CHPT 5 : Le mot
... Quel statut donner aux individus capables de nous transmettre une aussi belle chose?
Suis je idiot? Pourquoi cette notion de statut social aurait-elle eu lieu dĂšs les premiĂšres heures de lâhumanitĂ©?
https://www.pourlascience.fr/sd/archeologie/les-classes-sociales-existent-depuis-longtemps-18490.php
Rien en ma possession ne me permet dâaffirmer une telle chose. Je succombe Ă la superposition de ce que je sais avec ce que je dĂ©sir de la sociĂ©tĂ© dans laquelle jâĂ©volu, tout en projetant ce fantasme sur ce pauvre homo sapiens qui nâa rien demandĂ©. Dans une volontĂ© Ă peine dissimulĂ©e, de dĂ©crire un temps oĂč nous les humains nous aurions Ă©tĂ© fabuleux, comme le reste de la nature. Quand je dis nature, ma pensĂ©e ne se limite pas aux plantes, aux animaux, aux forĂȘts, aux montagnes, aux mers et aux ocĂ©ans, mais au cosmos dans lequel nous voyageons.
Câest de ce recul dont nous avons le plus besoin, pour envisager lâinenvisageable, lâindicible et lâidĂ©e mĂȘme que notre Ă©volution est une affaire discutable. Car pour lâheure, on peut continuer de reconnaĂźtre que lâart nous Ă©meut, quâil touche une chose en nous d'indescriptible et ce tout au long de notre fugace existence. Puisque les neurosciences nous invitent Ă considĂ©rer que la musique prĂ©cĂšde la parole, je mâaventure dans une voie qui tend vers la thĂ©orie que la musique nous prĂ©cĂšde tout simplement.
Quâest ce qui peut bien me faire dire cela?
Lâharmonie, que lâon peut observer ici et lĂ , offre une piste Ă explorer. Notamment, lâidĂ©e est que cette harmonie musicale et sa comprĂ©hension mathĂ©matique ont permis de mettre en contraste le fait que lâon retrouve dans la distribution des planĂštes, dans leurs rĂ©volutions et leurs rotations des rapports similaires Ă ceux observĂ©s dans la musique.Â
L'Harmonie secrĂšte de l'Univers - Jean-Philippe Uzan
Par ailleurs, la thĂ©orie de la protĂ©odie Ă©voque Ă juste titre, que les protĂ©ines de certains vĂ©gĂ©taux peuvent ĂȘtre stimulĂ©es par des ondes sonores. Ces ondes alors inaudibles Ă l'oreille humaine, restent hors de notre perception. Cependant en les transposant, nous parvenons Ă entendre dans ces ondes, des harmonies musicales. Bien que ce phĂ©nomĂšne reste trĂšs mal connu, de nombreuses recherches ont Ă©tĂ© menĂ©es avec plus ou moins de succĂšs, rĂ©vĂ©lant quâune composition musicale appropriĂ©e peut aider lâagriculture, entre autres.
Ce matin, Suzanne Gervais nous explique ce qu'est la protéodie, terme en vogue de le domaine médical, mais aussi artistique...
Les ondes existent Ă diffĂ©rents niveaux, le spectre sonore ne nous est pas accessible dans sa totalitĂ©. Il est certain que ce qui nous Ă©chappe nâĂ©chappe pas au fait que rien nâest laissĂ© au hasard. Qui perçoit les trĂšs basses frĂ©quences et qui les trĂšs hautes? Comment une onde peut-elle agir sur la matiĂšre?
Nous Ă©voluons dans un monde fait de vibration en lien avec des ondes, que nous soyons incapable de nous en rendre compte ne conforte pas la thĂšse que nous y sommes insensible.Â
Car il y a bien des choses qui nous parviennent, sans mĂȘme que notre conscience en ai entendu parler.
En voilĂ un domaine dans lequel les spĂ©culations vont bon train. La conscience semble ĂȘtre cernĂ©e par une zone grise des plus opaques. Il est difficile de sây aventurer, tant ses choses nous ramĂšnent aux mystĂšres et mysticismes, nous faisant construire des stratagĂšmes mentaux pour parvenir ne serait-ce quâun peu Ă apprĂ©hender lâidĂ©e mĂȘme de conscience. Il existerait un questionnement scientifique sur la pensĂ©e dite non rĂ©sonnante. Une pensĂ©e qui se passe du mot pour construire les concepts qui les dĂ©passe.
 Les neurosciences s'intéressent à la conscience, une théorie est née, elle se trouverait dans une sorte de cloud. Notre conscience serait tout bonnement délocalisée.
