J'ai pas les mots,
Juste une photo,
Des fleurs belles,
Un sourire fatigué,
Pas une querelle,
Je tais ma réalité,
Votre beauté me suffit

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❣ Chile in a Photography ❣
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@papyanar
J'ai pas les mots,
Juste une photo,
Des fleurs belles,
Un sourire fatigué,
Pas une querelle,
Je tais ma réalité,
Votre beauté me suffit
Quel léger ruissellement
De lueur coule des branches
Et vient dorer mollement
La cambrure de la hanche ?
Et l'oiseau chante à demi,
Retenant la mélodie
Dans le murmure assoupi
Des brises en accalmie.
Elle dit d'une âme fière :
Avec ma pâleur lunaire
Dans les bois
Je danse et chante à la fois.
Que la branche me réponde
D'une plainte balancée ;
Que la lumière soit blonde
Comme ma claire pensée ;
Que la tombante feuillée
Imite mes longs cheveux ;
Que la brise réveillée
Ait la langueur de mes jeux ;
Et si, lointaine, je pense
Dans mon vallon familier,
Que l'ombre, que le silence
Viennent s'allonger au pied
De mon corps blanc replié.
Cécile SAUVAGE
Comme ça tu es belle Comme ça je t'aime, saurai-je T'embrasser, t'embraser Au pire des rides vagues De ton âme À peine fouettée Par des embruns Poussifs Crachés Par des coques sales Des voiles viles et vénales Puant un rhum de matelot Querelleur pour une Dame De Bombay insatisfaite Impétueux, tempétueux Tes yeux noisette Se jettent sur moi Doux effroi De ces soies consolantes Caressant mes cils collés De peur de te perdre Au bout d'un quai Tu es belle ainsi Trop belle, je t'aime. Non pas ce verbe puant La fausseté des mâles en désespoir Attendant aux amarres Un départ malsain Pour l’île la plus proche Je ne sais, je me tais Les rocs m'abrutissent Cassant mon rêve Reste loin mais belle Superbe, La fenêtre t'appelle À de nouveaux émois
Un rêve s'éteint
L'azur semble vouloir s'étendre
Où sont tes yeux ?,
Il fallait oser tenter l'imparfait !
Pour un futur sans une cambrure !
Le noir et blanc suffiront
En trompe-l'œil,
Pour combler ta parure!
À contempler un nu artistique :
L'homme se fait ardeur ou râleur,
Parfois perfide,
La femme jalouse ou aimante,
Les algorithmes puritains et sots,
Les poètes narquois et affables,
Mais, l'Art reste primauté,
Face aux débilités !
Nu artistique
Dame évanescente
Jonction entre rêve et réel
Entrave,étrave
Passion ou folie
Le visage lisse
Les lèvres douces
Le cou appelle
Un douceur,un main
Un baiser soyeux
Tendre et chaud
Les cheveux déclinent
Un printemps
Annonçant
des rimes sonnantes
Des Amours toujours
Le nu artistique
Émeut le rêveur
Mots dans la main
Je n’aime que le dessin.
Un dégoût de vie; Ma belle?, Un verre à boire; Au hasard; Glauque ou propre Un jour pour les femmes; Tu parles; Un mec à voir; Dans une chambre Blanche poisseuse; Un amour vertueux; Une vertu ignorée; Un pan de vie tombé; Un hasard, une nécessité; Du mâle dans les maux; La vie s'étiole parfois; Allez, chante ma belle Une simple ritournelle; Et conjugue le verbe aimer
Polissonnerie
Je cherche un petit bois touffu,
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre, s’il n’est pas tondu
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois, on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.
– Allez, monsieur, porter vos pleurs
Sur un autre rivage ;
Vous pourriez bien gâter les fleurs
De mon joli bocage ;
Car, si vous pleuriez tout de bon,
Des pleurs comme les vôtres
Pourraient, dans une autre saison,
M’en faire verser d’autres.
– Quoi ! vous craignez l’évènement
De l’amoureux mystère ;
Vous ne savez donc pas comment
On agit à Cythère ;
L’amant, modérant sa raison,
Dans cette aimable guerre,
Sait bien arroser le gazon
Sans imbiber la terre.
– Je voudrais bien, mon cher amant,
Hasarder pour vous plaire ;
Mais dans ce fortuné moment
On ne se connait guère.
L’amour maîtrisant vos désirs,
Vous ne seriez plus maître
De retrancher de nos plaisirs
Ce qui vous donna l’être.
