Cette vidéo montre les conditions de repêchage des corps. Tout commentaire est inutile. Nous vivons sur des îles volcaniques, dans une zone de tempêtes tropicales... et la gendarmerie, la protection civile sont arrivées sans moyen aucun.
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@mchangama
Cette vidéo montre les conditions de repêchage des corps. Tout commentaire est inutile. Nous vivons sur des îles volcaniques, dans une zone de tempêtes tropicales... et la gendarmerie, la protection civile sont arrivées sans moyen aucun.
Husi (saison sèche - hiver austral): quand le pêcheur regarde son océan déchaîné à l'ombre du badamier ; les poules palabrent en groupe pour un peu de chaleur, le jasmin brûle sous les embruns ; les bas flancs de la Grille et du Karthala sortent leur manteau fauve.
GOOGLE+ une plateforme pour les vraies relations et le travail
Google+ ! Est un nouveau service de Google à la Facebook lancé depuis le 28 juin. Il a l'avantage d'offrir un meilleur contrôle des "amis" du net par un classement en un clic de "cercles" : parents, amis du foot, de la chorale, potes de beuveries imprésentables à la belle famille, collègues, fanatiques de l'OM ou du Real Madrid, fans de Beyoncé et Farid Youssouf.
Il y a une une fonction Tweeter. Et "Hangou"t : un chat video pour jusqu'à 10 personnes. In finiment mieux que le nouveau chat video de Facebooket Skype. Les professeurs américains et les entreprises frétillent à cause des possibilités ouvertes par Hangout. Conférence avec les étudiants, réunio video conférences pour pas un sou pour les petites et même grandes entreprises. On imagine les hangouts de la diaspora le dimanche pour commenter les toirabs et les madjlis. Mieux On peut dans "Hangout" visualiser ensemble des videos Youtube !!!
Bref Google+ est un réseau social (Google ne le désigne jamais comme tel) qui veut protéger la vie privée, avec de nouvelles fonctions pourbien tirer profit du net et des ...services Google. Google + est en phase "proje"t - même pas beta. A ce stade on y accède par invitation seulement. Des amis journalistes américains ont eu la bonne idée de m'inviter. Après avoir taté le service j'ai envoyé 500 invitations dont 300 à des Comoriens. Pourquoi les Comores devraient être absentes dans ces phases projets de produits innovateurs ?
Il faut un peu d'attention pour se familiariser avec GOOGLE+, après ça va très vite. Ceux qui n'aiment pas découvrir, devraient attendre quelques semaines ou jusqu'à ce que le service devienne grand public pour bénéficier de l'expérience des autres. Les articles dithyrambiques des journaux américains (même David Pogue du New York Times se laisse aller à applaudir) prévoient que Google+ battra le record du produit qui a atteint au plus vite le 100 000 000ème membre. Facebook a 750 millions. On est loin de là. Malgré les appels à rendre Google+ public, Google s'y refuse préférant se donner le temps de corriger les imperfections à moins que ce ne soit pour se faire désirer et alimenter la rumeur. Zuckerberg de Facebook est la personne la plus suivie sur Google+ !
Deux grandes dames, hommes de l'année 2011
30% c'est infiniment mieux que dans le gouvernement actuel de l'Union
30% c'est un rêve d'objectif pour une représentation féminine à l'assemblée de l'Union, aux Conseils des Iles dans les instances exécutives des chambres de commerce, des syndicats, des associations professionnelles.
30% c'est une chimère pour militantes françaises rêvant de Palais Bourbon.
Pour sa livraison 2011 des hommes de l'année 2011 le quotidien Al WATWAN a fait une grande enjambée dans la bonne voie. Il a regardé vers l'autre moitié des hommes : les femmes. 3 femmes sur 10 hommes de l'année.
Wassilati Mbaé, créatrice et directrice de la société de cosmétiques à base d'Ylang-Ylang Usuri-Wellness et Siti Soifiat Tadjidine, commissaire au plan, rehaussent le groupe de leur qualités professionnelles, de bilans incontournables, et d'une détermination que leur envient une majorité de dirigeants hommes-hommes. Je ne sais rien de Mme Fatima Said, militante du retour de Mayotte dans l'administration de l'Union et autoproclamée gouverner de Maore, mais il est indéniable qu'elle a frappé et réussi un grand coup médiatique. Les hommes-hommes comoriens diront d'elle que "woyi mdrumme", c'est un homme. Comble de machisme qui veut que des boules pendantes entre les jambes soient signe de courage et témérité, deux qualités que Wassilati Mbae et Soifiat Tadjidine possèdent en quantité.
On ne boudera pas notre plaisir pour ces 30% en attendant le jour où la moitié du ciel comme disait Mao Dze Dong imposera sa moitié d'hommes-femmes de l'année.
Moroni propre : un rêve d'ado
Pour Ali Myriad, 13 ans, élève de l'école française Henri Matisse à Moroni. le monde virtuel des X-box, PS3, et autres écrans ne peut lui faire oublier son plus grand rêve : un quotidien urbain propre. Nous transmettons à ceux que les vitres fortement teintées des 4x4 empêchent de voir et respirer les ordures.
Je rêve d’une ville propre où il fait bon vivre
Je rêve d’une ville où les amas d’ordures et les garages sauvages sont bannis
Je rêve d’une ville fleurie, sans fumée nocive Je rêve d’une ville
Je rêve d’une ville au Je rêve d’une ville littoral attrayant
Je rêve d’une ville digne de la capitale des îles aux Parfums
Je rêve du jour où les gens comprendront que la mer n’est pas une poubelle
Je rêve du jour où les gens comprendront les dangers déchets non traités
Je rêve du jour où les gens comprendront que la gestion des déchets doit être une priorité
Je rêve du jour où les gens comprendront que le problème des déchets est l’affaire de tous
Je rêve du jour où je serai fière de la capitale des îles aux parfums
Ali Miryad 13 ans
Publié dans la Gazette des Comores le 6 janvier 2011
Homme de l'année au nom de l'UCCC
Mon ami et collègue Achirafi Ahmed, maire de la commune de Hambou et Dzahani - Washili a l'habitude de m'apprendre de bonnes nouvelles. Ce mardi 4 janvier 2011, son mail me félicitait pour ma désignation par le quotidien Al Watwan parmi les 10 personnalités de l'année 2010 aux Comores
http://www.alwatwan.net/pdf/04012011.pdf voir page 6
Cette distinction honore l'Union Comorienne contre le Cancer, que je préside, le travail collégial du bureau (les docteurs Madi Ibouroihima, Myriaiam Youssouf Mouchidi, Mansour Ada, Maroussia Dalolio, Nassur Said Soimihi, Ibrahim Djabir, Abdallah Isslame, M. Ahmed Djoumoi et Mme Tahamida Mz Mchangama) et le dévouement de ses membres et sympathisants. Ci dessous un échantillon de réactions.
