âShow Sublimation, Ep "Le Diable" (Spiritual Mix) #SublimationIsWar - 5 Dec 2023
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open

Discoholic đȘ©
sheepfilms
I'd rather be in outer space đž
Jules of Nature
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Game of Thrones Daily
Sweet Seals For You, Always
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macklin celebrini has autism
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@sublimationleblog
âShow Sublimation, Ep "Le Diable" (Spiritual Mix) #SublimationIsWar - 5 Dec 2023
âPlease The Press In Belgiumâ
Coup de projecteur sur la contribution de la Belgique au patrimoine musical depuis la fin des années 70. On s'attarde en particulier sur le premier album de Front 242, "Geography", paru en 1982. Jean-Luc De Meyer et Patrick Codenys nous en narrent la genÚse.
La piÚce de résistance de cet épisode de #Sublimation, d'une durée de 2h, a été initialement réalisée pour Radio Rectangle en 2013 (avec Frédéric Cotton, co-host) depuis le bar La Fleur En Papier Doré, à Bruxelles. Il s'agit d'une nouvelle incursion, remise en contexte, dans le riche catalogue de #SublimationVintage, qui a été trÚs peu entendu à l'époque.
Vous y découvrez, en introduction, un extrait de la mixtape #WAR "Le Diable" (la suite de "New World Order") en cours de finalisation.
Plus de 500 bagarreurs
Le podcast #SublimationIsBack âPrĂȘt pour la bagarreâ (Ăpisode 1,5) a dĂ©passĂ© les 500 tĂ©lĂ©chargements.
Ă ce chiffre sâajoutent les Ă©coutes en streaming (sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts, RSSâŠ).
Câest beaucoup ? Câest peu ? En tout cas, câest un rĂ©sultat obtenu sans aucun soutien mĂ©diatique. âđ»
#War On The Tube
Les mixtapes #SublimationIsWar sont désormais disponibles sur YouTube, en plus des plateformes de streaming.
âItâs damned annoying when someone you donât like says something you donât like.â
Rebranding de la battle #SublimationIsWar Vs. Yeti Popstar âTits, Ass And Pussyâ (titre français: âLa Provocation Sexuelleâ).
Une mixtape pop, crade et dark comportant quelques moments dâanthologie.
Attention, ce contenu est interdit aux mineurs.
âWar Of Soundâ, un choc des cultures
Quâont en commun Ministry et Tony Bennett ? Bien peu de choses en vĂ©ritĂ©, sinon dâĂȘtre associĂ©s dans lâintro (aprĂšs le speech dâouverture!) de War Of Sound, la nouvelle mixtape #SublimationIsWar.
Ătes-vous prĂȘts pour la guerre ? Letâs begin !
âWar Of Soundâ, troisiĂšme manche de la Guerre du Son
#SublimationIsWar : guerre aprĂšs guerre, battle after battle
Donald Trump et Elon Musk étaient les "visages" de la mixtape créative originale Cancel Culture. Les Louvin Brothers, ceux de Satan Is Real (soutenus par le Dr. Victor Frankenstein). Muhammad Ali, aka Cassius Clay, aka The Greatest, personnifie le nouveau mix War Of Sound, le troisiÚme volet de la trilogie de deejay-battles #SublimationIsWar Vs. Serge Coosemans. Sa parution est prévue le 3 juin.
« Tu vois, le jeune, câest comme ça que les hommes se parlent entre eux » peut-on entendre dans une sĂ©quence de transition de The Second Battle, le deuxiĂšme volet de la trilogie. Ce sample dâune tirade de la voix française de Clint Eastwood (dans Gran Torino) prend place au moment dâun changement de contrĂŽle. Et ce dans une sĂ©quence belge (improvisĂ©e) du mix, un morceau mĂ©connu de Front 242 rĂ©pondant Ă une perle oubliĂ©e de Major Problem, obscur side-project de Lords Of Acid. Câest comme ça que les vieux punks se parlent entre eux.
Auteur (âLa Guerre du Sonâ, âGlossaire du DJââŠ), blogueur (Casacosmani), chroniqueur, ancien journaliste (Rif-Raf, Voxer, Focus Vif), lui-mĂȘme un temps co-animateur de podcasts (Focus Brolcast) et assembleur de mixtapes Ă©clectiques sur Radio Rectangle (Le Grand Remplacement), Coosemans est le Mocker, un artiste de la punchline. Il participe Ă une nouvelle manche de notre saga Guerres et Paix (2 podcasts et 3 mixtapes). L'effet de surprise est passĂ© mais l'intensitĂ© va crescendo.
Une troisiÚme battle un mois aprÚs la précédente. La paix n'en finit plus ?
