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Assez de démagogie ! Rappelons les fondamendaux…
Alerte : les agences Pôle Emploi mises en compétition pour faire accepter plus de contrats précaires. Cf http://unas.cgt.fr
Alerte : les agences Pôle Emploi mises en compétition pour faire accepter plus de contrats précaires. Cf http://unas.cgt.fr
Chômeur : participe à la réussite de ton agence Pôle Emploi ! Enchaîne les emplois précaires ! http://unas.cgt.fr/dotclear/index.php?post/2015/08/01/CCE-du-29-juillet-2015-D%C3%A9claration-de-la-CGT-P%C3%B4le-emploi
Pôle Emploi organise la course aux emplois précaires
Lors des CCE des 9 et 29 juillet, la direction générale de Pôle Emploi a présenté aux représentants du personnel la démarche de « performance comparée ».
On trouvera ici la présentation du dossier.
Morceau de bravoure : il s'agit de mettre en place une comparaison permanente des performances sans susciter la compétition ! Si compétition, il y a ce sera parce que les « managers » auront mal compris. La DG s'en lave les mains.
Le plus grave toutefois, ne figure pas dans le dossier. Comme on pourra le constater, les critères non pondérés, ceux qui permettront les comparaisons jusqu'entre les conseillers tournent (en particulier l'indicateur numéro un) tournent autour du « nombre de retours à l'emploi ».
Or qu'est-ce qu'un « retour à l'emploi » au sens de la direction générale de Pôle Emploi ? Le fait pour un demandeur d'emploi de trouver l'emploi qui lui convient ? Pas du tout !
Un « retour à l'emploi » version DG Pôle Emploi c'est un contrat d'un mois ou plus. Peu importe qu'il corresponde à ce que recherche l'usager de Pôle Emploi. Peu importe qu'il lui permette de sortir ou pas de la précarité.
Chacun sait qu'un emploi précaire est plus facile à trouver qu'un emploi pérenne. La course aux « retour à l'emploi » a donc toutes les chances de se traduire sur le terrain en courses aux contrats de travail les plus précaires.
Un chômeur qui accepte dix contrats d'un mois dans l'année fera tourner dix fois le compteur à performance de son conseiller. S'il préfère rester disponible pour un CDI, en supposant qu'il le trouve au bout d'un an, il ne fera tourner le compteur que d'une unité sur les douze mois.
C'est donc bien une gigantesque machine infernale à augmenter la précarité que la direction générale de Pôle Emploi est en train d'installer dans ses agences. Les conseillers vont se trouver pris en tenaille entre leur conscience professionnelle qui leur commande de tenir compte des souhaits et des priorités des privés d'emploi et la tyrannie aberrante de la comparaison de performances frelatées.
Les syndicats de Pôle Emploi l'ont bien compris, puisqu'ils ont (presque) tous voté contre. Seule la CGC a voté pour. La direction générale de Pôle Emploi mettra toutefois en oeuvre son projet. Elle a recueilli les avis des représentants du personnel. Mais elle ne se sent pas obligée d'en tenir compte.
Le droit d'obtenir un emploi : un droit constitutionnel.
Bientôt sept mois et toujours pas de réponse...
Question écrite n° 14116 de Mme Évelyne Didier (Meurthe-et-Moselle - CRC)
publiée dans le JO Sénat du 11/12/2014 - page 2738
Mme Évelyne Didier attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur la mise en place d'un classement mensuel des conseillers de Pôle emploi prévue pour début 2015, et son impact sur les demandeurs d'emploi et l'ensemble des salariés. En effet, il est question de classer mensuellement chaque agence et chaque conseiller de Pôle emploi en fonction du taux de sorties vers l'emploi des personnes qu'il est chargé de suivre. Or, cette mesure ne tient compte que de la quantité des contrats de six mois ou plus trouvés par les demandeurs d'emploi, et non de leur qualité et du marché local du travail. Les conseillers vont ainsi être obligés de contraindre les inscrits à prendre n'importe quel contrat de six mois ou plus, même peu rémunéré, très éloigné de leur domicile, correspondant ou non aux qualifications de l'intéressé. Cette mesure risque donc d'accélérer la précarisation des salariés en mettant la pression sur les chercheurs d'emploi pour les contraindre à abandonner toute exigence en termes de choix, de salaire ou encore de proximité. C'est pourquoi, elle lui demande si le Gouvernement compte revoir ce pilotage par les seuls résultats et, au contraire, apporter les moyens matériels et humains pour accompagner véritablement et individuellement chaque demandeur d'emploi.
