Saint-Céneri-le-Gérei by Joel Le Montagner
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Saint-Céneri-le-Gérei by Joel Le Montagner
Des news de Granada
L'autre jour, dans notre fameuse discussion whatsapp des FLE de l'amour (eh oui, comme on s'aime beaucoup on est tout le temps en contact), Helsinki nous a posĂ© la question : « pourquoi vous voulez ĂȘtre prof ? »
Je suis restée bloquée. Euh. Je ne sais pas ? Le hasard de la vie ? J'ai essayé de répondre mais je n'ai pas su. Alors. Je vais tenter d'y réfléchir ici. Prof de FLE, donc, pourquoi ?
DĂ©jĂ , je ne vais pas mentir, pas par amour de la langue. Non, la grammaire est peut-ĂȘtre une chanson douce mais moi je galĂšre encore en dĂ©chiffrant les subtilitĂ©s du subjonctif dans les manuels. Si j'ai toujours aimĂ© lire, je n'ai jamais Ă©tĂ© une professionnelle des adverbes, prĂ©positions, propositions subordonnĂ©es complĂ©tives et autres chimĂšres. Je n'avais pas de bonnes notes en français au lycĂ©e, si cela veut vraiment dire quelque chose, d'ailleurs j'ai eu 10 Ă l'oral de bac. A la fac j'ai Ă©tudiĂ© l'information communication, le journalisme et la communication audiovisuelle, avant de faire un service civique dans une association de musicothĂ©rapie pour des personnes en situation de handicap. Donc, pourquoi l'enseignement ? Il faut savoir que ma mĂŽman est institâ (big up Jo) et que j'admire son implication dans son travail. Mais tout le monde (et elle la premiĂšre) m'a tellement rĂ©pĂ©tĂ© «je suis sĂ»re que tu seras prof comme ta mĂšre » que je voulais TOUT faire SAUF ĂȘtre prof et leur donner raison, tu vois. Mais avec le temps les barriĂšres sautent. Je me suis rendue compte, avec mon peu d'expĂ©rience professionnelle, que je dĂ©testais travailler dans un bureau derriĂšre un ordinateur sans parler Ă personne toute la journĂ©e. Ăa enlĂšve dĂ©jĂ pas mal de possibilitĂ©s. J'ai commencĂ© Ă faire des listes de ce que je ne voulais pas faire, pour ne pas perdre mon temps. L'informatique ? TrĂšs peu pour moi. Le travail en plein air ? Trop fragile. L'humanitaire ? Trop cher. L'associatif ? Pas de boulot. Le commerce ? Beurk. J'ai acceptĂ©, au terme d'un long processus de digestion d'information, que finalement, pour me sentir bien, j'avais besoin d'un boulot utile aux autres, Ă©thique, social. Donc, prof. J'ai acceptĂ© la sentence.
Pourquoi le FLE ?  Parce que j'y ai vu un moyen de travailler plus facilement Ă l'Ă©tranger, de voyager, de sortir des sentiers battus. Parce que je ne me voyais pas prof de l'Education nationale, ĂȘtre envoyĂ©e Ă l'autre bout de la circonscription et y rester des annĂ©es. Parce que je ne me voyais pas m'enfermer de nouveau dans un collĂšge ou dans un lycĂ©e alors que le temps s'est Ă©coulĂ© si lentement entre leurs murs. AprĂšs tant de rĂ©orientations et de galĂšres Ă trouver ce que je voulais faire ou ne pas faire, quand j'ai entendu parler de FLE, cela m'a paru enfin un chemin tout tracĂ©, une voie vers un avenir. Enseigner dans des centres de langues privĂ©s plein de sous ? Avec des adultes ? MotivĂ©s pour venir en cours ? Pouvoir travailler Ă l'Ă©tranger dans des supers conditions ? GĂ©nial, je m'inscris oĂč ? Bon, je vous rassure tout de suite, aprĂšs deux ans de master j'ai bien vu que j'avais des idĂ©es un peu erronĂ©es mais on fait tous des erreurs hein. Les supers conditions, je crois que ça n'existe nulle part, les Ă©lĂšves motivĂ©s, pas forcĂ©ment, la richesse, pas du tout, mais l'idĂ©e Ă©tait lĂ . Travailler Ă l'Ă©tranger oui. Sortir de chez soi, se trouver, voir des choses nouvelles, rencontrer des gens Ă l'international, ĂȘtre confrontĂ© Ă des cultures multiples, ça oui. Cependant je rĂ©flĂ©chis de plus en plus Ă chercher du travail en France, pour servir Ă quelque chose de diffĂ©rent, notamment avec les migrants ou encore avec les personnes en situation d'illettrisme (eh oui ! On peut aussi travailler avec des francophones, c'est possible, personnellement je ne le savais pas avant notre derniĂšre semaine de cours, tout est normal) mais ça on verra avec le temps. Et puis il faut savoir qu'avec notre formation, on n'est pas condamnĂ©s Ă enseigner toute notre vie : on peut tout Ă fait se tourner vers la recherche, la conception didactique, l'Ă©criture de manuels, la coordination, l'accueil et la gestion d'Ă©coles de langues,  la direction pĂ©dagogique, ou encore se lancer dans la crĂ©ation d'entreprise⊠J'ai quelques idĂ©es pour l'avenir mais je ne veux pas penser Ă aussi loin : dĂ©jĂ , il faut finir le stage, Ă©crire le mĂ©moire, passer la soutenance, fĂȘter comme il se doit la fin de nos Ă©tudes, et aprĂšs on verra.
En bref, voilà pourquoi je suis (enfin pas encore mais bientÎt) prof de FLE. La prochaine fois je vous raconte mon stage en détails parce que je sais que ça intéresse tout le monde lol
Comme promis voici dâautres photos de ma belle ciudad vue dâen faut <3
Fleeting Mountain Moods
by Jason Scottish
IG: jscottish
La dolce vita
Cuneo J+7
Voilà une semaine que j'ai "commencé" mon stage. Je met bien "commencer" entre guillemets parce que pour le moment je suis à un rythme de croisiÚre à me glander la nouille et à manger des pùtes et des piadinas (Je dis bien pour le moment).
Mes premiÚres activités sur le sol a italien ont été de 1- faire mes courses 2-prendre une abonnement téléphonique avec internet (Est-ce que ma vie se résume à manger tout en surfant sur le net? Oui).
Ensuite le stage, enfin plutĂŽt j'ai surveillĂ© des examens DELF B2. C'est pas ce qu'il a de plus fun, quoi que ? J'adore la sensation d'ĂȘtre la meuf regardant en sirotant son thĂ© pendant que ces pauvres lycĂ©ens galĂšrent. Dans ma tĂȘte l'air de "I got the power" rĂ©sonne. Cette semaine de stage a donc consistĂ© Ă avoir mon cul posĂ© sur une chaise Ă rien foutre.
Pour clÎre cette semaine éreintante quoi de mieux que de partir en petit weekend ? Me voilà donc avec mes coloc direction Venise pour l'ouverture du carnaval. J'en ai pris plein les yeux, c'est vraiment un truc à faire avant de mourir.
Petit arrĂȘt pour le retour Ă Padou et Ă Verona (la ville de RomĂ©o et Juliette). Oui, il n'y a pas que RomĂ©o en bas de balcon.
