NASA

ellievsbear
No title available

#extradirty
I'd rather be in outer space đž
Monterey Bay Aquarium

@theartofmadeline
2025 on Tumblr: Trends That Defined the Year
Sweet Seals For You, Always

romaâ
Xuebing Du

oozey mess
Acquired Stardust
Aqua Utopiaïœæ”·ăźćșă§èšæ¶ă玥ă

PR's Tumblrdome
đȘŒ
styofa doing anything
RMH
d e v o n
KIROKAZE
seen from Canada

seen from Canada

seen from Singapore

seen from Australia
seen from France

seen from Malaysia
seen from United States
seen from Morocco

seen from Australia
seen from United States

seen from United States

seen from Malaysia

seen from United States

seen from Jamaica
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
@oslown
Yes, lets imagine a world WITHOUT MUSLIMS, shall we?
Without Muslims you wouldnât have:
Coffee
Cameras
Experimental Physics
Chess
Soap
Shampoo
Perfume/spirits
Irrigation
Crank-shaft, internal combustion engine, valves, pistons
Combination locks
Architectural innovation (pointed arch -European Gothic cathedrals adopted this technique as it made the building much stronger, rose windows, dome buildings, round towers, etc.)
Surgical instruments
Anesthesia
Windmill
Treatment of Cowpox
Fountain pen
Numbering system
Algebra/Trigonometry
Modern Cryptology
3 course meal (soup, meat/fish, fruit/nuts)
Crystal glasses
Carpets
Checks
Gardens used for beauty and meditation instead of for herbs and kitchen.
University
Optics
Music
Toothbrush
Hospitals
Bathing
Quilting
Marinerâs Compass
Soft drinks
Pendulum
Braille
Cosmetics
Plastic surgery
Calligraphy
Manufacturing of paper and cloth
It was a Muslim who realized that light ENTERS our eyes, unlike the Greeks who thought we EMITTED rays, and so invented a camera from this discovery.
It was a Muslim who first tried to FLY in 852, even though it is the Wright Brothers who have taken the credit.
It was a Muslim by the name of Jabir ibn Hayyan who was known as the founder of modern Chemistry. He transformed alchemy into chemistry. He invented: distillation, purification, oxidation, evaporation, and filtration. He also discovered sulfuric and nitric acid.
It is a Muslim, by the name of Al-Jazari who is known as the father of robotics.
It was a Muslim who was the architect for Henry Vâs castle.
It was a Muslim who invented hollow needles to suck cataracts from eyes, a technique still used today.
It was a Muslim who actually discovered inoculation, not Jenner and Pasteur to treat cowpox. The West just brought it over from Turkey
It was Muslims who contributed much to mathematics like Algebra and Trigonometry, which was imported over to Europe 300 years later to Fibonnaci and the rest.
It was Muslims who discovered that the Earth was round 500 years before Galileo did.
The list goes onâŠâŠâŠ..
Just imagine a world without Muslims. Now I think you probably meant, JUST IMAGINE A WORLD WITHOUT TERRORISTS. And then I would agree, the world would definitely be a better place without those pieces of filth. But to hold a whole group responsible for the actions of a few is ignorant and racist. No one would ever expect Christians or White people to be held responsible for the acts of Timothy McVeigh (Oklahoma bombing) or Anders Breivik (Norway killing), or the gun man that shot Congresswoman Giffords in head, wounded 12 and killed 6 people, and rightly so because they had nothing to do with those incidents! Just like the rest of the 1.5 billion Muslims have nothing to do with this incident!
Sources:
http://www.independent.co.uk/news/science/how-islamic-inventors-changed-the-world-469452.html
http://articles.cnn.com/2010-01-29/world/muslim.inventions_1_hassani-inventions-muslim?_s=PM:WORLD
http://www.ummahedinburgh.co.uk/radio/files/Muslim-Invention-Article.pdf
I couldnât be happier to reblog this.
this is amazing.
SLAMS DOWN REBLOG BUTTON
FOREVER GOT LOVE FOR THE MUSLIM HOMIES
instant reblog!!!!!!
thanks guys
Reblooooog đđđ
Because I don't want to let my community be accused Thank you all for your support đ
Pourquoi ĂȘtre fĂ©ministe ou masculiniste et pas seulement "pour l'Ă©galitĂ©" ?
Mais je suis pour lâĂ©galitĂ©. Câest pour ça que je suis fĂ©ministe. Dâailleurs, si ça ne tâembĂȘte pas, je vais recycler ce que jâavais publiĂ© (ailleurs) pour le 8 mars :
Je suis fĂ©ministe parce quâun homme nâaura jamais Ă se battre pour avoir le droit de se faire avorter.
