Si tu ne m’as pas vue durant ces derniers mois
C'est que j'avais besoin de me perdre loin de toi.
Retrouver mon chemin et reprendre mon souffle,
parfois on ne sait plus comment aimer quand on souffre.
L'amour est un fantôme qu'on se doit de dompter,
Il ravive les atomes de nos blessures passées.
Il m'a souvent semblé compliqué de jouer,
Avec la lourdeur des jours qu'on m'a imposé.
Le ciel m'était austère, me paraissait opaque,
Je cherchais ma lumière ma terre paradisiaque.
Quand on se sent écrasé par les éléments,
Soit on meurt, soit on court pour se sentir vivant.
Peut-être que mon absence a déjà tout détruit.
Si j'en avais eu la chance, je n'serais jamais partie.
La paix ne se fait pas sans quelques aléas, sans quelques longs silences, sans user de patience.
J'ai goûté d'autres flammes, d'autres faux fiancés
Qui semblaient bien banals, une fois consumés.
Impossible pour moi de trouver comparable,
A ton intelligence, ta beauté implacable.
Je sais que toi aussi tu as cherché ailleurs,
Au fil de tes voyages as-tu trouvé meilleure ?
Suis-je la seule à voir, comme une rareté magique
La fusion de nos corps, notre rencontre épique.
Les promesses du matin sont victimes de la vie,
Elles nous glissent des mains quand arrive la nuit.
Mais les cœurs se souviennent une fois unifiés,
Même si usés par le poids des mois séparés.
Si l'erreur est humaine, peux-tu me pardonner?
D'être partie au loin, chercher ma vérité
Maintenant je le sais, oui je le sens en moi,
C'est l'amour qui me dicte de mourir dans tes bras...