Lundi soir, rendez vous avec ma tutrice de stage. Moi qui croyais que la dolce vita aller durer eterna dura (oui j'ai inventé cette expression), et bien je me trompais. J'ai donc de multiples tùches à accomplir au niveau numérique :
- créer des examens blanc DELF A2 en ligne
- créer parcours numérique pédagogique (regroupant tout les cours DELF A2) pour faciliter la coordination et cohésion entre les différents profs de français dans la région de Cuneo.
Et pour ce qui est de l'enseignement :
On m'a pour le moment confié 3 classes, dont une de 56 élÚves. 56!? Je suis pas magicienne mais bon. Je commence a enseigner ce vendredi, je vous tiens au jus.
Bref on peut dire que la dolce vita est finie. đ
VoilĂ deux semaines que jâai commencĂ© mon stage Ă Lublin.Â
Deux semaines de positif, mais ce nâest pas pour ça que jâĂ©cris aujourdâhui. JâĂ©cris parce que la premiĂšre semaine jâai eu le droit Ă beaucoup de questions de la part des lycĂ©ens sur les diffĂ©rences entre la France et la Pologne. Spolier alert, jâai Ă©tĂ© lamentable pour rĂ©pondre aux questions.
Ce nâĂ©tait pourtant pas une surprise, mais ce nâest pas mon point fort quand il est question dâanalyser la culture française pour identifier les diffĂ©rences. Je ne suis pas une rĂ©fĂ©rence, il y a mille pratiques et habitudes diffĂ©rentes. Il est donc question dâanalyser mes pratiques et le regard que je porte sur la culture dans laquelle jâai grandi. Et lĂ , il nây a plus personne.
Câest une grosse pression Ă©galement, il faut sâimaginer devant des lycĂ©ens avides de percer le mystĂšres la culture française, avides dâen parler Ă leurs parents, Ă leurs frĂšres et soeurs, Ă leurs grands-parents, Ă leurs amis. Tout ce qui est dit risque de se figer dans le temps, de crĂ©er des reprĂ©sentations, des stĂ©rĂ©otypes, des clichĂ©s, ça risque de crĂ©er des idĂ©es reçues, les lycĂ©ens peuvent Ă jamais avoir en tĂȘte mon opinion sur leur pays. En grandissant, les lycĂ©ens pourrons ĂȘtre Ă la tĂȘte de lâĂtat et ils se rappellerons, quâun jour lointain, une française osa dire que le soleil se couche tĂŽt en Pologne. Ăa crĂ©era des Ă©meutes, de plus en plus de voix sâĂ©lĂšveront pour critiquer le soleil et son absence irritante. Une Ă©quipe de scientifiques, pour trouver une solution, changera lâinclinaison de la Terre et lĂ , boum ! La fin du monde.
Il est donc important de rappeler quâon risque gros :)
Bref ! AprĂšs coup, et aprĂšs deux semaines sur le sol polonais, jâai quand mĂȘme fait une liste des diffĂ©rences entre la Pologne et la France. Comme ça, sâil y a une deuxiĂšme manche de questions, je suis prĂȘte.
Câest une liste tout Ă fait personnelle. Il est grand temps dâassumer mon regard, de mettre mon costume la-France-qui-est-en-moi et de regarder un peu ce qui se passe Ă Lublin. Je prends donc ma baguette, un pain au chocolat (faut pas dĂ©conner, je suis gourmande) mon bĂ©ret et mon vĂ©lo. Pour lâoccasion, jâai fait une French manucure, jâai mis une mariniĂšre (mon maillot de champion du monde est lĂ lui aussi) et jâai Edith Piaf en bruit de fond.
En trois mots : je suis prĂȘte !
Alors voilĂ , dans la plupart des bus de Lublin on peut acheter un ticket dans le bus grĂące Ă une caisse automatique. On apprend vite Ă ne pas trop compter sur ces billetterie, il nây en a pas dans tous les bus. Mais heureusement on peut compter sur le chauffeur, enfin je crois, je nâai jamais vu personne acheter un ticket au chauffeur. On peut compter sur les kiosques quâil y a un peu partout. Enfin, il y a des caisses automatiques de temps en temps aux arrĂȘts de bus.
Je ne comprends pas tout au rythme alimentaire. Enfin si je comprends, câest Ă la portĂ© de tout le monde de voir quand les gens mettent de la nourriture dans leur bouche. Câest juste que le rythme alimentaire est tout Ă fait diffĂ©rent. Ăa grignote dur. Par exemple au lycĂ©e, les cours commencent Ă 7h30 et finissent vers 16h plus ou moins. Les cours durent 45 minutes, il y a des poses de 5 minutes Ă chaque fois. Il nây a pas de coupure entre midi et deux pour manger, pour se poser. Il y a seulement deux fois 15 minutes je ne sais pas quand pour grignoter. Je dis je ne sais pas quand car pour le coup, je ne suis vraiment pas au point sur lâorganisation des poses au lycĂ©e.
Au super marchĂ©, Ă la caisse, je nâai pas lâimpression que la petite barre qui dĂ©limite un caddie dâun autre sur le tapis soit trĂšs importante. La barre est lĂ , prĂȘte Ă lâusage, mais peu de personne lâutilise. Du coup on laisse un espace plus ou moins grand. Et du coup moi non plus je ne lâutilise pas, je suis vraiment une autochtone.
Le respect des signaux lumineux, pour les passages piĂ©tons aux carrefours, est poussĂ© Ă lâextrĂȘme. Câest plutĂŽt mal vu de se dĂ©marquer en traversant alors que le petit bonhomme est rouge. Mais parfois il nây a personne !! Mais jâattends, longtemps, indĂ©finiment pour que le petit bonhomme soit vert. AprĂšs quasi deux ans Ă Montpellier, lâadaptation est dure, et pas du tout naturelle. Quand on rĂ©flĂ©chi une minute, on comprend vite que lâattente est nĂ©cessaire pour sa survie. Je soupçonne que le sport nationale underground des automobilistes polonais soit le crissement-de-pneus/ dĂ©part-Ă©claire. Et bon, de maniĂšre gĂ©nĂ©ral la conduite ici Ă Lublin ne manque pas dâĂ©nergie et dâenthousiasme.
Bon je ne vais pas écrire un roman, donc je vais terminer avec une derniÚre anecdote.
Traverser une voie de chemin de fer quand tu es piĂ©ton Ă Lublin : câest ouf. Pas de sĂ©curitĂ© plus que ça. Pas de passerelle plus que ça. Pas de signaux lumineux plus que ça. Jâai donc lâimpression dâĂȘtre une badass en traversant.Â
Je mâimagine fumer des trucs pas net, je mâimagine assise dans un wagon en bois, abandonnĂ©, Ă philosopher sur lâexistence, sur la vie, je mâimagine aussi jeter des bouteilles de verre pour extĂ©riorisĂ© mon mal ĂȘtre, tout ça, tout ça :). Bref, traversĂ© les voies ferrĂ©es : itâs my jam !
Dans la réalité ça donne ça, cool hein ? :)
Ă suivre
Canberra : Botanical Gardens 2 : Le Retour / La vengeance des Water Dragons / The lezard strikes back
Alors oui je suis un peu en retard dans le rĂ©cit de mes aventures, mais câest pas facile dâĂ©crire quand on se bat tous les jours avec des crocos de 500 kg (Papa, Maman je rigole. Je rĂ©pĂšte : CâEST UNE BLAGUE).