Professeur Jean Yves Gillet du CHU de Nice :
Jean Y <[email protected]>à
mchangama <[email protected]>,
date
4 janvier 2011 21:45objet
Re: félicitationmasquer les détails 21:45 (Il y a 39 minutes)Monsieur le Président Permettez moi de vous féliciter chaleureusement pour cette brillante distinction qui fait honneur à votre personne et à tous ceux qui oeuvrent dans le développement de votre pays et particulièrement pour la lutte contre le cancer . Sachez que je suis particulièrement sensible à cette nomination dans la mesure j’ai eu la possibilité de participer dans le cadre de l’UCCC à cette magnifique entreprise que vous présidez . Je vous assure de mes sentiments cordiaux et dévoués . PR JY Gillet ( j’ai lu avec intérêt l’article vous concernant dans AL WATWAN )
Achfat Achirafi <[email protected]>à
Said Mchangama <[email protected]> date
4 janvier 2011 10:03objet
félicitationenvoyé par
gmail.comsigné par
gmail.com
Cher Président,
Permettez-moi Monsieur le Président, de vous adresser toutes mes sincères félicitations à l’occasion de votre désignation parmi les 5 personnalités de l’année 2010 aux Comores. En effet, le journal Alwatwany a primé votre œuvre contre le cancer en militant pour le développement des examens d’anatomopathologie. J’avais et j’ai toujours la conviction que les œuvres que vous faites au bénéfice des comoriens ne seront jamais vaines. Permettez-moi de rajouter ceci « les efforts inlassables que vous avez entrepris pour le développement des communes donc des administrations locales resteront à jamais dans les mémoires des comoriens au premier rang les Wangazidja » l’histoire ne trahit jamais les grands hommes. Une fois encore félicitation.
Sincères salutations -- Mr Achirafi Ahamed BP 1301 Moroni, Union des Comores Tel: +2693331962
Marie Hélene Chambrin <[email protected]>répondre à
Marie Hélene Chambrin <[email protected]> à
Said Mchangama <[email protected]> cc
date
4 janvier 2011 16:52objet
Re: félicitationenvoyé par
cg93.frmasquer les détails 16:52 (Il y a 5 heures)
je me joins à tous ceux qui vous ont déjà adresé leurs fécilitations. Chacun sait que vous ne ménagez pas votre temps pour le travail au service des autres. Cela rend notre travail avec vous particulièrement agréable et motivant.Avec toute mon amitié Marie-Hélène CHAMBRIN Chargée de projets DEIP Service des relations internationales et de la coopération décentralisée Conseil général de la Seine-Saint-Denis 93006 Bobigny Cedex [email protected]
Perrier-Bonnet Sabine <[email protected]>à
Said Mchangama cc
"martine.raphael" <[email protected]> date
4 janvier 2011 17:01objet
RE: félicitationenvoyé par
valdorel.fnclcc.frmasquer les détails 17:01 (Il y a 5 heures)
Toutes nos félicitations Said pour cette récompense qui est bien méritée ! Au nom de l’AMCC, nous t’envoyons tous nos vœux de réussite dans cet engagement extraordinaire qui a permis des avancées remarquables de la cancérologie aux Comores. Que 2011 te permette avec ton équipe de l’UCC de continuer la lutte en faveur de ceux qui en ont tant besoin.
Nous espérons t’accueillir à Montpellier en mars
Amitiés
Sabine
Sabine Perrier-Bonnet
Directrice de projets
Alliance Mondiale Contre le cancer (AMCC-INCTR)
CRLC Val d'Aurelle, parc Euromédecine
208 rue des Apothicaires
34298 Montpellier Cedex 5
Tel: + 33 4 67 61 85 92
www.cancer-amcc.org
mahafidh eddine <[email protected]>à
Said Mchangama <[email protected]> date
4 janvier 2011 17:38objet
Re : Fwd: félicitationsigné par
yahoo.frmasquer les détails 17:38 (Il y a 4 heures)
Bonjour tonton,
Hier soir, au terme de notre échange sur facebook, je suis arrivé à la conclusion suivante : que l’Histoire retienne un jour que tu as essayé de faire quelque chose pour notre pays. Ce voeu est exhaussé. Ce matin, le quotidien comorien, Alwatwan vient de te rendre un hommage mérité et à plus d’un titre, en te désignant comme étant l'une des personnalités de l'année. Pour avoir fait du développement de notre pays le fil et le cœur d’un engagement personnel. Ces mots, tu ne les a pas seulement réhabilités à travers tes nombreux engagements, entre autres avec l’AMN, l’Uccc, ou encore dans l’organisation et la structuration de la diaspora en France mais aussi tu les incarnent jusqu’au bout. Malgré de nombreux obstacles, tu ne transiges visiblement pas avec tes convictions. Il faut être volontairement sourd et aveugle pour ne pas apprécier à sa juste valeur ta détermination.
Toutes mes félicitations !
