Colorful than ever, Février 2016.
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@kitsune-promises-blog
Colorful than ever, Février 2016.
Łódź. Camera: Minolta X-500. Film: Kodak Portra 160.
Les petits cœurs~
Vorace, Janvier 2016. A quoi bon nourrir mes chiens. Plusieurs têtes, plus d’une langue. C’est à ma main qu’ils reviennent toujours. Et elle est aussi agile pour la tendresse, la violence que les au revoir. Son sourire est triste à en pleurer. Le coin droit de sa lèvre tirant vers le dépit et dans ses yeux je lis le mien. Le texte est appris par cœur depuis des lunes et le ton sonne le glas tiédasse des lendemains sans espoir.
Pourriture et grêle, Janvier 2016. Tectonique des phalanges. Tsunami pas loin. ennui ennui ennui gris fade inutile Gif de tout. En rond dans cette pièce même pas rectangulaire. Je n’ai même pas envie de ne pas vivre. Des tresses sur la tête, dentelle au cou, les pieds au Nord. Je pense à vous pendant ces jours qui ne sont pas. A toutes les batailles. Rien n’a changé, mes années se finissent toujours en hiver. Rayonnez-vous au loin ? Derrière mon système, après les nuages, en arche montrez-vous vos dents ? Je pense à elle jusqu’à l’adoration. A vous 2. Et ça me rassure. Alors c’est bien comme ça d’aimer.
I lost the fun zone.
Ta moiteur bruyante m’agace et m’affole autant que tu ondules et t’énerves. Traînant sur ton flanc, je me laisse emporter vers tes profondeurs. Je rentre en toi, épuisée, finie, morte. Le rythme qui nous unit n’est pas le notre, suivant la cadence, je m’enfonce un peu plus, le souffle court et les mains moites. Ton odeur intime de centaines de pisses me rappelle à nos souvenirs malheureux de solitude. Peaux, sourcils, omoplates, nez, biceps, cul, je retombe amoureuse de toi. Tu m’as manqué. Retour à la maison après un millénaire d’une année. Fraîcheur et picotements. Je te caresse, t’enlace à vouloir te couvrir toute entière et regrette de t’avoir quitté. Paris, pute aux milliards d’amants. Splendide recouverte de merdes et de crachats. J’ai besoin de toi pour couvrir mes voix et m’annihiler. Je t’aime, mon dieu oui je t’aime d’être détestable, arrogante et puérile, petite fille colérique. Je t’aime de savoir que je t’ai quitté et quitterai toujours. Dernier sursaut de cygne, je suis revenue à toi, échappant à ma couche d’humus grouillante et silencieuse. L’illusion du jardin n’est plus, ces racines sont aussi profondes que superficielles.
#souvenir
Huit heure trente, octobre 2015. Et le goudron tapisse ma langue. Ses feuilles sont basses d’avoir eu trop soif et j’ai hâte que le monde s’éveille sans moi. Globes trop profonds et incertains. Au loin tu t’éveilles ou déjeunes ou t’endors. La vie fait le tour et je reste paralysée à ne plus vouloir fuir.
Chaque matin, octobre 2015. Micros coupures sur le bout de mes doigts et je perds mon identité. 7 heures du matin à la Presse, mes sourires plein d’entrain me mentent à merveille. Je plais aux vieux messieurs, rondes insatiables des plumés. Brefs miroirs de ce que je veux revivre. Ne manque que le calme et la tempête. Le soir j’ai envie de pleurer dans des bras au parfum de lavande. Et viens ensuite ces tas de chairs informes, leurs moustaches frétillent de mêler leurs poils aux miens. Petites bouches sournoises et visqueuses de pêcher. Et moi, voulez-vous que je vous raconte mes viols ? Excitez mon verbe et ma verve contre vos verges impuissantes. Je vous maudis de mon œsophage.
L’écran, septembre 2015.
Tes fautes de frappes seront des fautes de goûts Lolita Boy. N'est parfait que le pare-feu que j'aime à voir entre nous. Ma logique sans fioriture est parfois pesante pour la personne qui s’imagine pourtant porter. Ta simplicité m’assomme tant ton courage m’avait laissé sur place. Sur place tu fais à pédaler. Nous avons tous des tonnes de visages et de vies. Tu adores trop bander ton arc, plus souple sur tes doigts s’il-te-plait. Parfaite centenaire, j’ai des anneaux gastriques à t’en parer, scintillants ils sont. De tes yeux vois par toi-même, que les couronnes qui me siéent ne vont qu’à ma bouche. Je suis bien trop acide.
Et quand les aveugles ne veulent voir . Et quand les voyants ne savent pas. J'ai un nouveau voisin dans mon pigeonnier. Très fier et qui parle bien. Pas méchant et souriant. Tout le monde semble l'aimer. Même (-) moi.
Pools of sorrow, waves of joy are drifting through my opened mind Possessing and caressing me. ♪
Across The Univers
Pas assez tôt, Août 2015.
Je suis lasse et même sans laisse mes dents ne cessent de croître. J’en ai un nouvel éclat sur le devant et mes molaires sont dentelées.
Le chaton est inconscient dans son panier tout en sachant tout. Et Elle me donne beaucoup d’attention qui me hurle qu’elle y fasse. Indigestion. Mais qu’est-ce que j’ai encore dit ?
Et parfois le silence. J’ai peur que mes images soient trop parlantes parce que les feuilles du passé ne tombent jamais très loin.
Les bois fleurissent de roses rouges, tardives et acérées. Elles rendent bien, surtout sur ma table.
Chouette me direz-vous. A m’en arracher les cheveux je souris. Petit animal de nuit, mes lunes défilent à une vitesse folle.
Ce n’est pas toujours vivre qui me pose un problème même quand mourir me paralyse. Je n’y goûte plus depuis trop longtemps.
Quand mes émotions sentent la colle et l’encre, l’humidité de mes yeux me pousse à espérer. Je ne désire rien et tout m’attire. Je cours très vite vous savez, surtout quand je ne bouge plus.
Demoiselle, Août 2015.
Il est si doux de ne pas tomber lorsqu’il s’agit d’amour.
J’espère que pour Elle, ça ne sera pas top haut.
Guénolé Dufeu, Août 2015.
Mon ami de cœur ne bat que dans ma tête. Je n’ai pas réussi à le garder au chaud.
Étonnée du raccourci de malentendu, mon feu de paille secret est mi-figue mi-raisin.
Reste mes mots, plus vivants.
Compagnie, juillet 2015.
Que je fuis de plus en plus vite.
Patience, juillet 2015.
Et puisque je ne souhaite pas être mère, ma petite vertu s’ennuie.
Lambeaux, juin 2015.
Combien de fois vais-je mourir ?
Parti, juin 2015.
Même en essayant de ranger c’est de travers.
Nouveau départ, juin 2015.
Là où les joies et peurs s’embrassent pour ne plus se quitter.