From trash to art - Collage réalisé avec des pubs (et Rock&Folk)
Portrait de mon ami Yann (@journaldenimportequi) pour son anniversaire

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Portrait de mon ami Yann (@journaldenimportequi) pour son anniversaire
Vendredi 1er mai 2026
Le retour le moins attendu de la décennie
Nous y voilà. Rebelote. Here we go again. J'ai l'impression d'avoir écrit cette intro 150 fois, cette intro dans laquelle je dis que « ça faisait longtemps ». Oui mais voilà, c'est pire que la fois d'avant, ça fait vraiment très longtemps. Plusieurs mois. Mais à quoi bon poster, à quoi bon écrire, personne ne me réclame, il y a bien longtemps que j'ai perdu mes lecteurs (lectrices, surtout) fidèles, aujourd'hui, seule ma mère me réclame vaguement de temps en temps (mais elle sait déjà tout de ma vie).
Mais j'ai décidé d'écrire ce soir, l'envie était trop forte, ça me démangerait un peu trop alors me revoilà !
Je ne sais pas trop de quoi je vais vous parler, il s'est passé plein de choses, ces derniers mois. Des choses plus ou moins importantes. Une rencontre qui a bouleversé ma vie mais dont je ne m'autorise pas à parler ici, par respect pour la personne concernée.
J'ai noté quelques trucs sur le bloc notes de mon téléphone, laissez moi y jeter un œil... alors... ah oui, mon trip dans le sud ouest, le retour aux sources sur les lieux de ma jeunesse, c'est toujours beaucoup d'émotions à l'intérieur de moi lorsque je retrouve Lafrançaise. Ainsi j'ai passé quelques jours chez mon vieil ami Julien, à la campagne. Comme j'avais fait l'an dernier. J'ai l'impression que c'est quelque chose que je voudrais faire régulièrement, retourner dans le sud.
Quoi d'autres dans mes notes ? Des impressions, des rencontres furtives, comme cette jeune fille lisant Siddhartha posée tranquillement chez Vachement Bien. Ah, quel bonheur de voir des jeunes gens lire !
Greta Garbo, aussi, que j'ai croisée dans le bus. Bon, c'était pas exactement Greta Garbo, mais elle lui ressemblait, cette vieille dame. La Greta Garbo des dernières années, celle que les curieux pouvaient croiser dans les rues de Manhattan, j'ai vu des photos, elle avait gardé des vestiges de sa beauté passée. Eh bien cette femme dans le bus, elle lui ressemblait vraiment et j'étais frappé par sa beauté fanée.
Et puis, quoi d'autre ? J'ai noté « cheveux », je ne sais plus trop pour quelle raison. Peut être parce que mes cheveux ont beaucoup poussés et que j'ai gardé durant quelques mois l'idée de les laisser pousser, parce que j'étais retombé dans Led Zeppelin et que j'aimais bien l'idée de ressembler à un membre de Led Zep. Mais c'est embêtant, les cheveux longs, ça tombe sur les yeux, c'est difficile à supporter, j'ai fini par craquer et je suis allé me les faire couper. De toutes façons, cheveux courts, cheveux longs, je reste un laideron (ça rime, tiens, idée de chanson peut être?).
Quoi d'autres ? Je lis toujours, c'est même mon activité principale, dans ma vie de paresseux. Je me suis mis à lire Simone de Beauvoir. Non, pas « le deuxième sexe », plutôt ce qui m'intéresse, c'est à dire les récits autobiographiques.
Alors je suis parti à la librairie (chose relativement rare, j'ai plutôt tendance à commander des bouquins d'occasion en ligne), j'avais envie de me faire ce plaisir là, alors j'ai acheté mon exemplaire neuf, en magasin. Petite joie.
Et j'ai lu le bouquin, il était passionnant. Grande joie.
J'ai enchaîné avec sa suite, « La force de l'âge ». Je suis en plein dedans et c'est fort intéressant, là, elle parle de la guerre, la vie pendant la seconde guerre mondiale, j'ai l'impression d'y être, c'est passionnant!
Ce qui m'a frappé en la lisant c'est son intelligence : mon Dieu, quelle femme brillante ! Elle et Sartre étaient deux esprits immenses, d'une intelligence admirable (malgré leurs idées politiques très éloignées des miennes), un truc à vous filer des complexes ! Je suis quoi, moi, à côté ? Je suis un nain ! Misère ! Faut pas que je me compare, je me fait du mal !
Côté lectures, encore, puisqu'on parle d'esprits brillants, je suis aussi en pleine période Umberto Eco. Le bonhomme me fascine depuis un moment. Erudit parmi les érudits, j'avais été impressionné après avoir vu sur une vidéo son immense bibliothèque. J'ai fini par me procurer un vieil exemplaire poche de « Le nom de la rose ». Je savoure ce bouquin, j'ai l'impression de devenir plus cultivé à chaque fois que j'en termine une page, c'est un vrai bonheur.
Je suis aussi allé au cinéma quelques fois dernièrement. J'ai vu notamment Alter Ego avec Laurent Lafitte (je me suis découvert une passion pour lui ces derniers mois), hilarant ! J'ai aussi beaucoup aimé « the mastermind », film qu'un ami de mon frère m'a conseillé (« ton frère devrait apprécier ce film », comment a t il su?) et « Marty supreme ».
Concernant la musique : aucun concert en vue et il faut noter cette énorme déception qu'à été l'annulation de la tournée de Neil Young (c'était un cadeau inestimable de mon frère et je me réjouissait totalement à l'idée qu'on aille voir ce concert tous les deux).
Je suis aussi retombé dans les disques de Bob Marley.
Je l'ai toujours affirmé : il n'y a aucune mauvais album dans la discographie du roi du reggae. Je savoure avec le même plaisir le moindre de ses albums.
Avec une préférence pour les lives, dont celui que j'écoute au moment où j'écris ces lignes.
Bon, je crois que j'ai dis tout ce que j'avais à dire, je vais me relire, essayer de corriger les fautes d'inattentions et poster en espérant que vous soyez plus de deux à me lire.
A la prochaine, amis lecteurs !
Bande son : Bob Marley & the Wailers – Babylon By Bus
Jeudi 1 janvier 2026
Au revoir 2025
Voilà, nous en avons fini avec 2025. Tout est passé très vite, surtout le dernier mois, c'est à vous foutre le vertige !
Je devrais faire un bilan, inspiré par Justine qui a entamé un blog ( https://www.tumblr.com/narrowspot ) elle aussi.
J'ai noté toutes mes lectures mais j'ai la flemme de les recopier de mon téléphone à ici. Il faut savoir que j'ai moins lu que l'an dernier : 31 livres terminés contre 47 l'an dernier.
Bon, je ferais peut être mieux l'an prochain... je me demande quelles seront mes lectures en 2026... je finirai, espérons le, la monumentale biographie de Rimbaud que j'ai entamé cet été.
Et les romans ? Je me suis juré de lire plus de fiction mais, une fois encore, je suis distrait par mes lectures de biographies.
Allez, on va dire qu'en 2026, je me promet de lire Les Frères Karamazov !
Si il y eu une chose positive en 2025, c'est le nombre de filles que j'ai côtoyées, je n'ose espérer en faire autant en 2026 !
Mais enfin, de toutes façons je n'ai jamais souhaité fréquenter le plus de filles possibles, moi tout ce que je veux c'est une compagne pour les années à venir, voilà tout !
Pour en revenir à décembre dernier : je suis allé, en compagnie de Canel, chez Justine pour manger et regarder un film. Arthur était là lui aussi.
Nous avons regardés un film de Wim Wenders (« Alice dans les villes », 1974).
C'était un bon film et nous étions installés confortablement, je serais totalement motivé pour refaire ce genre d'après-midi plus souvent. Nous devrions organiser un ciné club ! Le cinéma est une passion qui nous unis, nous tous les 4.
Et puis noël est arrivé, toujours fidèle, ce petit moment de magie (magie qui s'estompe au fil de ces dernières années, il faut l'avouer).
J'ai passé le réveillon du 24 avec mes parents, nous avons bien mangé et nous nous sommes offert les premiers cadeaux. De mes parents, j'ai reçu, sans surprise, un énorme ouvrage de chez Taschen consacré à toute l'oeuvre peinte de Rembrandt. Ce bouquin rejoindra les autres dans ma chambre pour former ce qui commence à ressembler à une belle collection de livres d'arts.
Le lendemain, pour noël, mes parents et moi nous sommes rendus chez mon frère.
Quand il m'a dit que nous serions 14 adultes, je n'ai pu m'empêcher d'angoisser à l'idée de rencontrer des gens que je ne connais pas encore.
Finalement, tout s'est plutôt bien passé. J'ai fait la rencontre de tous ces gens de la belle famille de mon frère, et de leurs enfants.
Les enfants en question étaient nombreux, tous plongés dans leurs cadeaux de noël (et ils ont été tous vraiment très gâtés).
Deux de ces petits m'ont fait spontanément la conversation, c'était marrant.
Il n'y a pas plus naturel qu'un môme en bas âge.
Et puis est venu le moment de l'échange de cadeaux.
Mon frère, à cet occasion, m'a enfin offert le cadeau d'anniversaire de mes 40 ans, en retard, mais je crois que ça valait la peine d'attendre parce que le cadeau en question était royal : une place pour le concert de Neil Young aux arènes de Nîmes au mois de juin prochain !
Je savais que mon frère allait y assister et je suis heureux maintenant que je sais que je serai à ses côtés.
Alors maintenant, je n'attends plus que ça, le mois de juin, pour retrouver Neil Young une troisième fois, le grand Neil Young qui n'a jamais perdu son mojo et qui offre encore, à 80 ans, des concerts formidables !
Il faut préciser qu'en première partie du concert, il y aurait rien de moins que Elvis Costello (que j'adore) et Charlie Sexton. Autant vous dire que ça risque d'être mémorable.
Et puis une semaine s'est écoulée, j'avais des envie de cinéma, Canel aussi, mais rien de bien fou était programmé ces jours ci alors nous avons renoncés à aller nous faire une toile, ce qui ne nous a pas empêchés de nous voir le temps d'une expédition aux Volcans (la librairie la plus grande de Clermont) où nous avons aussi bus un coup (depuis quelques mois, un café s'est construit dans le magasin : la belle idée !).
Nous nous sommes quittés en promettant d'aller voir le prochain Jarmusch qui sortira mercredi prochain).
Le soir même fut le soir du nouvel an.
Comme le veut la tradition, avec mes parents nous avons bien mangés, je me suis saoulé à la Leffe Ruby et nous avons mangé une fondue, après quoi nous avons regardé Boogie Nights.
Belle soirée.
Minuit a sonné, nous nous sommes embrassés et j'ai envoyé des messages de bonne année à des gens qui comptent pour moi.
Voilà comment l'année s'est terminée pour moi.
J'ignore qui me lit encore ici mais je vais essayer d'être plus sérieux cette nouvelle année et de poster plus régulièrement.
Merci à tous et bonne année !
Bande son : Playlist Led Zeppelin
Jeudi 20 novembre 2025
Paris, lesbienne et relations avortés
Des mois se sont encore écoulés sans que je n'écrive rien, et aujourd'hui, alors que je me retrouve seul à la maison, j'ai pensé que le moment était opportun pour enfin me remettre à la tâche.
Pourquoi n'ai je pas écris plus tôt ? C'est bien simple, manque de motivation... j'ai l'impression que plus personne ne me lis ou n 'a envie de me lire, personne ne m'y encourage (excepté ma mère, récemment).
Il s'est passé beaucoup de choses cette année, pourtant...par où commencer ?
Oh, je ne vais pas m'étendre, toutefois, on va faire ça en condensé...
Début septembre j'ai participé à une rencontre avec Ambre Chalumeau, organisée par ma librairie locale (« Les Volcans »), suivie d'une séance de dédicaces.
J'ai toujours aimé Ambre Chalumeau depuis que je l'ai vue arriver dans l'émission Quotidien, je dois même dire que souvent, sa seule présence rend l'émission intéressante à mes yeux, j'attends toujours son passage parce que c'est elle qui parle de culture, tout ce qui m'intéresse, et plusieurs fois j'ai acheté des livres suite à une de ses recommandations.
Alors je ne pouvais pas louper son passage dans ma ville.
Oh, notre rencontre fut brève, hein, juste le temps de lui dire mon prénom, qu'elle me réponde « ah j'en connais un autre Yann » (j'ai mis 10 secondes avant de capter qu'elle faisait référence à Yann Barthes) et qu'elle me signe son roman.
Mais c'était sympathique, ce petit moment !
Peu après, toujours en septembre, je suis allé à Paris rencontrer Justine, que j'appellerai « Ju » pour ne pas la confondre avec Justine ma meilleure amie d'ici.
