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@seontaee
Le chemin d’un rêve
Quand j’étais petite,
je voulais être astronaute,
Voyager dans l’espace, hors des horloges et des dates,
Me perdre entre deux étoiles
Sans jamais entendre le temps qui passe.
Quand je suis devenu adolescente ,
je voulais être une rockstar,
Brûler au centre d’une scène
Éclairée par le vacarme de mes rêves,
Laisser ma voix griffer la nuit jusqu’au silence.
Aujourd’hui je suis adulte,
Et mon rêve est d’en avoir.
On m’avait dit “plus tard tu verras, tout s’éclaire”,
Mais plus tard est venu, et j’attends toujours la lumière.
Alors j’apprends à rêver en marchant dans le noir,
À faire de mes petits pas perdus un nouveau départ.
Alors je marche à tâtons dans mes propres ombres,
Je ramasse des éclats de désirs tombés au sol.
Et j’apprends, doucement, à en faire une constellations.
Un ciel minuscule, mais à ma hauteur.
Jalousie maladive
En français on dit je suis morte de jalousie
mais en poésie on dit :
Ce soir-là, je t’ai vue, mais pas toi.
Regardant le ciel jusqu’à t’y perdre,
J’étais jalouse.
Des millions d’étoiles mais tu ne voyais qu’elles.
Moi, j’étais là, silence aux lèvres,
Le cœur en apnée dans l’ombre de tes rêves.
Tes yeux brillaient pour un monde où je n’existais pas,
Et chaque constellation me volait un peu de toi.
J’aurais voulu être la lumière qui te bouleverse,
Le souffle que tu suis, la nuit que tu traverses.
Mais je n’étais qu’un point flou dans ton décor,
Une plainte discrète au bord de ton aurore.
Echec et mat
Tu es entrée dans ma vie comme un roi sur l’échiquier,gracieux, imprévisible, impossible à ignorer.Moi, timide pion, j’avançais à petits pas,espérant qu’un jour, ton regard me verrait au-delà des règles du jeu.Chaque geste, chaque silence était un coup,et mon cœur jouait sans savoir s’il gagnait ou perdait.
Je t’ai donné ma reine, fragile et sincère,sans défense, sans masque, sans armure.Mais l’amour n’est pas toujours juste,et parfois, même les plus beaux élans n’empêchent pas la fin.J’ai quitté la partie sans bruit,Te laissant seul sur un échiquier devenu désert.
Aujourd’hui, je rejoue les souvenirs comme on analyse une défaite,tentant de comprendre où tout a basculé.Mais peut-être que l’amour n’est pas fait pour être gagné,juste vécu, même s’il finit par s’effacer.Et même si je suis tombé, je t’ai aimée sans tricher.
Le Papillon du Cœur
Elle était un cœur, glacé par les traitres,
Un désert figé sous un ciel de fer.
Les vents soufflaient, mais rien ne vibrait,
Un silence lourd, un souffle arrêté.
Mais un jour, un frisson dans l’éther,
Un battement doux, léger, éphémère,
Comme l’aile d’un papillon égaré,
Vint effleurer l’ombre d’un cœur gelé.
L’amour, furtif, déploya ses ailes,
Peignant l’air d’une danse sensuelle.
Chaque battement, une étincelle,
Chaque frisson, une flamme nouvelle.
La glace craqua sous cette caresse,
Et la chaleur monta en liesse.
Le cœur lui, était devenu vif,
Battait enfin, d’une danse douce et fragile.
L’amour, tel un papillon de lumière,
Changea le froid en printemps sur terre.
Et dans ce cœur, devenu jardin,
S’épanouit un espoir sans fin.
Effet mer
Je crains d’exposer les ombres en moi,
Cette tristesse qui chuchote tout bas.
Si je la laisse enfin éclore,
Seront-ils effrayés de me voir déclore ?
Je dissimule mes larmes, mes failles, mes maux,
Dans la crainte que mes mots lacèrent ceux des autres.
Sous un masque de rires et de jours sereins,
Je redoute leurs regards, leurs dédains,
Qu’ils s’éloignent, qu’ils fuient, à l’ombre de mes tourments,
Me laissant seul, dénudé, vacillant.
Être fort, léger, un sourire sans faille,
Comme si la tristesse était un enfant à bâillonner,
À cacher au fond de mon âme fragile,
Pour ne pas perdre ceux que je tiens en fil.
Mais peut-être qu’un jour, je saurai dévoiler
Ces ombres que je m’efforce de museler.