Je suis fĂ©ministe parce que pour les homophobes, deux femmes qui sâembrassent câest âsexyâ, mais deux hommes qui sâembrassent, câest âsaleâ.
Je suis fĂ©ministe parce que les gros lourds qui sortent des âblaguesâ sexistes sâoffusquent quand on ne rigole pas et disent âDe toute façon, tu nâas pas le sens de lâhumour !â (Genre âcâest ta faute si je ne suis pas drĂŽleâ.)
Je suis fĂ©ministe parce quâon se fait traiter de pute et/ou de mal baisĂ©e (oui, câest compatible apparemment) quand on ignore les inconnus qui sifflent et qui nous appellent en pleine rue.
Je suis fĂ©ministe parce que âMais ça va, tâas tes rĂšgles, ou quoi ?â
Je suis fĂ©ministe parce que, quand on parle dâinjustices ou de problĂšmes qui concernent les femmes, il y a toujours quelquâun pour sâimmiscer dans la conversation pour dire âOui mais câest pas facile pour les hommes non plus !â, quel que soit le sujet.
Je suis fĂ©ministe parce que âje veux que mon enfant ait un maĂźtre, parce que les maĂźtresses ont moins dâautoritĂ©.â
Je suis fĂ©ministe parce que lâexpression âgarçon manquĂ©â nâest plus une insulte depuis longtemps, mais quand un petit garçon sâintĂ©resse Ă des jouets trop estampillĂ©s âfilleâ, il faut tout de suite le âremettre dans le droit cheminâ.
Je suis fĂ©ministe parce quâil y a encore des gens qui pensent quâĂȘtre fĂ©ministe câest ĂȘtre une hyĂšne hurlante dont le raisonnement se limite Ă âFEMME = BIEN et HOMME = PAS BIENâ.
Je suis fĂ©ministe parce quâen 2016, 4 Français sur 10 pensent que la responsabilitĂ© dâun violeur varie selon lâattitude ou les vĂȘtements de sa victime.
Je suis fĂ©ministe parce que pour beaucoup dâĂȘtres humains sur la planĂšte, le corps dâune femme est fondamentalement plus impudique, voire obscĂšne, que celui dâun homme.
Je suis fĂ©ministe parce que quand une femme a beaucoup dâaventures, câest une traĂźnĂ©e, et quand elle nâen a pas, câest une prude (ou pire, quelquâun qui a une dent contre les hommes).
Je suis fĂ©ministe parce que les scĂ©naristes trouvent trop souvent quâun seul personnage de femme dans une Ă©quipe dâune demi-douzaine dâhommes, câest bien suffisant.
Je suis fĂ©ministe parce que des Ă©tudes ont dĂ©montrĂ© que dans un groupe composĂ© Ă 50% dâhommes et 50% de femmes (ou mĂȘme dâun tiers de femmes et deux tiers dâhommes), les hommes ont lâimpression quâelles sont plus nombreuses quâeux. (DâoĂč une perception faussĂ©e de la reprĂ©sentation des femmes dans les mĂ©dias.)
Je suis fĂ©ministe parce que trop de gens considĂšrent â50 Nuances de Greyâ comme fĂ©ministe parce que câest Ă©crit par une femme et que ça parle de sexe. (Spoiler : CâEST CARRĂMENT LâINVERSE.)
Je suis fĂ©ministe parce quâon entend parler dâavortement âde confortâ.
Je suis fĂ©ministe parce quâon entend dire que les tampons et les serviettes hygiĂ©niques sont des produits âde luxeâ.
Donc je suis fĂ©ministe parce que les femmes ont des voix qui ne sont pas celles des hommes, que chaque femme a une voix, une expĂ©rience de la vie diffĂ©rente qui mĂ©rite dâĂȘtre entendue ; parce que je suis pour lâĂ©galitĂ© et la paritĂ© entre les sexes dans les deux sens, parce que le machisme et la sur-masculinitĂ© toxiques fait aussi du mal aux hommes (notamment Ă ceux qui sont victimes de violences de la part de femmes et sont doublement meurtris), mais aussi parce quâĂ un moment, les femmes ont un utĂ©rus et tout ce qui va avec, donc il y a des injustices sociales, mĂ©dicales, etc., dont elles sont les victimes exclusives.
Au cas ou ce serait pas encore clair.
jâaurais tellement pas mieux dit moi mĂȘme!!
Parce que c'est la définition exacte à avoir dans le larousse
Pourquoi tes textes ont l'air tout triste ?
Car Ă cette Ă©poque, je ne savais pas comment faire pour extĂ©rioriser les sentiments nĂ©gatifs qui me rongeaient. Aujourdâhui câest diffĂ©rent, jâai tout simplement grandi.
On m'a demandé d'écrire.
Ce texte fait partie des premiers. Il a prĂšs de 5 ans. On nous avait demandĂ© de rĂ©flĂ©chir sur le thĂšme "un ĂȘtre ne peut il pas ĂȘtre autre qu'il n'est ?"
Aujourd'hui, on m'a demandĂ© d'Ă©crire. Je ne sais pas si c'est le moment. Pour l'instant, je suis si vide, ma vie devant moi dĂ©file. DĂ©jĂ 19 ans et j'ai l'impression d'en avoir encore 6. Hier encore, j'attendais impatiemment la rĂ©crĂ©ation pour pouvoir courir Ă en perdre haleine, de rire Ă en avoir mal au ventre pendant au moins un mois et mĂȘme d'inventer de nouveaux jeux pour nous montrer que l'on est encore crĂ©atif.