J'ai donc rencontrée Ju sur Tinder, rapidement, on a fait connaissance : elle est une fille de 30 ans, vivant à Paris, elle se définit comme lesbienne mais fréquente parfois des mecs, elle dit qu'elle ne peut pas tomber amoureuse d'un mec, toutefois.
Bon, sachant cela, ça ne m'a pas empêché de rapidement la désirer (vous me connaissais, moi, dès qu'une jolie fille m'accorde un peu d'attention, je deviens facilement fou d'elle).
Donc elle me propose de m'héberger chez elle et je ne me fait pas prier.
J'arrive chez elle dans son petit appartement de Vincennes et il m'a bien fallu une heure pour oser faire le premier pas et lui prendre la main, de là, on a fini par se papouiller durant tout le week-end, je crois que je n'avais jamais autant tripoté quelqu'un en si peu de temps, c'était divin, on se massait mutuellement et il m'a semblait que rien d'autre n'aurait pu plus me faire kiffer à ce moment là.
Je suis rentré chez moi heureux comme tout et puis le mois suivant, je suis retourné la voir et rebelotte, séance de papouilles, massages et tout ce qui va avec.
J'étais comblé, je me voyais déjà venir chaque mois la voir en me disant que c'était la relation idéale.
Mais c'était trop beau pour durer : Ju a fini par rencontrer une fille avec laquelle elle s'est mise en couple et depuis lors, finies les papouilles, mon vieux, elle ne voulait pas tromper sa meuf, tu comprends... je dois avouer que sur le moment ça m'a mit un coup, j'ai dû subitement descendre de mon nuage et j'ai été très triste pendant une bonne paire de semaines.
Mais c'est la vie, comme on dit : aujourd'hui avec Ju nous sommes toujours potes et il est bien possible que je la revois un jour, surtout que maintenant elle est de nouveau célibataire, so, we will see...
Peu après, à Clermont, j'ai revu Mélaine, mais, attendez, je vous avais déjà parlé d'elle ou pas ? Je l'avais rencontrée deux fois en début d'année, puis nous avons repris contact récemment et, retournant chez elle, j'ai réussi à trouver le courage de l'embrasser, puis nous nous sommes fréquenté un peu jusqu'à il y a quelques jours où un peu bêtement je lui ai écris que nous étions trop différents pour que ça fonctionne (elle voulais que je trouve un job, vous me connaissez, ce genre de truc, je le fuis comme la peste) et nous nous sommes donc plus revus après ça.
Bon, et puis quoi, ensuite ?
Ah, oui, un autre passage à Paris (le troisième en trois mois) avec mon amie Justine !
Nous avons loués une chambre dans le même hôtel et nous y sommes allés en bus. Le trajet, 6 heures, tout de même, ne m'a pas paru trop long, j'ai lu, écouté des podcasts pendant que Justine, à côté de moi, tricotait.
Nous sommes resté à Paris pendant 3 jours.
Justine est une formidable compagne de voyage, elle est patiente avec moi et mes divers soucis de santé qui se font sentir lorsque je suis amené à beaucoup marcher.
Nous avons passé notre temps dans le quartier latin, entre les librairies et les disquaires. Nous sommes aussi allé traîner sur les Champs Elysées, et nous sommes allés deux fois au cinéma. Lors d'une des deux séances était projeté un film de Sacha Guitry réalisé en 1938, l'âge de ma grand-mère ! Ah, si je vivais à Paris, je passerais mon temps au cinéma ! Pouvoir voir des vieux films sur grand écran, quel pied !
Maintenant je suis rentré chez moi et je ne pense pas retourner à Paris avant l'année prochaine, parce que je réserve mes dépenses pour noël qui approche, vous comprenez, noël, c'est beaucoup d'argent dépensé, il faut gâter ses proches et tout !
Que dire de plus ? Mes lectures du moments sont consacrées à Truman Capote et sont rival/meilleur ennemi, Gore Vidal, tandis que je poursuis parallèlement la lecture, depuis cet été, de l'énorme biographie de Rimbaud (elle va m'accompagner encore des mois, celle ci).
J'ignore qui lira ces lignes, peut être personne, anyway, je vous remercie et vous dis à bientôt !
Bande son : Playlist « en boucle »
Mercredi 30 juillet 2025
Coucou me revoilou
Ca fait un bout de temps que je me disais qu'il fallait me bouger un peu pour écrire et, ma tendance à la procrastination ne m'a pas aidée mais c'est le bon moment, je suis seul à la maison, j'ai mis un bon disque et me voilà prêt !
Il s'est passé tant de chose depuis mon dernier post... Brian Wilson est mort, ah, ça devait arriver, mais tout de même, ça fait quelque chose. Je me suis consolé en me disant qu'au moins j'avais eu autrefois la chance de le voir et de l'écouter en live, j'en garde un précieux souvenir.
Oh, Ozzy Osbourne aussi a passé l'arme à gauche, triste époque !
Je me suis rendu à Paris deux fois ces dernières semaines, avec le meilleur des prétexte, des concerts. J'ai (re)vu Morrissey, prestation impeccable, voix toujours juste, le bougre n'a pas manqué de faire son Morrissey : « j'habiterai bientôt à Paris, quand je serai au Père Lachaise », roh, dis pas ça Morrissey, t'es encore trop jeune pour mourir !
Avant le concert j'ai eu la joie de revoir Amina avec laquelle j'ai passé deux bonnes heures sur une terrasse de café à Montreuil. Nous avons parlé de musique et de nos aventures sur les apps de rencontre. C'était bien !
L'autre concert c'était en juillet, un mois plus tard. Comme d'habitude, je savoure les trajets en trains et les 3 heures et demi qui me sépare de la capitale. Ca me laisse le temps de lire et de penser, de rêver aussi, je rêve beaucoup, si vous saviez combien mes rêves sont beaux !
Et donc me voilà dans une grande salle, m'apprêtant à (re)voir le grand Neil Young : ça fait une bonne décennie que je me suis juré de venir le voir dès qu'il poserait un pied en France.
Je suis arrivé à l'heure, je suis TOUJOURS à l'heure, mais le concert à mis un peu de temps à commencer, ça m'a laissé le temps de savourer la playlist d'avant le concert que j'imagine est du goût de Neil Young ou du moins approuvé par lui... on entend pas mal de blues, je reconnais une chanson, mais si, ce bluesman là, idole de Pete Townshend ! Il me faudra une bonne minute pour que le nom me revienne : Jimmy Reed ! Ils ont donc passé Jimmy Reed, sa chanson Big Boss Man, si je ne me trompe pas... bref, la playlist, c'est sympa un moment mais nous avions tous envie de voir l'homme pour lequel nous avons payé notre place (une petite fortune), le Loner.
Il a fini par débarquer, grand moment d'émotion pour moi, il a démarré avec Ambulance Blues, ça ne pouvait pas me faire plus plaisir parce que On The Beach est mon album préféré de lui et que je portais d'ailleurs un t-shirt avec la pochette du disque (t-shirt que je porte aussi au moment où j'écris ces lignes). Comme si ça ne suffisait pas il a enchaîné avec Cowgirl In The Sand : j'étais conquis.
Le reste du show était parfait, déluge d'électricité à m'en faire bourdonner littéralement les oreilles : bon sang, Neil Young still got it !
Je sors du concert encore plus fou du Loner qu'avant.
Ce sera probablement la dernière fois que je le verrai.
Le lendemain matin, je suis rentré chez moi, comblé.
Entre temps j'ai eu quelque fois le plaisir de voir mon neveu qui, à ma grande joie, aime beaucoup les bandes dessinées que je lui offre. Alors je ne suis pas prêt d'arrêter, j'aime le gâter, ce brave gosse !
En ce moment, j'ai de bonnes lectures, et c'est très important parce que, voyez vous, mon humeur dépend de mes lectures. Avoir un très bon livre peut me mettre dans un état d'euphorie, et je n'exagère pas. Je me raccroche à ça lorsque je suis malheureux.
J'ai lu un bouquin qui est une partie du journal de Cecil Beaton, couvrant les années 40 dès la fin de la guerre. Il y raconte sa relation avec Greta Garbo, chose quelque peu étonnante quand on sait que le Cecil Beaton en question était homosexuel mais après tout personne ne peut résister à Garbo ! J'ai eu moi même une phase Garbo, il y a 20 ans, j'avais lu une biographie sur elle, et j'étais ftotalement fasciné, regardant amoureusement toutes les photos que je pouvais trouver sur elle : vraiment dans mon top 5 des actrices d'autrefois !
Et puis, plus récemment, en lisant un bouquin d'entretiens avec Hugo Pratt, je découvre Wilfried Thesiger, un aventurier anglais du siècle dernier, je me renseigne sur lui et là me vient une envie folle de lire ses aventures : ce mec est allé dans des endroits où aucun homme blanc à l'époque n'avait mit les pieds, vous voyez le genre, ce mec c'était l'anti moi (je ne tiendrais pas plus de cinq minutes dans le désert ou au milieu d'une forêt éthiopienne) et en ce moment je me régale avec son autobiographie (« La vie que j'ai choisie »). Ca raconte un temps qui est révolu. Bien sûr je n'approuve pas tout, notamment son goût pour la chasse mais enfin, c'était un autre temps...
Voilà un peu un condensé de ma vie ces derniers mois.
J'espère qu'il m'arrivera des trucs un peu plus excitants la prochaine fois !
Je n'ai plus aucun concert de prévu en tout cas.
Bande son : Knebworth 1996, Oasis
Mardi 13 mai 2025
Plan cul et déceptions de quadragénaire
Bon, je commence souvent mes posts par « ça faisait un bail que je n'avais rien posté» mais là, ça faisait VRAIMENT un bail, quelque chose comme 2 mois, putain !
En même temps, personne ne m'a rien réclamé et en dehors de ma pauvre mère (pauvre parce qu'elle se coltine un fils telle que moi), pas grand monde ne me lit encore mais enfin j'écris pas pour la popularité sinon j'aurais arrêté depuis un moment...
Alors bon, je ressors mes notes sur mon téléphones, voyons, qu'est ce que j'ai à raconté depuis le temps ?
Bon, rien de bien excitant, j'ai récupéré mon neveu à la sortie de l'école avec ma mère, puis en chemin il nous a parlé des trous noirs dont il a découvert l'existence, et il voulait des précisions sur ce phénomène, sauf que je suis une bille en astronomie alors je n'ai pas pu bien l'aider, mais j'ai noté « lui acheter un livre sur l'astronomie pour les enfants ».
Aussi, j'ai noté qu'une autre fois il m'a fait un hug pour me dire « au revoir tonton » au moment de me quitter, mon cœur a fondu une fois encore.
Sinon, AH, SINON, voici un truc un poil plus excitant :
Il y a quelques mois j'ai matché avec une jeune fille sur Tinder, 22 ans, très jolie, j'me dis « ok, la chance me sourit »... puis on discute et il s'avère qu'elle précise ne surtout pas chercher quelque chose de sérieux.
Oh, quand il s'agit de jolie jeune fille, moi, je suis pas contrariant, alors je lui dis « pas de soucis ! » puis elle me dit qu'elle ne reçoit pas parce qu'elle vit en coloc, je lui réponds que, zut, moi non plus je ne reçois pas (je lui épargne l'explication qui est que, à bientôt 40 ans je vis toujours chez papa et maman) mais, pas de problème, je vais trouver une solution, ce serait trop bête de louper un super plan pour une broutille telle que ça... je réfléchie et je lui propose de l'inviter dans un hôtel, elle accepte, je cherche un hôtel sur Clermont, problème, mon hôtel habituel (celui où j'avais séjourné avec mon ex il y a deux ans) ne fait « que les nuitées », or, la jeune fille ne veut me voir que quelque temps dans l'après midi, alors je cherche, je cherche et je finis par trouver l'endroit idéal : un hôtel en centre ville qui propose de louer des chambres en après-midi pour pas trop cher.
Je réserve donc, et le rendez-vous est prit pour un mercredi.
Les jours passent, je suis aussi excité que j'ai le trac et puis le jour j arrive et quelques heures avant la jeune fille me dit « oh je suis super désolé, ça m'arrive jamais mais là je suis malade je sais pas pourquoi, mille excuses je saurai me faire pardonner, ne m'en veut pas surtout »... je me dis ça sent le mauvais plan mais, hé, ça peut arriver à tout le monde, alors pourquoi pas...
Finalement j'annule l'hôtel et je re book pour la semaine d'après. Le jour arrivant, je me dis « pff à tous les coups elle va annuler encore une fois » mais non, elle me dit qu'elle est toujours partante le jour j alors je file en ville et là je stresse un peu, l'heure approchant j'ai même l'idée d'annuler qui me traverse l'esprit.
Puis je retrouve mes esprits, « non Yann, ne soit pas un dégonflé, c'est le genre de plan dont rêvent tous les mecs ! » alors j'arrive en avance, je vais dans l'hôtel et je prend les clefs.
La chambre est très propre, au moins, rien de glauque.