Ibrahim Mahafidh Eddine
M. Bakri Assoumani <[email protected]>à
Said Mchangama <[email protected]> date
4 janvier 2011 17:50objet
Re: félicitationmasquer les détails 17:50 (Il y a 4 heures)
Bonsoir, Cela fait grandement plaisir de voir nos médias prendre le chemin de la vraie reconnaissance, loin des discours creux caractérisant nos bangwe.Il faut croire que j'avais "lu" dans le marc du café ce matin pour cette reconnaissance, à défaut d'avoir été consulter un marabout parisien : en effet, c'est par l'exemple de l'UCCC que j'avais embrayé ce matin en t'attendant, après les présentations d'usage. Connaissant ta modestie, j'ai insisté pour que tu t'exprimes sur ce point qui illustre parfaitement le sujet de notre réunion.Félicitations donc pour cette reconnaissance nationale qui remet les pendules à l'heure pour les actions de développements qui profitent au pays, en lui donnant une nouvelle image de sérieux à l'international.Ce n'est que le début de la belle histoire des Mchangama qui fait la Une dans les deux hémisphères. Salams, Bakri www.bakriassoumani.com
said athoumane said ali <[email protected]>à
Said Mchangama <[email protected]> date
4 janvier 2011 17:53objet
Re : Fwd: félicitationsigné par
yahoo.frmasquer les détails 17:53 (Il y a 4 heures)
Bonjour President, Je viens toujours d'apprendre votre haute distinction parmi les persannalités ponctuant honorablement l'année 2010 .Comme vous avez apporté une grande pierre à l'edifice de la nation et du developpement local,je vous en fecilite. Bonne continuation Said ali SAID ATHOUMANE
Mradabi <[email protected]>à
Said Mchangama <[email protected]> date
4 janvier 2011 18:01objet
Re: félicitationsigné par
yahoo.frmasquer les détails 18:01 (Il y a 4 heures)
Toutes mes félicitations et mes meilleurs vœux pur toi et tes proches Mradabi Heureuse année 2011
Mohamed <[email protected]>à
Said Mchangama <[email protected]> date
4 janvier 2011 20:36objet
Re : Fwd: félicitationsigné par
yahoo.frmasquer les détails 20:36 (Il y a 1 heure)Mr le Président, Je saisis moi aussi cette occasion pour vous dire félicitations. Souef M.El-Amine Athman Mravili <[email protected]>à
Said Mchangama <[email protected]> date
4 janvier 2011 20:55objet
Re: félicitationenvoyé par
gmail.comsigné par
gmail.commasquer les détails 20:55 (Il y a 1 heure) Felicitations Keep it up!Athman SOILIHI Mahamoud <[email protected]>à
Said Mchangama <[email protected]> date
4 janvier 2011 22:21objet
Re : Fwd: félicitationsigné par
yahoo.frLes images envoyées par cet utilisateur sont toujours affichées.Ne plus les affichermasquer les détails 22:21 (Il y a 7 minutes) Monsieur le président,Cher Ami,Je t'adresse mes sincères félicitations pour cette distinction qui ne me surprend pas quand on connait ton engagement et tes sacrifices dans ces nobles combats.Tu as su orienter ton action vers ceux qui soffrent, qui luttent, qui subissent. . . J'espère donc que tu continueras à faire preuve de volontarisme, de persevérence et de solidarité à l'aube de cette année 2011.Je compte sur toi. Bien à toi, Mahamoud SOILIHI Conseiller Municipal de Grigny 91 Conseiller Communautaire de la CALE. (Communauté d'Agglomération les Lacs de l'Essonne) Président du REFOC. (Réseau des Elus Français d'Origine Comorienne) Président de la Coordination Contre les Expulsions Locatives dans l'Essonne GSM: 06 62 20 11 14
--
Irrésistibles.
J'ai craqué.
Pour les 6 ans d'Ines, j'ai pensé à un livre sur les animaux. Des Halles, direction la librairie Gibert Jeune ; à pied , pour le plaisir de traverser l'Ile de la Cité par le Boulevard du Palais.
Elles étaient là à faire le trottoir, peu avant le pont Saint Michel, irrésistibles, provocantes dans leur robe brune dorée.
Comment moi, enfant du Kalawe, d'Itsangayadjuwu et du Marigot pouvais snober leurs parfums marins sous le bistouri du froid parisien ? Je murmurais un oui à leur clin d'oeil et passa presqu'une heure à les déguster... con amore.
Mayotte : intervention du député J.P LECOQ, à l'Assemblée Nationale Française sur la départementalisation
Jean-Paul LECOQ
Député de la composante communiste, républicaine, citoyenne et du parti de gauche
Département de Seine-Maritime
Groupe de la gauche démocrate et républicaine
Pt org et Pt département de Mayotte
mardi 23 novembre 2010 – 1ère séance
Discussion générale commune
Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le rapporteur, chers collègues, aujourd’hui, alors que nous sommes réunis pour adopter deux textes qui feront de Mayotte le 101e département français, il convient de garder à l’esprit le contexte international et interne dans lequel les Mahorais se sont prononcés en faveur de la départementalisation.
Comme je l’avais exposé dans mon intervention précédant le référendum du 29 mars 2009, le « cas Mahorais » empoisonne les relations franco-comoriennes depuis le 12 novembre 1975, date à laquelle les organisations internationales, l’Union Africaine, la Ligue Arabe et – excusez du peu – l’Organisation des Nations unies ont reconnu l’indépendance des Comores, dans le respect de l’intégrité territoriale de l’archipel. Depuis, le droit international dénonce régulièrement la présence de la France dans l’île comorienne de Mayotte, notamment l’ONU qui l’a condamnée plus de vingt fois.
À Mayotte, la départementalisation est présentée depuis des générations comme la seule voie du développement et la France a entretenu un grand déséquilibre économique avec l’archipel, au détriment du développement de cette région pour justifier sa présence. Or cette présence a été, en soi, un facteur de déstabilisation de l’archipel comorien qui subit une crise politique et institutionnelle. Associations et élus n’ont cessé de dénoncer le comportement de la France envers les Mahorais : « On leur fait miroiter des aides. Mais ils auront en fait des sous-produits des droits sociaux », analyse Odile Biyidi, présidente de l’association Survie, qui ajoute : « Si la France aidait l’ensemble des Comores, il n’y aurait pas de préférence à rester Français. »
Dans ce contexte, avec la départementalisation, la France prend le risque de perdre en légitimité internationale.
L’objectif parallèle à la départementalisation de Mayotte est son accession au statut européen de région ultrapériphérique – le rapporteur a abordé la question dans son intervention – qui lui permettrait d’être éligible aux fonds structurels européens : au fonds social européen – le FSE – et surtout au fonds européen de développement régional – le FEDER. Or, l’accession de Mayotte au statut de RUP, dans le contexte international que je viens de dépeindre, n’est certainement pas une simple formalité. Il faut rappeler que cela suppose l’accord unanime des États membres de l’Union européenne – art. 355, alinéa 6, du traité –, lesquels ont presque tous voté les vingt résolutions de l’ONU reconnaissant Mayotte comme comorienne, et condamnant fermement la France depuis 1975. Les difficultés résultant du contentieux territorial international entre la France et les Comores à propos de la souveraineté sur Mayotte sont réelles et notre pays ne doit pas persévérer dans son passage en force.
S’agissant des conséquences économiques et sociales de la départementalisation, je suis également inquiet. Les textes qui nous sont soumis déterminent les conditions du passage de Mayotte dans le régime de l’identité législative. Ce principe d’identité législative signifie l’application du droit commun de la République, cela a été rappelé dans l’exposé général du rapport du sénateur Christian Cointat, ainsi que par Mme la ministre, et devrait permettre d’appliquer l’égalité des droits sur les sols métropolitains et mahorais. Mais les textes présentés organisent plutôt « un régime d’identité législative adaptée » – je cite ici le rapport – qui entretient à Mayotte une législation et des pratiques très différentes de celles existant en métropole et dans les DOM. Ainsi, les projets de loi que vous nous présentez n’abolissent aucunement la législation et les pratiques d’exception dont sont victimes aussi bien les Mahorais en certains domaines – en particulier les droits et minima sociaux – que les migrants. La départementalisation ne signifie pas l’égalité de droit pour les Mahorais, loin s’en faut.
