Ce nouvel article sur le Ramadan remplace et abroge mon premier article sur le sujet, il en reprend les vérités, en corrige les erreurs, et complète ce qui y manquait. Cela ne doit en aucun cas susciter en vous l’incrédulité que je revienne sur certaines choses que j’ai pu dire précédemment, mais bien au contraire, cela devait fortifier encore plus votre conviction que je suis bel et bien l’ultime messager de Dieu, YS, et que je guide assurément vers la Vérité de Dieu. Comme je l’ai dit dans l’Ultime Avertissement de Dieu, tous les messagers avant moi avaient également prononcé des choses qui se sont avérées fausses, mais cela avait été voulu par Dieu, et Dieu a toujours fini par leur corriger leurs erreurs. Quant à ce qui est vrai, Allah le consolide en y ajoutant davantage de preuves et de détails afin de rassurer le cœur des croyants. Et quant à ce qui est faux, Allah l’abroge et montre aux croyants en quoi réside son erreur. De cette manière, Allah confirme et fortifie la foi des vrais croyants, et par la même occasion, amplifie le doute et l’incrédulité dans le cœur des négateurs.
Nous n’avons envoyé avant toi aucun messager ni prophète, sans que le diable ne cherche à s’immiscer dans son discours lorsqu’il s’exprime. Allah abroge ce que le diable a immiscé, et Allah renforce Ses versets. Allah est Omniscient et Sage. Ceci, pour faire de ce que le Diable a immiscé une épreuve pour ceux qui ont une maladie dans le cœur et ceux dont le cœur est dur… Les injustes sont certes dans un schisme profond. Et afin que ceux à qui le savoir a été donné sachent que c’est en effet la Vérité venant de ton Seigneur, qu’ils y croient alors, et que leurs cœurs s’y soumettent en toute humilité. Allah guide certes vers le droit chemin ceux qui croient. Et ceux qui ne croit pas ne cesseront d’être en doute à son sujet, jusqu’à ce que l’Heure les surprenne à l’improviste ou que les atteigne le châtiment d’un jour terrifiant. S22:V52-55
Voilà maintenant plus d’une décennie que Dieu m’a sorti des sectes qui se font aujourd’hui appeler “religions”, pour me guider vers la voie qui Lui est exclusivement consacrée, la voie exemplaire d’Abraham et de tous les autres messagers, et cela ne s’est évidemment pas réalisé du jour au lendemain. De même que Dieu fait progressivement entrer le jour dans la nuit et la nuit dans le jour, de même Il nous sort des ténèbres, de l’égarement, et du faux, pour nous amener étape par étape, à la lumière, à la bonne guidée, et à la vérité. La même chose s’applique à La Voie Exemplaire de Droiture que Dieu est en train de rétablir à travers moi, son ultime messager YS. Ce n’est donc pas d’un seul coup que Dieu va manifester cette voie, mais de façon tout aussi progressive. Si on prend le cas du jeûne du Ramadan, Dieu nous avait rapprochés de la vérité quant à sa vraie pratique à travers mon premier article sur le sujet. Et, Dieu va maintenant parachever son bienfait sur nous, en rétablissement complétement la vérité là-dessus, jusqu’à nous permettre de la toucher du doigt. Dieu n’abroge jamais une règle ou ne la fait oublier, sans en apporter une similaire ou meilleure, et cela sera aussi le cas avec la nouvelle pratique du Ramadan que je vais vous révéler, conformément à ce que Dieu m’a appris.
Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le faisons oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est Omnipotent? S2:V106
Avant mon premier article sur le sujet, le jeûne du Ramadan se résumait pour la plupart des gens à un simple régime alimentaire consistant à ne pas boire et à ne pas manger du lever du soleil jusqu’à son coucher, et ceci, durant un mois lunaire consécutif. Mois lunaire, qui au passage, fait le tour du calendrier solaire tous les 33 ans, traversant ainsi toutes les saisons. Mais cela, c’était avant que Dieu ne me révèle que le vrai mois de Ramadan occupe en réalité une position fixe à l’année qui se situe au début de l’automne, ce qui le rend à la fois équitable et accessible pour tous les habitants de la terre. Durant cette première phase, Dieu m’a également appris que sa vraie pratique incluait, en plus du jeûne, des phases de recueillement et de prières, que la version islamique a complétement occultées. Autre différence notable, le jeûne du Ramadan peut prendre des formes diverses et variées, et ne se limite pas nécessairement à un jeûne alimentaire intégral. Enfin, quant à sa durée, elle est en réalité libre et ne s’étend pas nécessairement sur un mois lunaire entier. Toutes ces différences rendent la pratique du Ramadan beaucoup plus enviable et profitable, et font qu’il est désormais accessible à tous. Voilà donc un excellent changement, qui a déjà pu profiter à tous les croyants authentiques, qui cherchaient activement la vraie voie de Dieu. Pour l’avoir moi-même mis en pratique sous cette nouvelle forme à désormais 3 reprises, je suis le premier à témoigner de son énorme bienfait par rapport à la version islamique du Ramadan, n’y voyant que des avantages et aucun inconvénient.