Je me dis que c'est le genre d'hôtel qui se spécialise dans les couples illégitimes, probablement, puis je sors dehors retrouver le point de rencard qu'on s'est donné avec la charmante jeune fille qui me textote pour me dire qu'elle arrive.
Finalement, je le vois arriver, bon, je me dis, enfin, elle est bien venue, la voici en chair et en os, conformes aux photos de profil, et nous filons vers l'hôtel tout près.
On parle un peu maladroitement, enfin comme des gens qui se découvrent pour la première fois et puis on arrive dans la chambre.
Je suis un peu stressé et on s'assoie sur le lit, on discuter de tout et de rien pendant 2 ou 3 minutes et puis je trouve le courage de l'enlacer et de l'embrasser, puis dès lors, tout se passe plutôt bien et je ne vais pas vous raconter le reste en détail parce qu'après tout des membres de ma famille me lisent alors ici s'arrête mon exhibitionnisme.
Nous sortons de l'hôtel quelques temps plus tard et chacun repart de son côté.
Je ne sais plus ce que j'ai bien pu lui envoyer comme texto un peu plus tard mais je sais qu'elle m'a répondu « tkt c'était cool ».
Voilà comment s'est déroulé mon premier (et dernier ?) plan cul.
Jusqu'à aujourd'hui, c'était un one shot et je ne sais pas si je la reverrai un jour et je me demande encore pourquoi elle m'a choisi parce qu'on a jamais discuter de nos goûts et tout ça.
Enfin, je ne regrette pas du tout l'expérience !
Et puis, quoi d'autre ? Je regarde mon bloc note virtuel : « Paris ».
Ah oui, Paris, je suis allé à Paris début avril, parce que j'avais booké une visite de la maison Gainsbourg que je rêvais de visiter depuis un bail et le jour approchait enfin.
Je suis arrivé un dimanche et j'ai passé l'après-midi en compagnie de Nastasja, une connaissance de Twitter que je rencontrais en chair et en os pour la première fois. Nous sommes allés voir une chouette expo photos consacrée à David Bowie et puis elle m'a proposé de la rejoindre elle et sa mère au théâtre, me faisant même le cadeau de m'offrir la place.
J'ai accepté, après tout, je n'étais pas allé au théâtre depuis ce jour avec l'école primaire qui remontait à au moins 32 ans.
C'était une belle expérience, et contrairement à Nastasja, j'ai bien aimé la pièce.
Et puis à la sortie du théâtre Nastasja à proposé à sa mère de me ramener, ce qui était chic de sa part, ça m'a économisé une belle somme de taxi (je rappelle qu'à Paris j'aime me déplacer en taxi quasi exclusivement, ça me ruine mais c'est si confortable!).
Le lendemain soir, je suis allé chez Amina, en compagnie de Karine, son amie qui est aussi mon hôte airnbnb, ça tombait bien.
Nous avons passés une soirée très sympa, comme toujours avec Amina.
Le lendemain, je suis allé rue de Verneuil, chez Gainsbourg lui même, quel kiffe !
J'ai visité sa maison avec un casque dans les oreilles, dans le casque, la voix de Charlotte Gainsbourg qui me guidait et racontait tout un tas de choses sur les pièces dans lesquelles je me trouvais.
Je n'en revenais pas de me trouver chez Serge Gainsbourg !
Sa maison, les murs tous peints en noir, en jette un max, moi qui croyait que cette couleur donnait une atmosphère lugubre, pas du tout, en fait c'est même très cosy !
J'ai été ému lorsque je me suis retrouvé dans sa chambre à couché, là où il projetait des films pour lui et Charlotte, là où on a retrouvé son corps sans vie un jour de 1991...
J'ai quitté la maison très satisfait de cette visite que j'attendais depuis des années.
Plus tard, j'ai filé là où je me retrouve toujours quand je suis à Paris : boulevard Saint Michel.
J'ai englouti un pauvre McDo et j'ai filé vers les librairies habituelles.
Je portais ce jour là un t-shirt Daniel Johnston, le même que celui que portait Kurt Cobain, lorsque j'ai croisé un vieux monsieur, environ 70 piges, qui me montre du doigt en disant « ça c'est du t-shirt ! », j'ai rigolé et je l'ai remercié, puis un peu plus loin le vieux monsieur me rattrape et on s'arrête pour discuter un peu, lui me disant combien il kiffait Daniel Johnston, et qu'il avait connu quelqu'un qui avait bossé avec lui.
C'était chouette, cette rencontre, ça m'a rappelé la fois où je portais ce même t-shirt à Londres et qu'un mec m'avait aussi accosté pour me dire combien il était cool « that Kurt Cobain t-shirt ! ».
Bref, je ne regrette pas mes choix de t-shirt, ça provoque parfois de belles interactions !
Toujours à Paris, je me rappelle avoir croisé un couple gay se tenant par la main et j'ai pensé « je n'ai pas vu ça à Clermont, jamais, depuis 20 ans que j'y suis! ».
Je croise toujours des couples ouvertement gays à Paris ou à Lyon, mais jamais à Clermont-Ferrand : nous les clermontois serions nous vieux jeu ?
Probablement qu'on a un train de retard.
En parlant de train, je suis rentré chez moi le lendemain.
Les 3 heures 30 sont vite passés, j'avais de bonnes lectures (donc « Cinéma Spéculations » de Quentin Tarantino).
Quoi d'autres, ces dernières semaines ?
Ah oui, j'ai enfin reçu ce splendide portrait de Bob Dylan que j'avais commissionné il y a quelques semaines à une artiste très talentueuse.
Il m'a coûté une certaine somme mais j'ai jamais aussi bien dépensé mon argent, le portrait est magnifique et il trône au moment où j'écris ces lignes en face de moi, au dessus du piano et du print de Miles Davis signé Blutch.
Voilà une peinture que je chérirai toute ma vie.
Fast forward jusqu'au mois de mai.
J'attendais particulièrement ce moment de l'année parce qu'étant un vrai gosse, j'attends toujours le jour de mon anniversaire avec impatience, d'autant que cette année c'était mon 40ième, pas n'importe lequel.
Ma mère communiquait avec mon frère et j'avais hâte de savoir ce qu'ils allaient bien pouvoir me réserver.
Ma mère m'avait laissé entendre qu'elle lui avait dit combien j'aimerai aller passer deux ou trois jours à Barcelone, Bruxelles ou Milan...
Je trépignais d'impatience en imaginant tout ça.
Puis le jour est arrivé, j'ai eu 40 ans ce 9 mai.
Pas mal de gens m'ont souhaité bon anniversaire, ce qui m'a réchauffé le cœur.
Et puis j'ai appris qu'en fait, non, mon frère n'avait pas l'intention de m'emmener nul part, grosse déception.
Ma mère a insisté pour que je me trouve une idée de cadeau et j'ai finalement opté pour une belle montre Timex à l'effigie de Snoopy, sortie spécialement pour célébrer les 75 ans des Peanuts.
C'est une belle montre, j'ai hâte de la recevoir et je ne crains pas du tout de passer pour un énorme gosse en la portant : j'assume.
Mon frère est venu avec mon neveu le dimanche suivant pour qu'on fasse en sorte de « célébrer » mon anniversaire, bref, j'ai soufflé des bougies.
Le petit m'a fait un dessin, quant à mon frère, il ne m'a rien offert.
Il a vaguement laissé entendre qu'il avait un an pour me faire un cadeau parce que j'aurai quarante ans pendant un an.
Après ça, ils sont repartis et j'ai ressenti un grand vide.
Je me suis dit « alors c'est tout ? C'était ça, avoir 40 ans ? Pas de soirée fun, pas de cadeau surprise ?! ».
Et me voilà deux jours plus tard écrivant ces lignes.
Je ressens toujours ce grand vide et depuis ces deux jours je déprime à fond.
Aujourd'hui particulièrement.
Hier je me suis couché peu avant 19 heures et j'ai dormi jusqu'à ce matin, enchaînant des rêves insensés que je vous épargnerais (c'est jamais passionnant, d'entendre les récits de rêves des gens, je trouve).
Et j'ai passé la journée le cul vissé sur le canapé pendant des heures, broyant du noir parce que j'ai réalisé que rien de bien n'allait se passer dans ma vie maintenant.
J'ai 0 perspectives, pas de copines et pas le moindre début d'amourette avec qui que ce soit, c'est bien ça le pire.
Mon seul plaisir est celui de la lecture, je dévore, chaque soir, une biographie de Robert Crumb sortie récemment, c'est passionnant mais ça ne suffit pas pour me sortir de ma dépression.
J'ai bien proposé plusieurs fois à mon frère qu'on mange ensemble dans la semaine, mais comme d'habitude, il n'accepte que si c'est moi qui régale, or, moi, je dois me serrer la ceinture ce mois ci et je ne peux pas me le permettre, alors, je ne mangerai pas avec lui...
Bon, j'ai un traitement contre la dépression alors je n'ai qu'à espérer que toutes mes idées noires s'évaporent dans les jours à venir.
C'est sur cette note plutôt naze que je vous quitte, vous, les 2 lecteurs qu'il me reste probablement si j'ai de la chance.
Bande son : Playlist Tom Petty
Dimanche 9 mars 2025
Bros night, cinéma et câlin
Depuis le temps que je l'embêtais avec ça, mon frère a enfin trouvé un créneau dans son emploi du temps surchargé de père de famille vendeur de disques pour m'accompagner voir « A Complete Unknow », le film sur Bob Dylan que j'attendais de voir depuis si longtemps, étant un fan du vieux Zim depuis maintenant 20 ans.
Nous avons donc été voir le film qui était tout sauf décevant, un vrai régal.
Après le film, mon frère a proposé qu'on aille boire des pintes au bar du coin (celui à côté de sa boutique), j'ai accepté, bien sûr : ainsi notre soirée serait une officiellement une bros night, ça faisait un bail !
Nous avons bu deux pintes chacun : ivresse légère, douce euphorie.
Et puis nous sommes rentrés chacun chez soi, lui en vélo, moi en taxi.
Belle soirée.
L'autre jour, Amina m'a dit qu'elle avait lu mon journal et que ça l'avait touchée, j'étais du coup moi même touché, j'ignorai qu'elle me lisait... j'ai hâte de la revoir.
Ce qui devrait arriver le mois prochain, pour mon prochain séjour parisien.
J'ai aussi vu Joanna l'autre jour. Ai je déjà parlé d'elle ici ? C'est une vieille amie de fac, on se voit depuis une dizaine d'années de façon totalement irrégulière. Aujourd'hui elle est maman alors nous sommes sortis nous promener au jardin Lecoq tous les trois.
Et puis il y a une semaine, je suis allé au cinéma avec Canel, nous sommes allé voir Queer, dont on attendait la sortie depuis un moment. Ce film tombe à pic puisqu'il est l'adaptation d'un roman de William Burroughs, et il se trouve qu'il y a quelques mois j'ai beaucoup lu de choses sur/de lui.
Encore une fois, je n'ai guère été déçu. Mais j'ai remarqué que 6 personnes ont quittées la salle en plein milieu de la séance, ce qui est une honte, enfin, quand même, on se renseigne avant de voir un film qui parle d'homosexualité et de drogues si on est facilement choqué ! Moi je n'ai jamais quitté un film en plein milieu de séance.
Depuis le temps que mon frère me le suggérait, j'ai ENFIN fait l'acquisition d'un lecteur blu ray. J'ai aussi acheté un film pour tester le format et j'ai été impressionné par la qualité de l'image par rapport à celle du dvd, ça m'a tellement plu que j'ai fini par acheter tout un tas de blu rays, une bonne quinzaine en quelques jours, j'achète les films que j'adore et aussi ceux que je voulais voir depuis un moment.
Tout cela me coûte une fortune mais j'adore ça.
Je suis dans une période de ma vie où le cinéma compte beaucoup pour moi.
Hier, mon neveu Paul est venu passer la journée chez nous.
Ce qui veut dire que j'ai été réveillé tôt, le petit monstre ayant prit l'habitude de débarquer dans ma chambre sitôt rentré dans l'appartement pour me réveiller en allumant la lumière et en criant « TONTON REVEILLE TOI !!! » tout en martelant les touches du piano. Il faut avouer que c'est une méthode qui a le mérite d'être efficace.
Je lui ai offert un beau livre Disney dont il raffole (« Robin des bois ») et il était très content.
A la fin de la journée, au moment de partir, il m'a dit « câlin ! » et il m'a fait un hug, c'est la première fois qu'il fait ça avec moi et ça m'a profondément touché (d'habitude les câlins sont pour mamie et sa sœur Pia).
Voici donc le récit de ces dernières semaines, j'aurais dû poster bien avant cette nuit mais j'ai procrastiné, que voulez vous, si j'étais payé je posterais de façon plus régulière.
Merci à ceux qui me liront !
Bande son : The Future Is Our Way Out, Brigitte Calls Me Baby
Vendredi 31 janvier 2025
Amour mort et cinémathèque
L'amour et David Lynch sont morts en ce début d'année.