War And Peace (The Battle) nâavait laissĂ© que de bons souvenirs. Sa rĂ©alisation, en mode compĂ©titif (pour ceux qui n'auraient pas compris ce quâest une battleâŠ), fut une expĂ©rience divertissante, et le rĂ©sultat nous semblait plutĂŽt plaisant Ă Ă©couter. Le mix a reçu de bons Ă©chos tant de connaisseurs pointus que d'un petit public de curieux, moins initiĂ©s. Coosemans et moi avons des #opinions radicalement diffĂ©rentes sur⊠à peu prĂšs tous les sujets sĂ©rieux, en plus dâun historique personnel ultra-houleux, mais placez-nous devant une pile de disques et nous serons souvent sur la mĂȘme longueur dâonde... Nous nous sommes Ă nouveau bien amusĂ©s durant The Second Battle, la dĂ©cision d'organiser un troisiĂšme round fut donc prise de façon naturelle.
Qui joue quoi dans ces sets ? The Second Battle a un cĂŽtĂ© jeu de pistes. J'ouvre le set, puis tous les les changements de contrĂŽle (sauf un) sont subtilement annoncĂ©s. Il y a des surprises... Tones On Tail, jouĂ© par moi, faisait partie de la prĂ©-sĂ©lection de Serge. Je lâignorais. Killing Joke, choisi par lui, Ă©marge aux classiques incontournables de Sublimation; j'en avais longuement parlĂ© dans les derniers podcasts de la sĂ©rie #SublimationIsBack, The Public Image et Poptones.
Killing Joke, Tones On Tail, Bauhaus, The Dead Kennedys, Gang Of Four, The Human League, Eno... Je crois bien que l'album My Life In The Bush Of Ghosts de David Byrne & Brian Eno est aussi culte à ses yeux qu'aux miens... Ces références, entendues dans les battles, se trouvent à l'intersection de nos goûts musicaux, lesquels sont quelques fois trÚs différents mais souvent complémentaires.
Ces mixtapes contiennent des titres dâartistes beaucoup moins connus.
Chacun amĂšne son univers particulier et ses propres armes sur le champs de bataille... On s'insulte par samples interposĂ©s, ce qui est rigolo, mais c'est surtout Ă©videmment sur le choix des morceaux - et de la maniĂšre de les amener, de les enchainer (gĂ©nĂ©ralement deux par deux) - que la compĂ©tition repose. Je dois reconnaĂźtre que je ne connaissais pas plusieurs des titres jouĂ©s par Serge; je pense l'inverse exact. Parfois, de temps en temps, lâun de nous joue mĂȘme un « tube ».
A quoi s'attendre dans cette troisiĂšme battle ?
War Of Sound (The 3rd Battle) comprend des choix audacieux et inattendus, des mashups⊠On y entend des samples de Muhammad Ali, mais aussi de Klaus Kinski et dâautres intervenants plus surprenants. Il s'agit, de mon avis, comme de celui de mon partenaire/adversaire, du meilleur Ă©pisode de la trilogie; le plus profond, le plus cohĂ©rent, le plus sĂ©rieux, en un sens, mĂȘme si l'humour y est Ă nouveau bien prĂ©sent.
Serge a dit de ce troisiÚme tome sur Twitter qu'il était "plus proche de Heroes que de Lodger" (en référence à la trilogie berlinoise de David Bowie; Heroes, le deuxiÚme opus, étant assurément le meilleur et le plus abouti des trois disques). à vous de juger... Le 3 juin sur Spotify, Deezer et Apple Podcasts.
La guerre est finie, que la battle commence !
âWar And Peace (The Battle)â est le titre de la nouvelle mixtape Ă©clectique publiĂ©e sous le label #SublimationIsWar. Comme le nom le laisse deviner, il sâagit dâune âDJ Battleâ. Mais qui est lâadversaire du jour, ou du soir (câest selon), de l'Homme Aux Mille Pseudos ? Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, attachez vos ceintures, lâinĂ©narrable Serge Coosemans, une vieille connaissance de la maison Sublimation, est le second DJ selector Ă relever le gant de notre concept de co-crĂ©ation en mode compĂ©titif.
Yeti Popstar avait inaugurĂ© cette sĂ©rie en apportant ses idĂ©es et son univers arty particulier Ă lâopus "Tits, Ass And Pussy". Cette mixtape crĂ©ative, canaille et sexy, est parue en septembre 2022 et a reçu quelques trĂšs bons Ă©chos dans l'underground musical. Nous avions formĂ© un duo de deejays de bars rock et soirĂ©es alternatives, par intermittences, entre 2008 et 2012. Yeti se produisait comme DJ en parallĂšle de ses activitĂ©s musicales dans Velvet Underwear, puis Ascii Witchcraft. Notre duo dâentertainers nocturnes sâappuyait sur une certaine complĂ©mentaritĂ© de styles et une rĂ©elle complicitĂ© derriĂšre les platines (et au-delĂ ).
