#J110 En stop vers Chaiten
En ce jour 107, nous voilà parties pour Chaiten, un petit bled de bord de mer qui abrite 1 volcan en activité et un port permettant de prendre le ferry pour l'île de Chiloé. 470 kilomètres séparent les 2 villes à vol d'oiseaux soit minimum 5h sur des routes plus où moins en état…
On a préparé notre pancarte Nord la veille en espérant qu'elle nous aiderait.
On marche chargée jusqu'à la sortie de la ville où on passe un couple d'autostopeurs qui vont vraisemblablement dans la même direction que nous. Et forcément, ça nous fait des chances en moins. On les verra passer devant nous en voiture un peu plus tard.
Après une bonne demi heure d'attente en plein soleil, une 1er petit camion s'arrête pour nous. José et Luis vont jusqu'à Puerto Cisnes, ce qui nous avance déjà de presque 200 bornes! Autant dire que ça nous va. Arrivées là bas avant 14h, on est plutôt heureuse et on a bon espoir d'arriver à bon port même si on est au milieu de nulle part, à l'embranchement des 2 routes, et face à une chapelle, comme on en trouve des milliers au Chili.
Stop n°2 avec 2 locaux qui travaillent à la construction de la route. Il faut préciser que toute cette zone de la Patagonie chilienne est en cours d’“asphaltisation”. La route alterne donc chemins de terre (ripio) et route à l'européenne en permanence, et est peuplée de travailleurs de chantier et autres Mr Signalisation. On monte donc dans la voiture quelque peu âgée et usée avec une jeune fille et le chauffeur qui est pour le coup bien moins jeune. La partie du chemin qu'on prend avec eux est évidemment faite de cailloux et de cailloux, et pour couronner le tout, une partie est même complètement fermée nous obligeant à monter dans une barge pour passer ce point et débarque moins d'un kilomètre plus loin. Ils nous déposent à Puyuhuapi.
On est ensuite prise en stop pour un court moment par Federico, adorable, qui nous dépose à La Junta. Il est déjà un peu tard dans la journée 17h30, même si le soleil se couche à 21h dans cette folle Patagonie). Et la chance n'est pas avec nous.
Heureusement, arrive Andres et sa dépanneuse. Il remonte à Santiago mais passe la nuit à Futaleufu, à l'opposé de Chaiten, mais réputée pour ses activités outdoors. On en prend donc notre parti. On embarque avec lui et on fini par arriver dans la ville à 22h30, sans endroit pour dormir, et avec nos sacs sur le dos.
Après cette longue journée, c'est donc encore une fois l'heure du porte à porte dans la ville pour trouver une chambre. Et 2 filles seules dans la nuit, ça n'appitoie nullement les locaux qui sont pour autant plus effrayés que nous ne le sommes. Après plusieurs échecs, on cible l'auberge de jeunesse de la ville mais une dernière surprise nous attend puisque celle-ci se trouve en dehors du village, et qu'il faut descendre puis remonter une côté pour l'atteindre. Joie, bonheur. On y arrive enfin et on se retrouve dans une chambre plutôt sympa avec 2 autres françaises.