En attente de réponse du Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social
Bientôt sept mois et le ministre n'a toujours pas répondu à cette question.
Depuis ces sept mois, la direction générale de Pôle Emploi a aggravé son projet puisque la définition du « retour à l'emploi » a changé : il ne s'agit plus des contrats de six mois ou plus mais des contrats d'UN MOIS OU PLUS.
Agents de Pôle Emploi : êtes vous prêt à concourir pour le trophée du pire conseiller ?
La « performance comparée », autrement dit le « benchmarking » ou le « classement des agences et des conseillers » sera présentée le 9 juillet aux élus du Comité Central d'Entreprise par la Direction Générale de Pôle Emploi. Les fidèles lecteurs de ce blog savent de quoi il s'agit. En effet la création de « Peiheu 2015, l'arme fatale contre le métier de conseiller, les travailleurs précaires et privés d'emploi, et le monde du travail en général » répondait à l'annonce fin 2012 de la « performance comparée ». Presque trois ans auront donc passé avant que ne survienne en septembre prochain ce que le chef du service social du Figaro appelle "une révolution à Pôle Emploi". Pour celles et ceux qui découvrent ce blog, de quoi s'agit-il ? Il s'agit de mettre en compétition les agences entre-elles (donc les conseillers entre eux) pour changer leurs pratiques. Sur quoi est basée la compétition ? Sur une dizaine d'indicateurs, mais la plupart d'entre eux sont là « pour le décor ». L'indicateur essentiel, celui qui porte le numéro 1 est le nombre de « retours à l'emploi ». Qu'est-ce qu'un « retour à l'emploi » pour la direction générale de Pôle Emploi ? Une « embauche » pour UN MOIS OU PLUS, ou le fait de travailler plus de 78 heures au cours d'un mois, ou une création d'entreprise. Seule compte la quantité. La qualité des « retours à l'emploi » ne fait pas partie des critères. Voilà sur quoi va être basée la féroce compétition qui s'annonce. Bien sûr la direction générale se défend de vouloir instaurer une compétition dont elle connaît parfaitement les effets pervers. Pour conjurer ces risques, elle promet « d'accompagner les managers ». Autrement dit, là où il y aura de la casse (des conseillers qui « pêtent les plomb » devant leurs collègues ou les demandeurs d'emploi) ce sera toujours la faute des « managers de proximité », jamais celle de la direction générale. Ce classement des conseillers et des agences sur un critère frelaté détruira définitivement le métier de conseiller. En effet, le principe même de notre métier est d'être attentif aux demandes et aux besoins des usagers privés d'emploi. En clair, ceux d'entre nous qui obtiendront les meilleures « performances » seront les pires conseillers, ceux qui se contentent de mettre la pression sur les privés d'emploi pour les obliger à prendre n'importe quoi, sans jamais leur apporter le moindre service. À ce stade, nous n'avons plus que deux solutions : accepter de concourir au trophée du pire conseiller ou nous révolter et mettre par terre ce plan de la direction générale.
Charge signée Badinter et Lyon-Caen contre le code du travail en « une » du Monde
En une du Monde d'aujourd'hui, une charge contre le code du travail signée de deux « pointures » : Badinter et Lyon-Caen.
Voir l'article des Échos qui en parle.
C'est clairement une commande du gouvernement. Demain soir, Valls devrait annoncer l'utilisation de l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter la loi Macron sans vote.
Les députés pourront déposer des amendements, mais le gouvernement aura le privilège d'accepter ou non leur intégration au texte.
Autrement dit, il suffira qu'un député propose la « simplification » du code du travail pour que le gouvernement l'intègre directement au texte sans discussion possible.
La motion de censure de la droite sera une figure de style. On peut prédire d'ailleurs, qu'un certain nombre de députés UMP et UDI « oublieront » d'autant plus facilement de la voter que le saccage du code du travail sera intégré à la loi Macron. Même scénario que pour la CSG en 1990.
Que faire ?
Informer. Se tenir prêts. Mobiliser.
Encore et toujours profiter du chômage pour obtenir du travail au moindre coût. Voilà le type d'emploi qui va se développer avec la mise en concurrence des conseillers sur le nombre de "retours à l'emploi" - y compris à temps partiel, y compris de courte durée - sans égard à la qualité des emplois repris. (via Le requin Vortex croque le transport public des enfants handicapés | L'Humanité)
Convergences gouvernement-UMP sur la loi Macron
Loi Macron : pas de « miracle » entre députés… par publicsenat
Qu'ils commencent par appliquer - simplement - la loi, avant de réclamer la « simplification » du code du travail !