C'est fâcheux. Concernant mon amour, il semblerait qu'il ne s'agissait en fait que d'une amourette... moi j'y croyais, c'est dommage. Elle m'a largué le premier jour de l'année. C'était il y a presque un mois, ça fait assez longtemps pour que ça me passe désormais au dessus de la tête. Des déceptions, amoureuses j'en ai connus beaucoup ces dernières années, il y en aura d'autres, peu importe, moi je remonte en selle et advienne que pourra.
L'autre jour, je suis allé à Paris, pour une après-midi. Je comptais y rencontrer Amina, mais elle était malade, alors, changement de programme. Finalement, j'ai rejoins Thibaud à la cinémathèque (une première pour moi, dans ce lieu mythique) et nous avons assisté à une projection de L'Armée Des Ombres. Je n'avais jamais vu ce film qui est pourtant si culte. Après le film, une rencontre était proposée avec Eric Demarsan, qui a composé la musique du film. Ainsi, j'aurais passé mon après-midi là-bas, ça tombe bien, la cinémathèque est située tout près de la gare de Bercy d'où je suis arrivé et d'où je suis reparti. Dans la journée, j'aurais passé plus de 8 heures dans les trains (le train de l'allée étant a été retardé), c'était très long mais heureusement j'avais de quoi lire, j'en ai donc profité pour lire une biographie de Karl Lagarfeld : passionnante !
Je suis souvent seul à la maison depuis le 1er de l'an parce que ma grand-mère est à l'hôpital et mes parents gardent donc sa maison et le chien.
Je n'avais plus l'habitude de vivre seul, eh bien c'est assez désagréable et je me sens vite très seul, ici.
L'autre soir, à 3 heures du matin, j'ai eu une envie soudaine de jouer Comme Un Boomerang au piano (mêmes accords que « Les Portes Du Pénitencier), je me suis donc mis à jouer et quelques minutes après j'ai entendu des bruits de pas s'approchant, « merde ! » j'ai pensé, « c'est pour ma gueule ça! » et puis un voisin a sonné à la porte. Je me suis immobilisé de peur, en me disant « plus un bruit jusqu'à qu'il se casse », puis il a insisté et à fini par tambouriner sur la porte. J'étais mort de trouille. Finalement il a fini par se casser. Je n'ai pas été courageux pour ouvrir la porte et l'affronter. Quelques jours après, en sortant de l'appart avec mon père, on a croisé le voisin et en dehors de « bonjour », il n'a rien dit, il faut croire qu'au final il est aussi peu courageux que moi.
En tout cas, je ne jouerai plus de piano sans casque si tard dans la nuit.
L'autre fois nous sommes allés chez mon frère, il y avait ma nièce puis mon neveu qui rentrait de l'école. Pour une raison étonnante, j'ai été totalement touché lorsque mon neveu m'a vu et m'a souhaité « bonjour tonton ! ». Il faut croire que je ne suis pas encore habitué à être un tonton.
Les petits étaient excités et ont joués ensemble, à courir et à sauter, hilares, sur le canapé. C'était un moment extraordinaire pour moi, j'aime tant les voir ensemble !
Avant hier, il y avait la mise en vente de nouvelles entrées pour la maison musée de Serge Gainsbourg, je me suis levé exprès et après une heure de queue virtuelle, j'ai fini par obtenir une place, que je convoité depuis si longtemps. Alors le rendez-vous est prit pour début avril. J'ai tellement hâte de me retrouver chez Gainsbourg ! Je l'écoute beaucoup en ce moment, et je suis aussi en train de lire un de ses romans préférés, « A Rebours » de Huysmans, la bible des dandys.
Demain je vois mes amis, et dans quelques jours je suis sensé voir le biopic sur Dylan avec mon frère. Vous imaginez bien que ce biopic je l'attends depuis longtemps, d'ailleurs en 2025 je fêterai mes 20 ans de culte de Dylan, 20 ans qu'il me fascine, 20 ans que je l'écoute en boucle et que je le vois sur scène. Le temps passe vite !
En ce moment j'ai beaucoup de très belles choses à lire. J'ai entamé l'autobio de David Lynch que j'avais depuis l'an dernier, sa mort m'a motivé à lire le bouquin pour en savoir plus sur ce bonhomme fascinant.
Sur ce, je vous laisse, vous les 3 ou 4 personnes qui me lisent encore. A bientôt !
Bande son : Live at the Fillmore, Tom Petty
Vendredi 27 décembre 2024
Bilan littéraire, amour etc...
Nous voilà à quatre jours de la fin de l'année, le moment me semble opportun pour poster le dernier texte de l'année.
Je n'ai pas été super actif, j'en suis désolé, j'ai dû poster en moyenne une fois par mois, c'est très peu.
Au début du mois, j'ai enfin rencontré la fille que je désirais rencontrer depuis des semaines, voir des mois (je ne sais plus exactement quand nous avons commencés à discuter après avoir matchés sur Tinder, probablement quelque part vers le mois d'octobre dernier).
Nous sommes restés ensemble trois jours et deux nuit, dans un hôtel parisien hors de prix . Que dire ? Ca n'a pas été tout à fait simple ni évident mais, au final, on a vécus de très beaux moments, que je ne détaillerai pas parce que j'aimerais que ces beaux moments restent entre elle et moi... et finalement, nous avons décidés de nous revoir fin janvier, autant vous dire que je ne cesse de compter les jours qui nous séparent (25 à l'heure où j'écris ces lignes) !
Nous passons nos journées à nous écrire et je suis fou d'elle, je vais m'arrêter là mais sachez que je pourrais écrire au moins 10 livres qui raconteraient tout ce qui me plaît chez elle !
Et puis, l'autre jour, je suis revenu à Paris, de façon totalement inattendue, Amina m'ayant invité à une soirée de noël chez elle et son copain. J'avais envie de venir et puis les semaines précédentes j'avais dû refuser plusieurs de ses invitations et ça m'embêtait, j'avais peur qu'elle finisse par penser que je la snobe. Alors voilà, au dernier moment j'ai réussi à choper deux billets de trains et quelques jours après j'étais de retour à la capitale.
Pour ne rien vous cacher, au moment où l'heure de la soirée approchait j'ai commencé à stresser un peu à l'idée de me retrouver au milieu de gens qui m'étaient pour la plupart totalement inconnus. Mais au final, ça s'est bien passé et je ne regrette pas d'être venu. J'ai beaucoup aimé discuter avec Amina pendant qu'elle faisait la cuisine et ses amis étaient tous très sympas.
Nous avons finis par nous coucher à plus de 4 heures du matin après avoir entretenus plusieurs débats dont un sur les femmes les plus jolies de la création (nous sommes tombés d'accord sur le fait que Monica Bellucci méritait d'être à une bonne place sur le podium).
Le lendemain, après un bon repas au japonais du coin je suis reparti, satisfait de mon escapade : il n'est jamais inutile de sociabiliser un peu avec ses pairs, surtout lorsque comme moi on est un introverti. Il faut savoir se faire violence.
Quoi d'autres ? J'ai noté plusieurs choses dans mon bloc note, des sujets que je voudrais évoquer brièvement, ou pas, ici même.
-La politique : vous le savez sans doute si vous me lisez depuis longtemps, je n'ai aucune conscience politique et ce sujet à tendance à me passer 20 mètres au dessus de la tête. Pourtant, depuis ces 6 derniers mois, l'actualité est riche de ce côté là, aussi bien au niveau international (Trump a été réélu) qu'au niveau national (nous n'avons cessé de changer de premier ministre et de gouvernement). Alors bon, je tenais à l'évoquer un peu ici quand même, ne serait ce que pour situer l'époque le jours où mes petits neveux du futur liront ce journal).
-J'ai vu mon oncle et ma tante de Toulouse le mois dernier, et j'ai eu une discussion assez passionnante à propos de l'avenir et des nouvelles technologies avec mon ingénieur d'oncle qui avait des théories intéressantes, j'aurais dû prendre des notes parce que c'était très intéressant et je n'ai pas souvent l'occasion de passer un peu de temps avec mes oncles et tantes.
-Alain Souchon est venu faire un tour à Vachement Bien, la boutique de disque de mon frère. Il est reparti sans rien acheter mais a posé pour une photo avec Stéphane et c'est sans doute lui le premier vip à venir dans la boutique (dans le passé, Patti Smith elle même s'était rendu chez Spliff).
-Le hasard a fait que j'ai pu, dernièrement, discuter avec deux filles (qui ne se connaissent pas) artistes qui connaissent et fréquentent Robert Crumb. L'une d'entre elles m'a même montré les dessins qu'il lui a fait et dédicacés, autant vous dire que j'étais comme un fou, on parle quand même de mon artiste préféré de ces 60 dernières années !
-Je suis enfin allé pour la première fois au musée de l'Orangerie. Le hasard fait bien les choses puisque je venais d'achever la lecture de deux ouvrages de Heinz Berggruen, le célèbre marchand et collectionneur d'art dont l'exposition temporaire à l'Orangerie lui est consacrée. J'ai vu de très très belles choses ! Je n'ai toutefois passé pas plus d'une minute devant les Nymphéas de Monet qui, passé l'impression de peinture monumentale, ne m'a jamais trop intéressé, vous savez, moi je préfère les gens ou bien les natures mortes).
Je pourrais aussi évoquer noël et le réveillon mais honnêtement, si ça s'est bien passé, il ne s'est rien passé de bien intéressants, réunion de famille, échange de cadeaux, les gosses avaient l'air ravis, bref, la routine quoi.
Et pour finir l'année, comme j'ai commencé à avoir l'habitude de faire ces deux ou trois dernières années, je vais lister mes lectures de l'années 2024 (je ne compte que les livres que j'ai terminés) :
Livres lus en 2024
Quelques collectionneurs (Pierre Le Tan)
2. Meet me at the bathroom (Lizzy Goodman)
3. Electrique (Yarol Poupaud)
4. Michel-Ange (Marcel Brion)
5. Mille vies valent mieux qu'une (Jean-Paul Belmondo)
6. Bande de génies (Robert McAlmon)
7. La vie démesurée d e François-Marie Banier (Gaspard Dhellesmmes)
8. Haute curiosités (Maurice Rheims)
9. Les jours s'en vont et je demeure (Pierre Bergé)
10. L’inclassable (Marina Bellot et Baptiste Etchegaray)
11. Paul Guillaume (Sylphide De Daranyi)
12. Akira Toriyama & Dragon Ball (William Audureau)
13. Les nuits sans Coline (Maxence Morel)
14. Jolie petite histoire (Louis Bertignac)
15. Génial ma mère est morte (Jennette McCurdy)
16. Charlie Watts, l’anti rockstar (Paul Sexton)
17. Paris de ma jeunesse (Pierre Le Tan)
18. Jean-Louis Murat (Franck Vergeade)
19. Jean-Pierre Marielle (Stéphane Koechlin)
20. Trop mais pas assez (Mary L. Trump)
21. Christian Bérard, clochard magnifique (Jean-Pierre Pastori)
22. Leonard De Vinci (Walter Isaacson)
23. Jean Giraud alias Moebius (Christophe Quillien)
24. Bukowski, une vie (Neeli Cherkovski)
25. Beat hotel ( Barry Miles)
26. In the seventies (Barry Miles)
27. Peggy Guggenheim, le choc de la modernité (Francine Prose)
28. William S. Burroughs & le rock n roll (Casey Rae)
29. Junky (William S. Burroughs)
30. Ados sous acide (Flea)
31. Le libraire de Wigtown (Shaun Bythell)
32. J’aime (Camille Yolaine)
33. Comment je meurs (Peter Schjeldahl)
34. Perdu pour la France (Patrick Eudeline)
35. Le con de minuit (Thibault Raisse)
36. A pound of paper (John Baxter)
37. Une conversation (Hans Ulrich Obrist, Robert Crumb)
38. Faussaires de génie (Helene et Wolfgang Beltracchi)
39. L.A. Artificial (Hélène Maurice)
40. Guerrier du rêve (Jean-Paul Bourre)
41. Mémoires (Weirner Herzog)
42. J'étais mon meilleur client (Heinz Berggruen)
43. Sa vie pour Picasso (Brigitte Benkemoun)
44. Mon premier Picasso (Heinz Berggruen)
45. L'écart absolu (Jimmy Ernst)
46. Limonov par Limonov (Axel Gylden)
Voilà ! Bonne année à vous et à l'année prochaine !
Bande son : Playlist Tom Petty
Mardi 5 novembre 2024
L'amour, l'amour, l'amour
Je crois que j'ai battu mon record d'absence de texte pendant une longue période, c'est terrible, c'est la faute de plusieurs facteurs dont « ma tendance à procrastiner » est le facteur number one...
Bon, me voilà installé, sur mon lit, pc portable sur les cuisses, je crois que ce soir, c'est le bon moment, je vais enfin poster un texte !
