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Pourquoi la notion "d'indivisibilité" de l'état c'est de la merde.

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@sociologypadawan
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Pourquoi la notion "d'indivisibilité" de l'état c'est de la merde.
J'ai testé pour vous, le réseau Sciences Po.
On se demande bien souvent comment résorber ou du moins diminuer les inégalités. Ce que l’on se demande moins souvent mais qui est tout aussi important, c’est comment les inégalités font-elles pour se maintenir ? La sociologie des stratifications et des classes sociales c’est déjà assez amplement penchée sur le sujet, mais pourtant on en parle assez peu dans le grand public. En parlant d’inégalités, on a instinctivement tendance à penser aux défavorisé.e.s, penchons-nous deux secondes sur les privilégié.e.s puisque ce sont iels qui disposent des clés créant, alimentant ou déliant les inégalités. Les sociologues des inégalités nous mentionnent deux mécanismes essentiels aux maintien des inégalités : l’appropriation et la légitimation des ressources et l’exclusion de certaines parties de la population de ses même ressources. Par ressource nous pouvons penser à plein de choses différentes, l’opéra, les yatchs de luxe, ou encore, dans mon cas, voir la relève de la garde depuis le balcon présidentiel.
Les mécanismes d’appropriation et d’exclusion repose sur plusieurs principes, mais concentrons-nous sur l’un des éléments clé : le réseau. Le réseau d’une personne, son capital social, est intimement lié à sa classe d’origine, son milieu professionnel et son/ses groupe/s de pairs. Souvent les trois éléments s’entremêlent. Pourquoi le capital social est-il si important ? Parce que Granovetter. Que nous dit Granovetter ? Il nous dis que ce qui importe c’est « la force des liens faibles ». Un individu lambda a plusieurs groupes simultanés de socialisation, mais certains groupes sont plus important émotionnellement. La famille, les ami.e.s, la.e.s conjoint.e.s, sont les groupes dont l’individu sera le plus proche socialement, mais selon toujours ce même Granoveter ce ne sera pas les groupes les plus importants pour cet individu lorsqu’il devra trouvé un job, un.e bon.nne avocat.e ou une place miraculeuse pour le concert de son groupe préféré. Non pour cela, bien souvent, c’est le cousin de la marraine du frère de son ami.e qui l’aidera ! La force des liens faibles ! Ces liens sociaux qui nous importe peu émotionnellement mais qui sont des leviers de pouvoir et d‘avantages en puissance.
Maintenant, revenons-en aux inégalités, a priori, la classe importerai bien moins que le niveau de sociabilité d’une personne ? Tout le monde pourrait bénéficié d’un large réseau de « liens faibles » prêt à vous rendre un service en échange d’un grand sourire et de l’engagement à en faire de même plus tard ? FAUX. N’oublions pas le mécanisme d’exclusion, qui est la spécialité des groupes tout en haut de l’échelle sociale. Ce sont des pros. Vous ne les aurez pas dans vos liens faibles si vous ne mêlez pas de la même classe d’elleux parce qu’iels ne fréquentent pas les mêmes lieux que vous, prennent les transports une classe au-dessus que vous, et ne vous laisseront pas rentrer dans leurs univers. Deuxième élément, tout aussi important, les bourgeois.e.s apprennent dès leurs jeune âge a mobilisé se réseau, chose qui sera beaucoup moins intuitive pour le commun des mortel.le.s.
Finalement, nous en venons au titre de cet article. Il est maintenant pertinent de savoir que je viens de la classe moyenne, même si j’ai grandi dans le cadre très privilégié de la banlieue sud-ouest de Paris. Le réseau était pour moins un concept lointain. Et puis Sciences Po. Je suis actuellement à des milliers de kilomètre de l’institution, et pourtant… Il se trouve que je voyage avec une camarade du campus du Poitiers, qui elle-même à étudier avec une fille de président latino-américain. La jeune femme en question a beau de pas être au pays, un coup de téléphone et nous voici inviter à une visite privée du palais en français, avec visite classique, plus tour des appartements privés, et cerise sur le gâteau, observation de la relève de la garde hebdomadaire en présence de la vice-présidente sur le balcon présidentiel. Rentrer à Sciences Po, tout comme dans d’autres institutions « de prestige » emplies d’enfants de bonnes familles et de professeur.e.s influent.e.s c’est un peu une promotion sociale. On peut se dire qu’on luttera contre parce que ce n’est pas cohérent avec nos belles valeurs (mon discours en rentrant à Sciences Po) ; mais finalement, les empanadas du président, son meilleures que celle de la boulangerie au coin de l’auberge.
#autopromo
Yo j'ai créé un nouveau blog, plus centré socio où je raconte ma vie et des trucs qui sont j'espère pas trop cons! donc voilà @sociologypadawan je pose ça là!