Une verticalitĂ© que je mâempresse de relever, alors que je cherche toujours vers lâhorizon les traces dâun Ă©quilibre. Comme tout problĂšme il se doit dâĂȘtre simplifiĂ©. La conscience abrite ce qui appartient Ă nos perceptions conscientes, incluant la conscience de notre verticalitĂ©, de notre corporalitĂ© et de notre capacitĂ© Ă ressentir. Alors que tous nos capteurs sont connectĂ©s Ă notre cerveau, nous confondons le sommet de notre corps avec le ciel, dans lequel des nuages transportent au-delĂ de notre boĂźte crĂąnienne le rĂ©sultat de notre pensĂ©e.
Plaçant le dit inconscient bien plus haut que notre triste enveloppe charnelle, alors quâen fait ce qui nâest pas conscient peut vite le devenir, un exemple, que je trouve fort Ă propos, est donnĂ© par un neuro psychologue dont la recherche se porte sur l'Ă©tat de transe, il dit : En rĂšgle gĂ©nĂ©rale je nâest pas forcĂ©ment conscience de ce que ma voute plantaire me permet de ressentir, maintenant que jây consacre de l'intĂ©rĂȘt, je peux aisĂ©ment percevoir un tas de chose se passant sous mes pieds.Â
Ăpisode de lâĂ©mission · Substance Podcast · 10/10/2024 · 29 min
Nous nâavons pas toujours besoin dâavoir accĂšs Ă tel ou tel ressentis, que les trĂšs nombreux capteurs dont nous sommes Ă©quipĂ©s, transmettent Ă notre cerveau, certainement pour des raisons de traitement dâinformations et de leur hiĂ©rarchie. Pour autant, toutes ces informations ne sont pas inutiles, elles sont en quelque sorte traitĂ©es en arriĂšre-plan, hors de ce que lâon nomme le conscient. Ce pourrait-il, que lâon confonde notre pensĂ©, celle que lâon construit Ă partir des mots avec la conscience? Et Ă l'opposĂ© notre pensĂ©e non rĂ©sonnante avec notre inconscient? Le mot permet-il la pensĂ©e? La pensĂ©e existe-t-elle avant le mot?
Ce qui est sĂ»r, câest que lâoutil quâest le langage Ă transformĂ© notre mode de communication, nous permettant dâĂ©changer des informations simples ou complexes, mais pas si complexes que ça. Car le mot est dĂ©finitivement incapable de transmettre Ă coup sur, une Ă©mmotion. Il peut, au mieux Ă©claircir un sentiment, l'Ă©tiquetter en quelque sorte, afin que nous puissions Ă©ventuellement trouver dans notre lexique intĂ©rieur le sentiment rattachĂ© au mot qui le dĂ©signe.Â
Câest peut-ĂȘtre lĂ une piste qui pourrait nous permettre de poser encore une myriade de questionnements. Le langage a t-il Ă©tĂ© créé pour transmettre nos sentiments? Ou, est-il juste un outil pour transmettre une information simple? Peut-ĂȘtre nous a-t-il permis d'Ă©changer nos concepts? Â
Car comme le souligne Ăric Sadin, lâun des plus importants piliers de notre altĂ©ritĂ© est de pouvoir acquĂ©rir le concept dâune autre personne afin de le cerner et dâen faire sien par le biais de son propre systĂšme de pensĂ©e. L'hĂ©gĂ©monie est complĂšte lorsque la pensĂ©e unique ne permet plus lâĂ©change, il est donc question de doxa et dâune dĂ©rive rĂ©currente vers la doctrine.Â
Prenons pour exemple le systĂšme capitaliste, dont la doxa est constituĂ© dâun concept vertical, libĂ©ral et inĂ©galitaire. Que lâon y adhĂšre de notre plein grĂ© ou pas, importe peu. Car la succession de choix qui sâimpose Ă nous, dĂ©pend de notre capacitĂ© Ă nous tenir au Ă©tages supĂ©rieur de l'ascenseur social. Plus on se trouve en dessous plus nos choix sont restreints, Ă lâinverse plus on monte plus nos choix se multiplient jusquâĂ un niveau dâabsurditĂ© impensable. Une fois cela installĂ©, nous pouvons le considĂ©rer comme admis par la majoritĂ©, quand bien mĂȘme quâune grande partie subisse cette rĂ©alitĂ© de plein fouet. Le fait est que ce systĂšme avantage la soumission aux rĂšgles quâil Ă©dicte, proposant/imposant Ă chacun de participer Ă lâĂ©dification de cette verticalitĂ©, en vers et contre tous. Cela est rendu possible par la hiĂ©rarchie patriarcale, offrant Ă toute les strates des outils de dominations et permettant un effet de rĂ©percussion allant du haut vers le bas. Enfin, le mot dans ce contexte ne reflĂšte plus le sens quâil est censĂ© avoir, transformant notre outil de communication privilĂ©giĂ© en une machine Ă transformer les rĂ©alitĂ©s.
Crédits photos : ©orso