Cette Ă©poque me manque. Aujourd'hui, ma seule attente est la fin de cette transition. Suis-je une fille, une femme ou une enfant ? Plus la vie passe, plus l'on se rend compte qu'il est difficile d'ĂȘtre soi et pire, de se trouver. Je vois toutes ces jeunes demoiselles succomber Ă ces modes copiĂ©es du passĂ©. On parle d'Ă©volution et d'avenir quand je ne vois que la copie du passĂ© : Ă quoi bon ? Le passĂ© est lĂ pour nous rappeler nos erreurs et Ă©viter qu'on ne les rĂ©pĂšte. Mais si nous les recopions, devons-nous nous tromper Ă nouveau ?
Je prĂ©fĂšre regarder vers l'avant. A quoi bon ressasser ces douleurs, ces dĂ©parts, ces larmes et surtout ces crises. J'ai difficilement traversĂ© ces situations. Et bien que je sois forte, dĂ©sormais je ne pas ĂȘtre capable de recommencer. Mes proches m'ont dit que traverser de terribles Ă©preuves nous rend plus fort, plus dur. C'est vrai que nos mĂ©saventures nous endurcissent. Les miennes ont endurci mon cĆur. Non je ne veux pas ĂȘtre une g*rce mais je le suis dĂ©jĂ .
De nos jours, il est impossible d'ĂȘtre soi mĂȘme oĂč d'ĂȘtre lĂ mĂȘme personne constamment. C'est ça la vie : une perpĂ©tuelle Ă©volution. Je ne suis plus cette enfant pleine de vie et de joie. Je ne suis cette fille craintive et pourtant si violente avec tous. Mais aujourd'hui, je ne suis plus non plus cette adolescente prĂȘte Ă tout pour revoir Juliette, Ă la recherche dĂ©sespĂ©rĂ©e d'un RomĂ©o et rebelle car elle ne peut prouver aux autres qui elle est rĂ©ellement. Je suis diffĂ©rente, je ne suis pas vraie. Trop souvent blessĂ©e par mon entourage, quelque peu brisĂ©e depuis son dĂ©part et toujours pas guĂ©rie de ma propre absence. âJe est un autre" et je ne me suis toujours pas retrouvĂ©e. Je me pose souvent une question, ne me suffirais-je pas pour soigner mes blessures ? J'ai bien l'impression que si. J'ai besoin d'un nouveau dĂ©part.
Je veux partir. Pas mourir, juste partir dans une nouvelle ville loin de ma vie, loin du rappel de mes Ă©checs, loin de mes souvenirs. Un nouveau pays oĂč "Je" serait enfin moi, oĂč je ne me combattrais pas pour savoir ce que je ressens. Un nouveau continent pour trouver ce dont j'ai besoin, cette part de moi-mĂȘme que je ne comprends pas. Je veux juste un nouveau monde oĂč je pourrais crier, hurler ce que j'ai sur le cĆur et libĂ©rer mon Ăąme pour ĂȘtre plus lĂ©gĂšre.
En ce moment, je suis bien sĂ»r assise Ă une table dans un lieu fermĂ©. Un lieu de culture. Face Ă cette grande baie vitrĂ©e, je pense Ă cette date fatidique dans ma vie. Je ne pense pas Ă son dĂ©part bien qu'elle ait Ă©tĂ© mon baume, le remĂšde Ă mes douleurs. Non, cette date Ă©tait bien postĂ©rieure. Le jour oĂč j'ai compris que nous serions toujours seul. Il peut y avoir des dizaines de personne que vous considĂ©rez comme vos amis, des vrais. Ils partiront. Petit Ă petit, ils vous quitteront et rien ne les ramĂšnera. Et un jour, c'est fini. Il n'y a plus personne avec vous. Vous passez seul vos Ă©preuves et vous ĂȘtes de plus en plus dur car personne n'est lĂ pour vous soutenir et vous aimer pour ce que vous ĂȘtes vraiment.
On dira que je suis dĂ©sespĂ©rante, nĂ©vrosĂ©e ou aveugle. Je rĂ©pliquerai juste en pointant du doigt vos souvenirs. Aviez-vous toujours la mĂȘme personne Ă vos cĂŽtĂ©s ? Certainement pas car je ne connais pas une seule personne qui a gardĂ© le mĂȘme ami toute sa vie.
Just normal for people
L'espace d'un battement de coeur.
Il nous faut, certaines fois, courir Ă perdre haleine pour se sentir exister. Il nous faut parfois extĂ©rioriser le mal ĂȘtre enfoui dans nos corps pour continuer d'avancer. Il est tellement simple aujourd'hui de pousser deux ĂȘtres Ă se craindre et Ă se dĂ©tester. Cependant, il est tout de mĂȘme ardu de faire croire en une communautĂ© unie et affrontant les Ă©preuves cĂŽte Ă cĂŽte. Quiconque tente de joindre ses mains et de les presser sera raillĂ© par ses pairs. On ne tient pas tant Ă l'unitĂ© quand en tentant de briller, on Ă©crase nos semblables. VoilĂ la leçon que l'on vient de m'inculquer. Une porte vient de me claquer au nez car mon egocentrisme pourrait nous causer du tort. Un projet anodin qui pourrait nous permettre de mieux avancer. Mais si cela semble aberrant et artificiel, je ne vais pas laisser cette erreur nous Ă©loigner. Je ne laisserais pas un seul individu penser que je le fais par devoir ou par profit personnel. Je dĂ©verrouillerais les portes et les fenĂȘtres. Je ferais tomber les murs et les clĂŽtures. J'ouvrirais mon coeur et les laisserais dĂ©couvrir mon Ăąme pour qu'ils comprennent que vivre ensemble n'est pas un sujet de dĂ©bat mais Ă©bauche de plan Ă grand Ă©chelle.