OUI VOUS ALLEZ VOIR JE SUIS SYMPA
Où puis-je me balader si je suis une femme?
je suis pas très fière de me rendre compte que je n'ai pas abordé mon privilège cis-genre dans ce billet, je m'en excuse. Ce billet pourrait aussi s'intituler: Observation du rôle du genre dans l'occupation de l'espace public.
Voir quel est là place des personnes dans l’espace public selon leurs genre, j’avais déjà fait un exercice similaire pour un cours de sociologie en deuxième année. Là cet article n’est pas le résultat d’une observation très sérieuse méthodologiquement mais le résultat des 567766 fois où je me suis dit dans la rue, « putain y’a que des mecs, où alors les femmes, elles sont avec des mecs » durant ma 3A.
Comment le Pérou (et autres pays merveilleux) m'a appris à être moins problématique:
Ce post sera sujet à modification car je pense que je suis loin d’avoir appris tout ce que je pouvais apprendre sur ce thème de ma 3A.
1- On ne dit pas « un.e américain.e mais un.e étatsunien.ne ». Américain.ne désigne une personne venant du continent américain, de la Tierra del Fuego au fin fond de l’Alaska. Cessons de donner aux USA plus d’hégémonie que ce pays n’en possède déjà
2- Les théories de sciences humaines européennes/occidentales ne sont pas universelles. On ne nous a jamais vraiment dit qu’elles l’était, mais à ne jamais (ou presque) nous mentionner des auteur.ices venant d’ailleurs que de notre petit monde, on le sous-entend presque.
Sur l'importance de l'étude sur le terrain
Ce billet sera bien court, vous êtes chanceux.ses!
Pour un cours de sociologie de la famille, nous devions, en groupe, présenter une politique publique (locale ou nationale) impactant la famille. Avec mon groupe, nous décidons de présenter le programme Juntos. Juntos est un programme nationale visant les zones géographiques les plus pauvres dans lesquels les mères (ou à défaut les pères) reçoivent une subvention mensuelle de 100 soles (environ 28€) par enfant entre la naissance et leurs 19 ans ou la fin de leurs cycles secondaires. En échange de cette subvention (qui représente une somme importante dans les zones rurales), les enfants doivent être scolarisés obligatoirement au lieu d'aider l'activité familiale et les parents doivent suivre une formation courte sur l'alimentation. Le tout est encadré localement avec un suivi régulier pour assurer une satisfaction de tout les partis et répondre aux demandes des familles.
Sur le rôle de la mémoire
Cette fois un article/coup de gueule sur le rôle de la mémoire et en partie de la mémoire "officielle" dans la construction de l'histoire.
“L’histoire est une discipline qui se charge de connaître le passé, mais pas simplement pour savoir les faits sinon pour apprendre de celui-ci, apprendre ses réussites, et ne pas répéter –ou du moins tenter de ne pas répéter- ses erreurs » (traduction libre de l’espagnol) Chririf, 2012.
De l'importance de l'intersectionnalité.
Ok premier article et il va être méga long pardon :/
Ma troisième année m’aura réellement fait réfléchir sur moi-même et sur mon féminisme, et en particulier sur ma blancheur. Si je connaissais l’intersectionnalité auparavant, je l’appréhende désormais différemment. Ci-dessous des extraits d’un essais que j’avais dû réaliser pour mon cours de Genre et Politique à Lima (c’est en anglais). Le thème est de démontrer l’importance de l’intersection lorsqu’on considère le genre et la politique à travers d’un exemple.. Je tente donc ici de souligner à quel point il est primordiale d’avoir un point de vue intersectionnel dans les mouvements féministes. Je n’ai pas réécrit l’article, il est donc assez universitaire. Je définis premièrement l’intersectionnalité, puis son évolution au sein du féminisme. De son inexistence totale dans les premier mouvements féministes blancs à son développement dans les milieux militants et universitaires malgré une persistance des invisibilisations et oppressions dans les milieux féministes.
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[…] Intersectionality is a term believed to be first coined in 1989 by Kimberly Crenshaw. It refers as the belief that several cultural and social categories resulting in discriminations and oppressive processes interacts in a simultaneal ways in a multidimensional system. Those categories do include gender, but also race, class, religion, sexual orientation, age, nationality, geographical context, ability and others axis relevant according to cultural and social specificities such as casts for example. Taking into account intersectionality is essential when considering gender and politic and is one of the major –if controversial- claim of the feminist of the third wave.
The reproduction of exclusion and invisibilization through early feminist movements.
In The Social Contractarians and Contemporary Feminist Philosophy, Richardson challenges what she calls the “False universal”. She claims that the gender inequality is not only a practical issue but also “historically contingent ways in which the relationship between individuals and others have been conceptualized”. And for Richardson, those have been conceptualized within a frame where the neutral, the universal is the men, or more precisely, the white men. The problem is that thinking that we can just add up women in the framework would probably make it false. As a consequence, for Richardson it is more interesting to “challenge the presumptions of the framework” in order to include women.
