Renée Vivien, A Crown of Violets: Selected Poems

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Renée Vivien, A Crown of Violets: Selected Poems
From the sapphic proto-goth poet Renée Vivien (1877 - 1909) on page 21 of the collected works "A Crown of Violets" translated by Samantha Pious.
Taking "would you still love me if I was a worm" to the next level.
Renée Vivien.. You are my GODDESS.
(I have no idea what the french one says but it's iconic, im sure of that :3)
The winter of your voice, the cold rhyme of your eyes.
Renée Vivien, from The Muse of the Violets: Poems
Renée Vivien, A Woman Appeared To Me
'water lilies' by renée vivien
this is so HOLLY MOLLY TRUE
Le 11 juin
Et triste, si triste ce soir, chĂ©rie, que je pleure comme une enfant, mais moins heureuse que les enfants, il nây a personne pour me consoler. Jâaurais tant voulu un peu de ta prĂ©sence, un peu de ton sourire, et voilĂ que tu ne mâas presque rien donnĂ© de ta compagnie aujourdâhui. Je tâai si peu vue, si mal vue !Â
Quand je tâai dit que je te parlais tout bas, dans la voiture, en te regardant fixement, ce que je disais câĂ©tait : Ne me quitte pas ! ne tâen va pas ! jâai besoin de toi prĂšs de moi, je serai triste si tu me quittes ! - Et tu ne mâas pas comprise, Natalie !
CâĂ©tait le jour de ma fĂȘte, cela devait ĂȘtre un jour de joie, et pour cela il fallait tâavoir Ă mes cĂŽtĂ©s⊠et tu as prĂ©fĂ©rĂ© tâen aller ailleurs.
Pas un baiser, mĂȘme un seul. Tu ne mâas pas donnĂ© de baiser aujourdâhui. (âŠ)
Non, je ne veux pas cĂ©lĂ©brer ma fĂȘte jeudi, - câĂ©tait aujourdâhui quâil me fallait un peu de joie et je ne lâai pas eue - CâĂ©tait aujourdâhui quâun baiser mâaurait fait du bien - Câest trop tard maintenant, je nâai plus le cĆur Ă la joie, - jâaurais dĂ» savoir que je ne suis plus une enfant, et que seuls les enfants sont joyeux de leur jour de naissance, parce quâils ne comprennent ce quâest la vie quâon leur a donnĂ©e. (âŠ)
Lettre de RenĂ©e Vivien Ă Natalie Barney, citĂ©e dans le Papillon de lâĂąme.
La fée aux étoiles (1902)
A young woman and an old woman in a bath tub. Reproduction of a woodcut, 1495.
Are they, you know? đ«ł
Natalie Barney, "Le pape de Lesbos" (dessin de Mac Avoy), page tirée de La Main Heureuse d'Henri Gentien, 1980.
May 16, 1928 Tatler Magazine
âIf it is true that feelings cannot be summoned to order, it is truer still that they cannot be dismissed to order!â
â Natalie Clifford Barney, on her love for RenĂ©e Vivien
A Parisian Roof Garden in 1918 - Natalie Clifford Barney
As I must mount to feed those doves of ours,
Perhaps you too will spend nocturnal hours
Upon your roof    Â
So high aloofÂ
That from its terraced bowers  Â
We catch at clouds and draw a bath from showers. Â Â
Before the moon has made all pale the night, Â Â
Letâs meet with flute and viol, and supper light : Â
 A yew lamb, minted sauce, a raisined bun,  Â
A melon riper than the melting sunâ Â Â
A flask of Xeres, that weâve scarce begunâ Â
 Weâll try the « lunar waltz » while floats afar  Â
Upon the liquid nightânightâs nenuphar. Â
 Or else, with senses tuned alike perchance,  Â
Reclining love will make the heavens dance; Â Â
And if the enemy from aerial cars  Â
Drops death, weâll share it vibrant with the stars!
"Les heures passĂ©es Ă Bayreuth Ă©taient de la douceur : et c'est pourquoi je suis revenue. [...] Pourquoi t'acharner Ă vouloir ranimer vainement les choses mortes, Natalie ? Tu ne l'as point compris : ce que je cherchais auprĂšs de toi c'Ă©tait le souvenir et rien d'autre. On ne revit point l'autrefois. Tu dois le sentir comme moi-mĂȘme. [...] Je souriais Ă mon passĂ©. Il est doux parce qu'il est mort. Et toi, tu veux galvaniser ce cadavre et le rendre odieux.
[...] Nous nous sommes mal comprises. Je voulais un peu de rĂȘve : tu m'offres la rĂ©alitĂ©. [...] Ne sens-tu donc pas, ne comprends-tu donc pas que je n'ai plus aucun dĂ©sir d'amour ? Je suis lasse infiniment ; je ne voulais qu'un peu de douceur. Et tu m'offres la vie et les frissons, que sais-je ? tout dont je ne me soucie point. Les joies charnelles ? Mais je les possĂšde, mon amie me les donne, ma chair est satisfaite et au-delĂ . Je ne cherche point cela : je ne dĂ©sire point cela. Ces choses m'excĂšdent, venant de toi. J'espĂ©rais que, assouvie de ton cĂŽtĂ©, tu ne me demanderais que ce que je te demande : un peu de rĂȘve lassĂ© ; un peu de comprĂ©hension, un peu de regret. Mais nous nous sommes trompĂ©es mutuellement.[...] Cherche un amour de chair chez une autre [...]
Pauline."
Lettre de rupture écrite par Renée Vivien et adressée à Natalie Clifford Barney, septembre 1904, aprÚs leur voyage à Bayreuth.
Image : Renée Vivien et Natalie Clifford Barney, c. 1900.
Natalie clifford barney with beast... Me WHEN???
You have beautiful eyes like no other, please do remember how I love your eyes. They are blue and they are green too, as if the sky had wedded the sea, and your eyes bore the memory of their union. Your gaze is in turn periwinkle, violet, and a corner of clear, fresh blue sky. Sometimes, even, when you are tired and they are almost grey, your eyes resemble pieces of dusk. I love your eyes - I would like to die watching them.
Renée Vivien, Letter to Natalie Clifford-Barney (march 1900)