Poreuse, de Juliette Mézenc
Je ne vais pas vous mentir : ce livre je l’ai d’abord et avant tout choisi pour sa couverture. Je sais, « you souldn’t judge a book by it’s cover » ; mais étant une éternelle amoureuse de la mer, les couleurs m’ont directement évoquées le bleu de l’eau, le blanc du ressac et le jaune du soleil… Et, admettez que le mélange de formes, de silhouettes et de typographies abstraitement liées sont pour le moins intrigantes !
Ainsi me suis-je plongée dans la lecture de ce curieux petit livre ; mon premier de la maison d’édition Publie.net. Il conte les histoires séparées de quatre personnages vivant dans la même ville Méditerranéenne : Jacques, Yacine, Guillaume et Mathilde.
Jacques est un bourgeois gérant un Centre de Beauté. Un poil avare et très propre sur lui, il tente de combler sa solitude dépressive en ne se préoccupant que de ses luxueux biens matériels.
Guillaume est le fils de Jacques. Sociopathe à tendance schizophrénique (le pauvre !), il ne sort pas de son lit, malgré les nombreuses négociations qu’il entreprend avec lui-même.
Yacine est le petit ami de Mathilde. Lecteur pour fœtus dévoué et passionné, sa place dans le livre n’est que très limité.
Mathilde sillonne la côte en vélo. Elle surveille la plage, prête à aider chaque migrant qui s’y échouerai.
Mais si le livre entrecoupe à sa guise les histoires personnelles de chacun des protagonistes, me direz-vous, comment s’accrocher à l’entièreté du récit ? Pour ma part il existe deux raisons :
1) La typographie. J’ai lu la version papier du livre, et chaque personnage avait sa propre typographie, reflétant sa personnalité. Celle de Guillaume était tremblante du fait de son instabilité. Celle de Jacques était soignée et empattée, aussi tenu que lui. Celle de Mathilde était droite et étendue, comme son positionnement sur la côte à vélo. Ce jeu typographique rend la lecture originale et améliorée, il permet de nous identifier au personnage sans même avoir commencé à lire. J’ai trouvé cela très intéressant.
2) La quête d’une histoire. Au début du livre on cherche une logique au déroulement du livre, on essaye de comprendre où peut se trouver l’histoire dans une configuration aussi insolite… Et c’est là le secret de ce livre : on poursuit la lecture à la recherche d’un fil conducteur, alors qu’il y en a quatre, un par personnage ! Chaque narrateur met en exergue le sens qu’il donne à sa vie, sa raison d’être, son état d’âme. Notre quête d’histoire exceptionnelle est vaine : ces personnages sont normaux, vivent une vie plutôt banale, mais on se prend au jeu de comprendre les différents sens qu’ils en donnent !
C’est la fin de ce billet, peut-être reviendrais-je dessus mais en attendant faites-moi le plaisir d’aller découvrir ce livre par vous-même, il en vaut le détour !
Voici le lien vers la présentation du livre par l’éditeur > https://www.publie.net/livre/poreuse/
Le lien vers la présentation de la maison d’édition > https://www.publie.net/la-maison-dedition/
Un dernier lien vers le site de l’auteure > http://motmaquis.net/