Anyway il y a quelques semaine de ça je suis retournĂ©e avec des amis aux botanicals gardens, le fire banned ayant Ă©tĂ© suspendu nous avions lâespoir de voir cette fois un peu plus que le parking, le cafĂ© et le centre dâaccueil aux visiteurs.
First stop : Snake alive! Une exposition temporaire ( seulement une semaine et tant mieux car les reptiles devaient se languir de retourner dans des habitations plus spacieuses et plus calmes) sur les reptiles australiens.
Serpents, lĂ©zards, tortues et grenouilles, toutes ces petites (et trĂšs grosses) bĂȘtes mâenchantent, avec ce petit frisson dâadrĂ©naline quand un serpent bien gardĂ© derriĂšre deux vitrines et qualifiĂ© dâextrĂȘmement dangereux. Tout me fascine et je suis un peu hypnotisĂ©e.
Il y a des lézards à collerette qui se respectent pas trop :
Il y a des lézards pommes de pin :
Ceux lĂ sont assez rigolos, leurs Ă©cailles semblent nâĂȘtre quâune seule grosse carapace dâun seul tenant.
Il y a les lĂ©zards quâon a pas trop envie de dĂ©ranger:
Il y a les lĂ©zard quâon a le droit de caresser doucement sur le dos:
Il y a les serpents qui prennent leur aises :
Et il y a des filles trop contentes que les serpents prennent leurs aises sur leurs épaules:
Pour en revenir Ă la jolie serpente, elle sâappelle Milly, câest un python. Son soigneur mâa laissĂ© la porter sur mes Ă©paule quand il a vu ma tĂȘte dĂ©pitĂ©e parce que les sessions de bĂ©nĂ©volat pour sâoccuper des reptiles Ă©taient terminĂ©e jusquâĂ janvier prochain⊠J âĂ©tais un peu déçue je me voyais dĂ©jĂ en Salma Hayek dans Une nuit en enfer !
AprĂšs toute ces rencontres nous sommes allĂ©s faire le tour des jardins qui sont beaucoup plus petits que nous aurions pu lâimaginer, nous en avons fait le tour en deux heures ( en nous perdant pas mal quand mĂȘme)âŠ
Les jardins rocailleux de terre rouge, les eucalyptus tout dĂ©nudĂ©s (ils perdent leur Ă©corce pendant lâĂ©tĂ©), le jardin tropical et puis bien sur les water dragons si nombreux quâon y fait presque plus attention.
Et puis au milieu dâune petite prairie tranquille on croise un water dragon qui en fait nâen Ă©tait pas un et qui nâĂ©tait pas trĂšs content de nous voir sur sa pelouseâŠ
Ouais⊠câest Jurassic Park iciâŠ
Mais nous avons poursuivi notre petite balade tranquillement et on ne sâest pas fait attaquer par un T-rex Ă©voluĂ©! ouf!
Promis un jour jâessayerai de vous parler de FLE mais pour le moment mes aventures dans la jungle sont nettement plus intĂ©ressantes!!!
Parlons peu mais parlons FLE
.VoilĂ un mois pile que je suis arrivĂ©e Ă Helsinki pour mon stage et je pense quâil est temps de faire un petit bilan de ces premiĂšres semaines Ă lâInstitut. En effet mon stage se dĂ©roule Ă lâInstitut Français de Finlande et se partage entre des cours, des visites de lâInstitut avec des classes, des formations de profs et de la coopĂ©ration. Câest trĂšs variĂ© et donc assez motivant.Â
Puisque mon mĂ©moire porte sur la phonĂ©tique, on me donne toutes les occasions pour lâexploiter. En bref, je dors phonĂ©tique, je mange phonĂ©tique, je vis phonĂ©tique. Jâai mĂȘme travaillĂ© sur un module de didactique de la phonĂ©tique pour les Ă©tudiants de master FLE de lâUniversitĂ© de Helsinki. CâĂ©tait trĂšs formateur.Â
Ensuite, je donne quelques cours :Â
-deux cours pour adultes que je partage avec un collÚgue, ce qui est plutÎt rassurant car je suis bien encadrée et accompagnée
-un cours particulier pour deux enfants de 8 et 9 ans, ce qui me permet de vraiment dĂ©velopper ma propre mĂ©thode de travail comme je lâentends car je nâai pas vraiment dâimpĂ©ratif, pas de manuel Ă suivre, etc. Il faut juste quâils âapprennent quelque choseâ, cela va de soi.
Pour ce qui est de la coopĂ©ration, câest quelque chose de tout Ă fait nouveau pour moi. Le but est dâamĂ©liorer lâenseignement du français dans les Ă©coles finlandaises. Pour cela, nous organisons des formations dâenseignants Ă lâInstitut, nous travaillons Ă©galement beaucoup avec nos collĂšgues du Goethe Institut et de Svenska Nu pour promouvoir lâapprentissage des langues en Finlande. Câest un cĂŽtĂ© trĂšs motivant de mon stage car jâapprends Ă©normĂ©ment. JâapprĂ©cie Ă©galement que lâon me donne des responsabilitĂ©s, tout en mâencadrant correctement pour que je ne me sente pas illĂ©gitime.
En bref, comme vous pouvez le lire, ce premier mois de stage a plutĂŽt un bilan positif.
Granada, stress et émotions
Cela fait aujourd'hui un mois que je suis Ă Granada et je voulais vous parler d'une chose qui fait partie de mon quotidien, Ă laquelle je pense beaucoup, dont je rĂȘve la nuit, qui me donne chaud et qui me fait transpirer, qui m'exalte, qui m'obsĂšde et me donne des maux de tĂȘtes⊠Je veux parler bien sĂ»r de⊠FLE ! Eh oui. Bon, pour vous donner le contexte, je fais mon stage dans une Ă©cole de langues. Mes Ă©lĂšves sont des adultes, et ils s'inscrivent pour la majoritĂ© pour le plaisir d'apprendre, donc l'ambiance est plutĂŽt dĂ©tendue et sympa. Ma mission, c'est d'assister des professeurs pendant leurs cours en prĂ©parant et animant des activitĂ©s, et le reste du temps de mettre en place des ateliers  pour travailler diffĂ©remment sur des thĂšmes donnĂ©s (par moi) de façon plus ludique. Franchement, c'est plutĂŽt des bonnes conditions et globalement mon stage se passe bien.
Pourtant je passe (comme toujours) par des hauts et des bas, dĂ©jĂ parce je pense que c'est normal quand on commence un mĂ©tier d'enseignant, non ? Ces moments de stress intense juste avant que le cours commence oĂč tout d'un coup tu as tout oubliĂ©, oĂč les mots ne viennent pas, oĂč tu as oubliĂ© ta clĂ© USB avec ta comprĂ©hension orale dedans, oĂč tu ne trouves nulle part la tĂ©lĂ©commande pour allumer le vidĂ©oprojecteur, oĂč tu bĂ©gaies et foire complĂštement une explication simple, oĂč encore quand on te pose une question Ă laquelle tu n'as aucune rĂ©ponse et en plus qui ne t'avait jamais interpellĂ©e avant, du style « c'est quoi la diffĂ©rence entre emmener, amener et mener ? Pourquoi est-ce qu'on utilise le subjonctif avec « il semble que » et l'indicatif avec « il me semble que » ? Comment on dit trucmuche en français ? », oĂč quand tu appelles Maria JosĂ© la fille qui s'appelle Maria Jesus mais qu'en fait tu confonds avec le mec d'Ă cĂŽtĂ© qui s'appelle JosĂ© Maria, oĂč quand ton ordi plante au milieu de la prĂ©sentation, oĂč la wifi ne fonctionne plus, oĂč tu n'as pas fait assez de photocopies, oĂč tu n'as plus de voix aprĂšs 20 minutes de cours, oĂč tes Ă©lĂšves soupirent en regardant par la fenĂȘtre, oĂč tu as prĂ©parĂ© 5 activitĂ©s mais que t'as le temps de n'en faire qu'une⊠Ce genre de situations, sympathiques, qui font que tu n'as pas un instant de rĂ©pit et que ton cerveau tourne sans cesse.