?
Armez-vous de passion.
Je viens de comprendre une chose en faisant le bilan de ma vie aprĂšs cette longue absence : je suis devenue une adulte. Non par choix mais sans mâen rendre compte. Câest avec un sursaut dâingĂ©niositĂ© que jâai protĂ©gĂ© ce quâil restait de mon Ăąme dâenfant.
Ne perdez jamais ce qui vous permet de continuer de rĂȘver et de voir de la beautĂ© en ce monde. Ne la perdez jamais au dĂ©triment de votre avenir et protĂ©gez la au pĂ©ril de votre vie.
Je sais que rien ne pourra nous empĂȘcher de continuer de jouir de notre vie. Ni la peur, ni les fous.
I hope some of you are old enough to understand how hard it is to throw these out
infantplanet
This is so impossible !
âYou know what? Fuck beauty contests. Life is one fucking beauty contest after another. School, then college, then work⊠Fuck that. And fuck the Air Force Academy. If I want to fly, Iâll find a way to fly. You do what you love, and fuck the restâ
Little Miss Sunshine (2006) dir. Jonathan Dayton, Valerie Faris
J'ai juste craqué un instant !
"On ne m'enlĂšvera pas que la connerie est une forme d'intelligence"
Coluche
Je ne suis pas au bout de mes surprises.
Aujourd'hui je suis tombée (sans me faire mal *badam tss*) sur des photos.
J'Ă©tais trĂšs heureuse au dĂ©but. Comme tout le monde j'ai eu la nostalgie de mes annĂ©es de folle lycĂ©enne et collĂ©gienne. Puis je me suis surprise Ă ĂȘtre triste.
Pourquoi triste ?Â
Parce que je me suis rendue compte que je n'ai pas su apprécier ces moment à leur juste valeur quand ils se déroulaient. Je me suis surprise à regretter de ne pas avoir plus ri, plus souri, plus profité de chaque instant. De ne pas avoir fait de plan sur la comÚte pour tout laisser tomber et aller boire un verre au bar du coin.
C'est bĂȘte mais sur le coup, j'ai eu l'impression de ne pas avoir utilisĂ© mon temps pour les bonnes causes. J'ai passĂ© tant de temps avec des gens qui m'ignorent aujourd'hui. Je ne m'Ă©tais mĂȘme pas rendu compte de l'Ă©loignement. Je n'ai pas cette notion de proximitĂ© nĂ©cessaire pour le rĂ©aliser avant l'impact. Je me suis dis que je n'aurais pas dĂ» accorder de la valeur Ă certaines choses.
Et contre tout attente j'ai fini par sourire car quoi que je fasse, je ne m'arrĂȘterai pas Ă un "j'aurais dĂ»" ou Ă un "j'aurais pu". Je me rappellerai juste les choses que j'aurai accomplies et surmontĂ©es.
Comme un vieux sage l'a dit :
"Se pencher sur son passé, c'est risquer de tomber dans l'oubli"
Mais aussi,
"Mon projet le plus important c'est de continuer Ă vivre !"
Coluche
Quelques pensées
Si je vous parle de sentiment, vous allez me dire l'amour pour les uns ou l'amitiĂ© pour les autres. Mais vous ne penserez pas aussitĂŽt Ă celui que subissent pas mal de personnes. Vous savez, le sentiment que plus rien ne vous appartient, ce sentiment de solitude, l'impression d'ĂȘtre perdu(e) tout simplement... Et bien, c'est ce que vivent certains d'entre nous. Personnellement, je ne sais plus qui je suis. Aujourd'hui je me rends compte que ma vie a changĂ©, Ă©normĂ©ment. Mais en quoi et comment, je m'en pose la question.
Avant, je n'avais aucune prĂ©occupation, tout allait bien, je n'avais aucun soucis, bref, j'Ă©tais profondĂ©ment heureuse. Et allez savoir pourquoi, du jour au lendemain, je me suis rendue compte que je pensais. Sans arrĂȘt, je pensais Ă tout, Ă rien, Ă des personnes, Ă ce que je ressentais, et ce, tout le temps. GrĂące Ă cela, j'ai compris bien des choses autour de moi, qu'elles soient bien ou mal. J'ai fini par me rendre compte que la confiance en quelqu'un n'Ă©tait pas ma spĂ©cialitĂ©. Quand on apprend qu'une personne trĂšs proche nous a trahie, ça fait mal ou plutĂŽt ça brise quelque chose en nous. Je pense que le pire dans tout cela, c'est de percevoir des choses que d'autres ne voient Ă notre sujet. Elles nous touchent au plus profond et nous fait paraĂźtre, aux regards des gens, pour un esprit tout Ă fait risible et mĂȘme Ă la limite du pathĂ©tique.
De nos jours, les gens se préoccupent de moins en moins de ce qui se passe autour d'eux. Chacun ne pense plus qu'à sa personne, ils ne voient pas plus loin que leur zone de confort. Rares sont ceux qui s'investissent dans n'importe quelle situation. Revenons-en au fait.
