Peut-ĂȘtre bien que c'Ă©tait de l'amour ? Le vrai : celui qu'on ne rencontre qu'une seule fois dans sa vie. Celui qui nous transforme, celui qui change. Celui pour lequel on est prĂȘt Ă se sacrifier, Celui pour lequel on serait prĂȘt Ă vivre.
Ou peut-ĂȘtre bien que non ? Peut-ĂȘtre que cet amour n'Ă©tait rien de plus que ce qu'il a Ă©tĂ©. L'Ă©cho de mes propres sentiments et la prolongation de son souvenir. Autant faussĂ©s, qu'inachevĂ©s ou dĂ©formĂ©s. Aussi peu partagĂ©s qu'ils aient pu ĂȘtre, la musique que nous partagions, elle - elle Ă©tait vraie.
Cette musique m'a suivi dans la rupture et bien au delĂ . J'ai entretenu une relation toxique avec cette derniĂšre. Elle t'Ă©tait associĂ©e et elle portait ton odeur. J'y retournais comme une relation qui nous fait continuer Ă aimer l'amour, qui nous donne envie de continuer Ă aimer. Et par association, je prolongeais le souvenir et mes sentiments. Et au final, ce n'est peut-ĂȘtre que ça.
En rétrospective, c'est Elle que j'ai aimé. à la mélancolie, celle qu'on aime car elle nous tient éveillé, parce qu'elle nous fait souffrir, parce qu'elle nous fait nous sentir en vie. à cet espace que j'avais. à cet Amour qui était mien.