Et que ceux qui m’aiment demeureront là,
Non pour mes sourires, mais pour tout ce que je suis, ici-bas.
Cocktail en été
Il avait les yeux doux, les cheveux doux et sa bouche aussi était douce,
Doté d’un arrière-goût sucré.
Il était l’élixir de mes cocktails exquis,
Et à chaque gorgée, je me sentais comme en été.
La melodie d’une mer
Sous la lueur pâle d'une nuit amer,
J’entends les rugissements d’une mer,
Ou chaque vagues est un soupire cuisant,
Une souffrance qui frappe les rochers avec violence.
Chaque ombre danse au rythme du vent,
Comme un ballet d'esprits errant,
Cherchant l'éclat d'une lueur dorée,
Dans les reflets d'une lune voilée.
Les rivières chantent une mélodie douce,
Glissant sur les pierres, leur voix se mousse.
Le silence s'étend, mais n'est jamais complet,
Car la nature parle en mots discrets.
Et moi, perdu dans ce tableau sacré,
Je m'abandonne à l'éternité,
Espérant trouver, dans ce vaste univers,
Un éclat de lumière, un peu d'éclair.
Mémorise
Je vais dormir pour t’oublier, mais quand je me réveillerai, tu seras de nouveau là.
Finalement je ne t’aurais pas oublié,
Je vais te boire à outrance,
encore et encore, dans les plus profonds souvenirs que j’ai de toi,
Imaginant un nouveau monde avec toi.
Dormir pour oublier, c’est fuir la vérité,
Un rêve bien pire que la réalité.
La désillusion des âmes pures.
Nous vivons dans un monde où les méchants persistent à exister, à détruire et à mentir.
Qu’en est-il des philanthropes?
Ceux au cœur pur qui proclament paix et amour, qui, malgré les épreuves que la vie leur impose, continuent de bercer leurs rêves dans l’espérance.
Ils deviennent, à leur tour, les antagonistes que ce monde idolâtre tant, par peur de plonger dans l’abîme d’une souffrance sans nom. Ils s’éloignent donc de la lumière qui les aveuglait tant et réalisent que tout n’était qu’illusion et mensonge. Que la solution à la déception était finalement d’embrasser, eux aussi, le rôle du monstre.
Romeo et Juliette
Tu es là, tout près mais toujours si loin,
Comme un mur qui nous sépare,
Nos mains, jamais ne pourront se rejoindre.
Mais malgré l’évidence je continue d’imaginer,
Quelque part entre mes rêves et la réalité.
Pendant ce temps,
J’attends ce regard qui saura faire rougir mon cœur,
Ces mains qui feront trembler mes cuisses,
Ce souffle qui effleurera mon cou,
Et ces lèvres qui comprendront les miennes.
C’est sous les étoiles que nous resterons réunis,
dans l’ombre de ce qui nous cache,
On continuera à construire notre amour en château de sables, et nos larmes en une tour de cristal.
Aimons-nous alunissons,
Dansons sous la pluie quand l’orage fut,
Et quand le soleil s’use,
Peu importe, c’est à tes côtés que je souhaite renaître de mes cendres.
Paralysie
A mes amis torturé ceci est pour vous,
A ce monstres cachés en coin de la chambre
,je te hais,
tu me terrifie par peur de te voir.
Je hais ta silhouette sombre qui me glace le sang,
Je hais ton souffle qui effleure ma peau quand tu es près de moi,
Et je hais quand tu m’empêche de respirer de pleine voix.
Nous sommes tout deux dans cette chambre, et je présume que l’un de nous deux est un monstre.
Le monstre lui répondit :
Le monstre ici, c’est toi humain, je ne suis que le reflet de tes souffrances.
Je suis ce que tu crains, tapi dans ton esprit,
Je suis la nuit qui règne, quand ton corps s’endort.
Tes peurs t’ont forgé, je suis né de tes cris,
Je danse sur ta peau et celle des autres.
Je ne veux rien de toi, je n’ai pas de désir,
Je suis ce qui existe quand tu cesses de fuir.
Ton esprit enchaîné est à moi et se livre,
Dans l’entre-deux mondes où tes rêves chavirent.
Lui demandant :
Es-tu un fragment de moi, né de mes terreurs,
Ou viens-tu d’un ailleurs, d’un royaume de douleurs ?
Chaque nuit, tu m'étreins, tu viens sans prévenir,
Me laissant impuissant, sans souffle ni sourire.