Penser sans arrĂȘt, ça peut ĂȘtre bienfaisant comme se remĂ©morer de bons souvenirs ou se projeter dans le futur. Mais moi, je vous parle du cĂŽtĂ© sombre, de la partie nĂ©faste. Le cĂŽtĂ© destructeur. On pense Ă de mauvais souvenirs, on regrette certaines choses, on se dit qu'il aurait fallu faire ceci ou cela, qu'on aurait dĂ» se lancer Ă corps perdu, ou pas d'ailleurs. Enfin au final, c'est une pression permanente et supplĂ©mentaire qui s'exerce au plus profond de nous, et c'est douloureux. On rĂ©flĂ©chit, on s'Ă©nerve, on pense Ă nouveau, on en pleure et on fatigue. Le problĂšme, c'est que dans les pires moments, oĂč il est impossible de trouver le sommeil, l'on cogite encore plus. HĂ©las, Ă une heure aussi tardive dans la nuit, personne n'est lĂ pour vous rĂ©conforter, vous aider ou simplement Ă©couter.
En tout cas, mĂȘme si ça peut paraĂźtre idiot ou non, il faut savoir que c'est vraiment difficile Ă vivre, c'est une maladie comme une autre, psychologique du moins. Il n'y a pas de remĂšde aussi magique soit-il, c'est ce qui fait la diffĂ©rence. Nombreuses sont les fois oĂč des moralisateurs se sont prĂ©sentĂ©s Ă moi. Avec pour discours, « il fallait cesser de penser au passĂ©, vivre au jour le jour, profiter de la vie et planifier son futur ». Autant le passĂ© peut reflĂ©ter de mauvaises choses dont nous ne sommes pas ou peu fiers, autant il a fait ce que nous sommes aujourd'hui. Et mĂȘme si pour certaines personnes la notion de passĂ© est Ă masquer, cela me paraĂźt impossible. J'ai besoin du passĂ©, pouvoir comparer la situation actuelle Ă la prĂ©cĂ©dente, chercher l'Ă©lĂ©ment perturbateur qui a tout fait basculer dans ma tĂȘte. C'est ce que je cherche depuis tellement de temps, et le plus dĂ©stabilisateur, c'est que je n'en sais pas plus aujourd'hui.
Je ne sais plus qui je suis exactement. Les jours se suivent et se ressemblent, tout paraßt si monotone, si ennuyeux. Je me sens de plus en plus seule. J'ai comme l'impression de ne servir à rien, et de me faire avoir par tous ces gens, se servant de moi uniquement par profit personnel. Et s'il y a bien quelque chose dont j'ai horreur, c'est de ceci. Je ne suis pas un objet, personne ne l'est.On profite de moi, on ose me faire la morale, on met son costume d'innocence par dessus celui de son hypocrisie, et dÚs qu'on a plus besoin de moi, on m'oublie. Cette situation là est de plus en plus fréquente. Pour tous. Je fais ce que je peux pour montrer une bonne image de ma personne, en vain. Mon comportement est différent selon les personnes qui se présentent à moi. Mais au bout d'un moment tout se mélange et je n'agis pas toujours comme il le faudrait. Au final, on me laisse tomber car je ne donne plus la réplique que l'on souhaite.
Je vis dans le doute, je perds encore plus confiance en moi, je m'isole et je me retrouve de plus en plus seule. Ăa fait toujours aussi mal. Que l'on me prenne pour une idiote, j'en ai l'habitude. En mĂȘme temps, personne ne sait ce qu'il se passe dans ma tĂȘte et moi je n'ose essayer de me comprendre. D'un cĂŽtĂ©, on me fait des promesses dont je n'ai aucune nouvelle. On se dit ami et rien ne le montre. Les personnes, Ă qui lâon tient le plus, vivent loin de nous.
Tout devient chaos. Les pensĂ©es se croisent et se recroisent. Les jours passent. PrĂ©sente physiquement mais moralement tout est incertain et, dans le fond, tout se dĂ©truit lentement. On devient indiffĂ©rent, le regard vide. Certains s'en rendent compte et font semblant de se faire du souci, vous harcĂšlent pour savoir ce qu'il en est ,en vain, et partent. Ils retournent vaquer Ă leurs occupations sans Ă un seul moment penser Ă ce qui pourrait bien vous arriver. Ces personnes-lĂ ont bien raison de ne pas se faire du souci, au moins eux paraissent vivre dans la joie et dans la bonne humeur, et je ne leur souhaite que cela. Ma devise est telle que leur bonheur passerait toujours avant le mien, et jusqu'ici, j'ai toujours tenu parole. Enfin de compte, j'ai toujours agis pour les gens, de telle sorte que l'on me rende cet amour un jour. Je ne demande pas Ă ce qu'ils se mettent Ă mon service, Ă©videmment que non. Mais simplement que certains Ă©vitent de ne penser qu'Ă eux, qu'ils arrĂȘtent de se surestimer car la plupart ne se rendent pas compte Ă quel point leur idiotie est Ă©levĂ©e.
