À défaut d’un emploi stable.
Dans les veines, substances nocives,
Défoncé mais sa vie en péril.
Pour la réputation de la street,
La street qui s’en fout bien de sa vie,
Va quand mĂŞme flinguer ce type,
Gâchera sa vie quand il se fera pincer.
Cette routine, un fruit du démon mortelle
Trempé dans des affaires inquiètent
Ne pourrons plus émerger
Rentre dans la matrice du délinquant,
Implémentée par les élites à la old money,
Qui adorent nous voir drapés d’un linceul
Plutôt qu’on fructifie avec de l’argent légal.
Sauf que nous, on préfère la guerre d’ego
Entre quartier ouest et west,
Chrétiens contre musulmans,
Encensés par le diable qu’on est censés haïr.
Certains jubilent de voir
Cet auto-génocide stupide.
Petit clan par petit clan,
Toujours plus petit, jamais plus grand.
Donnons-nous la force, les poings levés
Vers l’avenir de nos descendants.
Dans ces sales faces stériles
De vieillards séniles au cœur de reptile.
Avant, on souffrait d’un manque de représentation,
Maintenant, c’est ça qui nous emprisonne.
Des films de gangs, des rappeurs
Qui accroissent notre violence
Mais surtout jamais contre eux.
Des chanteuses peu vĂŞtues avec peu de vertus,
Des paroles et une gestuelle de salope,
Tellement “bad bitch”
Qu’elles feraient passer Katsuni pour une sainte nitouche de nos jours.
Poussent nos sœurs, les mères de demain,
Voir la bĂŞtise comme un bienfait.
Dans ce système déjà bien artificiel.
On dérobe notre sagesse,
Nous empoisonne l’esprit,
Nous incite Ă choisir un style de vie
Qui nous fera speedrun la mort.
Nous met en fail permanente :
Échec scolaire, professionnel, divorce, prison.
Tout ce potentiel ruiné,
Ça se compte en puissance dix.
Des corps meurtris, bien souvent
Par leurs propres congénères.
Nos ennemis savent manger l’être
Ils veulent l’ascendant sur toute notre vie.
Le seul choix qu’ils veulent bien nous laisser :
Sur place ou Ă emporter ?