Le monstre :
Je suis l'écho sourd de tes angoisses enfouies,
Je ne vis que dans l’ombre où ton esprit se plie.
Quand la nuit t’emporte aux rivages de l’oubli,
C’est là que je te trouve, c’est là que je surgis,
Tu ne peux pas me fuir, je suis là, immuable.
Mais si tu m’acceptes, je deviens moins palpable.
Je me dissous dans l’aube, je me fane au soleil,
Je ne suis qu’un rêve noir, un songe sans pareil.
Humain :
Alors je t’accueillerai, ombre lourde et obscure,
Car c’est dans l’acceptation que la lumière murmure.
Peut-être qu’un jour, dans ton étreinte glacée,
Je ne tremblerai plus, je pourrai respirer,
Tu ne seras plus la poupée de mes
cauchemars, et moi le monstre qui t’anime,
Et un soir, je pourrais enfin me libérer de ces
chaînes qui me font tant de mal.
L’enfer c’est les autres, et je suis mon propre démon.
L’histoire sans fin
La tristesse est comme une pluie fine qui tombe sans fin, imprégnant chaque recoin de l’âme. Elle s’infiltre doucement, mais profondément, et laisse derrière elle une trace indélébile. On tente de l’ignorer, de la refouler, mais elle revient toujours, comme un fantôme familier. C’est une douleur sourde, une mélancolie qui s’installe, non pas avec violence, mais avec une lenteur presque insidieuse.
Les souvenirs deviennent des poids, des chaînes invisibles qui nous retiennent dans le passé. Chaque visage, chaque moment, chaque rire semble appartenir à une autre vie, une époque révolue que l’on ne peut plus atteindre. Et dans cet océan de tristesse, on se sent seul, même entouré. Car la tristesse isole, elle enferme, elle crée des murs invisibles que personne ne semble pouvoir franchir.
On cherche des réponses, mais elles n’existent pas toujours. Parfois, la tristesse n’a pas de raison, elle est simplement là, un compagnon silencieux qui s’installe sans invitation. On vit avec, on s’habitue à son ombre, mais elle reste toujours présente, tapie dans un coin, prête à revenir au moindre souffle de vent.
Et malgré tout, on continue d’avancer, parce qu’on n’a pas le choix. Mais dans cette marche lente, il y a toujours une part de nous qui se demande si la lumière reviendra un jour, ou si la tristesse finira par tout engloutir.
C’est de la folie de faire tant d’efforts pour une chose dont tu n’es même pas certain, mais peut-être que je suis folle.
Cher aimé
On s'en souviendra, ces récits sans fin,
Que l'on partageait, confiants, jusqu'au matin,
Des instants de rires, des éclats si précieux.
À ceux qui ont inondé mon cœur de mille feux,
À ceux qui m'ont aidé à gravir les montagnes,
Aimons-nous avec passion, sans nulle compagne.
Lorsque le brouillard viendra nous entourer,
Nous éclairerons nos esprits de joie et de clarté,
Nous retirerons les épines à ceux que le diable accable,
Et quand tout deviendra froid, silencieux et implacable,
Quand les rires ne sauront plus briller sur nos visages,
Nous nous tiendrons le bras dans le noir et le froid.
C’est en eux que j’ai appris, d’une vérité inaltérable,
Ce qu’est le « véritable amour », profond et durable.
J’ai un faible pour…
J’ai un faible pour les amoureux de l’amour, ceux qui ressentent avec passion jusqu’à en frôler l’obsession, ceux qui réinventent les méchants en prince charmant. Ceux qui aiment si fort qu’ils finissent par aimer impitoyablement, pour ceux qui prône les petites attentions jusqu’à en dessiner leurs élégances.
J’ai un faible pour les personnes qui hurlent en silence, ceux dont le sourire quasi parfait cache une cicatrice brûlante.Ceux qui ont la bonté de ne pas transmettre leurs démences du chagrin au monde, ceux qui ont l’élégance de le garder pour soi-même quand tout devient sombre, pour ceux qui jouissent de sang et d’espérance.
J’ai un faible pour les usurpateurs, ceux qui ne savent pas vraiment qui ils sont, Ceux qui manquent d’authenticité et d’honnêteté dans leurs mots et leurs actions. Ceux qui trichent avec le monde, ceux qui refusent de suivre les règles par insolence, ceux qui font mine de ressembler à des anges. J’ai un faible pour les masques et ce qui se cache en dessous, Ceux qui mentent sans avoir honte, pour ceux dont plus rien n’a d’importance.