S’agissant du renforcement de la protection sociale, le pacte pour la départementalisation de Mayotte est très clair. Je cite : « Nous considérons qu’il n’est ni possible ni souhaitable de verser immédiatement les prestations sociales au même taux qu’en métropole ou dans les DOM ». À l’heure actuelle, seuls deux des huit minima sociaux français sont applicables à Mayotte — adultes handicapés et personnes âgées — mais à un niveau inférieur à celui de la métropole et des DOM, comme l’a indiqué Mme la ministre.
En 2010, les allocations familiales, l’allocation spéciale pour les personnes âgées et l’allocation pour adultes handicapés devraient être augmentées. Le RSA, l’allocation de logement social, l’allocation parent isolé, l’allocation de solidarité spécifique seraient mis en place en 2012, mais à un niveau représentant le quart de leur montant en métropole. Elles devraient augmenter progressivement, pour atteindre le niveau de la métropole seulement dans vingt ou vingt-cinq ans.
Le bénéfice des assurances sociales – maladie, retraite, famille, accidents du travail et chômage – lié aux cotisations qui sont prélevées sur les salaires et les revenus, est très inférieur à la règle applicable en métropole et dans les DOM.
Les conséquences sont désastreuses, sur la santé, par exemple : près d’un tiers de la population vivant à Mayotte est privé de toute protection maladie et, à l’exception de très rares situations d’urgence, de tout accès aux soins. Pour les étrangers en situation irrégulière, le droit à la santé est tout bonnement bafoué : dans sa délibération n° 2010-87 du 1er mars 2010, la HALDE dénonce les discriminations et les atteintes graves au droit à la santé à Mayotte. Elle conclut au bien-fondé des affirmations de discrimination dans « l’accès aux soins des étrangers en situation irrégulière et de leurs enfants ainsi que des mineurs étrangers isolés, résidant à Mayotte ».
Au-delà de l’accès aux soins, et de manière plus globale, la politique française à Mayotte envers les étrangers en situation irrégulière est scandaleuse. Cela étant, être étranger en situation irrégulière à Mayotte, c’est simplement être comorien sur une des quatre îles des Comores…
En disloquant l’archipel, dont les îles ne sont séparées que par quelques dizaines de kilomètres chacune, l’État français a créé « un monstre migratoire difficilement gérable », selon l’expression du journaliste Rémi Carayol.
Depuis 1994 et l’instauration du visa Balladur, les soixante-dix kilomètres qui séparent les deux îles sont devenus l’un des principaux cimetières marins au monde, avec près de sept mille morts déjà comptabilisés.
Aujourd’hui, environ un tiers des Mahorais sont des clandestins venus du très pauvre archipel voisin des Comores. Tous les ans, 20 000 clandestins sont expulsés de Mayotte, soit autant que de toute la métropole.
Pourtant, selon des données issues d’une enquête sanitaire menée en 2007, près de la moitié des sans-papiers vivent à Mayotte depuis plus de dix ans.« Beaucoup y ont passé leur scolarité et y ont fondé leur famille », remarque Mme Flore Adrien, présidente de la Cimade Mayotte. « De très nombreuses personnes pourraient prétendre à une régularisation, mais la préfecture est devenue une machine à fabriquer des clandestins. »
Des rafles gigantesques sont régulièrement organisées pour expulser ces indésirables, dans des conditions de violence inouïe. Selon l’association Survie, les maisons de ces « clandestins » sont régulièrement incendiées avec la bénédiction des maires, du préfet et sous la protection de la gendarmerie. Les victimes sont entassées dans des centres de rétention en attendant leur déportation vers les autres îles. Cette politique française de l’immigration s’accompagne d’un encouragement à la délation qui rappelle les pires heures de notre histoire.
Eh oui ! Les autorités demandent, en effet, la collaboration des citoyens. Ainsi le préfet Denis Robin estime-t-il que « l’efficacité [de la politique actuelle] ne peut reposer uniquement sur l’État » et en appelle au «civisme» des Mahorais, en affirmant : «Les Mahorais doivent apporter leur concours à cette politique par une attitude civique et responsable.» Cela ne vous rappelle-t-il rien ? De tels propos sont dangereux, ils encouragent la chasse aux non-Mahorais et ne peuvent qu’accroître la xénophobie.
En 2008, un comité de la société civile mahoraise s’est ainsi publiquement engagé à collaborer avec les autorités, prônant la délation jusque dans les hôpitaux. Dans ce contexte, l’optimisme quant aux évolutions que pourrait engendrer la départementalisation n’est pas de mise. Un magistrat en poste depuis plusieurs années à Mayotte s’exprime ainsi : « La situation me semble ingérable » et « La départementalisation va peut-être régler un certain nombre de problèmes matériels pour les Mahorais… » – la ministre l’a évoqué – «… mais elle va en créer d’autres bien plus graves. »
Peu importe les conséquences humaines dramatiques, votre gouvernement persiste et signe : le pacte pour la départementalisation énonce que «… les règles de droit de l’entrée, de l’éloignement et du séjour sur le territoire national, spécifiques à Mayotte, ne sauraient être affectées par la départementalisation » ; il ajoute que « le nombre de personnes reconduites traduit bien l’ampleur de l’effort réalisé par l’État. Cette politique sera poursuivie. » Il n’est pas concevable d’envisager un avenir harmonieux dans l’archipel des Comores si la France poursuit dans cette voie. Tant que les contrôles de police institués par les autorités françaises continueront à empêcher la libre circulation des Comoriens dans leurs propres îles et que l’énorme différence de développement économique entre Mayotte et les autres entités de la région sera maintenue artificiellement par la France, nous aurons à déplorer d’autres drames humains.
Je ne peux, enfin, pas résister à la tentation d’ajouter une observation, madame la ministre.
Vous prétendez que les Mahorais ont choisi, alors qu’il a été demandé aux Comoriens de voter une partie de l’abandon de leur territoire. Vous parlez donc de référendum d’autodétermination pour le peuple mahorais. L’ONU a également proposé que le peuple sahraoui, dont le territoire est occupé par le Maroc, se prononce dans le cadre d’un référendum d’autodétermination. Votre gouvernement est intervenu lors d’une réunion de l’ONU pour faire en sorte que cela ne se fasse pas. Il y a donc deux poids deux mesures. Quand cela arrange la France, on parle de droit à l’autodétermination du peuple concerné et quand tel n’est pas le cas, c’est le non-respect du droit à l’autodétermination !
Vous l’aurez, ainsi, compris, notre groupe votera contre ces textes mettant en œuvre la création du département de Mayotte.