Personnellement, mon gros problĂšme, c'est la prĂ©paration de cours. J'ai du mal Ă me projeter : combien de temps cette activitĂ© peut durer ? Est-ce que ça va marcher en groupes ? Est-ce que ça va les intĂ©resser ? Est-ce qu'ils vont comprendre ? Est-ce qu'ils vont s'amuser ? Je veux tout faire, normal, pour que ce soit le mieux possible pour eux, pour qu'ils apprennent des choses concrĂštes mais surtout en passant un bon moment. Mais du coup je peux passer une, deux, trois heures Ă prĂ©parer de toutes petites choses. Je ne m'en sors pas, c'est trĂšs dur de viser juste. Et je me rends bien compte, en faisant le cours, que je prĂ©pare beaucoup trop, que finalement une remarque d'un Ă©lĂšve va faire dĂ©vier le sujet, qu'on va passer beaucoup de temps sur certaines choses et que d'autres vont ĂȘtre passĂ©es Ă la trappe, que l'improvisation a du bon aussi, que ça ne sert Ă rien au final de rĂ©pĂ©ter tant de fois dans ma tĂȘte mon cours chez moi. Mais Ă chaque fois je recommence, et je repasse une grosse partie de mon temps libre Ă prĂ©parer des choses qui vont passer Ă une vitesse folle.
Au moins, je suis contente de voir que dans la salle de classe, je me sens plutĂŽt Ă l'aise, et quand le cours est fini j'ai le sentiment de fiertĂ© d'avoir fait du bon boulot. Et puis dĂšs que je rentre chez moi, ça continue : est-ce que je refais la mĂȘme chose demain avec l'autre groupe ? Est-ce que je change cette partie ? Est-ce que je peux mieux faire ? Comment savoir si ce que je fais est vraiment bien ? Est-ce que j'ai suffisamment prĂ©parĂ© telle activitĂ© pour jeudi ? Est-ce que je devrais la rĂ©pĂ©ter encore une fois ? Avec les jours qui passent j'arrive de plus en plus à « moins prĂ©parer », Ă moins me prendre la tĂȘte surtout. Mais j'ai encore du progrĂšs Ă faire.
Ah, et autre chose qui « m'angoisse » un peu mais que je procrastine au level maximum : mon MEMOIRE. Eh oui, pour valider notre master, nous devons rĂ©diger un joli manuscrit de 80 pages qui rĂ©pond Ă une problĂ©matique choisie, en parlant de thĂ©orie, de nos observations sur le terrain, des projets que l'on a montĂ©, de nos cours⊠Bien sĂ»r, j'ai commencé ! J'ai fait la page de couverture. Pour le reste, eh bien⊠On verra. Demain. Plus tard. Pas maintenant. Pour lâinstant je prĂ©fĂšre vous partager des photos prises depuis la Virgen de las Nieves dans la Sierra Nevada ce weekend.Â
La prochaine fois je reviens avec un article avec plein dâautres photos qui vont trop vous faire envie de venir en Espagne, promis. Par contre pour les photos de l'Alhambra faudra attendre fin avril, je n'ai pas pu avoir de billets pour la visiter avant car tout est complet jusque lĂ youpi
Des bisous, de l'amour et du FLE
Granada
Le grand départ de Chiclayo
HolĂ todos ! VoilĂ presque 4 semaines que je suis partie loin mĂȘme trĂšs loin de mon chez-moi. 9890 km pour ĂȘtre prĂ©cise... Je suis dĂ©solĂ©e de ne pas avoir donnĂ© de nouvelles plus tĂŽt mais en fait je me suis rendue compte que je n'avais jamais le temps ! Au PĂ©rou on n'a pas le time !
Alors reprenons depuis le début...
Tout d'abord les bagages ! Sac Ă dos? Valise ? Les 2 ? 2 gros sacs Ă dos ? Un vrai bazar ! Finalement j'ai optĂ© pour l'option sac Ă dos de 75L et un petit de 30L. Je vous avoue que mettre 6 mois dans un sac Ă dos cest pas facile, surtout quand on n'est jamais partie plus d'une semaine Ă l'Ă©tranger... Mes paires de chaussures đđđ je suis partie avec 2 paires et ca a Ă©tĂ© la dĂ©cision la plus dure de ma vie car je ne peux pas vivre avec 2 paires de chaussures sachant qu'en plus une paire sont des chaussures de randonnĂ©e ! Cest pour cela que dĂšs la premiĂšre semaine j'ai achetĂ© 2 paires de chaussures đ Je vous l'avez dit, je ne peux pas vivre sans chaussures...
Bref! J'ai mis une semaine Ă faire mon sac et bien sĂ»r le petit coup de pression le jour du dĂ©part car javais peur de prendre trop puis pas assez puis je savais plus ce que j'avais dĂ©jĂ mis, un vĂ©ritable chantier ! Au final cest un belle bĂȘte de 14 kg que je portais sur mon dos ! Pas trĂšs facile Ă dĂ©placer je vous le dis. Heureusement jusqu'Ă mon dĂ©part en bus cest mon copain qui le portait đ
Comme je vous le disais je ne suis jamais partie trÚs longtemps ni trÚs loin alors ce voyage fut un véritable challenge pour moi. J'étais excitée mais aussi angoissée car il faut se débrouiller seule et dans une autre langue. "Ouais mais l'espagnol ca ressemble au français" cest vrai, mais quand ils parlent vite je peux vous dire que cest complÚtement différent.
Enfin le jour j... cest le grand jour...
Je suis arrivée le 3 janvier vers 16h à Chiclayo aprÚs 2 jours de voyage... comment vous dire... ce fut un calvaire...
Je suis partie de Toulouse le 1er janvier à 17h30, j'ai pris le bus qui m'a amenée à Bordeaux (3h de pause, merci mcdo) puis je suis arrivée à Madrid à 8h du matin. D'ailleurs j'ai failli aller jusqu'à Lisbonne, personne ne bougeait et j'avais pas compris qu'on pouvait descendre (boulet) donc aprÚs une descente express du bus me voilà dans le terminal 4 de Madrid. Allez plus que 16h à attendre... comme je vous ai dit, un véritable enfer...
AprĂšs une petite heure Ă regarder les gens passer je visite, et cest Ă ce moment lĂ que je me suis dit "mais mince sur mon billet y a pas Ă©crit terminal 4" đ±đ±đ±đ± Alors lĂ le stress m'envahit en moins d'une demie seconde. Je vois qu'il faut que j'aille au 1 trĂšs bien mais cest oĂč ??? AprĂšs de petites recherches je vois qu'il faut prendre un bus qui fait le tour des terminaux. (Yes encore 45 min de bus cest vrai que ça me manquait) Me voilĂ enfin au bon endroit mais quelle dĂ©ception, c'Ă©tait un tout petit terminal et rien Ă part un Burger-King. Il n'y a avait quasiment personne...