VOLTAIRE
Que la nuit se consume,
Que je t'aime en consonnes,
Sourdes et graves,
Que tes seins se consomment,
En appâts roses et guerriers,
Offrant à ton esclave, un jet de bonheur,
Que les draps meurtris, se froissent
Au creux de nos reins, fous et cambres
La raison n'est plus, la déraison me blâme
De mes sonorités jouissives,
Ou je me plais, vieil hâbleur, à biaiser les mots,
Dans un calicot, que je pris sage,
Tel un onctueux corsage,
Aux limites de mon amour,
pour des mots sans voyelles,
Un lundi morose, a l'aube d'une rose.
De t’attendre en absence ;
Mon âme s’écartèle.
Je hais ces vents qui séparent.
Nos sables, nos émois ;
Nos frissons fous,
Asphodèle, je te lie à mon cœur
Ophélie, je te rêve bonheur
Ton sucre est une lèvre.
Ton désir un ailleurs
Ou tu es, ou tu rêves de désir chaud.
Ton absence, une folie de mots
Un manque a nos bouches.
Lassées de silice impétueuse
Qui griffent nos corps,
Effusion en fusion
Le manque est un souffle d’Éole,
Sur un parchemin usé
Trop aimé, laminé, de pleurs
Ou je reste à t’attendre.
La plage est longue, trop vide.
Ô, mer, apprends-moi la patience.
La Beauté première
Le désir de languir,
Vous ferait-il plaisir ?
En ce lundi de peur,
Ou la fleur d'automne,
S'abaisse, et jonche,
Une terre infertile et sèche,
Comme un ventre saccagé
D'une femme dévouée
Aux marées, des marins saillants !
Les salins m'irritent, a l'aube des morts.
Dans mes prés sales agneaux pudiques,
D'un mont saint et haut,
Ivre du galop d'une mer froide,
Comme une mort sale d'un monde
Fou et con, où j'essaie d'associer,
Des mots doux à ma folie d'aimer,
Des Seins "urbi et orbi" en bulle papale
De Grégoire, le dixième,
dont je baise l'anneau,
Tel l'agneau, qui rit, de mes maux,
Sans désir, sans languir.
Un jour,demain
Hier ou aujourd'hui
J'aurai de la rose
La senteur en bouche
Ses épines en couche
Sa tige en rosée,
Douce et mouillée
Comme ces boutons
Roses,douceur des matins
Ou nos mains se laissent
Moites et tendres
Un baiser au cieux
Une tendresse a vos yeux
Un jour,demain
Si tu viens.
Je est apôtre, Je ne blasphème pas Je constate tu es à moi Mots épars Vies cassées Réunies Une fois La dernière Summum Des conscients Je consulte Dépose Mon corps Moite Contre une peau Albâtre Je jongle Sages mamelons Un rien Énervé Des abêtissements Humains Cercle Vide juridique Toutes jouissances Sont civiles Judicatum solvi Je ne reviens pas Sur l'autorité D'éructer Mes baisers À une femme Belle, Conçue nue, Par chasteté Pour Galvauder Avec errance Le sein D'une autre femme Apologie Déchirée Soupirs enclavés J'humanise Pour les terriens Une croyance Sensuelle Cruelle Barbare Certes non Vous me suivez Moi non Tu es belle. Tu sais Cheveux défaits Viens m'aimer J'ai le verbe Érectile Soucieux Mais correct Dans les osmoses Conjugués La main Chaude Tendre Tactile Question de renommée Je ne plaide point Ma cause est acquise. Les femmes sont belles, De juridiction constante
J'attends de toi, Les barreaux Les épines, les roses Les bas soyeux Les yeux heureux Brillants Le souffle chaud Crié, court La liberté aimée La tendresse d’écrire Autrement La passion des mots Collés à ton corps Symphonie des sens Harmonie perdue Sensuelle offense De toi J'attends l’inversion Promise, écrite, priée D'une aube fatiguée Entrelacée doucement Aux barreaux rêveurs Et las des mots du poète Frileux dans ces mois de gueux Baisse tes yeux Ma belle et douce Je l'attendrai doucement Sur une banquette sotte.
"Couvrez ce sein, que je ne saurais voir. Par de pareils objets les âmes sont blessées, Et cela fait venir de coupables pensées." Le Tartuffe, III, 2 (v. 860-862)
Flou, sensuel,
Artistique en devenir,
Aucune provocation,
Madame, des canons
De la beauté, je vous loue.
Merci en ces heures noires
De rappeler au poète,
La beauté comme un honneur,
Et non comme une horreur,
Que le Divin se complait
À nous chanter en cantiques,
Couleur sang.