MATHEMATIQUES : le livre rouge de bonheur de Mohamed SEIFOUDINI
Le Docteur en maths Mohame Seifoudini est un spécialiste des bonheurs de fin d’année. Il y a 5 ans, le 7 décembre 2005, jour de mon anniversaire, il m’avait invité avec sa famille et une dizaine d’amis à sa soutenance de thèse à l’Université Pierre et Marie Curie Paris 6. J’ai relaté ces moments de fierté pour nous ses amis et collègues, dégustation des sambusas et gâteaux traditionnels comprise, et de triomphe pour lui, dans un article sur www.holambecomores.com - Le site étant en réfection, les archives sont momentanément inaccessibles. Il a défendu sa thèse avec brio devant un jury international de haute volée composée de Français, d’un Japonais, d’un Italien et d’un Allemand.
Cette année il fait très fort : « Problème de Goursat pour les systèmes d’edp et condition de Levi » aux Editions Universitaires Européennes» est un ouvrage pour la communauté des matheux et un cadeau à la fierté comorienne. C’est un beau et grand livre rouge qui restera plus longtemps à la postérité que le petit rouge de Mao Tse Tung (Mao Zedong). Il s’adresse prioritairement aux étudiants en Master 2 de maths, s’intéressant aux EDP – Equations aux dérivées partielles, m’a répété patiemment Seifoudini - un domaine qui mène vers l’analyse numérique dans les maths appliquées, à l’interaction entre physique et mathématiques.
Ne fuyez pas ! Même si comme moi, vous avez besoin de 2 weekends pour trouver une réponse à la question impertinente de mon petit-fils Mini-Othman « papy ça donne quoi 2⁵ (deux, puissance5) ?», le livre mérite d’être exhibé dans votre bibliothèque.
Hindrini ? hafu haroro Mchangama Tahomba ! yena botsi sha lewo ! Yeshiyo hata yatso ushinda yafunya yematso yamba ledzina, ngwandzo yashi swalitishe wandru !
Naam ngamwandzo ! Ba miumwandzani ! Miumwandzizani ! Mihwandza Seifoudini ne ankili yahahe sha hususwan de djitihadi yahahe.
Et le livre acheté ou offert que vous n’avez jamais ouvert, traitant de l’astronomie sous le Pharaon XXXIII-B, ou de l’effet des Omega 8 sur les gènes du pancréas ? Et celui des amours adolescents du papa de Michael Jackson, et dans votre salon l’affreux « tableau » avec cascade tremblotante dans un paysage supposé chinois que vous ne verrez et comprendrez qu’une fois mort et placé sur Jupiter ? Et le logiciel d ‘architecture que vous avez acheté sans réfléchir et que vous n’avez jamais réussi à configurer ? Vous le comprenez ? Le livre du Dr Seifoudini, lui, trônera comme un trophée collectif, comme la photo de la coupe gagnée par l’équipe nationale (zembingu nazike wazi, Amina !) sur l’étagère.
Utile en plus : Qui vous dit que dans la famille, dans le quartier, un des vôtres, votre fille, votre neveu, ne va pas être inspiré, ou démystifier les maths, en se disant que si le beau Seifoudini élevé à la papaye de Hambu, au furiyapa la pvahwa de Mitsudje capte l’attention des jeunes matheux du monde entier, pourquoi pas lui/elle ?
Achetez le livre comme cadeau à ceux qui peuvent en tirer un bénéfice immédiat ou dans quelque temps, et pour vous-même. Démerdez-vous pour obtenir une dédicace – oui comme avec les stars Soprano, Jean Mangal, Beyoncé, Faridi Youssouf, Zidane, Fundi Djailane – au besoin en demandant au chef de l’association de votre village en France. Mohamed Seifoudini, continue l’enseignement et la recherche en France (Institut de Mathématiques de Jussieu – paris 6) et dans d’autres pays. Il se rend 2 fois par an aux Comores pour enseigner à l’Université aux Comores et appuyer ses collègues. Il est très actif dans les associations de solidarité et de développement comoriennes, et, owayishiwao nawashiye , il est encore enfant du village. A ma connaissance, il n’a jamais dit "ndami ? de anda ? je ne ferais jamais le grand mariage !" Un beau parti qui saura compter ce qu’il donne et ce qu’on lui offrira. Encourageons le à produire des livres pour les niveaux d’enseignement existant aux Comores. Et qui sait ? Peut être qu’il ira jusqu’à réécrire les bonnes vieilles tables de multiplications des cahiers de mon temps à l’école primaire d’itsambuni, pour les cas où nos petites machines à calculer tombent en panne pendant les courses à Volovolo et au marché de Sarcelles .
Pour contacter Mohamed Seifoudini :
Oubeid'or : les spécificités des Comores comme facteurs de développement
Le ministre de l’économie de l’Union, Monsieur Oubeid Mze Cheikh dit Abou a avancé le mois dernier dans une interview à Al Watwan du 7 octobre et dans le blog d’Inoussa 3 propositions concrètes pour boucher l’économie passoire de l’Union des Comores, et la relancer durablement. Aussi mesuré qu’il soit, le brouhaha électoral risque vite de couvrir ces déclarations.
Le refus de débat sérieux est une caractéristique de notre pays. On l’esquive de mille façons pour se cantonner aux joutes oratoires politiciennes, qui masquent le vide des postulats des uns et des autres. Pour ce cas précis, on invoquera ...la démagogie inhérente aux campagnes, le fait que le Ministre est « le ministre de tous les gouvernements » (dixit un haut fonctionnaire), et, m’a sorti un de ses « amis » : « ce sont des propos pour se faire valoir auprès du futur président ». Bref on accuse l’homme politique d’être …un homme politique, raison pour la quelle on ne peut pas débattre de ses projets de ministre !
Ne boudons pas notre plaisir pour une fois qu’il y a des propositions comoriennes en matière de développement. Voyons de plus près.
M. Oubeid propose de détaxer l’or pour attirer les amateurs de bijoux, les joaillers et hommes d’affaires dans l’archipel qui deviendrait un marché régional du métal jaune. L’or servirait aussi de caution pour les prêts bancaires. Le métal qui dort dans les tiroirs après le mariage coutumier, les parures décolorées par le soleil dans des coiffures (sundji) mal entretenues pourraient être gagés contre des prêts bancaires et relancer l’économie.
La deuxième proposition est la création d’une zone franche de réexportation. Un mini Dubai ou micro Hong–Kong dans le Canal du Mozambique.
La 3ème proposition est d’adhérer à des institutions financières islamiques de financement et de garantie, réputées pouvoir prêter à long terme. Elles accorderaient des prêts aux entrepreneurs et commerçants comoriens, les accompagneraient dans leur consolidation avec des montages adaptés, contrairement aux banques commerciales de la place, qui se cantonnent aux revenus faciles des opérations commerciales à court terme.