Il s'est passé plein de choses depuis la dernière fois, et pas des moindres.
Je suis allé à Paris, notamment. Oui, encore Paris, j'essaye d'y aller régulièrement, même si ça me coûte pas mal d'argent mais peu importe, comme vous vous en doutez tous je suis à la tête d'une fortune colossale !
Plus sérieusement, je suis donc monté à la capitale et j'ai loué une chambre dans un airbnb, comme la dernière fois, même endroit.
J'ai revu Thibaut, deux fois. Nous nous sommes donné rendez vous au Père Lachaise, lieu de notre précédente rencontre, et nous y sommes restés deux bonnes heures, jusqu'à la fermeture. Thibaut est une vraie encyclopédie qui connaît le Père Lachaise comme sa poche alors j'ai appris plein de choses. Nous avons même rencontré un vieux monsieur, sur la tombe de Alain Bashung, ce qui donna lieu à une très sympathique discussion.
Mais, mésaventure, il a beaucoup plu pendant notre promenade parmi les morts et nous nous sommes pris une sacrée averse, mon jeans s'en est trouvé totalement trempé, exactement comme lorsque j'étais à Lyon au concert de Cat Power, des semaines avant... et comme je n'ai pas appris de mes erreurs, j'avais ENCORE UNE FOIS un pantalon à changer sans en avoir un de rechange avec moi... nous avons dû alors nous rendre aux Halles où par chance j'ai fini par trouver un pantalon à ma taille (leçon retenu : TOUJOURS emporter deux pantalons avec moi quand je suis de sortie). Après quoi je me suis rendu au airbnb et me suis changé, avec de rejoindre Amina et son copain David au Café Chéri, où nous avons participé à un blindtest, comme d'habitude, c'était un moment agréable.
Puis le reste du séjour s'est bien déroulé, j'ai revu Thibault avec lequel nous sommes
allé voir le dernier Coppola (un navet), avant de croiser rien de moins que Joey Starr à la sortie du cinéma.
Je comptais voir mon cousin Jimmy le dernier jour mais hélas ça ne s'est pas produit et je suis rentré chez moi au pays des volcans.
Quoi d'autre depuis lors ? J'ai vu Canel avec laquelle nous sommes allés au cinéma voir L'amour Ouf (un bon film), j'ai aussi vue Justine qui m'a apporté un vélo d'appartement dont elle ne se servait pas, je me suis promis de m'en servir régulièrement, à partir de...bientôt.
Et puis, oh, j'ai oublié de vous dire, un détail : je me suis épris d'une fille fantastique !
Ce n'est pas évident d'en parler, en fait, il, est difficile de traduire à l'écrit certains sentiments... pour résumer, je l'ai rencontrée le mois dernier et depuis lors nous passons nos journées et nos soirées à discuter, si bien que l'envie de nous rencontrer est arrivée très vite. Il le fallait, et chaque jour passé loin d'elle est une épreuve. Alors j'ai fini par choper des tickets de train pour la retrouver, à Paris (toujours Paris!), début décembre. Depuis lors, je compte les jours en priant (vers quelle entité se tourne un athée quand il prie ? Moi même je l'ignore !) qu'elle se rende bien à notre rendez-vous en ce jour de début décembre, afin que nous soyons enfin réunis.
Voilà ce qui occupe aujourd'hui toutes mes pensées.
Ainsi s'achève cette courte note, merci à celles et ceux qui continuent de me lire (vous êtes quand même 47 abonnés sur Tumblr, c'est au moins 40 de plus que je n'aurais pu l'espérer!) !
Bande son : The rise and fall of a midwest princess, Chappell Roan
Mardi 24 septembre 2024
Les disquaires de Clermont-Ferrand
Décidément, on dirait bien que j'ai pris l'habitude de poster une fois par mois, ce qui est regrettable : ce n'est pas à ce rythme que je vais pouvoir pondre un pavé et le faire publier (je refuse de publier moins de 200 pages).
Mais que voulez vous, il ne m'arrive rien de bien passionnant en ce moment.
L'autre jour je suis sorti avec mes potes : Justine, Arthur et Canel. Nous sommes allés manger un burger dans un nouveau restaurant qui remplaçait le restaurant à bagels dans l'avenue des Etats-Unis qui n'aura pas tenu bien longtemps.
Ensuite nous sommes allés faire les disquaires et errer dans une librairie.
La boutique de mon frère a enfin ouverte. Il y avait du monde. Il y a du monde depuis l'ouverture, c'est nouveau, les gens sont curieux, ils viennent voir. Pourvu que ça dure. Justine a trouvé son bonheur et est repartie avec deux disques.
Après quoi nous nous sommes rendus à la librairie « La Librairie » (on aura connu des noms plus originaux) où Justine et Canel on trouvé des bouquins à acheter. Moi, je me suis retenu, parce que ma pile a lire est plus importante que jamais et je dois avoir une bonne vingtaine de livre que j'ai achetés et pas encore entamés.
Ensuite nous sommes allés chez Rolling Rock. Le propriétaire de la boutique, Sylvain, m'a montré le sticker « Vachement Bien » qu'il a collé sur son comptoir. J'ai trouvé ça très sympa comme geste. Il montre par là qu'il n'y a nulle concurrence entre les deux boutiques de disques. Et il a raison, je ne crois pas qu'une boutique ne vole les clients de l'autres. Les deux boutiques sont différentes. J'aime penser que Vachement Bien plaira aux lecteurs des Inrocks tandis que Rolling Rock est l'endroit parfait pour les lecteurs de Rock & Folk. Et je dois avouer que mes goûts penchent plutôt du côté de chez Rolling Rock : que voulez-vous, je resterais éternellement attaché au bon vieux rock à papa et au blues, et c'est chez Rolling Rock que l'on trouve les disques de Dylan, des Beatles, des Stones ou de Bruce Springsteen. Alors que je ne suis pas capable d'identifier la moitié des disques pour hipster de la boutique de mon frère.
Cependant, Justine, elle, n'a pas fait de jaloux, elle est ressortie de chez Rolling Rock avec un disque, elle aura donc été cliente des deux boutiques de disques.
Quant à moi, mon prochain achat sera chez Vachement Bien parce qu'ils vendent encore des cds et que j'ai commandé le dernier Jack White dans ce format là (pour une fois qu'il y a une nouveauté qui m'excite!).
Après cet après-midi consacré au shopping, nous avons atterris sur une terrasse place de la Victoire et j'ai payé ma tournée, puis nous nous sommes séparés.
Le mois d'octobre approche et avec lui mon prochain trip parisien. En effet, si tout va bien, je serai à la capitale entre le 7 et le 9 octobre. J'ai prévu d'y croiser un maximum de monde, j'espère arriver à caser un créneau avec tout le monde (dont mon cousin Jimmy que je tiens à fréquenter, c'est le seul cousin avec qui il me reste un semblant de relation).
Mon père est toujours hospitalisé dans un nouvel établissement hospitalier depuis une dizaine de jours, il paraît qu'il remarche un peu avec un déambulateur. Ils lui font aussi faire des séances de kiné et d'autres exercices, quand il veut bien, mais il trouve les journées très longues et il déprime et ne pense qu'à rentrer à la maison, ce qui ne sera possible que lorsqu'il arrivera à marcher correctement. J'irai probablement le voir bientôt. Penser à tout ça me déprime. Heureusement, il y a mon neveu et ma nièce. Les voir me ravit, ils sont la jeunesse, l'avenir, ils sont la vie !
Avec ma mère nous sommes allés chercher Paul à la sortie de l'école. Il est maintenant en cp. Il parle beaucoup et la richesse de son vocabulaire m'étonne toujours. Ainsi, il nous a fièrement montré son nouveau blouson « réversible ». Est-ce que je connaissais le mot « réversible » moi à son âge ? Je ne suis pas sûr.
En ce moment je dévore l'ouvrage de Stephen King qui parle d'écriture, dans lequel il raconte son travail d'écrivain et sa méthode. Je prend des notes mentales, car l'envie d'écrire ne m'abandonne pas, au contraire. Je voudrais me lancer dans la fiction, c'est l'un de mes rêves, j'ai quelques pistes mais encore faut-il s'y mettre et de ce côté là je suis pas mal handicapé par ma tendance à procrastiner. C'est pour ça que je cherche un atelier d'écriture, je me suis dit que si j'en étais membre, ça me forcerait à écrire.
Sinon, je suis toujours sur Tinder, mais je ne fréquente plus les autres apps de rencontres, car à la longue c'était infernal et déprimant. J'ai eu pas mal de matchs dernièrement, peut être une quinzaine ce dernier mois, ce qui est énorme pour un vilain de mon espèce. La plupart de mes matchs sont des femmes qui vivent en région parisienne, et elles se désintéressent à moi lorsqu'elles apprennent que je vis en fait à Clermont-Ferrand.
Mais, l'autre jour, miracle, je match avec une fille qui vit à Clermont ! Nous discutons un peu et j'apprends qu'elle est finlandaise, ça explique pourquoi nous avons matchés, car les vraies clermontoises, elles, me méprisent complètement. Toujours est il que nous avons discutés, en anglais (elle m'a complimenté sur mon anglais, la pauvre risque de vite déchanter quand elle m'entendra parler anglais avec un accent à couper au couteau). Bref, on est censé se voir bientôt (à son initiative). Je ne m'emballe pas, cela dit, parce qu'en général tout ça ne mène à rien. On verra bien.
Ok, j'ai rempli deux pages, c'est pas mal, je pourrais me coucher satisfait.
A bientôt, tout le monde !
Bande son : Lucky Boy At Night, DJ Mehdi
Samedi 24 août 2024
Vachement Bien
Ca fait un bail que j'ai pas posté. Il s'est passé plein de trucs pas toujours marrants et ne sachant pas trop comment les traiter j'ai repoussé plusieurs fois l'échéance, jusqu'à ce soir où j'ai enfin réussi à m'installer sur le lit, le pc sur moi, un bon cd en fond.
L'autre fois, ça fait bien 15 jours ou plus, j'ai réussi à convaincre mon frère à aller avec moi au cinéma, un soir. Ca s'est bien passé et après la séance nous avons mangé, je lui ai payé un burger et nous avons mangés dans la rue tels des vulgaires punks à chien. Mais peu importe, c'était une soirée exquise. Je suis revenu en taxi, ça m'a coûté pas mal de pognon. Je m'en fous, une belle soirée avec mon frère, ça n'a pas de prix.
En parlant de mon frère, vous ai-je déjà parlé de sa boutique de disques ? A l'heure où j'écris ces lignes, elle est quasiment prête, elle devrait ouvrir dans deux ou trois semaines. Ca s'appelle « Vachement Bien » (clin d'oeil à Gilbert, le boss de Spliff qui a employé mon frère pendant plus d'une décennie) et ça risque d'être, effectivement, vachement bien. C'est pas une simple boutique de disque, c'est un endroit où on pourra boire un café ou une autre boisson, bien installé, et on trouvera même des bouquins (sur la musique, naturellement).
Vous remarquerez que je ne cause jamais politique, ici. C'est normal, je déteste la politique et suis une personne totalement désengagée. Il s'est passé des tas de trucs ces derniers mois mais, si vous me lisez en 2100, chers petits neveux, je vous conseille d'ouvrir un livre d'Histoire pour savoir ce qu'il s'est passé de ce côté là.
Je n'arrête pas de lire, je dépense des fortunes en bouquins, je crois que je claque chaque mois de quoi me payer de beaux voyages, en livres, et à ce stade là j'ai totalement accepté le fait que j'étais une personne addict et un acheteur compulsif. Je me console en me disant qu'au moins, contrairement à d'autres, je ne claque pas tout en drogue et en alcool.
Je me suis beaucoup intéressé aux auteurs beats récemment, notamment William Burroughs, en lisant plusieurs ouvrages sur le sujet.
J'ai lu un super ouvrage qui parle du beat hotel, lieu parisien dans lequel ont vécu pendant quelques années Ginsberg, Burroughs et d'autres types de cette mouvance. Aujourd'hui, l'hôtel n'existe plus mais je ne pourrais m'empêcher d'aller voir l'endroit lors de mon prochain passage à Paris, en plus c'est près de Saint Michel, l'endroit où j'atterris invariablement lorsque je suis livré à moi même dans la capitale.
J'ai lu plusieurs autres ouvrages de Barry Miles qui est un de mes auteurs préférés et qui a fréquenté tous ces gens là. Et puis j'ai lu Junky de Burroughs, qui n'a pas réussi à me rendre attractive l'idée de prendre de l'héroïne (encore raté!).