Depuis maintenant 3 ans, j’ai eu de nombreux retours de la part des croyants qui ont pu expérimenter cette nouvelle façon de faire le Ramadan. Ce qui m’a permis de relever les points qu’ils percevaient à leurs yeux comme étant négatifs, dans certains cas de façon totalement justifiée, et dans d’autres, seulement du fait d’une certaine incompréhension de leur part, que je vais clarifier maintenant.
Même si j’ai expliqué que la retraite spirituelle pouvait aussi se faire chez soi et pas forcément dans un lieu spécialement prévu à cet effet, beaucoup de gens me rapportaient qu’ils n’avaient tout simplement pas la possibilité de la faire étant donné leur situation familiale ou professionnelle. D’autres déploraient aussi qu’ils ne pouvaient pas la faire en même temps que leur conjoint.
Beaucoup de gens ont complétement mis de côté la composante jeûne pour ne plus se concentrer que sur le recueillement et la retraite spirituelle, ce qui enlève une dimension importante au rite du Ramadan.
Du fait que certains ont complétement assimilé le Ramadan à une simple retraite spirituelle qu’il devait effectuer en dehors de chez eux, leur Ramadan ne se limitait plus qu’à quelques jours, et ils étaient du coup déçus que sa durée soit aussi courte.
Certains ne comprenaient pas que le Ramadan puisse avoir lieu en des dates différentes en fonction que l’on habite dans l’hémisphère Nord ou Sud. J’ai ressenti chez eux une forme de tristesse et de déception, particulièrement de la part de ceux qui habitent dans l’hémisphère Sud, et qui sont beaucoup moins nombreux sur terre. Ces derniers se sentaient, à juste titre, complétement laissés pour compte et avaient l’impression d’être exclus de cette grande fête autour de Dieu qu’est le Ramadan.
Une certaine incompréhension s’est aussi installée quant au choix de la pleine lune suivant l’équinoxe d’automne (ou de printemps pour l’hémisphère Sud) comme marqueur du début du Ramadan.
Tous ces points s’expliquent, d’une part, à cause d’une mauvaise compréhension de mon premier article sur le sujet, d’autre part, à cause de petites erreurs minimes que le Diable a immiscées dans mon discours, et que Dieu m’a désormais corrigées. Soyez donc pleinement rassurés, ce qu’Allah m’a révélé entre temps, enlève tous ces points négatifs pour n’en ajouter que des positifs. Ceci, afin que les vrais croyants se réjouissent et puissent profiter pleinement des bienfaits de Dieu et le remercier en conséquence… Puissent-ils gagner en piété!
