Mælstrom
Les sirènes de nuit m'appellent et m'inondent
Dans ma citadelle, ourdie de mes non-dits.
L'indicible parole hâtive et féconde
Est secondée par le diable regret pardi!
L'amour que j'émane, fol phare au milieu
D'un ouragan profane indifférent au mieux,
Épuise sa lueur autour des chimères
Des volutes d'orage au goût d'Homme à la mer.
N'a-t-il jamais guidé, ce chandelier dressé,
Quelque navire au port? Havre de paix passée.
N'y a-t-il que les anciens, pour ourdir le péché?
Las, tarit mon faisceau et s'endorment mes maux.
Désert est mon vaisseau et se perdent mes mots.
Au fond du Mælstrom j'attends l'autre bateau.
L'Allan