Je guettais le panneau d'affichage toutes les 5 min pour pouvoir partir d'ici et passer de "l'autre cĂŽtĂ©". Une fois mes longues heures d'attente finies du cĂŽtĂ© obscur je passe le contrĂŽle de mon bagage cabine et Ă©videmment le mec vĂ©rifie mon sac... Le stress monte (mĂȘme si en thĂ©orie il allait rien trouver) mais cest bon je passe sans problĂšme. J'avais pas assez de place pour prendre une autre paire de chaussures c'Ă©tait pas pour mettre des explosifs Ă la place ! Bref je fais le tour des magasins, j'achĂšte Ă boire pour le vol et je me mets devant la porte d'embarquement. Et cest Ă ce moment lĂ et seulement lĂ quand j'ai vu marquĂ© Lima que j'ai rĂ©alisĂ© que je partais vraiment 6 mois Ă l'autre bout du monde... A la gare routiĂšre de Toulouse, il y avait presque toute ma famille qui Ă©tait lĂ c'Ă©tait vraiment un beau cadeau de dĂ©part et je vous avoue que quand le bus est parti j'ai pleurĂ© comme une madeleine... (Pauvre femme Ă cĂŽtĂ© de moi... TrĂšs gentille elle m'a tendu un mouchoir en me disant "Ca va aller" vraiment trop mignonne). Mais j'avais pas encore rĂ©alisĂ© que je partais loin de ma famille, de mon copain et de mes amis. J'Ă©tais juste dans un bus qui m'amenait Ă Madrid rien de fou mais de voir LIMA sur le panneau vraiment je me suis dit "punaise mais t'es vraiment en train de le faire".
Je suis montĂ©e dans les premiĂšres dans l'avion, j'Ă©tais dans la rangĂ©e du milieu et les gens passĂ©s mais ne s'arrĂȘtaient jamais Ă cĂŽtĂ© de moi donc que du bonheur 3 places pour moi pour un vol de 12h cest pas nĂ©gligeable! Mais malheur... Un pĂšre et son enfant (qui pleurait bien sĂ»r sinon cest pas drĂŽle) sont arrivĂ©s et se sont assis... Malheur... Cependant (merci le karma) l'hĂŽtesse voyant le petit qui n'arrĂȘtait pas de pleurer les a dĂ©placĂ©s et je me suis retrouvĂ©e SEULE đđ J'ai pu m'allonger pendant le vol, Ă©tendre mes pieds juste le pur bonheur!!!!! Le repas n'a pas tardĂ© Ă ĂȘtre servi, puis je me suis regardĂ©e un petit film et ensuite MorphĂ©e est venue me faire un gros cĂąlin (c'Ă©tait 2h30 du mat mine de rien). Le vol s'est trĂšs bien passĂ© et Ă 6h (heure locale) me voilĂ sur le sol pĂ©ruvien đ”đȘ Je ne vous cache pas que j'Ă©tais excitĂ©e comme une puce ! L'aĂ©roport de Lima est assez grand et il y a beaucoup beaucoup de restaurants, on a l'embarras du choix ! Comme c'Ă©tait quand mĂȘme 13h en France je commençais Ă avoir faim donc me voilĂ mangeant un repas pĂ©ruvien Ă 7h du matin... J'ai goĂ»tĂ© mes premiĂšres papas !
Le temps est passĂ© plus vite car mĂȘme si je devais attendre 8h je dĂ©couvrais de nouvelles choses et jai bien passĂ© 2h au tĂ©lĂ©phone avec ma mĂšre puis mon copain. 14h tapantes je suis devant la porte d'embarquement mais on a eu quelques soucis donc au final on est parti avec quasiment 1h de retard... mais ça va je m'attendais Ă pire car j ai lu (trop tard) que la compagnie Ă©tait trĂšs souvent en retard. 16h Chiclayo m'ouvre ses portes... Mais lĂ cest le DRAME et pas qu'un peu.
Je remets tout en question dĂšs les premiĂšres secondes car ici tout est vraiment trĂšs diffĂ©rent. Je me suis dit "mais qu'est-ce que tu fous ici? Tu ne peux pas vivre ici 6 mois" Je sors de l'aĂ©roport et rejoins les 2 personnes qui Ă©taient venues me chercher. Vraiment ils sont trĂšs gentils, mais l'environnement est beaucoup trop chaotique, j'Ă©tais vraiment dĂ©boussolĂ©e, choquĂ©e, dĂ©sespĂ©rĂ©e enfin bref c'Ă©tait la dĂ©pression. Je ne vous parle mĂȘme pas de mon Ă©tat quand j'ai dĂ©couvert les routes mi bĂ©ton mi cailloux mi terre, le bruit incessant, le bordel dans mon appart, quand j'ai dĂ©couvert que j'allais me doucher 6 mois Ă l'eau froide car il n'y a pas d'eau chaude dans la douche, un petit magasin avec des rayons tellement serrĂ©s qu'il faut passer de profil et la chaleur dans ce bouiboui mon dieu. En clair ce premier jour a Ă©tĂ© un dĂ©sastre, je voulais aller au lit et mourir. Avec le recul je me rends compte que j'Ă©tais trop fatiguĂ©e par le trajet et j'ai eu trop de choses Ă assimiler d'un coup. Je vous rassure maintenant j'adore cette ville, j'y ai vu mille aspects diffĂ©rents et bien sĂ»r je n'y passerai pas ma vie mais 6 mois cest parfait !
Voilà la petite histoire franco-péruvienne de mon départ et de mon arrivée !
Voyageuse mais pas baroudeuse.
Cuneo J-7
J'ai la chance d'avoir pu aller Ă Cuneo il y Ă quelques mois rencontrer ma tutrice de stage, visiter lâappartement dans lequel je serai logĂ©e. C'est rassurant. Je sais oĂč je vais tomber. D'ailleurs je ne vous ai pas racontĂ© ce petit voyage Ă Cuneo. J'y suis allĂ©e pour une journĂ©e car ma ville natale n'est qu'Ă 3h30 en voiture.
Parlons d'abord du trajet. J'y suis allĂ©e en voiture avec ma mĂšre, j'ai le permis mais je suis phobique de la voiture. La voiture est clairement un engin de mort Ă mes yeux. Alors quand j'ai vu la route Ă emprunter pour aller Ă Cuneo, jâĂ©tais comment dire, mal Ă l'aise ? Ce sont des routes de montagne faites de cols, virages et prĂ©cipices. De vraies montagnes russes sauf que les loopings sont beaucoup moins funâŠ
Ensuite, ma tutrice de stage, un vĂ©ritable amour, elle m'a mĂȘme offert des chocolats. Elle m'a fait la visite de l'alliance qui n'est en faite qu'un bureau plutĂŽt vĂ©tuste.
L'appartement, il est immense, situé sur la place centrale de Cuneo au dernier étage. Vraiment sympa. Le petit hic dans tout ça c'est que c'est une collocation à 4 et que je vais devoir partager ma chambre avec une autre stagiaire.