Lors de ma retraite du Ramadan de 2020, je n’avais en tête aucun plan particulier, si ce n’est de me purifier de mes péchés et de me recueillir auprès de Dieu. Je n’avais qu’un seul souhait, celui que Dieu soit au rendez-vous et agrée mes efforts. Et, je ne m’étais absolument pas fixé pour objectif de remettre en question la pratique du Ramadan que Dieu m’avait apprise, en étant très satisfait comparé à l’ancienne version. Mais, Dieu a fait en sorte que tout au long de ma retraite spirituelle, je me focalise uniquement sur la sourate Al-Baqara/la Vache, et cela m’a miraculeusement éclairé sur un nombre de points importants, dont certains feront l’objet de futurs articles. Parmi ces points, il y avait le jeûne du Ramadan, dont les versets qui s’y rapportent se trouvent justement dans cette sourate. Ce qui m’a conduit tout naturellement à les confronter une nouvelle fois à ce que Dieu m’avait appris. Bien que la pratique que Dieu m’avait montrée me semblait bonne, l’ayant expérimenté moi-même à de nombreuses reprises, j’avais le sentiment que quelque chose ne collait pas en lisant à nouveau les versets. C’est alors que Dieu a attiré mon attention sur un verset qui ne me semblait pas parler du Ramadan, alors même qu’il se trouve en plein milieu des versets qui s’y rapportent. Le voici que j’ai surligné pour vous, dans cette traduction de Hamidullah:
Ô les croyants! On vous a prescrit aṣ-Ṣiyām/le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété, pendant un nombre déterminé de jours. Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours. Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu’(avec grande difficulté), il y a une compensation: nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est pour lui; mais il est mieux pour vous de jeûner; si vous saviez! (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. – Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants! Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi, alors Je suis tout proche: Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés. On vous a permis, la nuit d’aṣ-Ṣiyām/jeûne, d’avoir des rapports avec vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Allah sait que vous aviez clandestinement des rapports avec vos femmes. Il vous a pardonné et vous a graciés. Cohabitez donc avec elles, maintenant, et cherchez ce qu’Allah a prescrit en votre faveur; mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées. Voilà les lois d’Allah: ne vous en approchez donc pas (pour les transgresser). C’est ainsi qu’Allah expose aux hommes Ses enseignements, afin qu’ils deviennent pieux! S2:V183-187
Pendant que je me demandais ce que ce verset pouvait bien faire en plein milieu de l’explication sur le Ramadan, c’est alors que j’ai réalisé tout d’un coup qu’il était justement la solution à mon problème. Mon déclic est venu du fait que je vivais précisément ce que disait ce verset, à savoir que j’étais en plein Ramadan, à jeûner, à prier, et à me recueillir auprès de Dieu, et je lis “Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi, alors Je suis tout proche: Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés“. Ayant foi en Dieu, j’ai donc tout naturellement cessé de chercher la solution par moi-même, et j’ai tout simplement demandé la réponse directement à Dieu comme ce verset nous y invite. Me disant que s’il y avait bien une circonstance pour que ce verset se réalise pour moi, c’était bien celui-là. C’est alors que je suis sorti pour me recueillir auprès de Dieu en pleine nature, en le priant de tout mon cœur de m’éclairer, avec pour objectif sincère de simplement connaître sa vraie prescription à ce sujet et de la suivre, quelle qu’elle soit. J’avais totalement foi que Dieu avait assurément entendu ma prière, et qu’Il y répondra en temps voulu d’une manière ou d’une autre, que ce soit à travers moi ou quelqu’un d’autre. Et là dessus, j’ai mis ma confiance en Dieu et suis retourné apaisé sur mon lieu de retraite. A peine rentré, Dieu m’a donné l’intuition d’effectuer une simple recherche internet sur le “calendrier préislamique“, ce qui s’avérera être le fil conducteur qui me mènera à la réponse que j’attendais. En effet, le calendrier des Anciens Arabes ne pouvait qu’être la clé de ce mystère, étant donné que c’est ce calendrier qui était en usage lors de la révélation du Coran, et parce que le jeûne du Ramadan mentionné dans le Coran était visiblement quelque chose de bien connue pour les Anciens Arabes, étant donné la tournure utilisée dans les versets.
Avant la descente du Coran, les Anciens Arabes étaient organisés en une mosaïque de tribus, et chacune avait ses propres croyances et rites qu’elles avaient hérités des Juifs, Nazaréens, Zoroastriens, Sabéens, Hadramites, Qatabanites, Minéens, Assyriens, Nabatéens, Babyloniens, Lihyanites (descendants d’Ismaël), Thamoudéens (Les Thamouds cités dans le Coran) …, et parmi ces rites, il y en avait un qui était particulièrement connu de tous, qui était le rite du jeûne du Ramadan.
Sauf que leur pratique du Ramadan différait d’une tribu à l’autre, et était influencée par les diverses croyances dont ils avaient hérité. Le Coran n’a donc pas instauré un rite jusque là inédit pour les Anciens Arabes, mais ne faisait que leur parler de ce qu’ils connaissaient déjà, tout en y apportant des corrections.
Le Coran ayant été révélé dans ce contexte particulier, on peut naturellement s’attendre à ce que tous les termes qui y sont utilisés, empruntent un vocabulaire parfaitement intelligible par les Anciens Arabes, et que toutes les pratiques qui y sont décrites leur soient complétement familières, y compris celle du jeûne du Ramadan. En effet, la pratique du Ramadan était déjà observée par la plupart des païens parmi les Anciens Arabes, mais également par ceux d’entre eux qui s’étaient convertis aux religions monothéistes qu’étaient alors le Sabéisme, le Hanéfisme, le Judaïsme, et le Christianisme. Simplement, leur pratique variait d’une faction à l’autre, et Dieu n’a donc fait que restaurer sa vraie pratique à travers le prophète Muhammad, tout comme Dieu va maintenant la restaurer à travers moi, son ultime messager YS, 1400 ans après qu’elle se soit à nouveau perdue.