Ces propositions méritent d’être considérées. A dire vrai, on les a entendues ici et là ces dernières années. Le conseiller aux investissements du Président Sambi, Mohamed Ahmed Hazi les essaimaient dans les déjeuners en ville. Peu importe qui en a la paternité, c’est tout à l’honneur du ministre d’en faire une proposition gouvernementale. C’est le rôle du politique de s’inspirer des bonnes idées pour les bonnes réformes.
La simplicité de ces 3 mesures n’est qu’apparente. Elles exigent des partenariats avec des professionnels d’un niveau mondial (world class comme disent les anglo-saxons) que nous ne côtoyons pas, à part la période Emirates, World leisure/Galawa. La zone franche nécessite des études préalables très sérieuses. Vise-t-on la marchande des bazars africains, le commerçant qui achète un demi -container de jouets, ou celui de 10 containers de pièces détachées? Quels volumes peuvent être achetés pour l’entreposage à Moroni à un coût qui permette des prix de vente attractifs pour les hommes d’affaires tanzaniens, kenyans, botswanais, mahorais ou malgaches ? Quels prix, quels services pour les dissuader d’aller à Dubai, Johannesburg, ou Shenzen ? Quelle logistique portuaire et quelle célérité pour les formalités de réexportation ?
Un marché de l’or suppose un pays sûr avec une sécurité qui ne se résume pas à la sûreté des chambres fortes, des coffres, et à la surveillance des magasins. Des services de contrôle de qualité et une police fiables sont une obligation.
On peut supposer qu’au sein de l’état, certains commencent à percevoir qu’une intégration réelle (économique) dans notre aire géographique exige un renforcement de nos relations avec les pays frères du continent, tout en approfondissant celles héritées de la période coloniale avec Madagascar, la Réunion, Maurice et Seychelles.
Pour l’adhésion aux institutions financières islamiques précitées, il suffit apparemment que le gouvernement signe. La disponibilité de fonds et d’instruments de garanties ne peuvent compenser l’absence de détermination, de volonté entrepreneuriale de l’élite économique et politique. Il est inquiétant que les perspectives de Doha, crédibilisées par la visite de l’Emir et le séjour du vice ministre des affaires étrangères soient absentes du débat électoral. Dans un pays où les permanences électorales sont, pour certains, une occasion rare de manger plus d’une fois par jour, on aurait cru que pour les partis d’opposition et les frères ennemis du pouvoir, les conditions et le bon usage de la manne financière promise à Doha, seraient un axe majeur du débat électoral.
Les 3 propositions du ministre de l’économie dans leur apparente simplicité impliquent un ajustement plus que structurel. A bien regarder, il s’agit de valoriser des spécificités de notre pays en atouts pour intégrer le monde moderne :
- Tirer profit de notre situation géographique, comme passerelle entre l’Afrique de l’est et australe et les iles, entre les pays arabes et l’ouest de l’Océan Indien.
- User des facilités qu’offrent les institutions financières de l’un de nos blocs identitaires
- Monétiser l’or dormant de nos mariages, et en puisant dans notre culture de l’or, nous installer comme hôte bienveillant de son commerce.
Espérons que ses projets sont annonciateurs de changement dans la perception par nos responsables de la place de notre pays dans la région, des alliances à tisser et des efforts de l’état et la mobilisation des secteurs dynamiques de la population.
A ceux qui auraient des insomnies d’un Oubei d’or réussissant ces réformes, mais qui pensent néanmoins que les projetss sont bons pour le pays, un vaccin existe. Les idées politiques n’étant pas brevetables, Il suffit de se les approprier et persuader le futur président, qu’on est in-con-tournable pour ce chantier. Avec le risque quand même que le futur locataire de Beit Salam s’en empare et devienne le Présid’or. He rwabi l’anlamine ?
http://www.alwatwan.net/pdf/07102010.pdf
http://inoussa.centerblog.net/
Le CASM-Paris fête la réussite des élèves
Le CASM fêtait ce dimanche 31 octobre 2010 les lauréats du brevet des collèges, du bac et du BTS. Nul besoin de lire les numéros des immeubles pour trouver le lieu : les tubes comoriens guidaient les invités une fois la voiture garée, après la descente du bus, ou d'un 1/4 de km à la ronde vers cette salle d'Ivry-sur-Seine bondée d'adolescents, de fiers parents et d'amis.
La salle fut obtenue très tardivement, les délais trop courts expliquaient l'improvisation dans le déroulement. C'est tout à l'honneur du président du CASM et de son équipe d'avoir, malgré cela, maintenu cette fête. Les participants exultaient d'enthousiasme. La volonté d'honorer l'effort et le mérite de ces enfants dans la bonne humeur, compensait tout ce qu'un esprit chagrin pouvait trouver de petits ratés.
Le Benjamin Castaldi-Eddy Murphy du jour, Soibri, à qui l'animateur vétéran des émissions enfantines de Mtsangani-TV, Sultan Mahmoud, rappelait l'âge pré-scolaire, sut égayer la salle avec humour.
Décilove, dans un élégant costume noir à la coupe très italienne, fit déhancher tantes et mamans, signal d'une courte intermède rythmée nkodo-kamnyawe, où seuls rhumatisants et blessés des matchs de foot du dimanche matin, furent scotchés aux sièges.
On applaudit beaucoup les lauréats, les vivats des cadets valant engagements de réussite pour les années à venir.
Entouré de Soilihi Ali Abdallah, Rachad Ali Toihir, Hicham Abdou, Nailat Abdoulkader, Ahmed Abdérémane, Saoudat Said Omar, et de Mme Fatima Assoumani, membres du bureau, Nakidine Mattoir, rappella que les prix étaient attribués à tous les jeunes admis de Moroni qui s'étaient fait connaître, qu'ils soient de Badjanani, Coulée, Djumwamdji, Irungudjani, Magudju, Mtsangani, Cambodge, New-York, Peking, et même au-delà et appela à une fusion des associations de quartiers de Moroni à Paris, en une organisation unique. La salle applaudit. On annonçait des rythmes chauds chauds ; mes vieux genoux me soufflèrent qu'il était temps de laisser plus de place au mshago.
Sauver le palais de Dhwahira : un devoir national
Même des Moroniens natifs de la Médina, peu savent que la maison abandonnée, opposée à la Mosquée Duweda, dans la ruelle aboutissant au centre culturel du CASM, fût la résidence royale la plus élégante de Moroni , peut être de la Grande-Comore. En longeant le Kalawe - l’ancien port aux boutres- la coupole qu’on peut entrevoir derrière les immeubles Said Mohamed Cheikh (ex magasins SGAC ) n’éveille aucune curiosité.