Ce feeling est demeurĂ© intact malgrĂ© un break de dix ans. Câest heureux car confronter et faire s'agencer des piĂšces musicales originales autour d'un thĂšme prĂ©dĂ©fini (avec des contraintes) est un exercice plus complexe qu'il n'y parait. Dâautant que le concept nous impose dâagir et de dĂ©cider avec une certaine urgence⊠Il ne faut pas que rebondir sur ce que lâautre vient de jouer, et rĂ©ussir des enchaĂźnements harmonieux, le but est aussi, et avant tout, de sĂ©lectionner dâexcellents morceaux de musique. Les meilleures plages disponibles dans le contexte donnĂ©, ou les plus inattendues. La clĂ© est lĂ .
La programmation originale de ce mix avait attiré l'attention du pourtant trÚs sévÚre critique Serge Coosemans. "Je n'aurais jamais cru un jour découvrir de la musique qui me foute totalement sur le cul via Sublimation", déclarait-il alors sur Twitter, tout en relayant un titre de"rétro-house complÚtement salace et pétée" de The Soft Pink Truth (sélectionné par Yeti). On connaßt beaucoup d'artistes belges qui auraient payé cher pour une telle recommandation signée Serge Coosemans dans ses années de terrifiant rock-critic pour Rif-Raf, ou Voxer.
Serge Coosemans, parlons-en. Nos rĂ©conciliations au terme de longues annĂ©es de disputes publiques, par blogs interposĂ©s (âcyberviolence rĂ©ciproqueâ), avaient Ă©tĂ© scellĂ©es officiellement durant l'Ă©tĂ© 2022. Nous avions enregistrĂ© en juillet un podcast interview pour la sĂ©rie #SublimationIsBack : "HarcĂšlement sonore", suivi d'un second (tirĂ© de la mĂȘme session), "Ses excuses (dans mon c..)"; les deux formant le diptyque "Guerres et Paix". Durant nos annĂ©es conflictuelles, DJ Kwak (Strictly Niceness), jouant les mĂ©diateurs, avait suggĂ©rĂ© publiquement de rĂ©gler nos diffĂ©rends dans une DJ Battle Ă Bruxelles. Il se proposait comme organisateur⊠LâidĂ©e faisait sens, Serge Ă©tant alors lui-mĂȘme DJ dans les soirĂ©es de la scĂšne indĂ©pendante sous lâalias Agent Palmer. Lâamertume Ă©tait trop grande, le projet ne se concrĂ©tisa pas. Pas plus d'ailleurs que - pour lâanecdote - celui dâinviter conjointement Florence Hainaut et Marcel Sel dans leur podcast Focus Brolcast. Câest un petit marrant, ce DJ KwakâŠ
Nous ne sommes plus en 2012 ou 2013 (les âannĂ©es follesâ de lâInternet belge) mais en mars 2023, une Ă©poque oĂč proposer une DJ Battle Ă Serge Coosemans sous la banniĂšre #SublimationIsWar nâa plus rien dâincongru. Quâil lâaccepte ne lâest pas davantage. Le teasing s'arrĂȘte ici, lâannonce du casting suffit.
Voici venu le moment de vérité : Serge Coosemans confronte sa science des musiques alternatives, ses sélections et ses enchainements à ceux du concept #SublimationIsWar. Avec grand renfort de samples, d'effets et de surprises, comme de coutume sur les mixtapes de cette série. Aussi des messages personnels et quelques piques, y compris entre nous. Le Mocker est un adversaires de poids, sa compétence au moment d'identifer "le" bon track à jouer étant largement reconnue. L'homme est aussi un passionné talentueux avec qui batailler de la sorte est surtout la garantie d'un moment fun. En vous souhaitant une écoute divertissante et au moins aussi agréable que le fut sa réalisation.
La guerre est finie, que la battle commence !
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The Crowd Called Out For More
Dernier podcast de l'annĂ©e 2022, le septiĂšme Ă©pisode de la sĂ©rie #SublimationIsBack accueille un nouveau co-host rĂ©current en la personne de RaphaĂ«l Haubourdin (Kinex Kinex). On y parle de quelques artistes emblĂ©matiques de la culture rock qui sont dĂ©cĂ©dĂ©s durant l'annĂ©e (Jerry Lee Lewis, Jet Black des Stranglers, Terry Hall des Specials et Fun Boy Three); on continue aussi l'exploration de pĂ©pites musicales obscures du Sud des Etats-Unis (du Tennessee Ă la Louisiane profonde), musique de mineurs et chansons de trains, dans le mĂȘme esprit dĂ©fricheur que l'Ă©pisode prĂ©cĂ©dent, "Stop Me If You Think You've Heard This One Before".
