Coupe du monde 2014 : manifestations à répétition
De nombreuses de manifestations contre la coupe du monde déclenchées par les mouvements sociaux brésiliens ont éclaté pendant cette édition 2014 de l'événement.
Débutées courant juin 2013 - un an avant le début du mondial de football - les manifestations contre l'événement et pour revendiquer droits sociaux, dénoncer les gâchis en terme d'argent investi et le manque paradoxal d'argent investi dans la santé, l'éducation et les transports.
La classe moyenne n'est plus dans la rue
Extrêmement encadrées, celles-ci ont vu malgré tout leur soutien baisser au fur et à mesure que l'épreuve approchait, avant de finir en échec pendant le déroulement de celle-ci, avec une radicalisation du mouvement, récupéré entre autres par les Black Blocks, mouvement violent issu des mouvances anarchistes et d’extrême-gauche comme ce fut le cas le 20 juin. "La population brésilienne, essentiellement la classe moyenne, n’est plus dans la rue depuis bien longtemps." écrivait le 20 minutes du 21 juin 2014. Probablement effrayés par la police et aveuglés par le spectacle des matchs et des nombreux jours fériés proclamés par le gouvernement.
Des revendications fortes...
De nombreuses de manifestations contre la coupe du monde déclenchées par les mouvements sociaux brésiliens ont éclaté pendant cette édition 2014 de l'événement.
Débutées courant juin 2013 - un an avant le début du mondial de football - les manifestations contre l'événement et pour revendiquer droits sociaux, dénoncer les gâchis en terme d'argent investi et le manque paradoxal d'argent investi dans la santé, l'éducation et les transports.
Pourtant, avant le début de la compétition, les revendications étaient fortes, et l'indignation provoquée par la dépense des onze milliards d'euros afin de répondre aux "critères Fifa" nécessaires à l'accueil de l'épreuve, plus la mort de neuf ouvriers sur le chantier des stades, du déplacement massif de populations pour libérer les terrains prévus pour leur construction ajouté au soutien massif d'associations, réseaux et collectifs ayant différentes attentes mais un ennemi commun - comme les mouvements de mal logés - présageait un mouvement plus suivi.
Cependant, "la police de Rio de Janeiro a été renforcée de plus de mille éléments [venus de pays alentours]" déclarait le journal O Globo dissuadant davantage les moins courageux de la poursuite des manifestations. Cependant, la police fédérale brésilienne a également menacé de faire grève, manifestant pour une augmentation des effectifs et de meilleures condition de travail, menaçant ainsi la paralysie du pays.
Des rixes peu médiatisées
Ces événements n'ont cependant été que peu médiatisés. En période de coupe du monde et bientôt électorale, les médias brésiliens, par souci d'image n'ont que très peu relayé les informations relatives à ces manifestations. Il y a six jours, dix neuf activistes ont cependant été arrêtés à la veille de la finale, montrant bien que le gouvernement de Dilma Roussef a su ne pas se laisser dépasser par les dissidences possibles face à un événement mondialement suivi.
Roger De Lille (Thomas TARDIN)










