La claque câest chez les Mercier la punition juste avant la fessĂ©e (il y a le coin, la claque et la fessĂ©e, qui peuvent sâadministrer seuls ou se cumuler, genre une claque, une fessĂ©e et au coin). Elle se donne forcĂ©ment sur les fesses, ou sur lâarriĂšre des cuisses, les Mercier ne donnent jamais de gifles. Elle est parfois toute seule, elle atterrit alors sur la jupe la robe ou le pantalon (sauf si tu es toute nue, bien sĂ»r, genre dans la baignoire), mĂȘme si tu es en pyjama en culotte ou en maillot de bain, tu ne te retrouves jamais - ou presque - fesses nues. La claque, elle arrive sans prĂ©venir, elle te prend au dĂ©pourvu, elle te fait sursauter, ou dĂ©coller, et crier, au moins de surprise. Les adultes qui ne peuvent pas te donner la fessĂ©e nâhĂ©sitent pas Ă te donner une claque sur les fesses (comme la voisine Ă qui tu nâas pas tenu la porte de lâimmeuble ou celle que tu as frĂŽlĂ©e - elle a dit que tu lâavais bousculĂ©e - en sortant de lâascenseur, ou la concierge qui tâa entendu soupirer quand elle tâa demandĂ© de refermer doucement la porte de la cave : le jour oĂč tu ne tâes pas essuyĂ© les pieds alors quâelle venait de nettoyer le hall, elle tâa par contre emmenĂ©e dans sa loge en te tirant par lâoreille, elle tâa couchĂ©e sur ses genoux et elle tâa relevĂ© la jupe pour te fesser sur la culotte, ce que tu nâas jamais racontĂ© aux Mercier). Quand elle nâest pas toute seule, la claque arrive Ă trois, clac ! clac ! clac ! Jamais Ă deux, jamais Ă quatre (il nây a que le papa dâArthur qui en donne cinq pliĂ©e en deux, coincĂ©e sous son bras gauche), toujours Ă trois. Un jour - aprĂšs tâen ĂȘtre pris trois sur une fesse, la culotte retroussĂ©e dâun seul cĂŽtĂ© - tu as dit Ă Monsieur Mercier que tu la prĂ©fĂ©rais en solo quâen bande organisĂ©e : il a rigolĂ© et lâa racontĂ© devant toi Ă des amis venus boire lâapĂ©ro, tu as ri aussi, pour ne pas avoir lâair trop ridicule (sacrĂ©e LĂ©a !). Il a racontĂ© aussi que sur le parking dâAuchan (il y a un petit Auchan rue Garibaldi, Ă cĂŽtĂ© de lâappartement, mais une fois par mois, vous allez tous les trois Ă lâhyper de Caluire, oĂč tu tâes un jour retrouvĂ©e en culotte, parce que Madame Mercier voulait tâacheter un jogging, une petite fille Ă©tonnĂ©e tâa regardĂ©e, tu lui as fait une grimace, Monsieur Mercier tâa vue, il tâa claquĂ© les fesses, la gamine a Ă©carquillĂ© les yeux avant de disparaĂźtre), il tâavait tranquillement mis trois claques sur lâarriĂšre dâune cuisse pendant que son Ă©pouse prenait un chariot et que tu tâĂ©tais redressĂ©e et rĂ©ajustĂ©e en disant dâun air fataliste que dĂ©cidĂ©ment, en ce moment, les claques, câest comme les emmerdes, ça vole toujours en escadrille !