Pervers narcissique ; son objectif n'est pas de jouir du mal qu'il fait aux autres mais de jouir du contrôle absolu qu'il a sur les autres. Plus précisément, il prend plaisir à voir la souffrance de quelqu'un tombé sous son emprise. Bambi est bien trop familière avec cette définition, parce qu’elle n’est pas un bébé voulu pour les bonnes raisons, n’est pas un bébé attendu avec impatience, un bébé couvé d’amour depuis le ventre de sa mère. Non, elle est simplement le fruit d’une manipulation narcissique de la part de sa mère. Elle est simplement là en guise de piège, d’arme et de chantage pour retenir son père dans une relation des plus bancales. La petite fille ne l’apprend que quelques années après sa naissance, ne capte qu’après les signes de la démence de sa mère. Cette dernière sera toujours jalouse d’elle, montrera toujours des signes agressivité passive envers elle, et cette haine envers la petite fille sera décuplée quand son premier mot sera « papa ». Bambi ne manque de rien dans son enfance, ni même dans son adolescence, parce que même si son père a mis une croix sur cette relation, même si il sait que plus rien n’est à sauver chez sa femme, ça ne l’empêche pas de se plier en deux pour le bien être de sa fille, pour qu’elle puisse avoir de l’amour, suffisamment fort pour remplacer celui de sa mère qui ne bougera même pas un petit doigt pour maintenir son équilibre et son bonheur.
Tout se corse, quand Bambi devient une jolie jeune femme, quand elle commence à faire de l’ombre à sa mère avec ses capacités à l’école, avec ses résultats incroyables, et bien entendu avec sa beauté qui est pure et naturelle. Sa mère est jalouse, de la réussite de sa fille, et bien entendu elle est jalouse de la relation fusionnelle entre la jeune femme et son père, parce que lui est là pour la féliciter, parce que lui est là pour l’emmener à la danse, qu’il est là pour l’aider avec ses projets de classe. Elle n’est pas dupe la jeune femme, sent très bien la tension dans sa famille, si bien qu’elle commence à avoir peur de sa mère lorsqu’elle se retrouve seulement avec elle dans l’appartement, attendant impatiemment le moment où son père rentrera à la maison, où il viendra contrer les piques cinglantes de sa mère qui ne peut s’empêcher d’exprimer sa haine envers sa propre fille.
Sa mère était devenue une jalouse maladive. Mais un jour son père ne rentrera pas à la maison. C’est brutal la manière dont on vient annoncer à la mère et à la fille, que le père est décédé dans un incident malheureux. Pourquoi ? Parce que ce dernier en souhaitant féliciter sa fille, la récompenser pour ses résultats à l’école, s’était arrêté dans une parfumerie pour racheter le parfum préféré de Bambi. Sauf qu’il existe toujours des dommages collatéraux, être là au mauvais endroit au mauvais moment. Un braquage qui a mal tourné, c’est la seule explication qu’on leur donne, son père s’est pris une balle de la part du braqueur, qui sous la panique, a laissé libre arbitre à sa folie et à son arme. Bambi ne s’en remettra pas et ressentira bien vite le poids de la culpabilité, se disant bien évidemment que c’est de sa faute si son père est décédé, que tout était de sa faute. Et sa mère semble penser la même chose, quand elle ne cesse de répéter à la jeune femme que c’est de sa faute, qu’elle aura les mains tâchées de sang toute sa vie, qu’elle méritait d’y passer à la place de son mari. C’est horrible pour Bambi qui perd goût à la vie, qui se dit que peut-être sa mère avait raison depuis le début, que si elle n’était pas venue au monde, son père serait toujours de ce monde. Ça en est trop pour elle, quand elle essaie de partir de la maison, une valise à la main pour échapper à l’emprise toxique de sa mère. Mais une dispute explose, elle se prend un coup et c’est largement suffisant pour qu’elle tombe dans les pommes, et qu’elle se réveille une heure plus tard, les poings et les pieds liés à une chaise. Sa mère venait de la séquestrer dans leur propre appartement. Elle ne sait pas combien de temps elle passe assise sur cette chaise, à crier, à pleurer, à souhaiter mourir sur cette chaise, parce qu’au moins elle ne sentirait plus cette douleur fulgurante dans sa poitrine, parce qu’au moins elle pourrait rejoindre son père qui lui manque tant. C’est une voisine qui l’entend crier, qui est alertée par la chaise qui tombe au sol, quand Bambi dans un dernier élan de force, tente de se dégager. Mais dans son malheur, elle a au moins réussi à alerter la voisine, qui prévient la police et qui dégage enfin la jeune femme de sa prison de fortune. Les prochains jours ne seront pas les plus joyeux de sa vie, voir les pires, mais Bambi ne se sent aucunement coupable de faire face à sa mère au parloir de l’hôpital psychiatrique, quand sa mère y sera enfermée de force suite à ses actes. « Tu finiras comme moi Bambi. Tu n’y échapperas pas. » Ce sont les derniers mots qu’elle entend de sa mère avant de quitter l’hôpital sans jamais se retourner.