On s'attarde sur les tubes dâAlan Vega et le cas d'un artiste belge de lĂ©gende dont le patrimoine musical reste mĂ©connu. On Ă©voque le DJ set #SublimationIsWar Ă Namur en mars 2023 (avec DJ Dop Saucisse et Stefke van Namen). La discussion dĂ©vie sur le cas particulier du Twitter belge et de ses bandes toxiques. Cela part dans tous les sens, l'enregistrement du show est mĂȘme interrompu par la police... Bref, une vraie Sublimation ! Avec, comme de coutume, un final dâune beautĂ© Ă couper le souffle. Sublimation is back and here to stay. Stick it in your mind.
Câest la fin de lâannĂ©e, les diffĂ©rents projets en cours ont pris un peu de retard. Sublimation nâabandonne pour autant pas sa mission dâĂ©ducation, dâinsolence et de divertissement. De nouveaux podcasts sont toujours en cours de prĂ©paration, avec une Ă©quipe renforcĂ©e.
En attendant de pouvoir vous les prĂ©senter, lâĂ©quipe de #SublimationIsBack est plutĂŽt satisfaite de ses 9 premiers mois dâactivitĂ©. Avec 9 nouveaux podcasts originaux, 2 mixtapes #SublimationIsWar, 1 battle, 1 live (et 5.570 downloads), 2022 a Ă©tĂ© bien remplie. Sans oublier le retour de #SublimationLeBlogâŠ
Arrive Ă court terme : lâĂpisode 7 de la sĂ©rie de podcasts conversationnels mĂ©lomanes engagĂ©s #SublimationIsBack (avec un nouveau co-host, dĂ©jĂ connu des auditeurs fidĂšles du show en ce sens quâil y a dĂ©jĂ participĂ© par le passĂ©).
Est prĂ©vu ensuite : âTitansâ, la quatriĂšme rĂ©fĂ©rence du label #SublimationIsWar, assurĂ©ment la rĂ©alisation sonore la plus ambitieuse du concept.
Lorsquâil sâest prĂ©sentĂ© Ă moi au DNA Ă Bruxelles un samedi soir de mai 2006, Yeti Popstar Ă©tait une figure de la scĂšne alternative locale. Connu comme le tĂ©nĂ©breux compositeur allemand du projet electro-punk Velvet Underwear, il revendiquait un parcours artistique atypique. Aujourdâhui, ce photographe de formation se dĂ©finit avant tout comme artiste graveur. Mista V Ă©tant momentanĂ©ment indisponible, câest tout naturellement que je lui proposai de reprendre le siĂšge vacant de co-host du podcast conversationnel #SublimationIsBack.
Yeti Popstar et JérÎme, un bref historique:
- Avril 2006 : Publication dâune chronique assassine dâun concert de Velvet Underwear Ă lâEden de Charleroi sur Pop-Rock.com.
- Mai 2006 : Rencontre fortuite sous haute tension au bar DNA. Une amitié naßt.
- 2008-2009 : Organisation de plusieurs âDJ Battlesâ au DNA, mais aussi Ă lâAncienne Batellerie Ă Bruxelles pour la soirĂ©e Bulex historique dĂ©diĂ©e aux 25 ans du bar (avec Dop Saucisse Vs. Ponpon en tĂȘte dâaffiche).
- Juin 2012 : âDJ Battleâ de feu au CafĂ© Central Ă Bruxelles, lâevent vire quasi Ă lâĂ©meute.
- Avril 2013 : Yeti Popstar est lâinvitĂ© du vingt-septiĂšme podcast Sublimation (intitulĂ© âLes Princes de lâUndergroundâ) sur Radio Rectangle. En parallĂšle, Yeti est un personnage rĂ©current des rĂ©cits nocturnes de la rubrique Nightblogging du blog Sublimation.
- Automne 2022 : Reformation du duo de deejays conceptuels Ă lâoccasion de la #SublimationBattle âTits, Ass And Pussyâ, mixtape originale produite en mode compĂ©titif.
- Novembre 2022 : Yeti Popstar est intronisĂ© co-host rĂ©current de la sĂ©rie #SublimationIsBack et fait ses dĂ©buts dans lâĂpisode 6. Entre autres perles totalement inconnues du public ou presque (Michelle Gurevich, Leonard Nimoy), il prĂ©sente Taqbir. La chanteuse marocaine de ce groupe punk monte sur scĂšne voilĂ©e, et ce par souci dâanonymat, sa sĂ©curitĂ© Ă©tant menacĂ©e dans son pays, au Maroc.
âStick It In Your Mindâ : le live mix Ă Ixelles dĂ©briefĂ© !