Là, j'enchaîne avec un autre ouvrage de Barry Miles qui raconte toute l'histoire du Londres underground depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ça ne manque pas de me passionner et je dévore les 800 pages avec un plaisir immense. Pour les curieux, j'ai écris sur slowshow.fr une review du livre « In The Sixties » de Barry Miles : http://www.slowshow.fr/barry-miles-in-the-60s/
Ah, il faudrait tellement que je lise plus de fiction ! Je n'y arrive pas, à chaque fois, le bouquin me tombe des mains parce que je n'ai qu'une hâte c'est de dévorer mes ouvrages biographiques... lamentable, je n'ai aucune volonté... il y a pourtant des bons romans qui m'attendent, comme par exemple Le Portrait De Dorian Gray qui se trouve quelque par chez moi et qui attend d'être lu depuis des mois...
L'autre jour, sur Tumblr, j'ai constaté non sans un certain plaisir qu'un internaute avait rebloggé un de mes posts. Je me suis tout de suite abonné à son propre blog et en le lisant j'ai découvert que cette personne (dont je ne connais même pas le sexe, mais il me semble que c'est un mec) écrivait aussi sur son quotidien et qu'elle était, en plus, clermontoise. Je n'ai pu m'empêcher de le contacter, je suis curieux, mais nous n'avons finalement pas beaucoup échangés, peut être que j'en saurai plus dans les mois à venir, qui sait...
Mon père n'est plus à la maison depuis des jours, il a été hospitalisé et son état est plutôt inquiétant, c'est difficile de le voir à l'hôpital, complètement à l'ouest, très maigre et incapable de marcher. Je lui ai acheté de la lecture, et un jeu électronique, pour égayer ses journées qui doivent être interminables. Je n'ai aucune idée de quand je le reverrai à la maison. Après des jours de questionnements, j'ai appris qu'il avait une cirrhose. Tout ça me tracasse pas mal, en attendant, me voici seul avec ma mère dans l'appartement. Ce n'est pas un mal, nous nous entendons très bien.
J'allais oublier de vous en parler mais il y a quelques jours, j'ai rencontrée un vieille amie. Encore une pote que j'aurais rencontrée sur un site de rencontre. Nous nous étions connus il y a une douzaine d'années, retrouvés il y a deux ans et là, il se trouve qu'elle passait par Clermont (c'est une baroudeuse) alors nous en avons profité pour nous voir. C'était une soirée sympa, et aucun de nous deux était dans la séduction. De plus, nous sommes deux être très différents. Mais belle soirée quand même.
J'ai réservé un airbnb pour Paris au début du mois d'octobre, j'y passerai deux nuits et ce sera je l'espère l'occasion pour moi de croiser mes potes parisiens. Il faut que j'arrive à trouver un créneau pour rencontrer toutes les personnes que j'ai envie de rencontrer, ça va pas être facile. Je tiens aussi à voir mon cousin Jimmy.
Bon, je crois que j'ai réussi à écrire à peu près tout ce que j'avais en tête.
Ce n'était pas mon récit le plus passionnant, pas de sexe (jamais de sexe ici, parce que non seulement je baise plus depuis bientôt un an et SURTOUT parce que des gens de ma famille me lisent), pas de voyages, pas même une once de romance... pour ça, je continue d'errer sur Tinder, j'ai même chopé un pass platinium qui m'a permis de matcher avec pas mal de filles, je dirais, une quinzaine de matchs, à mon niveau, c'est énorme (je vous rappelle que je suis laid). Beaucoup de femmes plus âgées que moi mais, où ça va me mener ? Elles sont pour la plupart déçues quand elles comprennent que je ne vis pas dans la même ville qu'elles et elles perdent alors tout intérêt pour mon profil... bah, fuck l'amour. Et j'irai même pas aux putes, ma libido est niquée de toutes façons.
Sur ce, bonsoir, merci de me lire et à la prochaine !
Bande son : Now Then : The Very Best Of, Richard Hawley
Dimanche 14 juillet 2024
Cat Power under the thunder : soirée de loser
Je n'étais plus aussi chaud qu'avant concernant ce concert de Cat Power. Je ne sais pas, enfin, peut être que la flemme jouait un rôle là dedans. L'idée de prendre le bus et d'aller me fourrer dans un hôtel à deux heures de chez moi ne m'enchantait guère trop. Mais, hé, après tout c'était gratuit, j'aurais été bête d'y renoncer et en plus mon frère n'aurait pas apprécié que je n'y aille pas, si je lui avait fait faux bond pour ce concert et l'article qui devait suivre, il aurait mit un moment à me le pardonner.
Le trajet ne me paru pas bien long, occupé que j'étais à écouter Bruce Springsteen et à lire ce bouquin tout juste entamé, passionnant, « Bukowski, une vie », par Neeli Cherkovski. Dans lequel j'ai appris des nombreuses choses comme par exemple le fait que Bukowski n'était nullement homophobe, une prouesse, pour un mec de son temps, ça ne me le fait que l'aimer encore plus... j'aime aussi beaucoup sa haine du conformisme. Je me retrouve en lui, qui n'a jamais su garder un travail et qui ne vivait que pour l'écriture...longue vie à son œuvre !
Une fois arrivé à Perrache, voilà que, exactement comme la dernière fois et malgré le fait que j'y sois allé trois ou quatre fois, j'ai manqué de ne pas trouve mon chemin pour accéder à ce foutu hôtel Victoria qui est pourtant situé à environ 3 minutes de marche de la gare. Je suis finalement arriver à bon port, transpirant déjà bien trop.
J'ai réglé le prix d'une nuit et j'ai filé au 4ème étage retrouver ma modeste chambre.
Il faisait très chaud, j'ai dû prendre une douche dans une minuscule salle de bain, ça n'a pas rendu la tâche particulièrement facile. Et puis je me suis posé sur mon lit, j'avais des heures à tuer avant d'aller au concert alors j'ai repris ma lecture sur la vie de mon écrivain alcoolique préféré, tournant les pages avec une passion non feinte. Le temps passe vite quand on a de quoi lire !
Le moment venu, je suis parti prendre un Uber (je me déplace toujours en Uber, vous le savez si vous me lisez régulièrement, je hais les transports en commun) et je fut vite amené à bon port.
Je me suis dirigé vers l'entré des invités, loin de l'entrée de la plèbe où les gens faisaient la queue, queue qui me semblait interminable, j'étais fatigué rien qu'en voyant sa longueur.
Et puis je me suis dirigé vers ce comptoir où les gens invités annonçaient leur nom pour récupérer un précieux ticket.
Devant moi, une dame assez âgée qui semblait ne plus avoir toute sa tête, ne cessait de parler de Bob Dylan. « Bob Dylan, Bon Dylan c'est pas Bob Dylan, quoi ? Mais c'est marqué Bob Dylan ?! C'est qui Cat Power ?» (il était indiqué sur le ticket « Cat Power chante Bob Dylan »). Elle semblait très déçue.
Pendant ce temps j'ai annoncé mon nom, « Yann P. pour Slowshow », et on m'a donné le ticket. J'ai pensé « ouf, je suis vraiment sur la liste, j'ai toujours du mal à y croire décidément! ».
Après ça j'ai foncé vers les stands de nourriture et j'étais le tout premier client. J'avais très faim mais ils n'avaient que de la nourriture exotique à me proposer, alors que moi je ne demandais qu'à engloutir un hot-dog de base, voir un burger., ce genre là... Faute de quoi j'ai décidé de me contenter d'une gaufre au chocolat que j'ai arrosée avec un Pepsi, à défaut de Coca Cola.
Après ça j'ai filé rejoindre ma place. La place en question était pas mal, j'étais pas loin et en face de la scène.
Les ennuis ont commencés à ce moment là. Il faisait gris et l'application météo de mon téléphone annonçait un orage imminent. Par chance, je portais un grand imperméable parce que ma mère me l'avait conseillé à plusieurs reprises jusqu'à que je finisse par lui faire confiance. Il a commencé à pleuvoir et j'ai mis ma capuche, en pensant « quelle bonne idée, cet imper ! ».
Il s'est mis à pleuvoir avec une intensité de plus en plus forte et au moment du début de la première partie du concert je commençais à m'inquiéter parce que mon imper ne couvrait que le haut de mon corps et mes genoux s'en trouvés progressivement trempés.
Sur scène, l'artiste nommé Blumi assurait un show que je commençais à trouver intéressant, lorsque la dernière chanson fut jouée. A ce moment là, je me suis mis debout, totalement hébété, j'avais tout le pantalon trempé et mes chaussures étaient dans le même état. J'ai songé à me casser de là tout de suite, je n'avais qu'une envie, c'était d'être au sec quelque part. Mais je suis resté et le concert a finit par commencer.
A ce moment la le ciel s'était assombrit. Deux musiciens sont arrivés sur la scène, suivis de celle qu'on attendait tous, Chan Marshall, alias Cat Power.
Premier constat : la dame a pris de l'âge, c'est évident,et la personne qui s'installait devant le micro était loin de l'image que je me faisais de Cat Power, à savoir une jolie brune aux cheveux longs coiffés d'une fameuse franche.
A la place se tenait une femme aux contours épais et aux cheveux courts.
Mais après tout, ces considérations esthétiques ne sont pas très importantes, l'important c'est la voix et quand elle a entonné la première chanson, j'ai constaté qu'elle l'avait conservée et en bon état, malgré la clope qu'elle avait cru bon de s'allumer en plein milieu de la chanson.
J'ai ainsi pu écouter cette première chanson, de Dylan, donc. C'était « She Belongs To Me ».
Merveilleux, j'en oubliais presque le fait que j'avais le cul mouillé et les pieds qui pataugeaient dans l'eau. La nuit était tombé et des premières éclairs se faisaient entendre.
Débuta ensuite la seconde chanson, « Fourth Time Around ».
Et là, la chanteuse a interrompu le concert une première fois, pour nous dire qu'elle était effrayé par l'orage, que ce n'était peut être pas prudent de continuer.
Elle a fini par déguerpir une première fois et les gens ont commencés à râler, à siffler... un responsable est arrivé sur la scène, bien embêté, pour nous dire qu'il ne savait pas trop comment allait se dérouler la suite, ce fut la confusion, et puis Cat Power est revenue, et puis elle a repris la chanson exactement là où elle l'avait arrêté, mais l'orage était toujours présent et après quelques éclairs elle a définitivement foutue le camp.
A ce stade là les gens étaient mécontents et ils ont commencés peu à peu à partir, toujours sous la pluie.
Je n'ai pas perdu de temps et je me suis cassé au plus vite, je n'avais qu'une idée en tête, me mettre à l'abri au plus vite, et pour ça il fallait rejoindre mon hôtel.
Tâche ardue, il faisait nuit et pleuvait de plus belle.
Je ne savais même pas quel chemin prendre, alors j'ai suivi des gens et j'ai rejoins une vieille rue étroite qui descendait très bas, et j'ai marché ainsi pendant un bon kilomètre. J'avais ces vieilles rues en souvenir, de l'époque où j'y étais passé avec Marz, mon ex amoureuse mexicaine... c'était beaucoup moins romantique désormais, la rue n'en finissait plus et j'ai fini par retrouver une route et donc, la civilisation, je pouvais enfin appeler un Uber. C'est ce que j'ai fait et je suis parti m'abriter sous un porche en attentant le véhicule.
Finalement j'ai pu enfin rentré à l'hôtel, avec le bas de mon corps totalement trempé.
Résultat des courses, je me suis retrouvé en caleçon sur le lit de ma modeste chambre d'hôtel, sans avoir la possibilité de porter des affaires de rechange et je me suis dit que, vraiment, il était désormais peu probable que je m'aventure un jour à aller revoir un concert de Cat Power !!!
Bande son : Born To Run, Bruce Springsteen
Lundi 8 juillet 2024
Comment lui dire adieu
Ce n'est pas la grande forme. Je veux dire, mentalement, parce que physiquement, je vais pas trop mal, enfin, je grossis, les gens pensent que je ne fais rien de mes journées mais c'est faux : je grossis.
Mais je déprime pas mal, épisodiquement. Là ça m'a encore repris hier, dans la nuit, envie de crever. J'ai réfléchi et j'ai pensé qu'il fallait que j'aille manger, alors je suis allé manger du Saint Nectaire avec du saucisson, ça m'a remonté le moral, la bouffe, ça fait du bien.
Je souffre un peu, oh, c'est rien par rapport aux gens qui ont de vrais raisons de souffrir (malades et handicapés, je les surnomme les infortunés lorsque je les croise, et je que me réjouis d'être bien portant). Mais voilà, c'est la misère affective qui provoque mon désarroi. Quand est-ce que je vais arriver à être heureux tout seul ?
J'essaye de rencontrer des filles, ça me coûte même pas mal de pognon, sur Tinder... je match avec des filles et puis on discute, quand elles daignent me répondre mais ça ne va jamais plus loin. Mais enfin, de quoi je me plains, après tout cela ne fait que 10 mois que je suis célibataire ! Whatever...
Je me suis forcé à écrire ce soir, j'ai eu raison, parce qu'au fur et à mesure où s'écrivent ces lignent ma peine s'envole, le pouvoir de l'écriture...