J'admire les gens confiants, ceux qui se projettent totalement dans leur avenir, des rĂȘves plein la tĂȘte, aucun soucis ni aucune angoisse ne transparaissent. J'irai jusqu'Ă dire que je les envie. Ils ont au moins la chance de tenter de vivre la parfaite situation. Si je devais leur souhaiter une chose, c'est qu'ils puissent aller jusqu'au bout de leurs projets. Oui, je sais, il faut que je cesse de penser aux autres, et de faire plus attention Ă moi.
La différence, c'est que je ne suis plus tellement moi.
Image de Kaneoya Sachiko
J'ai envie de publier mes chapitres racontant l'histoire de Lisya. Ne suis-je pas capable de continuer cette histoire ? Elle me poursuit nuit et jour. Je vais essayer de continuer les autres chapitres. Pour la terminer. Pour moi mĂȘme et Lisya.
Image de Kaneoya Sachiko
Pas besoin de titre... Ou plutot aucun titre ne correspond à ma pensée
Douceur rime avec lenteur. Elle se fait attendre mais lorsquâelle arrive, elle repart aussitĂŽt. Mais ce court instant est formidable.
Je me suis dĂ©filĂ©e comme dâhabitude, bref. Je prĂ©fĂšre oublier cette nature que je nâai pas choisi. Oui câest ça ! Jâai dĂ©cidĂ© de ne pas y aller, de rester seule et de gĂ©mir, câest pour ça que je nâĂ©voluerai pas. LâAssociale. La NaĂŻve. Croire que jâallais mâintĂ©grer. Un rĂȘve, un conte de fĂ©e. Je suis le dragon retenant la princesse, alors que jâaurais fais n'importe quel autre rĂŽle pourvu que je sois aimĂ©e. Mais serait-ce de cette façon que lâon se fait aimer ? Non, jâen doute mais de tout façon ĂȘtre lĂ ou non ces personnes ne feront pas la diffĂ©rence. Jâaurais pourtant aimĂ© lâinverse.
Une journĂ©e sans toi : un calvaire ! Envie de te voir, de tâentendre, de te parler pour tout te dire. Lui. Oui, encore lui. Toujours lui ! Matin, midi et soir tel un traitement. Jâai besoin de le voir, de lui parler ou lui sourire pour que mon coeur fasses un bond. Mais pourquoi ? Pourquoi ai-je besoin de lui ? Pourquoi tout cela arrive ? Pourquoi moi, tout simplement ? Je suis le genre de fille qui dit que cela ne lui arrivera jamais, mais quand ça lui tombe dessus, elle perd lâĂ©quilibre et chute. Je nâai pas envie de cela. Je veux rester cette fille qui ne croyait pas en lâamour ou peut ĂȘtre un peu mais qui croyait pas que ça pouvait lui arriver. Je veux soit lâavoir soit lâoublier. Mais aucune de ces solutions ne marchent car pour lâune je ne suis pas assez bien et pour lâautre pas assez forte.
Si on venait Ă me faire revivre ces Ă©vĂšnements, je ne ferai pas deux fois la mĂȘme erreur. Je dirais oui, sans aucune rĂ©ticence ! Je ne dirais pas ce que jâaffirmais, je ne rĂ©peterais pas ce que je soutenais. Mais une question arrive : dois-je vraiment accepter ces avances ? Jây rĂ©ponds mais les questions suivantes me noient ! Tellement d'interrogations sur nos ârelationsâ ou plutĂŽt sur les sentiments que chacun ressent pour lâautre. Je ne doute pas assez des tiens, tu as voulu me montrer leur sincĂ©ritĂ© fragile. Les miens sont Ă remettre en cause ! Jamais je nâai voulu te perdre, ni mĂȘme te rejeter mais es-tu celui que jâattends ? Peur-ĂȘtre. Suis-je celle que je prĂ©tends ĂȘtre ? SĂ»rement. Alors pourquoi tâai-je dis oppsĂ© un refus si peu convaincant ? Cela fait quelques heures que jâĂ©cris et je me sens un peu soulagĂ©e. JâĂ©cris car si jâen parle Ă quelquâun, jâai peur dâĂȘtre malcomprise et donc jugĂ©e. A lâinverse, tout poser sur le papier sans un regard accusateur me fait du bien. Certaines personnes liront ce texte et me diront que je raconte nâimporte quoi, mais je me comprends. Pour me comprendre il faudrait vivre ma vie. Il vous faudrait sentir ce que je ressens, entendre ce que jâentends. Et peut ĂȘtre, que vous me comprendriez. Je ne veux ni pitiĂ© ni compassion de votre part. Ce que je veux câest des amis qui mâaiment vraiment et pas seulement Ă leurs heures perdues. Mes envies passent au second plan. Mais qui sont elles ? Je le croyais les connaĂźtre avant de te connaĂźtre. Mais pourquoi serait-ce aussi compliquĂ© de te parler ? A cause dâeux ? Non, jâai lâimpression que ce nâĂ©tait quâune excuse. Je crois plutĂŽt que ça vient de moi. Sinon ces deux semaines auraient Ă©tĂ© merveilleuse. Je pense que le problĂšme nâĂ©tait pas les sentiments mais la peur de te dĂ©plaire ou dâĂȘtre déçue.
