Veilleuses de nuit.
Les filles peuplent la nuit Elles se font peur à elles-mêmes Par leurs pas assourdis
Elles ont une colère en elles Qui pourrait allumer milles feux Les feux de la nuit Qu'aucune trêve n'amoindrit
d e v o n
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Veilleuses de nuit.
Les filles peuplent la nuit Elles se font peur à elles-mêmes Par leurs pas assourdis
Elles ont une colère en elles Qui pourrait allumer milles feux Les feux de la nuit Qu'aucune trêve n'amoindrit
G L I È R E S.
Despair needs two pair of hands.
Crouched on the floor, mind blank. Time and space confound themselves in a painful dance. Hours stretch languidly on your sorrow, not diminishing it a bit.
Your head on fire, thoughts ablaze, a white blank wall becomes your landscape. You wish the dance would come to a stop, a moment of respite between the blows of despair.
Until your resolve cracks and you go spinning all night screaming "I don't need your help" and it is in those times you need it bad.
O C E A N S.
L E V E L S.
S H E L L S.
Uncertainty
G L O O M.
N E I S T P O I N T.
M O R N I N G.
O L D M A N.
A chaque fois, je pense à toi.
(In)validité
T’es validé, toi ? Je veux dire, t’as assez de likes et de followers sur les internets ou t’es qu’un mécréant du web, un looser de l’algorithme Instagram ?
La validation 2.0 (ou est-ce qu’on a déjà atteint le niveau 3 ?), ce mal du siècle. Il faut pouvoir être encensé, non pas par la critique (si elle existe encore), mais par ses pairs, sa famille, ses amis ou même de parfaits inconnus. Elle nous cause du tort, celle-là, on finirait presque par définir notre identité à travers elle. Il faut publier des morceaux de vie, l’affublant d’un filtre néon merveilleux, où tout est beau, tout le monde il est gentil (et très, très riche).
Je me rends compte, au fil du temps et au plus que je les utilise, que les réseaux sociaux me font du mal. Oui, du mal. Ils me rendent malheureuse et exacerbent mon perfectionnisme, déjà niché à 5800 mètres de l’Everest de la psycho-rigidité personnelle. Cela en devient vicieux ET pernicieux, ce déballage de perfection, de voyeurisme (aussi), de course infinie à celui ou celle qui réalisera la plus belle photo, le meilleur temps sur 5km, le meilleur make-up en vidéo ; celui ou celle qui voyagera le plus loin, le plus longtemps, partout ; celle qui aura la plus belle grossesse, la plus belle rénovation de maison, la vie la plus cool. En somme, cela justifie de consacrer (voire perdre) un temps fou à élaborer une image de soi idéalisée, parfaite et intouchable, dans l’espoir de récolter l’encensement de ses proches mais surtout de parfaits inconnus, la plupart du temps.
Ils sont tellement bien articulés, les fourbes, qu’ils te rendent dépendants (tu rates des évènements si tu n’es pas sur Facebook, la dernière vidéo dont tout le monde parle sur Youtube ou le dernier bad buzz sur Instagram). Ils deviennent incontournables, à un tel point que tu mets en danger ta vie sociale si tu oses (sur un coup de tête) t’en détacher. Tu as peur de manquer ce qui se passe dans la vie des autres alors que tu es en train de rater ce qui pourrait se passer dans la tienne. De plus, ils font de toi une personne constamment dans l’attente : l’attente de l’approbation, de l’encensement par tes pairs, l’attente d’un raz-de-marée de likes qui te font sentir mieux, une nano-seconde, le temps de regarder les notifications sur ton smartphone.
Il faudra du temps pour que je m’en détache entièrement, pour que je réussisse à nouveau à articuler mes perceptions par rapport à mes instincts et non par rapport à une certaine “communauté”. A me montrer bienveillante envers moi-même, à ne pas me comparer, à ne pas culpabiliser car je n’ai/fait/suis pas ce que “tout le monde” admire ou encense (encore faudrait-il définir ce tout le monde). C’est un long chemin, celui de l’acceptation de ne pas être parfaite, et ce à tous les niveaux (physique, pro, relationnel, etc.) Alors, en avant, tentons de retrouver ce mea que l’on a perdu en cours de route et de faire en sorte qu’il s’épanouisse loin des considérations d’éventuels followers.
F A L L F O R P A R I S .
P A R I S I A N M A G I C H O U R .
L’ode au voyage
Et cette immensité du monde, comme elle me transcende, comme elle me berce ! C'est dans chaque contemplation que je me retrouve, chaque fois un peu plus, jusqu'à trouver au plus profond de moi-même l'étincelle qui flambe, flambe, et flambe !
R U N L I K E T H E R I V E R.