Il faut que je vous dise, le mois dernier, il est arrivé un malheur, malheur prévisible hélas, mais voilà, Françoise Hardy est morte.
Et, un peu sur un coup de tête, j'ai décidé de me rendre à ses obsèques.
Alors me voilà une semaine plus tard à Paris, où j'ai loué un Airbnb, et je suis allé au Père Lachaise (que je commence à connaître, parce que ce n'est pas la première fois que je m'y rendais).
Que dire de l'événement... au début, j'ai trouvé que c'était un peu un cirque digne de Cannes en période de festival, tous ces gens qui commentaient l'arrivé des people... il en est arrivé un paquet, de Nicolas Sarkozy (avec la fidèle Carla) à Mathieu Chedid, en passant par Etienne Daho qui est passé à côté de moi, arrivant par le côté du public, reconnaissable malgré son bonnet et ses lunettes noires, et puis la première dame, Brigitte Macron, et puis bien sûr Thomas et Jacques Dutronc, qui ont été applaudis.
Et puis le cerceuil est apparu et en l'apercevant ma gorge s'est serrée, je l'avoue.
Ensuite retentit une musique : Et Si Je M'en Vais Avant Toi, j'ai trouvé ça très beau.
J'avais acheté une fleur, une rose blanche, et je me trouvais un peu bête parce que je ne savais pas où la déposer, de plus, bizarrement, quasiment personne n'est venu avec des fleurs... J'ai fini par la déposer quelque par à côté d'une photo de Françoise et de quelques fleurs qui avaient été accrochées là.
Je ne me suis pas éternisé. J'ai dû rester une heure et demi. Et puis je suis reparti, après la cérémonie. Je n'ai pris aucune photo, je pensait bêtement que ce serait indécent en telles circonstances mais j'avais probablement tort puisque la plupart des gens prenaient des clichés à tout va.
Quelques temps plus tard après ma sortie, j'étais sur un banc non loin de l'entrée du Père Lachaise, lorsqu'on m'a abordé. Il s'agissait de Benoît, une homme que je connais via les réseaux sociaux (et particulièrement par le forum « Sugar Montain »). Cela fait trois fois en un an que je me fait accoster comme ça par une connaissance des réseaux. C'est plutôt agréable, parce que ça me fait socialiser. Benoît était accompagné d'un jeune ami à lui et ça m'a permis de faire aussi sa connaissance. Depuis, nous nous suivons mutuellement sur Instagram.
J'avais parlé de Berlin, ici, il y a quelques temps. Ce projet est tombé à l'eau, comme souvent, en fait. Avec mes amies on fait des plans excitants et au final ils ne se réalisent pas, c'est une habitude. Mais je garde cette envie de voyage. J'ai réfléchi et il me semble qu'en économisant seulement quelques mois (c'est à dire en cessant de dépenser des centaines d'euros en bouquins chaque putain de mois) je pourrais facilement me payer un autre séjour à New York. Ca me trotte dans la tête depuis un moment. J'ai rêvé de New York pendant toute ma vie, et puis j'y suis allé, et depuis, je ne rêve que d'y retourner. Ce projet se concrétisera t il ? Ou sera t il empêché par ma tendance maladive à procrastiner ? J'aurai voulu y aller avec mon frère, histoire qu'il s'occupe de régler toutes les choses pratiques que j'ai la flemme de prendre en main, mais selon lui, il ne peut plus se rendre aux USA pendant plusieurs années parce qu'il a fait un voyage à Cuba. Cette idée me semble surprenante mais c'est en tout cas ce qu'il prétend. Et si j'y allais seul ? Justine, ça ne l'intéresse pas. Mais peut être que Canel serait encore enthousiasmé par cette idée, alors je pourrais y aller avec elle...
On verra, mais en tout cas si ça se fait ce sera en 2025.
Je me suis rendu qu'on d'une chose, récemment : je suis un artiste sans œuvre, et ça, c'est une vraie tragédie.
Dans 3 jours je me rendrai à nouveau à Lyon pour le concert de Cat Power, donc je vous parlais dans la dernière note, vous savez, celui où je suis censé rentrer gratuitement sur invitation en échange d'un papier. Ca me remontera peut être le moral.
Allez, je vous laisse, j'ai écris deux pages, c'est déjà pas mal, non ?
Bande son : The River, Bruce Springsteen
Vendredi 7 juin
Eric Clapton, Pierre Le Tan et compagnie
J'ai pris le bus pour Lyon alors que je n'avais guère envie de bouger, tout ça me fatiguait d'avance, mais j'avais une bonne raison de faire ce trajet : Eric Clapton. Qu'est ce qu'on ne ferait pas pour une légende des 60's...
Pour le trajet, j'avais de la bonne lecture, évidemment. C'est à ce moment là, en ouvrant un livre de Pierre Le Tan, que j'ai réalisé qu'il allait falloir absolument creuser dans la bibliographie de cet auteur là, mais j'y reviendrai.
Une fois arrivé à Lyon j'ai filé dans mon hôtel lyonnais habituel, le Victoria. Comme je n'ai jamais eu le sens de l'orientation, je me suis arrangé pour tourner en rond pendant quelques minutes avant de trouver enfin le bon chemin pour accéder à l'hôtel.
Finalement je suis arrivé et je me suis installé dans ma petite chambre.
J'étais censé rencontrer Nassim (un pote de Twitter que j'avais déjà rencontré l'année précédente lors d'un autre passage à Lyon, souvenez vous) mais finalement, ça n'a pas pu se faire, hélas, et puis j'ai commandé un Mcdo, me le suis enfilé, et j'ai filé sur le lieu du concert où m'attendait Charly (toujours un pote de Twitter).
J'ai choisi la facilité en prenant un Uber. Mais le chauffeur, qui avait l'air plutôt sympa, m'a laissé à 2 kilomètres de la salle de concert. Ca m'a beaucoup embêté, je déteste marcher, surtout sans savoir où je vais, mais finalement, je suis arrivé à bon port, c'était l'affaire de 10 minutes.
J'ai retrouvé Charly et nous avons discuté, refaits le monde de la musique et trinqué, bière en main.
Et puis nous avons fini par entrer dans la grande salle de concert flambant neuve et nous sommes allé chacun nous installer à notre siège numéroté.
Nous étions bien en avance et la salle se remplissait petit à petit.
Pendant ce temps là, une sono diffusait les Beatles, pour mon plus grand plaisir.
Le public était composé d'environ 80% de boomers, ce qui est logique, Clapton étant âgé lui même septuagénaire.
L'attente fut interminable, pendant que je souffrais, assis sur ce maudit siège en plastoc qui me faisait mal aux fesses et aux jambes.
Finalement, après une première partie pas désagréable (Rover), le héros de la soirée a débarqué sur scène.
Enfin, j'avais Eric Clapton devant les yeux, au loin, mais bel est bien là !
Il faut dire que jusqu'ici j'ai réussi à voir tous mes héros et il me manquait Clapton, je rêvais de ce concert depuis presque deux décennies.
Que dire du concert ? Il était satisfaisant, Clapton a conservé sa voix et surtout, il n'a rien perdu de son jeu de guitare fabuleux, ce talent grâce auquel il gagna le surnom de « God », dans les années 60.
Il faut noter qu'il s'entoure d'un groupe de musiciens prodiges, tous des cracks dans leurs instruments respectifs. Le contraire aurait été étonnant.
Concernant la setlist, elle fut quasiment satisfaisante. Voir Clapton chanter Tears In Heavens était un rêve pour moi qui se réalisait. C'était aussi beau qu'émouvant (surtout quand on connaît l'histoire de cette chanson). C'était également un énorme kiffe d'entendre Cocaine, à vrai dire, il ne manquait que Layla, qu'il a osé ne pas jouer mais je le savais déjà, ayant étudié au préalable ses setlists des concerts des jours précédents. Il faut croire qu'il s'est lassé de sa chanson emblématique.
Le concert terminé, j'ai filé, pour me retrouver sous la pluie, dehors, éclairé par la lune, et après quelques mésaventures, j'ai fini par réussir à retrouver ma chambre d'hôtel, avec le cul en feu, résultat de plusieurs heures passées sur un siège inconfortable. Mais j'étais satisfait, j'avais enfin vu l'un de mes héros, après tout, c'est le principal. C'était l'objectif que je m'étais fixé il y a bien longtemps.
Je suis rentré chez moi le lendemain.
Pour revenir à Pierre Le Tan, il faut que je vous raconte comment ma bibliophilie s'est aggravée : je suis récemment tombé fou de l'oeuvre de cet auteur et illustrateur passionnant et, après avoir lu deux de ses ouvrages, j'ai fini par vouloir creuser et me procurer d'autres de ses bouquins. Le problème, c'est qu'outre les deux livres que j'avais déjà de lui, ses autres ouvrages n'ont pas été réédités, et on ne peut les trouver que d'occasion, et à des prix délirants. Ainsi, après avoir écumé les sites de vente en ligne, j'ai réussi à me procurer le très convoité « Rencontre d'une vie » pour la modique somme de 100€. J'ai pensé qu'après ça je serais enfin comblé mais, non, il me fallait absolument me procurer « Les années pop » et « Epaves et débris sur la plage ». J'ai fini par craquer et j'ai acheté le premier pour la modique sommes de 150€ et le second pour 60€. Ce sont des bouquins qui, à leur sortie, ne coûtaient pas plus de 12 balles. Autant vous dire qu'ils m'ont coûté une fortune, enfin, à l'échelle de mon porte monnaie. Mais une fois ces livres en main j'étais totalement comblé. Je crois que je suis un peu obsédé par tout ça mais, au final, ça vaut mieux que d'acheter de la drogue, vous croyez pas ?
Si vous me lisez régulièrement vous savez qu'il y a quelques semaines je me suis rendu à Paris pour voir Cat Power et que cette dernière a annulé le concert au dernier moment. Eh bien, l'autre jour, mon frère m'a contacté (chose rare) et il m'a proposé de me rendre au prochain concert de la belle, en juillet prochain. Je serai sur la liste des invités, j'entrerai donc gratuitement au concert en échange d'un article sur le blog (slowshow.fr). Je n'avais pas fait ça depuis le concert de Jack White, mais j'étais totalement emballé, alors j'ai accepté : rendez-vous le mois prochain pour lire le récit du concert, enfin, si la chanteuse ne décide pas d'annuler d'ici là.
Voilà, j'ai écris tout ce que j'avais à écrire, je vous salut et je vous remercie de me lire !
Bande son : Initials B.B.,
Love On The Beat, Serge Gainsbourg
Lundi 13 Mai 2024
Toujours Paris
Ca fait plus d'un mois que je n'ai rien posté, alors ce soir je me suis mis un coup de pied au cul. Oh, et après tout, je peux bien poster quand je veux, c'est pas comme si j'étais payé pour ça ou si on m'attendait. Mais ce journal c'est la seule chose juste que je fais de ma pauvre vie, alors si je l'abandonnais, que me resterait il ? Je me dois de continuer tant que l'univers me prête vie !
Il y a quelques semaines je suis allé, encore une fois, à Paris. J'y ai passé deux jours et deux nuits. C'était une belle parenthèse dans ma petite vie où rien ne se passe.
Le premier jour je suis allé chez Amina et son copain qui m'ont généreusement accueillis dans leur bel appartement parisien. D'entrée, j'ai repéré de belles peintures sur les murs et de beaux ouvrages sur les étagères, « voilà un lieu qui me plaît ! », j'ai pensé. Nous avons discutés, j'ai pu savouré ma nouvelle bière favorite (« le rince cochon », pour les curieux) et nous avons joué à mon jeu préféré, le Trivial Pursuit. Ca n'a pas été évident pour moi, Amina et David étant tous les deux enseignants, ils étaient de redoutables concurrents. Mais j'ai gagné en profitant du privilège que j'avais de pouvoir choisir souvent des questions sur le thème de la musique. Puis nous nous sommes couchés et j'ai très bien dormi, avec la compagnie du chat qui, au début de la nuit, s'est posé à côté de moi (en général les chats m'apprécient, je présume qu'ils peuvent sentir l'amour que je leur porte).
Je me dois de préciser qu'à la base, je devais passer une partie de la soirée devant Cat Power, mais cette dernière a annulé le concert, je ne lui en veux pas, après tout, j'ai quand même passé une belle soirée.
Le lendemain j'avais le champ libre jusqu'à une partie de l'après-midi, alors j'ai décidé d'aller au musée d'Orsay. Ce fut ma troisième visite. C'est toujours un plaisir d'aller reluquer de près des merveilles signées Cézanne ou Manet. Mais encore une fois, j'ai loupé « L'Origine Du Monde » qui était prêtée à un autre musée.