#SublimationIsWar, le concept podcasterroriste, n'obĂ©it qu'Ă deux rĂšgles intangibles : Ă©clectisme et qualitĂ© musicale. Les deux premiĂšres mixtapes Ă©ditĂ©es sous ce label (disponibles en ligne sur toutes les plateformes) ont surpris les auditeurs, peu habituĂ©s Ă ce type d'audaces dans les DJ sets contemporains; elles ont aussi reçu de bonnes critiques de spĂ©cialistes. L'Ă©tape suivante fut de dĂ©fier un contributeur externe pour ce que l'on appelle communĂ©ment une Battle. Ce fut "Tits, Ass And Pussy", un mix explosif et qui sent le souffre rĂ©alisĂ© en duo compĂ©titif avec l'artiste underground Yeti Popstar. Il fallait ensuite quitter le confort du studio et se frotter Ă un vrai public, pour sublimer en live. Il y avait une demande pour cela. Ce fut chose faite au Korner Ixelles le 15 octobre dernier. Le set a Ă©tĂ© enregistrĂ© et il sâagit dĂ©sormais de la troisiĂšme rĂ©fĂ©rence disponible sous le label #SublimationIsWar. (*) Son titre : "Stick It In Your Mind".
(Attention, spoiler : ce débriefing comprend des indications précises sur le contenu de la playlist du live mix.)
Stick It In Your Mind, titre que l'on traduirait approximativement en français par Enfoncez-vous ça dans la tĂȘte. L'ordre est scandĂ© par Richard 23 sur Commando Mix de Front 242 et rĂ©-utilisĂ© ici dans un mash-up original avec Driftin de The Hacker. Cet enchaĂźnement a lieu alors que l'on s'apprĂȘte Ă transiter vers le morceau final et conclusion spectaculaire du live-act : une vĂ©ritable surprise pour les mĂ©lomanes insolents (et cinĂ©philes).
L'univers du Western marié à de l'Electro Body Music, c'est tout un pan de l'identité #SublimationIsWar.
Les auditeurs attentifs des deux premiĂšres mixtapes n'auront pas manquĂ© les rĂ©fĂ©rences multiples Ă la culture country, qui Ă©manent de celles du Western. Le rockânâroll y puise une partie de ses racines profonde; câest dans son ADN. La musique Ă©lectronique nâen est quâune variation aidĂ©e par la technologie. Je ne vois absolument aucune incompatibilitĂ© entre country, electro, ou mĂȘme house. Comme je nâen voyais dĂ©jĂ aucune entre rock, new-wave, punk, electro et musiques de films lors de mes DJ sets au DNA, et ailleurs, en 2008. Au diable les Ă©tiquettes; lâimportant, câest que les morceaux choisis soient bons. Les frontiĂšres entre les styles sont faites pour ĂȘtre franchies, sinon câest la sectarisation culturelle.
La new-wave, et ce que lâon appelle communĂ©ment le post-punk, sont bien prĂ©sents dans ce live mix.
The Cure, Alan Vega, The Bollock Brothers, The Neon Judgement, Fad Gadget et Joy Division figurent tous Ă la playlist de ce set dâune durĂ©e dâ1h29. Il est donc difficile de nier quâil y a une forte coloration new-wave dans Stick It In Your Mind. Il y avait une envie justement de jouer un set tels que je les concevais en 2008 ou 2009 (Ă la Pilgrimage Party au West-Side, par exemple) car aucun nâa jamais Ă©tĂ© enregistrĂ©. Jây place donc le fameux enchaĂźnement entre Soft Cell, Serge Gainsbourg et Joy Division dont je parlai avec nostalgie dans le podcast #SublimationIsBack âOh Isnât It Wild ?â. JâenchaĂźne toutefois les trois titres dans un ordre diffĂ©rent que par le passĂ©. Ă cĂŽtĂ© de ça, on entend aussi James Brown et Ennio Morricone !
Plusieurs morceaux ont déjà été entendus dans les mixtapes #SublimationIsWar.
Et pour cause, je vois les mixtapes #SublimationIsWar I & II comme des opus Ă part entiĂšre; câest un diptyque conceptuel. La prestation live au Korner Ixelles prenait place dans le cadre dâune soirĂ©e labellisĂ©e #SublimationIsWar (et dont lâaffiche Ă©tait illustrĂ©e par la couverture du premier tome), jâabordai donc ce set tel un groupe qui tourne pour dĂ©fendre son nouvel album. Avec aussi le mindset du concept, un esprit commando : prendre possession des lieux, accomplir le plan, ne faire aucun prisonnier, se retirer.
