffée de parfum chaud. Un parfum chaud enfuit d’un cou osseux d’un pubis écorché d’un poignet ganté de cuir quand j’entre dans le wagon.
TRYPTIQUE STREET
je veux ma poésie drue et mes princes à barbe contine solo, plateformes relever mes soeurs héroïnes sur émilie gamelin ça n'na pas d'bon sens bella ça n'na pas ... programmer les lampadaires très flash c'est politicaly correcte micros-humiliations vers nos espaces éhontés il n'y a pas de réinsertion sociale en dessins colorés sur les murs bétons pour l'émilie qui habite baignée dans la maisonneuse sanguinet un seul logement à la lumière bleue parmis les jaunes un seul bella ça n'na pas - ça s'trouve-tu encore des j.s larouche slameurs petit singe tannant timide ou en criss sérieuse, frontale qu'ils naient qu'à humer les strings dans mes yeux verts surlignés fushia enleveuse de mes pants lousses de velour dans leur appart crasse bien bien après
regardez-moi dans ma parade walk in si je t'aime faites le clin d'oeil si magnifiques et savez exactement vers qui en moi vous le faites et pourquoi
écoutez des musiques de renard portez la culture t-shirt dont larouche parle essayez que je retrouve sur des amis à vous les coincidences rapportées de nos frolâges dans l'uqam - presque trop d'heures à la grande bibli le four se microbe testiculaire sur les claviers les sièges sans gros commentaire apparent
tous sans dommicile fixés dans l'état des lettres
l'homme punk qui travaille ici depuis longtemps est mon phénomène je loue à la poésie des musiques pour être plus lui
ça pu la clope dans mon paradis il n'y a que moi qui monte sur le trépied pour atteindre je sais pas en plus j'ai jamais vu personne emprunter le trépied à part moi
nous nous situerons au dessus de notre conditionnement je compte sur nous pour consoler et rêver de ceux qui ne fitteront pas sevrage cauchemardesque de médicaments hallucinations morbides dupliquées aux tableaux romantiques de mon appartement noir insomnie ces piles de vêtements qui sont soudainement un crochet un clown une poigne rapide vers sois ou comment ma volonté et ma détermination à me détacher de tout le poison de la merde chimique du monde peut transcender un étourdissement constant irréalité sueurs froides nausées j'expose ma douleur immanente et viscérale pour relativiser mon quotidien habituellement douillet extrêmement confortable d'américaine sur l'ordinateur me prend le sevrage dans la gueule pour vous chuchoter blême et alitée peinte en blanc que la rédemption de l'enfant intérieur qui hurle par l'empirique marché de la pastille robotisante et cachotière ne trouve son sens qu'en ceux qui se mentent obstinément ou s'enrichissent sur mon dos courbaturé et que l'acharnement pour la liberté la liberté pure qui surligne à grands traits puis bombe les mécanismes de l'aliénation que cet acharnement existe et survie et sent malgré tout le souffre malgré le souffre sent bon et qu'il est légitime et que nous disons s'en est assez de cet enduit de pétrole qui nous goudrone le fucking coeur
DIS MOI Pit Caribou. Joueurs de soccer amis du chum de l'amie et bar trop tard. Encore trop pognée dans ma nuit, moi qui manqua d'amour, oui, o.k, d'accord, je sais, tu le sais, on l'sait, don't EVER say it again tu ne connais pas mon histoire qui me fou dans le ring, c'est dangereux mon métier, qui m'expose wouah en plaie ouverte et creuse. Je reçois donc des claques, vous êtes un aquarium de peur de l'autre. Pansez vos traumas.Tuer la femme. Tuez-la mes putains. C'est possible que je reçoive de telles claques. Ce n'est pas moi, ce n'est pas de ma faute. Ce n'est pas de ma faute. Halloween j'ai la figure en points multicolores, dalmatien schizophrène qui louche en robe rouge moulante, rentrer le ventre, aujourd'hui aussi sera compliqué, ils sont chics et posent leurs bras sur le bord de la banquette. L'écart noir entre nous terrifiant mes boys obnubile mes anges démolie leurs âges. MOI : j'ai faim ! LUI et leur accord muet: ah ouais Élisabeth t'as faim je savais. MOI : ? LUI et leur accord muet : j'ai justement dis à mon ami en arrivant que t'avais l'air d'une fille qui avait faim. Eux rient donc et aime cet ami « le meilleur buteur » qu'ils répètent, « lui c'est le meilleur buteur et il habite à Toronto ». Boff, me faire claquer un coup de plus ou de moins, continue à sucer leur énergie et ils sont très contents de me voir conne et reconne retomber shlang peu après et de la même manière. Élisabeth anhistorique. Du feu dans mon bassin mes gouts de ma propre destruction grosse, je l'oblige à payer ma bière. Riante ! Ricaneuse ! Comme en possession de moyens ! Seule contre six hommes ! Forte ! Moi là moi je me relève et me relève et me relève et me relève et me relève me fucking relève et me relève et me relève et me relève et me relève et me relève et me relève et me relève dans le ring, toujours à moitié décédée mes tabarnak.
l’eau est triste de nous
les aquariums menacent de péter la bouilloire boue son vrombissement aigüe n'est-il pas fucking indicatif et ils construisent le fil narratif de leurs pièces de théâtre sur le cycle de l’eau oh oh leur tendre élément vous buvez dans des bouteilles en plastique et vous prenez des douches de 10 minutes en versant du liquide poison cheap directement dans la gueule des poissons que vous prenez en photo au biodôme avec votre iphone mais où est la cohérence les poissons au biodôme se cognent les trous de nez dans les vitres windexées et vous rigolez oups il s’est cogné ha ha regarde tristan monique barbara regarde les poissons doivent être plus high que les 3000 montréalaises et montréalais sans domicile fixe cette année selon radio-canada rassemblés 3000 ha ha je ne fais pas dans la joke c'est sérieux c'est sérieux c'est sérieux dormir dehors et vous retourner vous décrasser dans votre maudite douche de racines de poils arrêtés de crémettes-coco de crasse qui reste sous vous où est passée la conscience environnementale qui pesait sur la poitrine lorsqu’au primaire on nous montrait le documentaire de celui qui a presque gagné contre bush aux élections lorsque j’échappe un papier je sprint le ramasser la poitrine creuse est-ce que parler à ses plantes et serrer fort un arbre longtemps c’est plus niaiseux que d’aller au fucking biôdome je penserais pas non est-ce que l’eau qui construit le fil narratif de vos pièces leméac est la même que celle que d’autres veulent vous souffler brusquement dans la face