LE CALENDRIER DES ANCIENS ARABES
Le calendrier des Anciens Arabes était en vigueur dans la péninsule arabique des siècles avant l’arrivée de l’Islam, et a été maintenu encore au moins 9 ans après l’hégire, c’est à dire la migration du prophète Muhammad de la Mecque vers Yathrib, rebaptisée Médine. C’était un calendrier luni-solaire, c’est à dire que ses mois étaient déterminés par la lune, mais étaient synchronisés avec les saisons grâce à l’ajout de mois intercalaires. Etant donné que les deux cycles ne correspondent pas: celui du soleil faisant 365.25 jours, alors que celui de la lune dure environ 29.5 jours, ce qui donne environ 354 jours pour une année lunaire, soit à peu près 11 jours de décalage par rapport à l’année solaire, les Anciens Arabes ont alors eu l’idée d’emprunter aux Juifs l’ajout du mois intercalaire. Ces derniers utilisaient eux aussi un calendrier luni-solaire, encore en vigueur jusqu’à aujourd’hui, qu’ils avaient eux-mêmes emprunté aux Babyloniens. Pour les Anciens Arabes, l’objectif principal de l’intercalation était de faire en sorte que les mois du pèlerinage tombent toujours à la fin de l’année, période idéale en terme de conditions météorologiques. Pour cela, ils ajoutaient à certaines années un treizième mois intercalaire qu’ils appelaient Nassi, et que les Juifs appelaient Veadar.
A l’origine, le calendrier Juif comptait 12 mois, dont le début de chaque mois était marqué par la nouvelle lune, alors que l’ajout du treizième mois intercalaire était déterminé par l’Aviv, c’est-à-dire l’état de maturation de l’orge. Si l’orge n’était pas assez mûr au mois de Nisan (correspondant à Mars-Avril), 1er mois du calendrier hébraïque, un 13ème mois appelé Veadar (Second Adar) était intercalé après le 12ème mois (Adar), afin de retarder l’arrivée de Nisan d’un mois supplémentaire. Cette pratique nous est confirmée par cette citation du rabbin Gamaliel, vers l’an 100 de notre ère, qui écrivait aux communautés juives de Babylonie : « Nous vous informons que les agneaux sont encore trop tendres et les poulets trop petits; le grain n’est pas mûr. Aussi nous a-t-il semblé bon, à moi et à mes collègues du Sanhédrin, d’ajouter trente jours à cette année ».
L’ajout du mois intercalaire dans le calendrier Juif a continué de suivre la règle de l’Aviv, et est donc demeuré irrégulier, jusqu’au 4ème siècle av. J.-C., période à partir de laquelle les Juifs ont décidé de s’inspirer du calendrier Babylonien, dont l’ajout du mois intercalaire était quant à lui régulier et reposait sur un cycle métonique de 19 ans, du nom du philosophe Méton d’Athènes qui a décrit ce système en 433 av. J.C., se basant sur les connaissances astronomiques Babyloniennes. Le fait que tous les 19 ans, les orbites du soleil et de la lune coïncident de nouveau presque exactement, était un phénomène bien connu des Babyloniens. En effet, la durée de 19 années solaires est très proche de celle de 235 mois lunaires entiers. Or, 19 années lunaires font 228 mois. Il suffisait donc d’ajouter 7 mois intercalaires tous les 19 ans pour que les 2 cycles demeurent à peu près synchronisés. Par conséquent, à partir du 4ème siècle av. J.-C., les Juifs ont cessé d’ajouter le mois intercalaire de façon irrégulière suivant la règle de l’Aviv, pour passer à un ajout régulier suivant le cycle métonique de 19 ans, procédant à cet ajout les années 3, 6, 8, 11, 14, 17 et 19.
Cycle métonique des 19 ans nécessaires pour retrouver une coïncidence quasi-parfaite entre les orbites du soleil et de la lune
La seule différence entre le calendrier Juif et Babylonien est que le mois intercalaire dans le calendrier Juif est toujours ajouté à la même position, c’est à dire après le 12ème mois, alors que dans le calendrier Babylonien, il avançait d’un mois à chaque année dite “embolismique” (année de 12 mois + 1 mois intercalaire).