On y entend plusieurs titres mis en avant dans les mixtapes, et non des moindres; mais amorcĂ©s avec des enchaĂźnements diffĂ©rents cependant. On sây dĂ©lecte ainsi, par exemple, de Panic de Lloyd Green, la bande-son dâun Western imaginaire que Tarantino a oubliĂ© dâutiliser dans lâun de ses films. On omet cette fois dây superposer le speech dâIggy Pop chez Dick Cavett (âI hate punk rockâ), pour vraiment faire primer la musique (quasi totalement inconnue en Europe).
Tout aussi inconnu du public europĂ©en, The Fuzz de Grady Martin se devait dâĂȘtre prĂ©sentĂ© en live Ă©galement. Tout comme, dans un autre style, la reprise dĂ©tonnante de Be-Bop-A-Lula par Alan Vega : pour moi, lâune des interprĂ©tations les plus singuliĂšrement rockânâroll de tous les temps.
Je conclus ce dĂ©briefing en remerciant encore une fois mon guest DJ, Stefke van Namen, pour son warm-up tout en finesse et son after-show explosif. Stefke avait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© aux auditeurs de Sublimation Ă lâoccasion du podcast #SublimationIsBack âPrĂȘt pour la bagarreâ. Je remercie Ă©videmment Ă©galement toutes les personnes qui avaient fait le dĂ©placement au Korner ce soir-lĂ , et le staff du bar pour son accueil chaleureux.
Stick it in your mind !!!
(*) C'est technique mais "Tits, Ass And Pussy" est parue sous le label #SublimationBattle, faisant bien de "Stick It In Your Mind" la troisiĂšme sortie de #SublimationIsWar.
Le Killer est mort, vive le Killer : le podcast hommage à Jerry Lee Lewis débriefé
(Attention, spoiler : ce débriefing comprend des indications précises sur le contenu de la playlist du podcast.)
Il Ă©tait le dernier gĂ©ant, le survivant de lâOdyssĂ©e du Rock, l'ultime lĂ©gende du rock'n'roll des annĂ©es 50 encore en vie. Elvis Presley, Chuck Berry, Johnny Cash, Gene Vincent, Fats Domino, Little Richard : il les a tous cĂŽtoyĂ©s... et tous enterrĂ©s. Jerry Lee Lewis s'en est allĂ©, nous laissant un patrimoine artistique d'une richesse et d'une profondeur insoupçonnĂ©es. C'est sous le coup de l'Ă©motion de l'annonce de son dĂ©cĂšs que fut rĂ©alisĂ© The Killer Is Dead, Long Live The Killer, mon hommage spontanĂ© Ă Jerry Lee. Jerry Lee, le pionnier, Jerry Lee, le musicien influent (et comment !), Jerry Lee, le rebelle. Jerry Lee, le provocateur nĂ©. Jerry Lee, lâidole. Jerry Lee, lâhomme aux mille polĂ©miques. Produire ce podcast Ă©tait un besoin afin de commencer le processus de deuil de cet artiste dont la musique m'a accompagnĂ© depuis la petite-enfance. Le Killer est mort, vive le Killer ! Personne ne pourra nous enlever ses quarante (40 !) albums studio.
C'est mon pĂšre qui m'avait appris l'existence de Jerry Lee Lewis et de ses chansons Ă©lectriques explosives : Great Balls Of Fire, Whole Lot Of Shakinâ Going On et Crazy Arms passaient sur le tourne-disque de la maison familiale. On avait aussi lâun de ses 33 tours de musique country (She Still Comes Around, 1969) mais on lâĂ©coutait moins (jây viendrai beaucoup plus tardâŠ). C'est aussi mon pĂšre qui m'a appris son passage de vie Ă trĂ©pas (Ă 87 ans) alors que la nouvelle venait Ă peine de tomber sur les prompteurs des rĂ©dactions. La boucle de la transmission pĂšre-fils Ă©tait bouclĂ©e nous concernant. Il me restait Ă transmettre Ă nouveau, Ă utiliser mon mĂ©dia indĂ©pendant pour offrir aux prophanes et curieux une porte d'entrĂ©e dans l'univers envoĂ»tant et complexe de celui qui fut surnommĂ© le Tueur de Memphis.
Produit en l'espace de quelques heures, #SublimationIsJerryLee met d'entrĂ©e de jeu et en prioritĂ© l'accent sur les prestations scĂ©niques de Lewis. Car s'il y a bien un endroit oĂč le chanteur et pianiste amĂ©ricain Ă©tait redoutable et, disons-le, sur-performant, c'Ă©tait la scĂšne. L'expression "bĂȘte de scĂšne" aurait pu ĂȘtre inventĂ©e pour dĂ©crire ses concerts survoltĂ©s. DĂ©chainĂ©, incontrĂŽlable, comme possĂ©dĂ©, maltraitant son piano de toutes les maniĂšres imaginables, en frappant les touches avec ses pieds et y boutant mĂȘme le feu sur scĂšne (littĂ©ralement, tel Hendrix avec sa guitare) Ă au moins une reprise.