La Palais de Dhwahira ( ou Dhoihira ), avec sa légende de ruines hantées, de prisonniers emmurés, de princes zigouillés, d’esclaves torturés est ignoré et négligé de tous. Même les enfants n’y jouent plus. Le site vaut la peine de franchir les détritus et les ferrailles qui barrent l’entrée. Les restes du bâtiment témoignent de la volonté du Sultan Said Ali de se doter d’une résidence aux finesses architecturales en rupture avec l’austérité des habitations princières de Ngazidja.
On imagine le sultan rêvant d’une résidence qui impressionnerait ses sujets comme Beit-el-ajaib, la Maison des Merveilles, pour les Zanzibaris.
Les résidents ne devaient perdre aucun détail des allées et venues des dignitaires de la ville entre les mosquées de Vendredi et de Mtsangani. L’actualité commerciale, pouvait être suivie au sac et au baluchon près, des fenêtres de Dhwahira : petits boutres assurant la navette entre les îles, « kotria » richement décorés reliant l’archipel à l’Inde, gros boutres de Hadhramout et d’Oman tapissaient le Kalawe, ce port au boutre qui fut longtemps le cœur de l’archipel, à un jet de pierre du Palais. Visibles au mouillage, les gros voiliers et navires à vapeurs des conquérants de l’hémisphère nord.
Dans la page Facebook « Comores- Photos d’autrefois », un travail admirable d’un Moronien amoureux de sa ville, la position stratégique du Palais apparait dans plusieurs images http://www.facebook.com/group.php?gid=129187410709
Le Palais de Dhwahira mérite que les organisations de Moroni, CASM, CCLB, Bargum, AM Iroungoudjani, l’AFDM … s’informent, se mobilisent et réveillent toutes les bonnes volontés pour que le sablier du temps ne fasse pas des ruines du Dhwahira la preuve indéniable de notre indifférence envers notre histoire, de notre in-culture. L’appréciation que l’on peut avoir du Sultan Said Ali est dans ce cas, hors sujet. Dans le monde Il y a peu de demeures historiques royales qui n’ont pas été bâties par les souffrances d’esclaves, de prisonniers et/ ou les sacrifices des sujets. Nous devons assumer notre histoire.
Par ailleurs Moroni, a peu de références historiques repérables pour le visiteur. Une réflexion sur la rénovation de la Medina s’impose. L’Architecte Mahmoud Keldi, honoré en France et en Afrique, systématiquement consulté sans suite dans son pays de naissance, est un de ceux qui peuvent crédibiliser et vitaliser cette œuvre de réappropriation de notre histoire pour construire un avenir décent. Son mémoire d’architecte DPLG a porté sur les médinas africaines. http://www.keldi-architectes.com/.
Plus prosaïquement, la remise en état de Dhwahira, comme premier ( ?) chantier de la rénovation de la Medina, signalerait que Moroni, capitale des Comores, se mobilise pour valoriser ses atouts de ville historique dans la perspective du boom annoncé, qui viendra bien un jour, du tourisme. Que le pays ne va pas se contenter de tourisme balnéaire , du sun, sand and sex. La Medina est une mine d’or non exploitée. Ce fut le cas pendant des décennies pour Stone Town, le cœur de Zanzibar, qui, rénové, attire maintenant les visiteurs du monde entier. Les héritiers des demeures un temps délabrées en tirent aujourd'hui fortune et toute la population de Zanzibar en bénéficie. Ce sera aussi l’occasion de tendre la main à nos cousins de l’ouest, de la côte swahili sans qui, nous ne pouvons retrouver nos repères culturels et notre savoir faire artisanal.
LA TRIBUNE DU STADE
Je reviens de la demi-finale de la Coupe de l’Unité qui a opposé ce samedi 5 juillet, les sélections de foot de Mwali et Ngazidja. Le Président Tourqui Salim de la Fédération de Football m'a fait l'honneur de m'inviter dans ce vieux stade, où il y a plus de 40 ans, il m'est arrivé de jouer des matchs entre lycéens. Je n’ai pas souvenir d’avoir gardé une balle plus d'une seconde par match.
J'eus l'occasion de saluer Salim Mohamed Soilihi, président de l'union des clubs de Moroni, responsable et mémoire de ce haut lieu du sport comorien.
Remarque préliminaire : il faudrait enseigner aux joueurs que les poteaux en face forment le but et trouver les gourous qui arriveront à leur inculquer que chacun d'eux n'est pas un entraineur chargé de crier aux autres ce qu'ils doivent faire. Ils ont bien le droit de s'inspirer des partis et hommes politiques de l’Union des Comores, mais que de tirs perdus.
Le meilleur du show revient aux spectateurs, chaque groupe commentant sa version du match qui n'a rien à voir avec ce qui se déroule sur le terrain, du moins pour un non initié comme moi.
Ngazidja a gagné après les tirs aux buts. Leur gardien, un aigle fait homme est le héros du jour : 2 arrêts et un tir, dévié par son regard, qui s'est dirigé au nord-ouest vers Zanzibar. Le premier tireur Mgazidja a, lui, choisi le Mozambique - ouest toute - heureusement pour les 2 suivants le gardien mohélien semblait croire que l'essentiel était de toucher la balle sans l'arrêter.
Les Mohéliens étaient bien meilleurs. Ils ont marqué le premier but, suite à une belle contre-attaque qui a trouvé un défenseur mgazidja occupé à regarder l'étiquette de sa culotte (il me semble). Les Wangazidja sous les huées (eya hwazima yetenwi ndo ? = Qui t'a prêté la tenue?) de leur public ont fini par égaliser.
10 mn après un défenseur mohélien marqua contre son camp. Avantage à la Grande-Comore qui n'espérait pas tant. Explication d'un commentateur sans carte de presse, supporteur frustré de Ngazidja : le malheureux défenseur avait mis le bandeau portant les formules magico-religieuses, à l'envers. 5 Mohéliens avaient la tête bandée. Des inscriptions, en lettres arabes, qui n'étaient pas toutes à la gloire d'Allah étaient visibles. Avis aux autres équipes !
Le dépit mohélien fut de courte durée. Une belle offensive trouva la défense grande-comorienne éparpillée aux quatre coins de Moroni et l'égalisation fut applaudie avec enthousiasme par un public pourtant à majorité grand-comorien aux cris de "kuntro ! kuntro !" (passoire ! passoire !). 2 à 2 jusqu'à la fin du temps réglementaire. Pour les tirs au but, vous êtes au courant.
Il y a un deuxième héros de la journée : l'arbitre mohélien qui mérite les palmes d'excellence. Il a non seulement été impartial, mais mérite de toucher les indemnités d'un des arbitres latéraux qui s'appliquait soigneusement à ne lever le drapeau que 5 secondes après que le principal ait sifflé hors jeu et coups francs.
