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@naohapazzz
Hello
J’ai eu 3 ans d’abstinence le premier octobre. Je ne prends plus rien du tout, ni alcool, ni drogue, ni médicaments. Rien. Je ne me fais plus vomir, je ne me restreint plus, je mange ce que je veux quand je veux (je fais quand même attention). J’arrive à nommer mes émotions et à les vivres (non sans difficultés mais.... j’y arrive et je ne prends rien pour anesthésier). J’ai repris les études, j’ai eu mon bac l’année dernière avec mention bien (ou assez bien, je ne me souviens pas), je suis en première année de lettres modernes à La Sorbonne. (De toute évidence ce n’est pas pour moi...). Je ne suis plus avec cet homme de 45 ans que j’ai rencontré en fin de consommation avec qui je me droguais et qui m’a abusé sexuellement et émotionnellement pendant presque 2 ans. Je me suis libérée de son emprise. Aujourd’hui je suis célibataire et je n’ai pas de place pour un homme dans ma vie, et ça ne me manque quasiment plus. Je le vis plutôt vachement bien. Je ne vis plus avec mes parents et je ne subis plus la violence de mon père. J’ai un appartement à Paris. Je vis seule en autonomie. (Bon, je vis encore de la AAH mais c’est ce qu’il me faut pour aujourd’hui, et c’est ce qu’il a fallu pour que je me sorte de tout ce merdier). Je suis là où je dois être, je suis vivante et en bonne santé, je me sens miraculée très honnêtement, graciée par le ciel, l’univers. J’ai toujours des problèmes relationnels (etoui ahahah, l’intimité est pour moi chose fort compliquée), mais je sais que je suis en train de grandir, j’évolue en permanence et j’ai de l’espoir. Chaque jour qui passe est un jour où j’ai foi en la vie. J’ai rencontré la passion de l’astrologie il y a 3 ans, et je continue d’en apprendre tous les jours passionnément. J’ai retrouvé de la créativité, par contre je ne dessine plus, mais je crée un rideau de perles en ce moment, et j’ai monté un grand métier à tisser, je compte apprendre le tissage. J’aimerai aussi fabriquer des lampes Art Deco. J’ai plein d’idées, de plus en plus. Je suis radfem, ou radicale féministe. Je ne badine pas avec ça. J’ai acheté un télescope et je participe à un club d’astronomie à Paris, j’ai pour projet des voyages en lien avec l’astronomie. Ce qui n’a pas changé, c’est que j’ai toujours la tête qui plane.... mais d’autres façons. Je médite, assez régulièrement, mais je dois travailler ma régularité..... ma vie serait encore plus douce si je m’y attelais davantage. En ce moment la question du projet professionnel se pose vraiment et m’angoisse mais.... je vais y arriver, je le sais, peu importe le temps que ça prendra. J’ai confiance en la vie. Plein de choses me font peur, plein de choses me font mal, et c’est une bonne nouvelle, ça veut dire que je suis humaine.... bon, effectivement, mon manque d’humilité avait et a tendance à me faire penser que je suis quelqu’un d’extraordinaire (dans le bon comme dans le mauvais), mais je ne suis ni plus ni moins qu’une âme à vos côtés, avec certes un parcours un peu différent qu’une majorité, mais la souffrance est universelle, elle ne m’appartient pas (fort heureusement). J’ai choisi la vie.
Retour sur six années noyées. Des heures, des jours et des nuits à marcher près du vide, inconsciente comme défoncée par le Mal caché dans un gouffre. Mauvais transit ? Mais aujourd’hui j’ai les outils pour y faire face... et puis je ne suis pas parfaite et en fait, je l’accepte. En tout cas, j’y travaille. J’ai compris qu’il fallait mettre dans ma vie une dimension spirituelle, et elle doit prendre de la place. Les autres ne pleureront pas à ma place, personne ne le fera, personne se lèvera le matin pour prendre ma douleur. Il n’y a que moi qui sait et qui peut, et quelque chose de plus puissant que moi. Peut être cette chaise, ou ce pot de fleur, ou Dieu, qui sait? Aujourd’hui j’essaie d’aller mieux, et surtout « je sais que je ne sais rien ». Bises
Anja Rubik photographed by Richard Bush, Vogue Russia, 2013
bella hadid by inez & vinoodh for vogue italia,june 2017.
L'éphémère possède un charme merveilleux, un charme d'une brûlante tristesse.
Hermann Hesse (via vague-abondage)
Sora Choi for W Korea June 2016, ph. Elina Kechicheva
Yoshihiro Tatsuki, Untitled, 1970
Les gens sont des icebergs […]. Sous la surface gît une énorme masse de non-dits, de douleurs et de secrets. Personne n'est vraiment ce qu'il paraît.
Glacé (Bernard Minier)
Sous les paupières, le sable des larmes taries : encore une couche de sédiments.
L. d’Ombrance, 26 novembre 2012 (via ombrance)
Malaise. Je n'ai plus envie de me battre. Alors, vomir, boire, vomir, boire, peu importe, si ça soulage ces oiseaux de malheur. Mon identité disparaît dans les intestins du monde, mon identité flotte dans un verre, mais peu importe. Petite, dis-moi qui tu vomis. Petite, oubli. Chaque fois que ma tête bascule vers le bas, dans ce maudis trou, ma rage bascule dans mon sang, dans mon crâne, ça pulse, pulse, pulse. Et il faut encore faire comme si de rien n'était.
:)) de rien Iris;) j'espere que tout va bien pour toi en ce moment!!!! bizzzzzz
c’est difficile en ce moment
salut Iris!!! superbe ta dernière photo!!! biz porte toi bien !!! david (tozereep)
Merci David ! :)
Jack Vanzet
Salut, ça va ? Tu survis ? Moi ça va. Tu te souviens de l'état dans lequel j'étais quand tu m'as laissé ? Je m'en suis remis. Tu vois, contrairement à ce que j'ai pu croire et dire, je m'en sors très bien sans toi.
À tous ceux qui meurent d'aimer (via ombrance)