Le podcast s'ouvre donc avec les premiĂšres minutes du concert lĂ©gendaire au Star Club d'Hambourg en 1964; ce mĂȘme Star Club oĂč les Beatles firent leurs armes Ă la dure quelques annĂ©es plus tĂŽt. Si vous voulez savoir ce que "mettre leu feu" en concert signifie, ces trois passages live vous en apportent la rĂ©ponse. Son interprĂ©tation a cent Ă lâheure de I Got A Woman de Ray Charles semble proche de dĂ©clencher une Ă©meute chez les teddyboys allemands, loubards en cuir noir et marins ivres amassĂ©s dans le club.
On fait ensuite un détour vers l'un des albums les plus importants de sa discographie studio : le bien nommé Memphis Beat, paru en 1966, dont on écoute deux extraits (Memphis Beat et The Urge). Paru sur le label culte Smash Records et produit par Shelby Singleton, cet album rétrospectivement considéré comme majeur fut pourtant un flop commercial à sa sortie. La Beatlemania et la British Invasion en général avaient détourné le public du groove de Memphis; Jerry Lee allait devoir se renouveller ou disparaßtre.
Son répertoire rock'n'roll original des années 50 chez Sun Records lui valait pourtant l'idolùtrie des Beatles, et de John Lennon en particulier. Elliott Mintz, journaliste et ami personnel de Lennon, nous narre la rencontre entre le chanteur des Beatles et Jerry Lee dans les coulisses du Roxy Club de Los Angeles, pour ce qui restera un grand moment de radiophonie (illustré, pour l'anecdote, par Floyd Cramer, le pianiste du Nashville A Team, jouant Unchained Melody).
Avant cela, retour Ă la scĂšne et Ă un versant moins connu (du moins en Europe) de la carriĂšre de Lewis : ses annĂ©es de chanteur de country Ă Nashville. La musique country-western, il en parle sur scĂšne et en interviews : il l'aime, il l'affirme sans dĂ©tours et il veut amener son public rock Ă sây mettre aussi (tout en attirant Ă lui le public country par la grĂące dâalbums solides et convaincants). You Win Again, du grand Hank Williams, est son hommage du soir Ă cette culture. Il s'agit d'un extrait de By Request : More Of The Greatest Live Show On Earth enregistrĂ© lors d'un concert (mi-rock mi-country) Ă Fort Worth au Texas durant l'Ă©tĂ© 1966.
Suivent ses hommages - en dĂ©clarations et en musique - Ă Chuck Berry et au King. Qui d'autre mieux que le dernier survivant du Million Dollar Quartet pour narrer la rencontre historique de Jerry Lee avec Elvis (et Johnny Cash) durant une session dâenregistrement de Carl Perkins au Sun Studio de Memphis ? On Ă©coute deux classiques roots de l'Ă©poque, Sweet Little Sixteen de Chuck Berry et Blue Suede Shoes de Carl Perkins (numĂ©ro 1 des charts pour Elvis en 56), rejouĂ©s en 1978 sur le bien balancĂ© (pour lâĂ©poque disco) Jerry Lee Keeps Rockin'. Paru chez Mercury Records et produit comme souvent par Jerry Kennedy, cet album nostalgique mĂ©rite d'ĂȘtre revalorisĂ©.
On quitte ensuite Nashville pour s'intĂ©resser Ă Southern Roots : Back Home to Memphis, un album Ă coloration plus soul (toujours chez Mercury) dont on Ă©coute Hold On, I'm Coming d'Isaac Hayes. Cette adaptation façon country-soul croonĂ©e enfonce la plupart des versions connues (en ce compris celle de Bryan Ferry). Lewis y use et abuse de sa technique de personnalisation des paroles, plaçant des Jerry Lee par-ci, Jerry Lee par-lĂ dans le texte. Le procĂ©dĂ© est utilisĂ© jusqu'Ă l'autoparodie dĂ©libĂ©rĂ©e sur le titre suivant : Jerry's Place. Celui-ci est tirĂ© de lâalbum Odd Man In de 1975, une autre production du fidĂšle Jerry Kennedy pour Mercury; et un LP aussi oubliĂ© qu'incontournable.