La jeune femme peut maintenant jouir d’une vie un peu plus stable, plus confortable, quand elle entre enfin à l’université, quand elle se découvre une passion pour les études de commerces, surtout pour son option droit des société. Elle est studieuse, a toujours un nez dans les bouquins, mais simplement parce qu’elle s’est toujours promis de rendre hommage à son père, de continuer à le rendre fier de là haut, jusqu’à ce qu’elle puisse enfin de nouveau le rejoindre et le serrer dans ses bras. Ayant obtenu un héritage au décès tragique de son père, Bambi garde toutes ses économies sur un compte, économies qu’elle ne touche seulement que pour payer son loyer. Puis elle n’est pas toute seule la jeune femme, parce qu’elle a Jade, et à croire que la jeune femme a été envoyée du ciel pour garder un œil sur elle. Elle est perplexe quand elle vient prendre contact avec elle, qu’elle lui annonce être sa cousine après de multiples recherches. Voyez vous, Bambi n’avait aucune idée qu’elle avait une tante et donc une cousine qui a son âge. Sa mère, dans un élan narcissique, avait coupé court avec toute sa famille, adressant les pires immondices à sa propre sœur quand cette dernière était tombée enceinte à son tour. Dans leurs malheurs, les deux cousines s’étaient retrouvées, et demeurent maintenant inséparables. Il y’a Kyungsu aussi, le meilleur ami de Jade, celui qui deviendra également son meilleur ami, et malgré les différents, malgré les disputes puériles, les trois forment un trio des plus solides.
Le destin peut être bien fait par moments, mais autant dire qu’avec Bambi, il est plutôt rude.
Un soir, alors qu’elle rentre de la bibliothèque et qu’elle tente d’échapper à un détraqué qui la suit dans la rue, elle tombe sur une scène à laquelle elle ne devait pas assister. Et c’est un peu un foutage de gueule de la part de l’univers, quand à son tour elle se trouve au mauvais endroit au moment moment. Parce que Set, le leader de Halazia, jette son dévolu sur la jeune femme qui deviendra la cible numéro un de ce dernier. Mais elle n’est pas seule, parce qu’un membre du gang adverse – les Serpents – vient à son secours et qu’il lui propose de la ramener chez elle. C’est comme ça qu’elle fait la connaissance de Junseo, un jeune homme charmant qui est particulièrement doux avec elle. Mais malgré cette douceur, elle est loin de se douter que Sulli, lui a demandé de garder un œil sur elle, de la surveiller et de la ramener au QG pour qu’ils puissent tous la protéger. Elle n’en a aucune idée, parce que son prince charmant ne lui dit rien. Des liens se tissent, la jeune femme développe bien vite des sentiments pour le jeune homme et elle lui donne volontiers son coeur. Coeur qui finira par être brisé quand il la guidera jusqu’au bar, et qu’enfin elle apprendra l’existence des gangs, la surveillance sous laquelle elle était, et surtout le mensonge de la part de Junseo. Elle ne se dispute pas qu’avec lui, mais également avec Jade et Kyungsu qui étaient au courant de tout cette situation, des gangs, parce que son meilleur ami fait partie de Halazia de son côté. C’est que deux semaines plus tard qu’elle reprendra contact avec Junseo, quand il viendra à sa rencontre à une soirée. Et tout semble repartir de plus belle, quand elle lui donne une nouvelle chance, quand ils recommencent à se voir et que purée, pour une fois elle peut profiter de cet amour qu’elle ressent pour l’artiste.
Mais on le sait bien, le bonheur ne dure qu’un temps, la tranquillité également, parce que Set fini par mettre la main sur elle, qu’il la séquestre dans un entrepôt, les poings et les pieds liés, et tout le monde est loin de se douter que si Bambi est dans un tel état de panique, ce n’est pas seulement du à la présence malsaine de Set, mais parce qu’elle a déjà vécu cette situation, et que si auparavant elle avait souhaité mourir sur une chaise, là elle voudrait vivre, vivre pour elle et pour Junseo. Son Junseo qui fini par être planté devant ses yeux et qui manque de perdre la vie. Ce sont des nouveaux traumatismes qui font leur apparition, un traumatisme commun au couple qui se coupera du monde, mais la jeune femme se dit que tant qu’elle a son homme à ses côtés, tant qu’elle peut entendre son coeur tambouriner jusqu’à son oreille, elle sait que les choses se passeront bien, que les choses s’arrangeront. Après de longs jours sans donner la moindre nouvelle, Bambi poussera Junseo a s’ouvrir de nouveau au monde, et même si au final ils ne se quittent plus, font tout ensemble par crainte de voir l’autre disparaître de nouveau, elle ne craint plus rien, parce qu’elle est devenue la petite protégée des Serpents et qu’ils veilleront toujours sur elle.