Si tout est posĂ© sur le papier je me sentirais soulagĂ©e, enfin je crois. Ces cĂŽtĂ©s de moi sont⊠Dangereux. Pourquoi ai-je besoin de me sentir importante ? Peut ĂȘtre suis-je comme ça. Ou que je le suis devenue. Un besoin si⊠Imposant ! Sans lui jâai lâimpresson dâĂȘtre vide et inutile. Toute personne Ă qui je mâattache, je mây dĂ©voue corps et Ăąme. Mais je ne reçois (souvent) rien en retour. Si je suis déçue Ă chaque fois, il serait normal de se mĂ©fier mais je me fais avoir de nouveau. Pourquoi ? Lâai-je mĂ©rité ? Oui. Vais-je combattre ? Non, pas encore. Mais je ne suis pas encore battue. Je dĂ©teste ressentir de la dĂ©prime. Toujours se rĂ©pĂ©ter avec tout le monde, câest Ă©puisant. Se sentir rejetĂ©e, on a sans cesse lâimpression dâĂȘtre jugĂ©e et bannie de tous. Je le rĂ©pete, je dĂ©teste ĂȘtre dĂ©primĂ©e. Câest se sentir dans un puit sans pouvoir remonter ou plutĂŽt on a lâimpression que le puit nâa pas de fond. Quâon tombe et tombe et tombe. Mais Ă chaque instant de cette descente, la douleur est plus forte. Le manque de sociabilitĂ© nâest pas la cause de mes pensĂ©es mais leurs idĂ©es prĂ©concues et leurs cercles fermĂ©s. Pourquoi ne suis-je pas une de ces filles aimĂ©es de tous et pleine de qualitĂ©s ? Non je suis le contraire, une rĂ©plique de Casimodo et Casimir !
Je ne cherche pas ligne directrice ou un sens Ă mes paroles. Je ne fais que transcrire les paroles de mon coeur. Et ce, peu importe leur direction.
NaĂźtre, paraĂźtre, ĂȘtre et mourir, c'est lĂ notre lot d'existence.
Câest dans les Ă©toiles que je tâai vue pour la derniĂšre fois. Les Ă©toiles mâont rapportĂ© ton sourire et mâont proposĂ© ton coeur. Je les ai refusĂ©s. Ces prĂ©sents ont rĂ©veillĂ©, en moi, trop de souvenirs. Alors aprĂšs avoir refermĂ© ma fenĂȘtre, je me suis allongĂ©e sur mon lit et ai refermĂ© mes paupiĂšres. Mon esprit sâest envolĂ© vers le passĂ©. Je revois mes annĂ©es, mes rencontres et surtout, mes pĂ©ripĂ©ties.
Je me revois ce jour dâĂ©tĂ©. Nous devions nous voir pour bavarder. Je suis arrivĂ©e et te cherchais du regard. Asbente. DesespĂ©rĂ©e de t'attendre et prĂȘte Ă partir, je tâai vue arriver dans ta robe dâĂ©tĂ© rouge. Tu Ă©tais joyeuse et pleine de vie. Je revois les sourires de cette journĂ©e et surtout ses rires. Cette journĂ©e que plus jamais nous revivrons, comme toutes les autres. Câest ton choix. Tu lâas mĂ©ditĂ© mĂȘme si tu ne mâen a pas parlĂ©. On nây changera rien dĂ©sormais.
Tu mâas laissĂ©e deux anges gardiens qui se sont rĂ©vĂ©lĂ©s ĂȘtre des dĂ©mons sorties de l'enfer. Elles ont dĂ©truit le peu qui restait de toi. Si je lâavais su, notre amitiĂ© avec elles nâaurait pas Ă©tĂ© car elles sont damnĂ©es. Mais je les ai Ă©liminĂ©es de ma vie, jâespĂšre que tu ne mâen veux pas.
Jâouvre les yeux et je vois mon plafond. Je me perds dans cette contemplation. Jâessaye de redessiner le ciel car si je ressors, mon coeur se briserait. Et pourtant, mes jambes me portent dans le jardin. Ma conscience ordonne Ă mon corps de faire demi-tour mais mon coeur exige le silence. Jâouvre le porte vitrĂ©e et mâassois dans lâherbe.
Je lĂšve les yeux et observe la lune. Elle te ressemble. Je me rappelle de nos nuits au tĂ©lĂ©phone, Ă observer la lune. Tu me disais lâadorer et moi je rĂ©pondais âQuoi donc, la lune ?â. Tu t'amusaisde ma bĂȘtise et recommencer ton histoire de garçon depuis le dĂ©but. Et nous riions sans cesse de ma bĂȘtise. Mais un jour nous avons parlĂ© dâelle. La lune. Le fait quâelle soit seule et libre. Tu lâenviais mais ce qui tâattirais le plus, câĂ©tait la fascination que les gens lui portaient. Tous la trouvaient mystĂ©rieuse et l'associer Ă la magie. Tu voulais ĂȘtre elle.
Maintenant tu es cette Ă©toile qui brille au-dessus de moi. Assise dans le jardin, je ressens le rĂ©confort de ta prĂ©sence. Une Ă©toile filante passe. Ne dois-je pas faire un voeu ? Je ferme les yeux et en fais un. Jâouvre trĂšs doucement les yeux, regarde cette Ă©toile si brillante et souris. Il n'y a pas besoin de souhaiter tant de choses finalement.
Illusions, envies...