AprĂšs un retour Ă Hambourg pour deux titres classiques chargĂ©s en Ă©lectricitĂ© atomique (et pour un Ă©quilibre entre les tempos), rapide dĂ©tour par un disque mĂ©connu, Soul My Way, sorti chez Smash en 1967. On en Ă©coute un titre aux paroles rĂ©acs et cent pour-cent sudistes: Shotgun Man. Une ballade ensuite (il fallait au moins une ballade dans cette sĂ©lection), When A Man Loves A Woman, reprise du tube et slow crapuleux de Percy Sledge. On peut lâentendre sur Southern Roots, lâalbum dit du retour Ă Memphis dĂ©jĂ Ă©voquĂ© plus haut.
Avant de conclure lâhommage avec deux extraits du chef-dâĆuvre country de sa discographie (Another Place, Another Time, Smash, 1968) : I'm A Lonesome Fugitive et All Night Long. Si la premiĂšre vous semble familiĂšre, c'est peut-ĂȘtre parce vous en avez entendu la version originale (par Liz Anderson) dans la mixtape #SublimationIsWar.
Il y aurait tellement plus Ă dire Ă propos de Jerry Lee Lewis, sa vie, son Ćuvre, mais je mâen tiens lĂ pour lâinstant et vous souhaite une bonne Ă©coute, ou réécoute, de The Killer Is Dead, Long Live The Killer.
Leisure Time For The Pleasure Boys : ça veut dire ce que ça veut dire !
(Attention, spoiler : ce dĂ©brief comprend des indications prĂ©cises sur le contenu de la playlist de lâĂ©mission.)
Un podcast #SublimationVintage de 2013 remis en ligne sur Spotify ? Et pourquoi pas ? Notre derniĂšre incursion dans le patrimoine de Sublimation pour Radio Rectangle remontait au mois de juin (et le retour de l'Ă©pisode intitulĂ© "ProblĂšmes de riches"). Ce numĂ©ro appartient prĂ©cisĂ©ment au mĂȘme concept que le prĂ©cĂ©dent: c'est la formule Sublimation old-school avec lâinterview d'un invitĂ© exceptionnel, des commentaires sur l'actualitĂ© musicale et un focus sur mes Ă©coutes rĂ©centes, derniers concerts vus et obsessions du moment. Oh, nâest-ce pas sauvage ?
L'invitĂ© est GrĂ©goire Fray, chanteur et leader du collectif post-indus franco-belge Thot. L'interview n'Ă©tait absolument pas planifiĂ©e et s'est improvisĂ©e le soir mĂȘme suite Ă une rencontre fortuite Ă Bruxelles, au CafĂ© Central, lors d'une soirĂ©e du label Cheap Satanism Records. Le ton dĂ©contractrĂ©, spontanĂ© et lâallant lĂ©gĂšrement alcoolisĂ© (de celui qui pose les questions) font partie intĂ©grante du concept. Cela se passe tard dans la soirĂ©e dans un bar festif, des gens boivent et s'amusent autour de nous; cette ambiance est palpable. Ce show de divertissement se veut vivant.
Introduit comme le "podcast des rockers fĂ©rus de nightclubbing et des nightclubbers biberonnĂ©s au rock", cet Ă©pisode fait le grand Ă©cart entre post-punk et post-disco; d'un morceau rock furibard rentre-dedans Ă des piĂšces classieuses pour dancefloors, Sublimation dĂ©fend tant les Undertones que Grace Jones. Avec Roxy Music et Bryan Ferry vus comme les pierres angulaires de la bande-son idĂ©ale de toute soirĂ©e qui sortira toujours de la banalitĂ© d'une maniĂšre ou dâune autre pour autant quâon les y entende.
Le dernier concert vu Ă©tait celui de Suede Ă lâAncienne Belgique, et je ne mâen remettais pas⊠Entre les deux, l'actualitĂ© de la scĂšne indie-underground locale (bruxelloise), avec Thot et Organic. Des classiques: Nine Inch Nails et son hymne intemporel Ă lâamour charnel bestial. Et puis les mĂ©tĂ©oriques Visage, dont cet Ă©pisode fut Ă nouveau l'occasion de rappeler que leur discographie, bien que restreinte, est loin de se limiter au tube Fade to Grey. Le groupe de Steve Strange a enregistrĂ© plusieurs autres bonnes chansons de dance-music alternative, dont celle qui donne son titre au show. Les Pleasure Boys savent pourquoi.
Un podcast variĂ© donc, cultivĂ©, curieux, hĂ©doniste, nocturne et gay-friendly, qui plaira sans doute aux auditeurs qui ont apprĂ©ciĂ©, dans la mĂȘme collection, "Les Princes de l'Underground" (avec Yeti Popstar), "Sunglasses Inside Buildings" (avec Benjamin Schoos), ou encore "A RockânâRoll Journey" (avec Axel du Bus) : des Ă©pisodes de la mĂȘme Ă©poque et qui ont en commun d'avoir Ă©tĂ© enregistrĂ©s "sur le terrain"... Trying to revive the same old scene !