J'ai circulé durant la journée en prenant, comme souvent, des ubers. Ce qui permet toujours de rencontrer divers personnalités au volant de ces taxis. Il y avait celui qui ne cessait de déblatérer des âneries, ponctuée de ses « j'ai pas raison ? » auxquels je répondais systématiquement « oui oui » (j'aurais détesté me lancer dans un débat) et puis celui qui parlais beaucoup de politique et que je trouvais plutôt sensé, et enfin, mon préféré, celui qui était fasciné par l'art et par l'Histoire. Ce dernier n'a cessé de me vanter les beautés qu'on trouvait chez les antiquaires du quartier, puis est venu à me parler du Louvre et de section consacrée à l'art de la Mésopotamie, il a notamment voulu me décrire une tête de taureau dont il est tombé amoureux lors d'une visite au plus fameux des musées parisiens. Il a même essayé de me la montrer en la cherchant sur son google image via son téléphone mais ne l'a pas trouvée hélas. Pour finir, il m'a indiqué un endroit dans lequel Marie Antoinette fut détenue un temps durant la Révolution. Cet homme était vraiment passionné, et ça, ça me plait, les gens passionnés. Je crois que j'aurai pu rester encore deux heures de plus à l'entendre me parler de toutes ces choses là. Il semblait être, comme moi, complètement autodidacte. J'ai beaucoup aimé ce trajet en sa compagnie.
Et puis en début d'après-midi j'ai rejoint mon hôtel du moment (Amina ne pouvait pas me loger cette nuit là parce qu'elle recevait sa sœur). Un hôtel plutôt chic, plus chic que celui où j'avais l'habitude de loger, vous savez, celui où je me suis juré de ne plus aller lorsque j'y ai découvert une punaise de lit. Bon, à 200€ la nuit, il pouvait bien l'être, chic !
Ensuite je suis allé rejoindre Amina et nous sommes allé dans une boutique qui vendait des livres et des disques d'occasion. J'y ai trouvé 4 albums cds pour moins de 10€, le top !
Pius nous sommes allé au « Café Chérie ». Nous y avons dégusté un modeste et délicieux petit repas et nous avons bus. Ce soir là nous devions rejoindre Mathieu pour faire un blind test. Nous étions dans une équipe de 8 personnes. Il y avait aussi Nina que j'avais déjà rencontrée et j'ai aussi revu une personne que j'avais croisé lors de ma dernière soirée là-bas. La soirée s'est très bien passée, notre équipe était bonne (nous avons finit 2èmes) et j'ai même réussi à marquer mon premier point en reconnaissant « Get Wild », le générique de City Hunter. Bon, je me suis promis de faire mieux la fois prochaine.
Le lendemain je suis reparti chez après avoir dormi comme un loir.
Ces derniers jours j'ai encore tenté de voir mon frère. J'avais très envie de sortir pour éviter de broyer du noir et comme le frangin ne cessais de m'expliquer, depuis des mois, qu'il n'avait pas les moyens de sortir, j'ai fini par lui dire « viens, et je te paierai le repas » pour qu'il accepte enfin de manger avec moi. Devinez quoi : il a accepté. En y repensant, c'est un peu humilient de devoir payer pour acheter sa compagnie mais que voulez vous, ainsi est ma vie de grand frère négligé.
Le lendemain j'ai revu mon frère qui est venu avec Paul, mon adorable neveu, manger un gâteau au chocolat pour célébrer mon 39ème anniversaire.
39, ça commence à faire beaucoup, je trouve. J'arrive au milieu de ma vie, dans le meilleur des cas. Mais je n'ai toujours pas la moindre trace de ride et mon esprit est resté puéril au point que j'ai envoyé à mon neveu une carte d'invitation à mon anniversaire à l'effigie de la pat' patrouille. Aucun regret.
L'autre jour j'ai reçu un message de Flora, ma cousine préférée, exilée en Hollande. Elle allait venir passer quelques jours en Auvergne et m'a proposé qu'on se voit. Bien sûr que j'étais d'accord. On s'est vu de bon matin et le temps était estival. On avait pas mal de choses à se dire et elle m'a même offert un petit cadeau du Japon (qu'elle a eu la chance de visiter quelques semaines avant).
Concernant mon état d'esprit actuel, je ne vais pas mentir, j'ai connu des jours meilleurs. Il y a des moments, comme la nuit dernière, où je me demande pourquoi continuer à me lever et si tout ça a un sens... je vous épargnerai les raisons exactes de tous mes tourments mais tout ça est très usant. Je crois que je me sens beaucoup trop seul, en gros.
Samedi prochain je retourne à Paris le temps d'un après-midi, j'ai prévu de visiter le musée de l'Orangerie en bonne compagnie, voilà quelque chose qui me fera changer les idées.
Ainsi s'achève le présent récit.
Merci à la poignée de gens qui me lisent encore et à Gladys en particulier, elle qui le jour de mon anniversaire a écrit sur Instagram mon éloge en quelques lignes et c'était le plus beau des cadeaux.
Bande son : Fragments, Bob Dylan
Mercredi 10 avril 2024
Concerts et prise de sang
Jolie surprise l'autre soir peu après avoir posté mon dernier récit de ce journal, un internaute anonyme a laissé un commentaire adorable et flatteur, commentaire que je ne répéterais pas ici, ce serait un crime d'égocentrisme et de narcissisme. Merci à toi, qui que tu sois !
J'ai reçu il y a plusieurs jours l'un des plus beaux cadeaux que l'on m'ait jamais fait, le jouet ultime pour moi, quelque chose dont je rêvais depuis des années : un piano.
Il trône, triomphant et blanc, dans ma chambre, et j'espère qu'il m'accompagnera durant de nombreuses années. J'espère aussi qu'il me permettra d'écrire de bien jolies chansons. C'est un piano numérique avec des touches lestées dont le toucher est semblable à un vrai piano. J'y retrouve les mêmes sensations que lorsque je joue sur un vrai piano. C'est fantastique ! Merci maman et papa !
Je traverse en ce moment encore et toujours une période de mélancolie, ça va et ça vient, il y a des jours où je me trouve désespéré et puis il y a des journées positives, comme celle d'aujourd'hui où je vois la lumière, au fond. Je ne comprends pas trop ce qu'il se passe dans ma tête, mais, en bon soldat, je continue de gober toutes ces pilules qu'on me prescrit en me disant que ça ira...
L'autre jour, Ed Piskor, un dessinateur que je suivais sur les réseaux sociaux depuis des années, s'est donné la mort. Ca faisait suite à une campagne de harcèlement après quelques témoignages parus à son encontre. Rien de très grave, des histoires de dragues sur les réseaux sociaux, Ed Piskor n'a pas pu résister à la pression et à l'humiliation (il a été traité de pédophile pour avoir envoyé des messages à des filles de 17 balais!) et il a mis fin à ses jours, victime de cette cancel culture que j'exècre.
Décidément, c'est une sale période pour les dessinateurs, vous en conviendrez, vous qui me lisez, puis que j'ai déjà évoqué ces derniers moi les disparitions de Joe Matt et Akira Toriyama.
L'autre jour je suis sorti rejoindre Justine en ville pour aller assister à un concert dans un bar. Il faisait beau, les gens étaient gais, en attendant mon amie sur un banc je les ai observés et ça m'a rendu triste de voir les couples se promener, les filles jolies, je leur en voulait presque parce que moi je demeure seul pendant qu'ils vont, main dans la main (jouer ici une fameuse chanson de Françoise Hardy)...
Finalement Justine est arrivée et nous avons retrouvé le bar dans lequel le concert était prévu. Là, j'ai perdu mon spleen, il était si bon de parler avec mes amies ! Canel nous a rejoins plus tard. Le concert s'est déroulé et je l'ai observé d'une certaine distance, debout, contre un mur, pour supporter la douleur. Il faisait chaud et j'ai fini par sentir couler des perles de sueur dans mon dos, c'était désagréable. Heureusement, le concert n'était pas trop long :il s'agissait d'un jeune groupe anglais, the Silver Lines, ils n'ont pas encore sorti d'album mais ils ont, je trouve, énormément de potentiel. Le chanteur m'a rappelé Johnny Rotten ou Liam Gallagher, il y avait une vraie énergie punk, ces petits gars (il n'ont pas l'air d'avoir plus de 22 piges) n'ont rien à envier aux Arctic Monkeys (surtout ceux de maintenant, avec leurs concepts album foireux et prétentieux). Après le concert nous avons filés dans un bar boire un dernier verre et puis nous nous sommes séparés et Canel a eu la gentillesse de me ramener chez moi. Bilan : bonne soirée, à refaire.
Le lendemain, samedi, je me suis levé tôt, ce qui n'est pas une mince affaire, en ce qui me concerne. Je m'étais inscrit, à l'initiative d'Arthur, à un atelier nommé « Artiste, auteur, autoproduction », atelier ayant lieu à Clermont-Ferrand, au pôle musique.
Selon le tract, ça devait durer 7 heures, de 10 heures du matin à 17 heures. Je n'étais pas, je l'avoue, le plus motivé pour y aller, effrayé par la longueur de l'événement.
Mais j'ai tenu à y assister ne serait ce que pour ne pas lâcher Arthur.
L'atelier était animé par une professionnelle, ingénieure du son, entre autres, ayant une expérience de plus de trente ans de métier, elle a travaillé notamment avec Marianne Faithfull, Barbara ou encore Jean-Louis Aubert (ce n'est pas elle qui l'a dit, elle eu la modestie d'éviter le name dropping, j'ai appris tout ça en me renseignant sur internet).
Nous étions une dizaine à assister à cet atelier, dont plusieurs jeunes rappeurs et autres beatmakers. Arthur et moi étions les seuls rockers, sans surprise, puisque nous sommes en 2024.
Finalement, l'atelier était loin d'être inintéressant et, même si je n'ai pas pris de notes, j'ai appris des choses, pas de regret d'y avoir consacré ma journée.
Le lendemain, j'enchaînais avec la foire au disque annuelle de Gerzat.
J'ai retrouvé Justine et Arthur et après avoir englouti un repas de fast food, nous somme allé dans la salle des fêtes où se tenait l'événement. J'ignore combien de temps nous sommes restés, mais au bout d'un moment, inévitablement, j'ai commencé à souffrir du dos et des jambes, ce qui n'a pas contribué à gâcher mon plaisir, toutefois. J'en suis sorti avec 7 cds (du Kinks, du Led Zeppelin, du Dylan, du Nick Cave, du Doors et du Frank Black) et un vinyle de David Bowie (Station To Station) que j'ai acheté pour offrir à mon amie Amina.
Arthur et Justine ne sont pas repartis bredouilles non plus, c'était donc un après-midi réussi.
Mon spleen m'a repris entre temps et je l'ai combattu en passant des heures sur Tinder, la perspective de rencontrer toutes ces jolies femmes étant la seule chose qui
m'aident à voir une lumière au bout de ce foutu tunnel. Elles sont LE remède. La beauté est ce vers quoi je trouverai le salut ! C'est aussi une source de motivation. J'ai d'ailleurs mis en fond d'écran de mon téléphone une très belle photo de la jeune Monica Bellucci, ainsi, j'ai la beauté à portée de main et ça m'est très utile lorsque je me prend à broyer du noir. Un coup d'oeil et l'espoir reviens. Enfin, c'est ce que j'espère.
Hier soir je suis allé en ville retrouver un pote de Twitter, Maxence.
Je l'avais déjà croisé une fois auparavant, lors du concert de Woody Allen l'an dernier, il m'avait reconnu (puisque j'ai cette tendance à afficher ma sale tronche partout sur internet) et nous avions échangés quelques mots.
Aujourd'hui il se trouvait à Clermont-Ferrand et il m'a écrit, et nous nous sommes vus. Nous avons bus un verre et discutés et continué la conversation autour d'un repas mexicain. Nous avons parlé de littérature, de concerts et aussi un peu des filles (nous avions un crush en commun).
Le lendemain, c'est à dire aujourd'hui lorsque j'écris ces lignes, j'ai dû me lever à 6 heures du matin parce qu'un infirmier est venu me faire une prise de sang. En effet, j'ai été consulter le docteur le jour d'avant, pour lui parler de mes problèmes de souffle court. Il m'a examiné et m'a donc fait faire une prise de sang et prendre rendez-vous chez un cardiologue. Je craignais beaucoup cette foutue prise de sang parce que je n'aime ni la vue du sang et ni les aiguilles. Finalement, tout s'est passé très vite, j'ai à peine eu le temps de voir l'infirmier, j'ai tourné la tête lorsqu'il a pris mon sang et en un éclair tout était déjà terminé.
Et puis dans la journée, Paul, mon neveu, est venu passer l'après-midi à la maison.
Il a monté un set de Lego avec une efficacité étonnante pour un gosse de son âge.
Et puis moi, je suis parti dans ma chambre rejoindre Morphée parce que je n'ai pas l'habitude de me lever à 6 heures, normalement, je me couche à cette heure là !
Voilà tout pour aujourd'hui, merci de me lire chers lecteurs !
Bande son : On The Beach, Neil Young