For a very long period of time, feminism itself tended to do just the same inside the “women category” like First wave feminism. […].More generally, feminism of the first wave, and the most of the second wave as well, was led by fairly privileged women. They were white, middle or upper class and mainly well-educated. Good examples of this statement would include […] Simone de Beauvoir, her key work in the shaping of modern feminism is considered for many as quite “paternalist” or maybe more “maternalist” toward non-white women. . Her views on maternity and independence are seen as white-centric for many. Through this, early feminist movements tended to reproduce not only the “false universal” identified by Richardson, but also mechanism from which women tried to free themselves when they came from men such as infantilization. […]. Those processes can be seen as a result of three interacting reasons: ignorance, bigotry and a self-preservation of the movements. […] Feminists tended to exclude the more controversial issues out of their claims in order to gain an easiest approval of press and politicians. But the consequences were to exclude huge facets of womanhood.
The development of intersectional point of view in feminism: In the end of second wave feminism, which was mainly centered on reproductive and sexual rights, more and more women of different cultural background starts to spread distinctive demands. Those demands starts from the practical discourse and quickly spread to the academic discourse (Maria Banchs) […]
In the practical discourse: More and more women, often starting in discussion groups, starts to express specific claims which were until then quite ignored by feminism. The first two main aspects are probably sexuality and racial issues, but later include much more diverse subjects as validism, classism etc. In the USA, black women, who often feel rejected from both white feminism and a very sexist civil right movement, starts their own groups and discourses. In a similar way, non-heterosexual women starts to make claim of their double oppression as both women and lesbian/bisexual etc. Apart from groups of discussions, political movement are created, as the Daughter of Bilitis. Other forms of expression also emerged in the form of magazines, poetry etc.
The academic discourse, directly born from the practical discourse, explore more and more the intersectional issues. The theories describing the importance of intersectionality and denouncing the “white middle-class bias” (West and Zimmerman 1995) are surging in the academic sphere in the 1980’s and 1990’s. Another author that denounced occidental ethnocentrism is Gayarti Chakravorty Spivak, an Indian theorist, has made an important work about the definition of the “Other” of the Occident. She centered her studies in a feminist and post-colonialist way. The work of Angela Davis in Women, Race and Class integrate three intersectional issues in one, and is maybe even more important because it condensed years of research with the goal of making it accessible to a lambda reader.
Persistence of oppressive processes and integration into broader public space:
Whereas today’s feminist movement are in a majority of cases recognizing the importance of intersectionality, some oppressive behaviors persist. Lgbti+ discrimination are still present in many feminists movement: the exclusion of transwomen form non-mixt reunions for example is a frequent issue. In the same way, class is still an issue in feminist movements. There is often a gap between feminism theory and the reality of feminist activism. The work of feminism was also to incorporate the intersectionality into a broader public and politic than just feminist groups and marches. It’s quite impossible to make a general worldwide conclusion about it but it would be safe to say that the results are moderates. Some progress are made, for example some universities in the USA, in Sweden or in Finland have made mandatory various forms of workshops at the entry of the university that include a wide intersectional point of view. On the other side of the coin, social and political movement often fail at implementing at a large scale intersectional policies. [Another… ] example would be the huge gap between men and women in term of possession of an ID in the Peruvian Amazonian regions for the Indigenous communities. It is estimated that nearly 60% of Peruvian Indigenous Women do not possess an ID. It is a result of geographical, racial and political segregation as well as sexism in the way that it is not determined essential for the women to be registered as they are thought not to have the need for one.
Conclusion: Whereas some oppressive discourse are still found in some feminist movements, mainly in essentialist movement who tends to be more easily ethnocentric or cis-sexist for example. We must recognize the differences of all individuals and maybe even more importantly, each individual should recognize its privilege(s) in society and learn how not to speak in the name of others. This question us about the theme of “allies” in political and social movements.
Biblio: Banchs, María. Representaciones Sociales Del Género En El Discurso Político, El Discurso Práctico y el Discurso Académico Richardson J. The Classic Social Contractarians Critical Perspectives from Contemporary Feminist Philosophy and Law. “The Anomalous Position of Women within Traditional Political Theory: The “False Universal” and Problems of Abstraction”. Pp. 11-14 Christine Bard, Les féministes de la première vague, PUR, 2015 Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe, tome 1 &2, Paris, 1949. Salomón, Leticia: Movimientos políticos. Biblioteca Católica Digital
http://www.mercaba.org/FICHAS/Capel/movimientos_pol%C3%ADticos.htm
Katja von Garnier, Iron Jawed Angels, 2004 (Movie)Baruch, Elaine Hoffman, Women in Men’s Utopias, in Rohrlich, Ruby, & Elaine Hoffman Baruch, eds., Women in Search of Utopia, op. cit., p. 209