Au bout de tout
Jâai toujours fait de mon mieux, en silence, Ă donner, Ă aimer, sans trop dâexigence. Pas parfaite, non⊠mais sincĂšre pourtant, Ă espĂ©rer un peu, Ă croire aux Ă©lans.
Mais tout sâefface, tout se dĂ©lite, Ce que jâaimais sâestompe, fuyant, trop vite. Je tends la main â rien ne rĂ©pond. Je parle â mais le monde fait front.
Je suis lĂ , debout dans lâeffondrement, Ă survivre, plus Ă vivre vraiment. Je ne rĂȘve plus⊠câest trop, câest froid, Je ne sais plus oĂč va ma voie.
Je ne vois plus demain, ni mĂȘme lâaprĂšs, Je suis au bord, lĂ , oĂč tout se tait. Pas de lumiĂšre, pas de futur Ă dessiner, Seulement cette douleur quâon ne peut nommer.
Mais au fond de cette nuit sans fin, Il y a encore un souffle, fragile, incertain. Un souffle qui dit : Tu es lĂ . Tu existes. MĂȘme si le monde, lui, rĂ©siste.
Et moi, lasse mais debout quand mĂȘme, Je cherche une Ă©toile, un âje tâaimeâ, Quelque chose qui m'arrache au nĂ©ant, Pour redevenir une personne, pas un vent.















