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La Tal de la fin, pour consoler les déçus !
C’est ainsi que nous pouvons nous dire au revoir...
J’ai le doux regret de vous annoncer que c’est la fin de ce Tumblr, peut-être reprendra-t-il vie plus tard ; en tout cas pour le moment j’ai beaucoup trop de choses à penser et à faire pour pouvoir développer plus...
J‘aimerai toutefois faire un petit récapitulatif de ce que j’ai pu observer au cours de ma recherche documentaire.
Mon souhait était d’entrevoir le sens que les personnages des livres se donnent, et la manière dont ils arrivent pour atteindre leur quête. Car si cette recherche peut sembler bateau, il n’en reste pas moins que chaque histoire est rendue unique du fait des caractères et intérêts propres des protagonistes. Les livres, en inventant et mettant en scène des tas de personnes, plus ou moins importantes, plus ou moins influentes, révèle des personnalités toutes uniques qui créent les histoires.
Dans Poreuse (Juliette Mézenc, éditions Pubie.net), les quatre personnages errent avec des envies et des sens bien différents : Mathilde tient à cœur la cause humanitaire et s’empresse d’aider tous les migrants qui s’échouent sur la plage, son moyen de sublimation est le vélo. Jacques chercher simplement à être bien vu donc reste propre sur lui, mais se lamente de sa solitude. Guillaume cherche désespérément un sens à sa vie, mais s’énerve de ne pas le trouver donc reste dans sa chambre en tentant de se raisonner. Yacine lit des livres aux fœtus, il aimerait être plus aimé par Mathilde mais leurs quêtes semblent trop éloignés pour qu’ils y parviennent.
Dans Les Corps électriques (Manuel Blanc, éditions de l’Observatoire), Virginie veut comprendre les hommes, et leur absence dans sa vie. Son père est parti voir ailleurs quand elle était petite, comme son grand-père avant, son petit ami récemment, son frère jumeau quand ils n’étaient encore que fœtus... Elle sait les mettre à ses pieds et les remettre à leur place lorsqu’elle tourne autour de sa barre de pole dance, mais ce qu’elle cherche par-dessus tout c’est retrouver son père, comprendre pourquoi on lui a caché de son existence.
Ainsi, comme conseil d’au revoir, je vous dirai de faire attention à ces détails, cherchez à comprendre le sens que les protagonistes des histoires donnent à leur vie, aussi fictive soit-elle... Et trouvez la quête qui vous est propre !
Sur ce, au revoir, et CARPE DIEM !
Les Corps électriques, de Manuel Blanc
 Il n’est cette fois pas question de couverture attirant l’œil, mais d’histoire (eh oui, c’est bien plus honorable que pour Poreuse, je vous l’accorde).
On m’a présenté ce livre, et ce qui a éveillé ma curiosité c’est la notion de sensualité qui tourne autour du pole dance. Parce que oui, je le dis, un peu de sensualité ne fait pas de mal dans ce monde de brutes !
Je me suis donc immergée dans l’histoire de Virginie, cette jeune parisienne en quête de reconnaissance qui s’adonne au pole dance pour se sentir vivre. La barre de dance lui permet de s’évader, d’affirmer sa féminité en faisant naître du désir et de la fascination auprès des hommes qui la regardent. Car si le pole dance tient une place centrale dans le récit, les hommes en sont la quête. En effet, dans la famille de Virginie, les hommes sont absents ; tous ont fini par partir. Tous ? Ce serait omettre le frère jumeau, foetus in foetu que son corps a absorbé pendant leur gestation, et qui lui rappelle constamment sa présence sous forme de petit kyste dans le dos. La relation qu’elle entretient avec ce frère, aussi réelle qu’imaginaire, est fusionnelle. Dans tous les sens du terme. Elle a beau vouloir susciter l’intérêt des hommes, défendre son corps comme s’abandonner à ceux qui la séduisent ; le vrai homme de sa vie est son frère.
Le masculin est le sens que Virginie donne à sa vie. Il a été trop longtemps absent de sa vie, même la relation avec son petit ami n’a finalement pas abouti, et a achevé de la convaincre de faire du pole dance ; de faire languir les hommes et de se rendre aussi mystérieuse et inaccessible qu’ils ont pu l’être avec elle. La présence irrationnelle de son frère vient la protéger et lui donner l’assurance nécessaire pour sa quête ultime : retrouver son père pour comprendre l’absence originelle de l’homme.
Ce qui m’a beaucoup plu dans ce livre, c’est découvrir un loisir que je ne connais pas -le pole dance-, et voir comment la femme est décrite dans sa sensualité la plus forte. Virginie s’assume totalement, elle dance parce qu’elle aime ça mais n’hésite pas à corriger un homme voulant aller plus loin que la simple observation sans chercher à connaître son consentement. Elle prend soin d’elle, de son corps, recherche l’équilibre sur la barre comme dans la vie. Moi qui pensais que le pole dance était pour les prostituées, il s’avère tout compte fait que les danseuses sont extrêmement protégées et complètement libre dans leurs relations et leur sexualité.