Salariés, avec ou sans emploi, étudiants, retraités, signons la pétition contre la rédaction d'un nouveau code du travail simplifié ! : http://www.petitions24.net/non_a_la_redaction_dun__nouveau_code_du_travail_simplifie
Convergences gouvernement-UMP sur la loi Macron
Loi Macron : pas de « miracle » entre députés… par publicsenat
Pétition : Non à la rédaction d'un nouveau code du travail simplifié !
« Un article supplémentaire au projet de loi Macron (l'article 86 quater) a été ajouté par le Sénat au texte voté par les députés.
Cet article prévoit la rédaction d'un « nouveau code du travail simplifié » dans un délai d'un an.
Il résulte d'un amendement UMP ayant fait l'objet en séance d'un avis favorable du gouvernement par la voix de Monsieur Emmanuel Macron.
Cet article répond mot pour mot à la principale revendication du MEDEF. … »
Lire la suite et signer ici : http://www.petitions24.net/non_a_la_redaction_dun__nouveau_code_du_travail_simplifie
Contre le saccage programmé du Code du Travail !
Vous avez un contrat de travail ? Vous en cherchez un ? Ceci vous concerne personnellement.
De quoi s'agit-il ?
Lors de l'examen de la loi Macron au Sénat, l'UMP a présenté un amendement visant à instituer une commission chargée de préparer - dans un délai d'un an - un nouveau Code du Travail simplifié.
Le gouvernement a donné un avis favorable à cet amendement, qui a donc été intégré au texte initial. Le 12 mai, le texte modifié a été voté par le Sénat. Plus précisément il a été voté avec les voix de la droite - qui a la majorité au Sénat - et l'abstention des socialistes. Seuls les communistes et les écologistes ont voté contre.
Le texte voté par le Sénat étant différent de celui voté par les députés, une Commission Mixte Paritaire (députés-sénateurs) doit se réunir le 3 juin pour trouver un compromis entre les uns et les autres.
L'article « 86 quater » de la loi Macron, qui découle de l'amendement cité ci-dessus, n'est pas la seule modification apportée par les sénateurs au texte voté par les députés. Certains articles concernant les professions réglementées (notaires, etc.) font parler d'eux.
Par contre, l'article « 86 quater » n'est pratiquement jamais mentionné dans la presse. Pourtant il concerne directement et personnellement tous les habitants de notre pays qui ont un contrat de travail de droit privé !
Ce silence, ainsi que l'accord entre l'UMP et le gouvernement pour satisfaire la principale revendication du MEDEF - la réécriture du Code du Travail - laissent peu d'espoir de voir retoquer l'article « 86 quater » si les parlementaires appartenant à la Commission Mixte Paritaire ne sont pas sous la pression des dix-huit millions de salariés du secteur privé, concernés personnellement.
Que faire ?
À l'exception des sénateurs ayant voté contre la loi Macron, personne n'a vraiment communiqué sur cette affaire.
C'est donc à nous, citoyens salariés de nous mobiliser, de nous informer les uns les autres et de nous organiser pour empêcher le saccage programmé du Code du Travail. Ce combat, qui devrait être aujourd'hui le combat numéro un des organisations de défense des salariés et de la gauche qui se dit radicale, nous devons en prendre l'initiative nous-même. Nous pouvons le faire. Nous allons le faire.
Les réseaux sociaux sont - bien entendu - indispensables pour mobiliser massivement et rapidement.
Ont déjà été mis en place :
Un compte Twitter : http://twitter.com/NonArt86LoiMacr
Un sondage - pour informer et sensibiliser - sur mesopinions.com : http://www.mesopinions.com/sondage/social/article-loi-macron-prevoit-redaction-nouveau/2472
Sur Facebook - une page : https://www.facebook.com/pages/Patrons-Macron-UMP-pas-touche-au-Code-du-Travail/370306523161696 - un groupe : https://www.facebook.com/pages/Patrons-Macron-UMP-pas-touche-au-Code-du-Travail/370306523161696?fref=ts - un évênement pour informer sur le passage en CMP le 3 juin : https://www.facebook.com/events/836023203153173/
Sur Google+ - une communauté : https://plus.google.com/u/0/communities/115599407072528210338 - un évênement pour informer sur le passage en CMP le 3 juin : https://plus.google.com/u/0/events/ch5e7i7159lhrenvl3oa82bdtk4
Très rapidement une pétition sera mise en place. La condition pour qu'elle soit signée massivement et rapidement est que le travail d'information et d'explication soit fait dès maintenant.
Maintenant, tout dépend de vous. D'ici au 3 juin, nous devons réussir cette campagne.