Je brĂ»le je me consume et je me sens terriblement seule, seule parce que je me cache derriĂšre tellement choses, tellement de choses qui mâĂ©loigne de tout. Je suis une galaxie, un trou noir qui absorbe tout mâai ne laisse sortir aucune lumiĂšre. Jâarrive plus Ă manger depuis 1semaine jâai envie de vomir. Et je me cache pour oubliĂ© tout ça. Pour oublier que je pourrais faire tellement de choses. Jâai envie de tout gĂącher de gĂącher ma vie. De me noyer laisser tout sa mâensevelir. Jâai besoin de quelquâun qui aspire tout, qui absorbe absolument tout ça, comme moi je lâai fais pour Teo et tout ce que jâai pris de lui me tuĂ© Ă petit feu. AprĂšs avoir perdu ma sĆur je me suis perdu moi dans une avalanche de mots. Et depuis jâĂ©tais esclave puis maĂźtre puis esclave puis maitre. Je tourne en boucle dans un cycle infini. Un cycle qui nâa ni dĂ©but ni fin. Qui mĂȘme aprĂšs ma mort continuera. Jâaimerai ne pas avoir besoin dâaide, avoir une vie lisse. ArrĂȘtes de toujours vouloir essayer de mâaider. ArrĂȘte de mâaimer. ArrĂȘte ArrĂȘte. Jâai pas envie que tu vives ça. Je veux pas que tu vois ça. Sâil te plaĂźt. Je veux que tout ça me laisse tranquille mais toi je veux que tâaille bien. Jâai envie dâavoir un enfant maintenant, pour que ma vie ne sois plus dĂ©dier quâà ça et que je me rĂ©veille un matin en me disant que tout va mieux tout est rĂ©parĂ©. Mais aprĂšs avoir fait ça je me rendrai compte que câĂ©tait lĂąche parce que jâaurai juste mit tout ce qui va pas dans une case qui finira malheureusement toujours pas se rouvrir. Et je ferai du mal autour de moi, je mentirai pour que tout ça sâarrange alors que je ne ferai que mâenfonce dans les sables mouvant de moi mĂȘme. Les sables de la failure, du looser qui nâa jamais rien osĂ© par peur dâĂ©chouer parce que câest ce que je suis. Et le seul truc qui me sauve câest le sport. Quand je mây donne corps et Ăąme jây penses plus. Jâaimerai juste dormir des jours entiers et quâon me rĂ©pĂšte la main dans mes cheveux que tout ira, que ça va aller, que je passe Ă cĂŽtĂ© de rien. Alors que je suis en train de rĂȘver ma vie tout les soirs et cĂ©st ce qui mâempĂȘche de dormir. Jâaimerai me retrouver face Ă moi mĂȘme mais je nây arrive pas. Câest trop lourd il y a tellement de choses derriĂšre. Tellement plus. Tellement de choses que personne ne sait alors que je raconte ma vie Ă tout le monde. Et le pire câest Ue jâen ai marre dâĂȘtre lucide sur ma situation. Jâaimerai juste ĂȘtre dĂ©pressive qui ne penses Ă rien qui est abruti par des mĂ©dicaments. Tous les jours du reste de sa vie. Je veux juste dormir, dormir longtemps, rester au lit, au chaud, dans des bras, pleurer. Longtemps. Trop longtemps. A en avoir mal Ă la tĂȘte et lâenvie de vomir comme maintenant.
Je dĂ©teste cette hypersensibilitĂ©, ce soi-disant statut de surdouĂ©. Je veux que ça me laisse tranquille. Laissez moi ĂȘtre ordinaire. Comme tout le monde. Je suis fatiguĂ©. Et je rĂ©pĂšte ça sans cesse. « Cava ? Oui je suis juste fatigué » et ma putain de mĂšre et mĂȘme pas capable de se rendre compte que ça va pas. Quâelle fou rien pour moi aprĂšs me verser 200balles par mois. Jâai besoin de parent. De ma sĆur. Jâai besoin dâune vrai famille, qui fĂȘte noel avec dĂ©s cadeau sous le sapin et un repas. Je veux pas rentrer Ă la rĂ©union. Jâai peur. Je suis dĂ©solĂ© dâĂȘtre comme ça, dâĂȘtre si faible. Je suis tellement dĂ©solĂ©. Tellement dĂ©solĂ© de pas avoir empĂȘchĂ© tant de choses. Je suis dĂ©solĂ©. Pardon maman, pardon Sarah, pardon papa, pardon Nicolas, pardon Teo, pardon grand mĂšre, pardon Romane, pardon Shana, pardon Anna, pardon Shantel, pardon Tess. Pardon Ă tout ce que jâaime. De ne jamais avoir fais les choses comme jâaimerai les faire. Pourquoi quand je veux faire le bien câest toujours le mal qui ressort. Je suis Ă©puisĂ© jâai besoin dâaide.
Mon corps brûle mon corps brûle mon corps brûle mon corps brûle mon corps brûle mon corps brûle mon corps brûle mon corps brûle mon corps brûle. Et ça fait un mal de pierre