Conclusion de cette rencontre :
1 - Les cornets de cacahuètes sont moins garnis au stade Baumer.
2 - Chaque 3ème spectateur est un grand entraineur injustement ignoré. Enregistrez ses commentaires pour les prochains matchs. Votre équipe gagnera surement.
3 - Les fans de foot sont plus matures et moins chauvins que les responsables de tous ordres du pays : la grande tribune, le toit du bâtiment du ministère de l'intérieur de l'autre côté de la route, au sud de l'enceinte du stade, soutenait les Mohéliens, plus alertes, plus collectifs, plus jeunes aussi. Les Grands-Comoriens avaient ce je ne sais quoi, des convives sortant d'un grand repas de grand mariage. En tout cas les fans de foot n’ont aucun doute sur la capacité de Mohéli à assurer la tournante.
4 - A la fin d'un match, les 2 battants de la porte principale (côté ouest – vers l’aéroport Ikoni) doivent être ouverts pour laisser couler la foule. Un seul battant crée un embouteillage et amplifie l’énervement du à l'impatience et aux frustrations des supporteurs de l'équipe battue.
5 - Les femmes portent toujours le pantalon malgré l'ukase illégal du gouvernement de l'Union (je ne parle pas ici des femmes militaires et policières, assez nombreuses au stade. Le gouvernement les enverra certainement libérer Mayotte en robe longue). Celles qui étaient en robe ou tunique-jupe et foulard les portaient très moulantes à faire tourner le turban d'un mollah.
6 – Où sont les bonnes volontés pour reconstruire le plateau omnisports (basket-hand-volley). Inscrivez-moi.
7 – La finale Ndzuwani-Ngazidja se joue à Mitsamihuli le 7 juillet.
Les Comores sont classés pays le plus vulnérable au monde au changement climatique et aux catastrophes environnementales - article en anglais du journal londonien The Independant
Mliva et Oithik, responsabilité et service public
On a fêté un général récemment avec pompe et fanfare. J’ai rencontré un autre général digne d’éloge, dans un bâtiment sans guérite ni bérets, ni clairon. Un agent de sécurité ronflait paisiblement et j’ai du sauter pardessus ses maigres jambes pour monter l’escalier.
Après mon dernier article, sur le panneau publicitaire d’El Maarouf, je suis allé à la vice-présidence chargée de la santé demander les données sur la filariose, pour vérifier si l’éradication de l’endémie promise en 2005 a été atteinte.
Eh bien presque. Le ministère et l’OMS devraient se saisir de cet exemple pour donner foi à la population en l’utilité des campagnes de santé.
J’ai eu 2 grandes surprises, deux sujets de satisfaction.
1 – Première surprise : le (inspecteur) général Ahamada Msa Mliva, - qui m’était inconnu – m’accueillit comme tout citoyen doit l’être dans un service public. Le secrétariat avait mentionné 4 responsables "susceptibles" de livrer les statistiques, avant qu’un technicien passant par là, me suggère de voir l’inspecteur général. Avec cordialité et un esprit coopératif, M. Mliva prit sur lui-même d’appeler le coordonnateur national M. Fatihou Oithik, basé à Mohéli.
2 – Deuxième surprise : un service national dispose non seulement de données à jour, mais elles sont éditées, disponibles et livrées au citoyen sans trop de prières, ni intervention. Seul M. Ahmed Djoumoi, directeur de la statistique au Commissariat Général au Plan m’a traité avec une telle célérité et compétence.
M. Fatihou Oithik promit d’envoyer le fichier par mail dans un délai de 30mn à l’inspecteur général, qui s’engagea à me le transférer aussitôt ; effectivement arrivé chez moi, je trouvais le document dans ma boite de réception dans les versions ppt et doc.
Félicitations à M. Fatihou Oithik et à l’OMS. Continuez le bon travail contre la filariose. Merci et bravo à l’inspecteur général Mliva, un responsable au service du citoyen.
Quant à vous lecteurs, bombardez les services publics de vos demandes portant sur leurs rapports d’activité et les données qu’ils détiennent. C'est votre droit de les obtenir, c'est leur devoir de vous les livrer.
photo : msam
Ce panneau, à l’hôpital El Marouf date de 2001, l’éradication de la filariose était promise pour 2005. Question à l’OMS Comores et aux directions de la santé : le panneau doit-il être
1 – actualisé ? = la maladie existe toujours, les objectifs revus.
2 – remplacé ? = la maladie est vaincue, on utilise l’espace publicitaire pour une autre campagne
3 – détruit ? = un panneau au message dépassé pollue le paysage et habitue les passants à l’indifférence.
Le même panneau est placé à la sortie d’Uziwani, dans la direction du plateau de Pimba. C’est une belle région aux villages proprets, idéale pour les balades familiales en voiture. Les agents de la direction de la santé et de l’OMS devraient y faire un tour et décider si le panneau sensibilise ou pollue.
Présentation - Karibu
Trois très chers amis m'incitent à publier ici le message que j'ai envoyé à diverses connaissances pour présenter ce microblog. C'est donc fait. Merci à vous, à Tami en particulier.
Je viens de créer un tumblog un microblog à cette adresse : http://mchangama.tumblr.com/ - je m'amuse à découvrir les possibilités d'être plus court que pour un blog tout en disposant d'une grande flexibilité éditoriale. Je viens de poser des réflexions sur la crise des produits alimentaires et la pollution des PC par la petite clé USB Et www.holambecomores.com ? J'assiste d'assez près la très bonne équipe rédactionnelle qui dirige quotidiennement holambecomores le site que j'ai créé il y a 4 ans avec Ali Ahmed Said. J'ai parfois à trancher de délicates questions éditoriales. Holambe est devenu un site de référence sur la base : Les Comores, hier, aujourd'hui et demain Les comoriens, ici, là bas et ailleurs La variété et la richesse de ses rubriques en font une passerelle entre les générations de Comoriens et entre les Comoriens et ... les autres. Aucun sujet n'est tabou. Je pense que Tumblr en me permettant de me vider positivement de menues et petites réflexions du quotidien - un tri ou un toilettage si on veut - m'aidera à revenir au rythme de 1 ou à 2 "grands" articles mensuels sur Holambe. Des Comores, les connexions internet aléatoires et les coupures d'électricité rendent difficile l'alimentation régulière des sites, des blogs et réseaux sociaux. Mes amis transitent souvent par mon fils Jacob pour découvrir ma page mal fournie sur Facebook . L'évolution du web bouleverse les rapports au savoir, les relations sociales et les routines.... Avec mon tumblog j'espère vous faire partager un peu de mon quotidien agité et varié,mes observations et les réflexions qui en naissent. Dans le pur esprit Holambe : avec le moins de préjugés possibles.