Les réflexions de la Réception #2 : Journaux, lamas et calcul mental
Bonjour, amis sans doute débordés de travail.
Aujourd’hui, un autre sujet me turlupine un tantinet.
(On va dire qu'on va faire ça tous les jeudis. "Le jeudi, on réfléchit". Certes, ça marche aussi avec presque tous les autres jours de la semaine, mais bon, je fais ce que je veux)
Les journaux reçus et leur public
Vous n’êtes pas sans savoir, filous que vous êtes, que notre Réception vous offre le fleuron de la presse de bon cœur. Vous pouvez y retrouver les grands journaux qui font la fierté de notre patrie : le Beaumarchais, le Révolution, l’Avis Eclairé, le Phénomène Acoustique De Réflexion Du Son…
Mais certains… sortent un peu du lot, dirons-nous. Leur public cible est précis. Trop précis. Et on en reçoit souvent des quantités astronomiques.
Je pense que mon interrogation est légitime, quand, par exemple, on reçoit d’un côté 25 exemplaires de la Virgule, et de l’autre 740 cartons du bi-mensuel Elever son Lama Domestique quand on s’appelle André.
Je peux concevoir que lorsqu’on s’appelle André et que l’on est l’heureux propriétaire d’un Lama domestique, sa santé est l’une de nos principales préoccupations. Mais s’imaginer que 37 000 (50 magazines par cartons, 740 cartons… vous saisissez ? Passons.) Andrés lamatophiles sont concentrés dans notre, certes importante, bien-aimé Entreprise, c’est assez con tiré par les cheveux !
Surtout qu’un lama, c’est vachement dangereux comme animal. Vous avez lu Tintin et le Temple du Soleil, n’est-ce pas ? Vous avez envie de vous faire cracher dessus à la moindre contrariété ? Eh ben alors, pourquoi diable en vouloir un ?
(Par contre vous avez tout à fait le droit de vous appeler André. Ou Xavier. Ou même Patrick. Mais pas Gonzague. C’est chaud, Gonzague.)
Mais nous nous éloignons du sujet : Messieurs et mesdames les distributeurs, si vous ne savez pas où se trouve votre public cible, ne tentez pas le tout pour le tout en nous envoyant la totalité de votre stock.
Certes, l’Entreprise regorge de fascinants et uniques spécimens, votre serviteur compris, mais sur les 37 000 magazines (vous vous souvenez ? Le calcul d’avant ? Bref, c’est pas important…), nous sommes dans l’obligation de nous débarrasser de 36 998 (il faut croire que deux petits Andrés foulent notre sol en bois ciré). Ils sont certes recyclés, mais bon, ça fait toujours un petit pincement au cœur (et au dos, surtout)…
Morale de l’histoire : Si vous vous appelez André, n’achetez pas de lama, c’est so mainstream. Et sûrement illégal.
Votre obligé, Barnabé Pennyworth.
(Barnabé est un très beau prénom, par exemple).