In answer to « (Teen!lock) Il est presque une heure du matin. Allongé sur le dos, John fixe désespérément le plafond de sa chambre. Il voudrait dormir - il devrait dormir - mais le sommeil ne vient tout simplement pas. Dehors, la neige tombe toujours paresseusement. C’est alors qu’il entend un…
Le bruit se répéta quelques plus tard. Mais cette fois-ci, c’était différent - les coups étaient plus sonores, plus rapprochés. Si on écoutait attentivement, on pouvait même entendre la détresse dans chacun d’entre eux. Ou, du moins, c’était ce que John s’imaginait. Il fallait dire qu’il n’avait victime de nombreuses visites nocturnes dans sa vie, et donc, n’avait pas assez d’expérience pour différencier des coups de détresse de coups de colères ou de simples coups pour se faire remarquer, par exemple. Malgré tout, l’adolescent se leva précautionneusement. Le plancher craqua légèrement sous ses pieds. Il eut un regard pour son compagnon de chambre, Mike, qui était profondément endormi - et idéalement, devait le rester. Puis, lentement, il s’approcha de la fenêtre. Même s’il faisait nuit, la neige reflétait la lumière provenant des réverbères du campus. Donc, il pouvait apercevoir la silhouette de celui qui avait cogné se découpant dans la semi-pénombre brun-mauve. On pouvait maintenant entendre des cris provenant de l’extérieur. Visiblement, quelqu’un était en colère contre quelqu’un d’autre, et John avait le sentiment que son devoir était d’aider cette deuxième personne. Sentant l’adrénaline circuler doucement dans son sang, il tira les rideaux et ouvrit la fenêtre…
… Pour se faire ensuite renverser par un adolescent en robe de chambre aux cheveux sombres et hirsutes.
« Euh… Allô?»
Détresse, détresse, il ne fallait pas trop en mettre. Sherlock avait plus d’un tour dans son sac et il aurait sans doute réussi à se sortir du pétrin si quelqu’un n’était pas venu ouvrir la fenêtre… ou il se serait ramassé quelques poings dans l’estomac et, honnêtement, il n’en avait pas envie. Il se précipita donc tête devant puis atterrir sur ce qui semblait vraisemblablement être un autre adolescent. Il avait une certaine idée d’où il était sur le campus, mais interdiction de retourner à sa chambre tant que son colocataire ne s’était pas calmé. Il se releva donc d’un bon précipité et secoua sa robe de chambre pleine de neige avant de clamer sans même se retourner pour regarder l’autre garçon :
« Oui, oui, bonjour. Je dormirai sur le divan. Vas donc te rendormir avant de réveiller ton coloc »