Et la ville de Cuneo, je n'ai visité que le centre ville qui est plutÎt minuscule, mais a ma plus grande surprise et joie il y a un Zara. Oui, je suis le genre de personne superficielle qui estime si une ville est plus ou moins influente en fonction des magasins qui s'y trouvent. Cuneo est aussi une ville de montage, j'ai l'habitude du froid mais c'est dur de dire au-revoir au soleil.
Bref, je sais oĂč je vais tomber, et je suis rassurĂ©e. Mais j'ai pleins de pensĂ©es bĂȘtes et sans importance pour mon stage. Comme par exemple :
- Est-ce que les toilettes sont séparées déjà ?
- JâespĂšre tomber sur la chambre que j'ai repĂ©rĂ©.
- Faite que mes colloques soient cools et propres.
Contrairement Ă certaines de nous, qui ont choisi de faire un stage Ă l'autre bout du monde en mode baroudeuse. J'ai fait le choix de rester dans un petit confort. Certes, je pars Ă lâĂ©tranger ce qui est en soit une aventure mais je peux partir avec toutes mes paires de chaussures, ma voiture et tout ce que je veux. Voyageuse mais pas baroudeuse. Vous voyez la nuance ? (Toutes mes pensĂ©es Ă Chiclayo qui n'est partie quâavec un sac a dos).
Dépression pré départ
Cuneo J-7
VoilĂ c'est bientĂŽt le dĂ©part, dans une semaine je partirais de Montpellier. Je commence Ă rĂ©aliser, Ă rĂ©aliser ce chamboulement dans ma vie. Est-ce que j'ai envie de partir ? Absolument pas. Est-ce un choix de ma part de faire un stage a lâĂ©tranger ? Oui absolument.
Je suis en pleine dépression pré-depart. Je réalise petit à petit tout ce que cela signifie. Certes ce n'est que 4 mois, mais 4 mois loin de mon univers. C'est le moment des au-revoir.
Premier au-revoir, celui de mon travail. J'ai du Ă©crire ma lettre de dĂ©mission. Et bientĂŽt je rendrai mon uniforme. Cet au-revoir n'est honnĂȘtement pas le pire bien que jâaimais assez mon boulot et les collĂšgues.
Le au-revoir que je redoute le plus c'est celui avec mon chéri, je me voile encore la face. Je ne sais pas à quoi m'attendre car je n'ai jamais vécu de relation à distance. Heureusement ce n'est que pour quelques mois. D'ailleurs on s'est posé la question: est-ce plus dur pour celui qui part ou celui qui reste ? Celui qui part, moi en l'occurrence, sera seule mais dans la découverte, alors que celui qui reste aura ses amis mais sera seul dans son train train quotidien. Qu'en pensez vous ?
J'ai la boule au ventre de partir, je stresse pour tout et n'importe quoi.
Je stresse sur mon trajet en voiture.
Je stresse sur ma future vie d'enseignante. Est-ce que je serai crédible ? Est-ce que je vais me faire bouffer pas ces ados ? Comment paraßtre plus professionnelle ?
Je m'en veux de dĂ©primer avant mĂȘme dâĂȘtre partie. Mes proches me disent « quelle chance, c'est trop cool ». Mais je suis loin dâĂȘtre enthousiaste. Mais comme je l'ai dit, c'est un choix de ma par de faire ce stage Ă lâĂ©tranger. J'ai vu ça comme une opportunitĂ© Ă saisir et que si je ne le faisais pas maintenant j'allais avoir des regrets. Je me prĂ©pare doucement Ă affronter l'inconnu mais aussi cet aprĂšs inconnu. Aujourdâhui c'est le stage mais demain que faire ? Je panique. L' « aprĂšs » est encore plus vaste et flou.
Lublin en approche
Alors, bon, mon Ă©tat de paumĂ©e qui passe Ă cotĂ© de tout est loin (allons jusquâĂ dire trĂšs loin, soyons fous) derriĂšre moi. Avec le recul dâune nuit jâai un tantinet dressĂ© un tableau excessif de mes dĂ©lires sur ma premiĂšre journĂ©e dans cette magnifique ville quâest Varsovie et oĂč les gens y sont dâune extrĂȘme gentillesse. Toujours avec le recul de 24 heures je me dit que câest une idĂ©e plutĂŽt moyenne de vouloir soliloquer dĂšs le jour 1. Calmons-nous :)
Petite apartĂ© image : dĂ©but de couchĂ© de soleil sur le palais royal de Varsovie (Ă 15h30, mais ça câest un dĂ©tail)
Essayons donc de soliloquer le jour 2 :)
Alors bon, bien sĂ»r que les malaises et les blancs sont lĂ , mais câest la base je dirais. Jâai pigĂ© maintenant, bon jâavais pigĂ© avant mais encore une fois, hier jâĂ©tais dans un Ă©tat second. Je donne la faute Ă tout le sucre que jâai mangĂ© dans ce cafĂ©, « i was hooked-up on sugar » comme dirait si bien Ross.
Bref ! Jâai retenu des mots de bases qui mâont rendu la parole. Jâai mĂȘme achetĂ© mon billet de train Ă un guichet en utilisant uniquement des mots en polonais ! Aha ! BluffĂ©  hein ? Â
Mon super pouvoir ? Le naturel :) haha la blague. Mais quand mĂȘme je suis sĂ©rieuse, les gens devant toi rĂ©pondent toujours mieux si tu es naturelle et que tu nâas pas peur de te planter beau propre.
Par exemple en attendant dans la queue pour prendre mon billet de train jâai interrompu (quel culot !! En vrai jâai choisi mon moment pour les accoster, en anglais pour rien vous cacher) :) la conversation de ceux qui Ă©taient devant pour avoir leur avis sur les phrases en polonais que jâavais concoctĂ©es pour la guichetiĂšre (bon, que jâavais cherchĂ©es dans mon super guide de conversation pour tout vous dire). Jâai donc fait la grande rĂ©pĂ©tition gĂ©nĂ©rale du spectacle Ă guichet fermĂ© de « NoĂ©mie-qui-demande-un-billet-de-train-Ă -la-guichetiĂšre » devant ces deux jeunes gens. Ils ont Ă©tĂ© dâune extrĂȘme gentillesse, la rĂ©pĂ©tition sâest super bien passĂ©e, standing ovation pendant 10 minutes, le spectacle est donc bientĂŽt en tournĂ©e dans toute la Pologne.
Bref bis ! Pour reprendre : dire des trucs que je me suis rĂ©pĂ©tĂ©s mille fois dans la tĂȘte avant de les dire Ă voix haute et face Ă quelquâun : OK (OK timide mais un OK quand mĂȘme, on prend toutes les victoires ici). DĂšs que quelquâun sâadresse Ă moi : la panique, enfin pas la panique en mode HAAAAAA, mais plutĂŽt en mode beug, genre arrĂȘt sur image :) câest fun.
Et aussi, fun fact comme dirait nos amis anglo-saxons : pour une raison inconnue, dans la gare on nâa pas arrĂȘtĂ© de mâapprocher pour me demander des renseignements, enfin jâimagine que ça devait ĂȘtre des renseignements :) et bon, quand je dis « on nâa pas arrĂȘtĂ© de me demandĂ© », câest arrivĂ© deux fois (ha ! Comme je suis Ă toujours tout exagĂ©rer !). Jâen conclu, grĂące Ă mon esprit de dĂ©duction extrĂȘmement bien aiguisĂ©, que je pourrais passer facile pour une native  (laaaarge !) :) une native qui est spĂ©cialisĂ©e dans lâachat de billet de train uniquement (oui madame !).
