ChevÚnement sur Europe 1 : "L'Europe décline et nous déclinons au sein de l'Europe"

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ChevÚnement sur Europe 1 : "L'Europe décline et nous déclinons au sein de l'Europe"
âL'Ătat français n'existe plus... nous sommes une province, un Etat membre de l'Union EuropĂ©enne [...]  Nous sommes dans le IVe Reich, c'est clair"
Pour lâex-ministre des finances grec, le troisiĂšme plan dâaide Ă AthĂšnes conduira le pays au « Grexit ». Il dĂ©nonce le manque de transparence des institutions europĂ©ennes.
âLâĂtat-providence français, son droit du travail, ses entreprises nationales sont la vĂ©ritable cible du ministre des finances allemand. Il considĂšre la GrĂšce comme un laboratoire de lâaustĂ©ritĂ©, oĂč le mĂ©morandum est expĂ©rimentĂ© avant dâĂȘtre exportĂ©. La crainte du Grexit vise Ă faire tomber les rĂ©sistances françaises, ni plus ni moins.â
Un mouvement jeune et plein d'énergie entendait transformer une nation et réveiller le Vieux Continent. L'Eurogroupe et le Fonds monétaire international ont écrasé cette espérance. Au-delà du choc que les événements grecs représentent pour certains des partisans du projet européen, trois enseignements s'en dégagent.
Certains acteurs de la guerre froide, comme lâOrganisation du traitĂ© de lâAtlantique nord (OTAN), ont survĂ©cu Ă la chute du Mur en sâinventant dâautres monstres Ă dĂ©truire sur dâautres continents. Les institutions europĂ©ennes ont elles aussi redĂ©fini leur adversaire. La paix et la stabilitĂ© dont elles se gargarisent rĂ©clament dorĂ©navant Ă leurs yeux la neutralisation politique des populations et la destruction des outils de souverainetĂ© nationale dont celles-ci disposent encore. Câest lâintĂ©gration Ă marche forcĂ©e [...]
Le Premier Ministre grec, A. Tsipras, a invitĂ© le peuple Ă dĂ©cider souverainement de son avenir, par un referendum organisĂ© le 5 juillet. Le gouvernement grec a livrĂ© un rude combat dans des conditions d'asphyxie financiĂšre inouĂŻes pour aboutir Ă un accord viable et mutuellement bĂ©nĂ©fique avec ses partenaires. AprĂšs cinq mois de nĂ©gociations, les institutions en sont venues Ă poser un ultimatum qui contrevient aux principes de l'UE et sape la relance de la sociĂ©tĂ© et de l'Ă©conomie grecques. Les crĂ©anciers exigent que le gouvernement grec applique les politiques mĂ©morandaires comme l'avaient fait ses prĂ©dĂ©cesseurs. Ces propositions violent absolument les acquis europĂ©ens. Leur but est l'humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l'obsession du FMI et des institutions europĂ©ennes pour une politique d'extrĂȘme austĂ©ritĂ©. Nous invitons le peuple français, les partis de la gauche et tous les mouvements Ă manifester leur solidaritĂ© avec le peuple grec et leur rejet des diktats de l'austĂ©ritĂ©. NON aux chantages et aux ultimatums NON Ă la faillite sociale NON aux mĂ©morandums et Ă l'austĂ©ritĂ© Pour la dignitĂ© et le bien-ĂȘtre des peuples europĂ©ens Pour une Europe dĂ©mocratique et solidaire Dimanche 28 juin Ă 17h Place de la RĂ©publique.
Voici 60 ans, en fĂ©vrier 1953, Ă Londres Ă©tait signĂ© un accord historique sur la dette allemande. Les termes de lâaccord signĂ© tranchent radicalement avec la maniĂšre dont est aujourdâhui traitĂ©e la GrĂšce. AprĂšs la seconde guerre mondiale, de multiples conditions ont Ă©tĂ© rĂ©unies pour permettre Ă lâAllemagne de lâOuest de se dĂ©velopper rapidement en permettant la reconstruction de son appareil industriel. Non seulement la dette contractĂ©e par lâAllemagne en-dehors des deux guerres mondiales a Ă©tĂ© rĂ©duite de plus de 60%, mais le rĂšglement des dettes de guerre et le paiement des rĂ©parations aux victimes civiles et aux Etats ont Ă©tĂ© reportĂ©s Ă une date indĂ©terminĂ©e : de fait, Ă la rĂ©unification allemande qui est intervenue en 1990 et au traitĂ© de paix qui a Ă©tĂ© signĂ© Ă Moscou la mĂȘme annĂ©e entre les autoritĂ©s des deux Allemagnes en cours dâunification, les Etats-Unis, lâURSS, le Royaume-Uni et la France. Le poids des rĂ©parations sur lâĂ©conomie allemande a donc Ă©tĂ© longtemps diffĂ©rĂ©. Et dans le cas des rĂ©parations dues Ă la GrĂšce, celles-ci nâont pas reprĂ©sentĂ© le moindre effort de la part de lâAllemagne puisque les autoritĂ©s allemandes refusent de donner suite aux demandes grecques.
