Essoufflant Start-up Weekend
En fin de semaine passée, j’ai participé à un Start-up Weekend à thématique éco-sociale. Le but était de créer une solution à une problématique du même thème et d’en faire un modèle d’affaire viable.
Ainsi, je pouvais enfin prouver à mon coloc que les ingénieurs pouvaient aussi résoudre des problèmes non-techniques! Il faut comprendre que mon coloc étudie le travail social à l’UQÀM. Il est donc du genre à faire du dumpstering, à tout transporter dans des pots masson, boire de la kombucha et à lire Désobéissance Civile de David Thoreau. Les mots optimisation, gestion et robotisation l’horrifient... C’est quand même mon meilleur ami!
(caricature de mon coloc)
Donc, vendredi soir l’équipe se forme. Nous sommes 7 à vouloir trouver une solution à la gestion de l’immigration et le manque de main-d’oeuvre qualifiée au Québec. Nous avons jusqu’à dimanche 16h pour présenter aux juges le fruit de notre création...
Avec du recul, voici ce qui s’est passer:
- Très dur de s’entendre sur la nature du problème et de choisir sur quoi nous voulions agir.
- Le processus de création, samedi, à tourné en rond... pendant 15h!
- Aucune solution satisfaisante (selon moi) a été trouvée.
- On a présenté une solution qu’on a changée 20 minutes avant de monter sur scène. Je pense même qu’elle a changé lors de la présentation!
Et, maintenant, voici pourquoi on en est arrivé là (selon moi):
- Il n’y avait pas de leader pour faire respecter une certaine structure à la création (limite de temps, prise de décision etc...)
- Une des membres de l’équipe avait beaucoup de poids dans la discussion, mais n’écoutait très peu les autres. Lorsqu’elle le faisait, jamais l’autre n’avait le temps de finir sa pensée avant qu’elle n’intervienne.
- Aucune trace de notre processus n’a été mis sur papier. Grosse erreur je crois, car il était très dur de revenir sur nos idées. C’est sûrement une des raisons qu’on a tourné en rond toute la journée samedi.
- Je ne me rappelle pas avoir pris une pause samedi. 0% de contemplation, 50% de transpiration, 49% de désespération et 1% du reste!
Heureusement, j’ai appris beaucoup:
- Les problèmes sociaux sont TRÈS complexes (des êtres humains, c’est bien plus compliqués que des ordinateurs!)
- Je crois que le processus de création en groupe doit être structurer pour être efficace. Mais j’imagine pas trop non plus...
- Il n’y a pas de solution parfaite. Il faut en choisir une... la meilleure préférablement.
- Il faut s’obliger à penser à des solutions éclatées. Elles ouvrent la porte à tellement d’opportunités. (Les idées les plus simples et farfelues que nous avons eues, maintenant, me semblent les meilleures)
En somme, à la toute fin de l’événement nous avons pu réseauter avec les autres participants. Je suis content d’être resté jusqu’à la fin pour au moins apprendre que les autres équipes ont vécu les mêmes choses que nous!
Les trois mots #hashtag sont: eco-social, weekend et enfer.