Patience il tarde Ă cette spĂ©cialiste dâachat de billet de train dâĂ©largir ses domaines de compĂ©tence.
Ă suivre, Ă Lublin cette fois-ci :)
RĂ©flexions dâune Ă©trangĂšre qui dĂ©lire dans un cafĂ©
Me voilĂ arrivĂ©e Ă Varsovie. Juste un peu pour poser le contexte, je suis arrivĂ©e hier, je reste deux jours Ă Varsovie avant de repartir pour Lublin et lĂ tout de suite je suis dans un cafĂ© Ă soliloquer avec moi-mĂȘme. Mais heureusement jâai un ordinateur dotĂ© dâun clavier (tient ça câest pratique) et je peux vous faire part de mes pensĂ©es inutiles et futiles :)Â
Bon,
Sans plus de suspense : voici mes réflexions du jour,
Tout dâabord, je me sens honteuse de parler en anglais en premiĂšre intention, jâessaye parfois en italien. Pourquoi assumer que ça devrait ĂȘtre lâanglais ? Ăa pourrait trĂšs bien ĂȘtre le français ! En tout cas câest sur et certain que ce nâest pas le polonais pour moi, et pour les polonais qui ont la malchance de tomber sur moi, ce nâest pas souvent lâanglais qui nous met dâaccord. Je nâarrive pas Ă savoir ce que je ressens, jâai peut-ĂȘtre envie de pleurer, ou pas, câest une claque, une Ă©norme claque, je me sens handicapĂ©e. Câest beau dâun cĂŽtĂ© mais ce nâest pas Ă©crit sur mon front que jâai des problĂšmes pour mâexprimer, je suis constamment dans un Ă©change qui nâa mĂȘme pas le droit de sâappeler « communiquer » au point ou jâen suis.
Jâai lâimpression de passer Ă cĂŽtĂ© de tout. MĂȘme la nourriture que je commande, avec grande difficultĂ©, Ă le gout de la dĂ©faite. Je ne connais pas cette personne que je suis ici : cette personne ici est impolie car nâarrive pas Ă retenir trois mots de polonais, elle est sous pression car elle nâarrive pas Ă retenir trois mots en polonais, elle est quasi muette et ressemble Ă une dĂ©bile Ă essayer de rendre son visage expressif pour compenser.
Jâessaye de tout anticiper pour crĂ©er le moins possible de malaise, câest Ă©reintant et ce nâest pas une mĂ©thode que je peux encore breveter, ce nâest pas vraiment concluant. Mais je dois dire que câest un challenge, câest la roulette russe, sans le risque de mort bien sĂ»r ne tombons pas dans le drame, mais avec un risque accentuĂ© de malaise poussĂ© extrĂȘme. Quoi quâil arrive je refuse la fuite, enfin jâessaye du mieux que je peux de ne pas honteusement partir tel un chewing-gum collĂ© sous une semelle de chausse, sans panache quoi :)
Tout est nouveau pour moi, câest grisant de dĂ©couvrir pour la toute premiĂšre fois. Mes yeux se posent sur des bĂątiments, des rues, des mots, des architectures et des habitudes nouvelles. Mon cerveau fuse, jâaime essayer de deviner ce qui se passe pour telle ou telle personne que je croise dans la rue, du sujet de conversation des mes voisins de table du cafĂ© qui sont en train de se bĂ©coter (sans gĂȘne du reste), sur la routines des Ă©tudiants qui sortent de lâuniversitĂ©, de celui qui travaille Ă cotĂ© de moi sur son ordinateur.Â
Jâai lâimpression de ne pouvoir compter que sur mes jambes dans cette capitale, je ne comprends rien aux lignes de bus, je ne comprends rien aux mĂ©tros, je ne comprends rien aux tramway.
Bref vous lâaurez peut-ĂȘtre compris, grosse incomprĂ©hension gĂ©nĂ©ralisĂ©e :)Â
Ă suivre :)
Que faire en arrivant Ă Helsinki ?
Jeudi 16 janvier 2020
Ici, nous nâallons pas parler des spĂ©cialitĂ©s culinaires, ni des endroits sympas Ă visiter, non non⊠Nous allons parler des trucs un peu âchiantsâ Ă faire lorsquâon dĂ©cide de sâinstaller en Finlande.Â
NumĂ©ro 1 : Evidemment, il faut dĂ©jĂ trouver un logement. Ăa nâa pas Ă©tĂ© une mince affaire dans mon cas mais je vous Ă©pargnerai les dĂ©tails. On mâavait conseillĂ© de regarder sur Facebook pour trouver un logement. En effet, les offres pullulent sur ces diffĂ©rents groupes :Â
-Vuokra-asunnot Helsinki
-Vuokra-asunnot
-Vuokra-asunnot pÀÀkaupunkiseudulla
-Vuokra-asunnot pÀÀkaupunkiseutu
-Helsingin vuokra-asunnotÂ
Pas de panique! Beaucoup dâoffres sont en anglais. Personnellement jâai trouvĂ© mon premier appart sur la page des Ă©tudiants internationaux de Helsinki :Â
-Helsinki International Students 2020 | Exchange & Erasmus
Il faut cependant bien faire attention aux arnaques. Une fois le message postĂ©, des dizaines de personnes vous contactent pour vous proposer un super appart avec un prix incroyable et vous donne le contact du propriĂ©taire. Tout dâabord, si le prix est trop allĂ©chant par rapport aux prix habituels du quartier, mĂ©fiez-vous. Ensuite lorsque le propriĂ©taire (qui est malheureusement Ă lâĂ©tranger jusquâĂ votre arrivĂ©e et qui ne peut donc pas vous faire visiter lâappartement par skype) vous demande dâavancer le loyer et la caution pour rĂ©server le logement, FUYEZ.Â
En tant quâĂ©tudiant, il est Ă©galement possible de rĂ©server une chambre Ă©tudiante (lâĂ©quivalent du CROUS français) sur ce site :Â
-http://www.hoas.fi/enÂ
Mais attention, apparemment certaines chambres ne sont pas meublées.
Enfin, vous pouvez trouver des logements sur ces sites :Â
-https://www.vuokraovi.com/vuokra-asunnot/Helsinki?locale=en
-https://lumo.fi/en
-https://www.sato.fi/en/
Jâai dâailleurs trouvĂ© mon deuxiĂšme hĂ©bergement sur le premier.Â
NumĂ©ro 2 : AprĂšs avoir enfin trouvĂ© le logement de vos rĂȘves, il va falloir sâinscrire en tant que rĂ©sident. Pour cela, vous devez aller Ă la Maistraatti Ă Helsinki, muni de votre piĂšce dâidentitĂ© et de votre contrat/convention de stage. Nâayez pas peur lorsque vous verrez le nombre de personnes qui attendent leur tour. Prenez un ticket, et patientez⊠Tout va bien, vous serez bien installĂ©, il y a du chauffage, des fauteuils, et ça vous laisse le temps de remplir le formulaire. AprĂšs 40 bonnes minutes dâattente (ça va on mâavait promis 1h de queue), câĂ©tait mon tour. Je donne les papiers Ă la dame qui mâaccueille, elle fait des photocopies et me renvoie en me disant âOn vous rappellera dans 30 minutes pour rĂ©cupĂ©rer votre numĂ©ro de rĂ©sidentâ. Ok trĂšs bien, je patiente Ă nouveau.Â
Finalement, non pas 30 minutes mais seulement 5-10 minutes plus tard, on me rappelle. HonnĂȘtement, je suis incroyablement surprise de lâefficacitĂ© de lâadministration finlandaise. Je repars avec mon numĂ©ro de rĂ©sident et hop, next step : acheter une carte de transport.