Un long labyrinthe sâouvre Ă moi, mal Ă©clairĂ©. Que peut-il mây arriver si ce nâest me perdre ? Jây entre. Je suis des traces de pas que je distingue Ă peine sous les faibles rayons de lumiĂšre. Soudain tout sâĂ©claire, câest alors que je remarque que sur les hauts murs, des images sont collĂ©es. Je mâapproche de lâune dâelles. Ce sont des photographies de ma vie. Celle que jâai vĂ©cu jusqu'ici. Jâen regarde dâautres et je reconnais des passages plus ou moins anodins. Je me retourne et vois que le labyrinthe nâen est plus un. Câest devenu une prairie Ă©clairĂ©e par la lune. Je regarde le mur dans mon dos, mais il nâest plus lĂ . Je vois Ă sa place un chĂȘne immense. Je regarde Ă nouveau la prairie avec ses herbes hautes, me demandant si cela est un souvenir. Non, cette prairie je ne lâai jamais vue. Une personne se tient debout, lĂ , au milieu de cette Ă©tendue. Je lâappelle mais elle ne rĂ©agit pas. Je mâen approche doucement mais je ne possĂšde plus la notion des distances : elle me semble si proche mais je ne lâatteins pas malgrĂ© mes pas. Elle est si loin de moi. JâaccĂ©lĂšre le rythme de mes pas. Je mâarrĂȘte Ă quelques pas dâelle. Je lance un regard Ă cette prairie encore une fois, cherchant un indice sur ce lieu. Mais rien, aucune idĂ©e de l'origine de cet endroit . Toutes ces fleurs colorĂ©es, ces arbres majestueux ou ce ciel dâune beautĂ© silencieuse et paisible ne me sont connus : ils semblent sortir dâun conte pour enfant. Je me force alors Ă reconnaitre la silhouette dont le visage fixe le sol. Son nom mâĂ©chappe. Tout mon corps refuse d'obĂ©ir et de se souvenir. Ses longs cheveux noirs recouvrent la totalitĂ© de son visage. Sans crier gare, cette silhouette murmure mon prĂ©nom Ă plusieurs reprises et le son semble sâintensifier. Sa voix rĂ©sonne dans mes oreilles et m'assourdit. Elle relĂšve lentement la tĂȘte, ses cheveux dĂ©voilent son visage. Mon corps se fige tandis que je reconnais cette inconnue. Son visage est impassible mais son regard la trahi. Sa beautĂ© me frappe Ă nouveau, comme tout le long de notre vie. Elle me sourit mais il nâest pas vrai. Je la connais trop bien pour ne pas le voir. Soudain un Ă©clair de malice traverse ses yeux. Elle me tend la main. La main que dans mon enfance jâai souvent prise, la main qui mâa souvent secourue, la main qui a mis un terme Ă nos vies heureuses. Je tends la main mais je suis partagĂ©e. Une partie de moi, l'enfant d'autrefois, veut revivre ces moments, ce chemin avec elle. Mais lâautre, la jeune fille d'aujourd'hui, refuse de souffrir Ă nouveau et de la perdre encore. Pendant cette seconde dâhĂ©sitation, cette jeune fille, mon amie, se prĂ©cipite dans mes bras. Elle pleure, elle me supplie de la pardonner et dâarrĂȘter ces âstupiditĂ©s dâadolescentes immatureâ. A ces paroles, mon cĆur implose. Mes yeux sont noyĂ©s de larmes et je ne peux mâempĂȘcher de les essuyer pour ne pas la perdre de vue. DĂ©sormais, je nâai plus rien Ă perdre, ni mon cour, ni mon Ăąme. Mais⊠Mon prĂ©nom rĂ©sonne au loin. Il rĂ©sonne en moi, m'empĂȘchant de rĂ©flĂ©chir. Je me couvre les oreilles et je crois devenir folle. Je la repousse et je cours, cherchant la source de la voix. Je veux la faire taire, qu'elle me laisse tranquille. Je cours, espĂ©rant devenir sourde. Je continue Ă courir et la forĂȘt se transforme en couloir. Je suis effrayĂ©e mais je continue. Ma rĂ©solution semble l'emporter sur ma peur. Je cours Ă en perdre haleine, mes poumons sont douloureux.
Je m'arrĂȘte, inquiĂšte. Face Ă moi, deux portes apparaissent, cĂŽte Ă cĂŽte. Sur les deux, on peut lire âsortieâ. Je mâarrĂȘte devant elles, rĂ©flĂ©chis. Laquelle ouvrir ? Que faire ? D'oĂč viennent-elles ? OĂč est la fĂŽret ? Pourquoi moi ? Pourquoi ? Une main se pose sur mon Ă©paule. Je me retourne et je vois deux jeunes filles. Ces filles ressemblent Ă mon amie, celle de la prairie. Lâune est vĂȘtue d'un bleu pĂąle et lâautre de noir. Mon cerveau ne semble plus fonctionner, noyĂ© par mes questions. Elles tentent de me rassurer. C'est peine perdue. Je leurs pose mes questions, un tas de questions. Elles se taisent et se regardent. Elles ne rĂ©pondent pas Ă mes questions mais me dĂ©taillent le choix de chaque porte. Lâune est le renouveau de ma vie avec de nouvelles rencontres, lâautre est la douleur dans ce dĂ©cor qu'est ma vie. Je les regarde, ne sachant comment les remercie de leur aide. Celle vĂȘtue de bleu a quelque chose qui me fait penser Ă une personne. Cette personne a rĂ©ussi Ă me faire survivre. Elle semble lire dans mes pensĂ©es et me prend dans ses bras. Puis sans me prĂ©venir, elles disparaissent. Je regarde Ă nouveau ces portes. Mes portes. Je me dirige vers mon choix, ma porte, ma destinĂ©e, ma vie. Je jette un tout dernier regard Ă lâautre porte. Jâouvre la mienne et disparais Ă mon tour.