Je recommande cette lecture qui s’adresse à tout un chacun ; la protagoniste a beau être une femme, il n’en reste pas moins que son histoire a été écrite par un homme, Manuel Blanc… Donc pas d’excuses, soyez curieux !
Voici le lien vers la présentation du livre par l’éditeur > http://editions-observatoire.com/shop/corps-electriques-manuel-blanc/
Le lien vers la présentation de la maison d’édition > http://editions-observatoire.com/la-maison/
Un dernier lien vers le site de l’auteur > http://manuelblanc.fr/
Poreuse, de Juliette Mézenc
Je ne vais pas vous mentir : ce livre je l’ai d’abord et avant tout choisi pour sa couverture. Je sais, « you souldn’t judge a book by it’s cover » ; mais étant une éternelle amoureuse de la mer, les couleurs m’ont directement évoquées le bleu de l’eau, le blanc du ressac et le jaune du soleil… Et, admettez que le mélange de formes, de silhouettes et de typographies abstraitement liées sont pour le moins intrigantes !
Ainsi me suis-je plongée dans la lecture de ce curieux petit livre ; mon premier de la maison d’édition Publie.net. Il conte les histoires séparées de quatre personnages vivant dans la même ville Méditerranéenne : Jacques, Yacine, Guillaume et Mathilde.
Jacques est un bourgeois gérant un Centre de Beauté. Un poil avare et très propre sur lui, il tente de combler sa solitude dépressive en ne se préoccupant que de ses luxueux biens matériels.
Guillaume est le fils de Jacques. Sociopathe à tendance schizophrénique (le pauvre !), il ne sort pas de son lit, malgré les nombreuses négociations qu’il entreprend avec lui-même.
Yacine est le petit ami de Mathilde. Lecteur pour fœtus dévoué et passionné, sa place dans le livre n’est que très limité.
Mathilde sillonne la côte en vélo. Elle surveille la plage, prête à aider chaque migrant qui s’y échouerai.
Mais si le livre entrecoupe à sa guise les histoires personnelles de chacun des protagonistes, me direz-vous, comment s’accrocher à l’entièreté du récit ? Pour ma part il existe deux raisons :
1) La typographie. J’ai lu la version papier du livre, et chaque personnage avait sa propre typographie, reflétant sa personnalité. Celle de Guillaume était tremblante du fait de son instabilité. Celle de Jacques était soignée et empattée, aussi tenu que lui. Celle de Mathilde était droite et étendue, comme son positionnement sur la côte à vélo. Ce jeu typographique rend la lecture originale et améliorée, il permet de nous identifier au personnage sans même avoir commencé à lire. J’ai trouvé cela très intéressant.
2) La quête d’une histoire. Au début du livre on cherche une logique au déroulement du livre, on essaye de comprendre où peut se trouver l’histoire dans une configuration aussi insolite… Et c’est là le secret de ce livre : on poursuit la lecture à la recherche d’un fil conducteur, alors qu’il y en a quatre, un par personnage ! Chaque narrateur met en exergue le sens qu’il donne à sa vie, sa raison d’être, son état d’âme. Notre quête d’histoire exceptionnelle est vaine : ces personnages sont normaux, vivent une vie plutôt banale, mais on se prend au jeu de comprendre les différents sens qu’ils en donnent !
C’est la fin de ce billet, peut-être reviendrais-je dessus mais en attendant faites-moi le plaisir d’aller découvrir ce livre par vous-même, il en vaut le détour !
Voici le lien vers la présentation du livre par l’éditeur > https://www.publie.net/livre/poreuse/
Le lien vers la présentation de la maison d’édition > https://www.publie.net/la-maison-dedition/
Un dernier lien vers le site de l’auteure > http://motmaquis.net/
Parce que mon Tumblr me dit sans pincettes que le contenu de ma page est minimaliste.
Et oui. Je débarque sur cette plateforme que je ne connais absolument pas et commence directement par railler une chanteuse qui n’a pourtant rien demandé. Soyez indulgent, j’avais besoin d’une entrée en matière qui puisse retenir votre attention.
Comme je l’ai dit plus tôt, ce Tumblr ne parlera pas de musique, mais bien de LITTÉRATURE ! Mon souhait serait d’attirer votre curiosité vers deux livres certes peu connus, mais qui m’ont donné envie de recenser les différents rapports à la vie que manifeste chacun des personnages :
Poreuse de Juliette Mézenc
Les Corps électriques de Manuel Blanc
Alors si vous le voulez bien, commençons dès maintenant notre exploration !
Non. Ce Tumblr ne parlera pas de Tal.