A savoir : pour un sĂ©jour de moins dâun an, vous nâĂȘtes pas obligĂ© de vous inscrire en tant que rĂ©sident, cependant, si vous n'ĂȘtes pas inscrit dans une des universitĂ©s locales et si vous devez prendre les transports, vous aurez besoin de ce prĂ©cieux numĂ©ro pour obtenir des tarifs prĂ©fĂ©rentiels.
NumĂ©ro 3 : Il est maintenant temps de prendre son porte-monnaie, son numĂ©ro de rĂ©sident et sa carte dâidentitĂ© et dâaller rendre visite Ă la sociĂ©tĂ© de transport dâHelsinki : HSL. Je nâai plus les chiffres en tĂȘte mais avoir un numĂ©ro de rĂ©sident vous permet de rĂ©duire de moitiĂ© le coĂ»t de votre carte de transport. Et encore, mĂȘme avec une carte au prix ârĂ©duitâ, il faut tout de mĂȘme rĂ©server un budget consĂ©quent pour les transports. Toutes les infos sont sur le site : https://www.hsl.fi/en et nâayez crainte, les employĂ©s rĂ©pondent volontiers Ă vos questions.Â
Starter pack pour vivre Ă Granada
Granada, jour 10.
Si, en lisant ces lignes, te venait l'envie de partir en stage ou simplement en vacances Ă Granada, laisse moi te donner ces petits conseils.Â
NumĂ©ro 1, au-dessus de tout : PRENDS TA DOUDOUNE. Ben oui, l'Espagne, le Sud, l'Andalousie, le soleil et les palmiers, pas besoin de prendre autre chose que ton maillot de bain et ta crĂšme solaire, n'est-ce pas ? Alors laisse moi dĂ©truire ton rĂȘve : il fait froid, trĂšs froid. On est Ă 740 mĂštres d'altitude, au pied de la Sierra Nevada, le point culminant aux monts toujours enneigĂ©s mĂȘme en Ă©tĂ©. Ces jours-ci en plein mois de janvier, la tempĂ©rature avoisine les 13°C en journĂ©e et les -2°C la nuit. C'est pas si horrible, non, sauf que les architectes de toute la ville (et j'ai l'impression de toute l'Espagne, dĂ©solĂ©e) se sont dit « eh tiens et si on faisait exprĂšs de de ne pas isoler les murs et le toit, de mettre des fenĂȘtres en double vitrage mais qu'on ne peut pas fermer et surtout de ne pas installer le chauffage nulle part vu que ça sert Ă rien ? Ouuuaaaais bonne idĂ©e allez on fait ça bisous ». Du coup, dans mon nouveau petit studio tout mignon qu'on dirait rĂ©novĂ© il y a peu, eh bien il fait Ă peine 15 degrĂ©s. J'ai explosĂ© mon budget en plaids et polaires decathlon. Mais ça va j'ai rĂ©cupĂ©rĂ© un petit chauffage Ă gaz que je mets le soir, histoire de respirer un peu de monoxydes de carbone concentrĂ©s, ça m'aide Ă m'endormir en rĂȘvant de la grande cheminĂ©e de chez mes parents (snif). Non plus sĂ©rieusement, c'est quelque chose de stupide Ă laquelle je n'avais pas pensĂ©, mais venir sans Ă©quipement pour le froid c'est complĂštement idiot. Les radiateurs d'appoint et les couvertures sont donc l'indispensable de ton starter pack.
NumĂ©ro 2, ne sois pas dĂ©couragĂ© par le numĂ©ro 1, car le printemps et l'Ă©tĂ© en Andalousie sont trĂšs chauds voir trop. Il faut savoir que Granada a comme particularitĂ© d'ĂȘtre Ă une demie-heure des pistes de ski, et une demie-heure de la plage. A partir du mois d'avril, pendant la Semana Santa, tout le monde fuit le centre ville et se rue sur les plages, jusqu'Ă Malaga qui paraĂźt-il est plus jolie pour se baigner (je ne partage pas cet avis mais soit).  En somme, tout vient Ă point, aprĂšs s'ĂȘtre caillĂ© les miches pendant l'hiver,  c'est le moment de troquer ton plaid contre une serviette de plage.
NumĂ©ro 3, le haut lieu de Granada, c'est bien-sĂ»r le palais de l'Alhambra. Principal attrait touristique de la ville, l'Alhambra est pris d'assaut par les visiteurs toute l'annĂ©e et il faut apparemment rĂ©server ses billets 2 ou 3 mois en avance pour avoir la chance d'apercevoir l'intĂ©rieur des palais Nasrides. Perso je n'ai pas encore eu l'occasion d'y entrer, enfin seulement dans les parties dites gratuites, soit les jardins, le mirador et le palais de Charles V. En gros, l'Alhambra a Ă©tĂ© construite Ă partir du XIIIĂšme siĂšcle par les Maures, qui dominaient toute la pĂ©ninsule IbĂ©rique Ă l'Ă©poque. Ils ont construit plusieurs palais au mĂȘme endroit, tous remplis de fontaines, de cĂ©ramiques, d'ornements et d'arabesques incroyables. Toute une partie est en ruine mais tiennent encore debout des monuments construits plus tard, autour du XVĂšme siĂšcle qui ont pu ĂȘtre rĂ©guliĂšrement rĂ©novĂ©s. Et puis un jour, les Catholiques ont rĂ©-envahi l'Espagne, ils ont « gentiment » mis Ă la porte le dernier Calife, construit des Ă©glises partout et laissĂ© les palais de Granada Ă l'abandon. Jusqu'Ă ce que Charles Quint, Empereur du Saint Empire, Roi des Espagnes, de Naples, de Sicile, de JĂ©rusalem et Duc de Bourgogne (ah ces Bourguignons alors!) s'est dit en 1527, « tiens moi aussi je veux un palais Ă Grenade, allez je vais le construire en PLEIN MILIEU des palais Arabes, sans aucun respect pour respecter l'architecture ou l'Histoire, ben oui faut bien montrer un peu la puissance Catholique allez lĂ oh. » Bref, no comment, ni une ni deux, a commencĂ© la construction d'un palais style Renaissance, tout carrĂ© et tout en colonnes de marbre, qui en soit serait joli s'il Ă©tait dans un autre lieu. Tout ça pour dire, que dans ton starter pack, tu dois mettre un volumes des « Contes de l'Alhambra » Ă©crits par Washington Irving, qui y a habitĂ© un Ă©tĂ© en 1829 (je suis sĂ»re qu'il a pas dĂ» payer de loyer) Ă l'Ă©poque oĂč l'Alhambra Ă©tait totalement abandonnĂ©e et squattĂ©e par des gitans, qui lui contĂšrent des lĂ©gendes incroyables sur ce lieu mystique.
Numéros 4, 5 et 6 pour enfin clore en beauté ton starter pack Andalou: una caña, unas tapas y una terraza. Pas besoin de traduction, il ne reste qu'à profiter un peu. Salud