@Because_TINA Champ lexical de la pensée unique: 1. Réformes 2. Réalités 3. Modernité 4. Efforts 5. Rigidité contre liberté 6. Augmenter le temps de travail ...
Le discours interchangeable des européistes ; le clivage gauche/droite est totalement secondaire !
â LâUnion europĂ©enne, sans sâen rendre compte, a assumĂ© le rĂŽle de la dĂ©funte Union soviĂ©tique en dĂ©veloppant lâĂ©quivalent dâune doctrine de la « souverainetĂ© limitĂ©e ». Quel que soit donc lâissue de cette crise, son impact sur lâimage de lâUE sera dĂ©sastreux.â
Le 4 juillet 1962, le président Kennedy propose aux Européens une vaste alliance transatlantique, géopolitique et commerciale. Mais le général de Gaulle se méfie d'un partenariat qui cacherait une domination.
"En dĂ©finitive, il apparaĂźtrait une communautĂ© atlantique colossale sous dĂ©pendance et direction amĂ©ricaine. Ce n'est pas du tout ce qu'a voulu faire et ce que fait la Franceâ
Le premier tirage de T-Shirt "L'EuropĂ©isme nuit gravement Ă la dĂ©mocratie" est prĂȘt !
GrĂšce, Royaume-Uni, l'Union europĂ©enne craque de toutes parts. Pour Coralie Delaume, auteur de l'essai "Europe. Les Ătats dĂ©sunis" (Michalon), lâUE se dĂ©lite en raison de ses propres rĂšgles. Pour l'animatrice du blog "L'ArĂšne nue", ça ne fait en effet aucun doute : la crise que traverse l'UE trouve en effet ses fondements "dans les choix mĂȘmes des pĂšres fondateurs de lâUnion europĂ©enne".
âGrĂšce, Royaume-Uni, l'Union europĂ©enne craque de toutes parts. Pour Coralie Delaume, auteur de l'essai "Europe. Les Ătats dĂ©sunis" (Michalon), lâUE se dĂ©lite en raison de ses propres rĂšgles. Pour l'animatrice du blog "L'ArĂšne nue", ça ne fait en effet aucun doute : la crise que traverse l'UE trouve en effet ses fondements "dans les choix mĂȘmes des pĂšres fondateurs de lâUnion europĂ©enne".
Le 29 mai 2015, nous fĂȘterons le dixiĂšme anniversaire du referendum sur le projet constitutionnel, qui vit ce dernier rejetĂ© par une la...
âCe 29 mais sera lâoccasion aussi de commĂ©morer, car peu de gens auront Ă cĆur de « fĂȘter » cela, le dĂ©ni de dĂ©mocratie qui vit, quelques annĂ©es aprĂšs, lâessentiel du traitĂ© qui avait Ă©tĂ© rejetĂ© ĂȘtre finalement adoptĂ© par un tour de passe-passe dans lequel lâUMP comme le P« S » ont Ă©tĂ© connivents. Ce dĂ©ni a provoquĂ© une vĂ©ritable rupture dans la vie politique française. Nous en vivons aujourdâhui les consĂ©quences. Dix annĂ©es, donc, se sont Ă©coulĂ©es, et les enseignements que lâon peut tirer des Ă©vĂ©nements qui sont survenus depuis fondent la situation politique actuelle. â
LE SCAN POLITIQUE/VIDEO - Les opposants au traité constitutionnel européen (TCE) de 2005 accusent aujourd'hui le PS et l'UMP d'avoir disqualifié durablement le projet européen au sein de l'opinion.
âUn rĂ©sultat qui serait largement confirmĂ© si le vote Ă©tait rĂ©pĂ©tĂ© aujourd'hui: selon un sondage Ifop pour Le Figaro, 62% des français voteraient nĂ©gativement, soit 7 points de plus qu'en 2005. â
Selon l'Ifop, les Français rediraient aujourd'hui trÚs majoritairement leur refus au référendum de 2005 sur la ratification de la Constitution européenne.
â "Il y a dix ans, le peuple français a donnĂ© son avis. Deux dirigeants, Nicolas Sarkozy et François Hollande (...), se sont accordĂ©s pour que le non des Français se transforme en un oui. C'est-Ă -dire que le texte qu'ils avaient rejetĂ©, ils l'ont quand mĂȘme fait adopter au congrĂšs Ă Versailles"âÂ