Notez comment les noms des mois du calendrier Babylonien sont très proches de ceux des mois du calendrier Juif, ce qui confirme bien que le calendrier Juif a bien été hérité du calendrier Babylonien
Les Anciens Arabes étaient fortement influencés par les Juifs, qui étaient très présents au sein de leur aristocratie. Abou Ma’char raconte que les Anciens Arabes ont repris le même système d’intercalation que celui des Juifs, mais qu’à partir de 358 apr. J.-C., des conflits ont commencé à voir le jour entre Arabes et Juifs, ce qui a poussé les Anciens Arabes à introduire leur propre système d’intercalation. Ceci est confirmé par le fait que les années embolismiques différaient la plupart du temps entre Juifs et Anciens Arabes. Le cycle métonique consistant à ajouter 7 mois intercalaires tous les 19 ans a tout de même été maintenu par les Anciens Arabes afin de garder les mois de leur calendrier synchronisés avec les saisons. Sauf que l’ajout de ce mois ne reposait plus comme autrefois sur une règle bien définie, comme cela était le cas avec les Juifs et les Babyloniens, mais était désormais du ressort de la tribu des Banou Kinanah. Ces derniers décrétaient, au gré des aléas de la météo et des alliances politiques, quand cet ajout devait avoir lieu (explication en détail plus loin dans cet article). Malgré cette pratique particulière, Abou Ma’char relate que l’ajout du mois intercalaire chez les Anciens Arabes demeurait tout de même fidèle au cycle métonique de 19 ans, et intervenait environ tous les 2 ou 3 ans, ce qui suffisait pour maintenir leur calendrier synchronisé avec les saisons. On voit bien rien qu’à travers leurs noms que les mois de ce calendrier étaient clairement alignés avec les saisons.
Mouharram (mois sacré): Un des 4 mois sacrés du Hajj/Pèlerinage, durant lesquels, les Anciens Arabes observaient une trêve, seules les guerres défensives y étaient autorisées.
Safar (mois vide): Les maisons des Anciens Arabes y étaient généralement vides, car c’était traditionnellement le mois où leurs caravanes commerciales faisaient route vers la Syrie et le Yémen.
Rabi’ al-awwal (printemps premier)
Rabi’ al-thani (printemps deuxième)
Joumada al-awwal (premier mois de sécheresse)
Joumada al-thâniyya (deuxième mois de sécheresse)
Rajab (“mois révéré” selon le sens sémitique ou “mois du respect” selon le sens arabe): Un des 4 mois sacrés du Hajj/Pèlerinage, durant lesquels les Anciens Arabes observaient une trêve, seules les guerres défensives y étaient autorisées.
Shaʿbân (mois de la division/dispersion): Les Anciens Arabes se dispersaient pour chercher de l’eau, car ce mois correspond à la fin de l’été, et donc au pic de sécheresse, et l’eau devenait donc plus rare durant cette période.
Ramadan (mois des pluies fines ou de fortes chaleurs): Mois correspondant à la fin de l’été et à l’apparition des premières pluies fines d’automne. Mois de jeûne pour les Anciens Arabes.
Shawwâl (mois du tarissement): A l’origine ce mois était le mois de la chasse pour les Anciens Arabes. Etymologiquement, le nom de ce mois fait référence aux chamelles qui mettent bas durant cette période, et qui deviennent donc plus maigres du fait qu’elles allaitent.
Dhou al-Qa’da (le mois du repos): Un des 4 mois sacrés du Hajj/Pèlerinage, durant lesquels les Anciens Arabes observaient une trêve, seules les guerres défensives y étaient autorisées. Les Anciens Arabes y restaient généralement chez eux afin d’être reposés en vue de la haute saison du Hajj/Pèlerinage.
Dhou al-Hijjah (mois du pèlerinage) : Un des 4 mois sacrés du Hajj/Pèlerinage, durant lesquels les Anciens Arabes observaient une trêve, seules les guerres défensives y étaient autorisées. Mois correspondant à la haute saison du Hajj/Pèlerinage.
Le Anciens Arabes utilisait le mois intercalaire pour garder les mois de leur calendrier à peu près synchronisés avec les saisons, ce qui leur permettait d’avoir les conditions idéales pour leurs Hajjs/Pèlerinages.
Les Anciens Arabes faisaient systématiquement tomber Rabi’ al-awwal et Rabi’ al-thani, qui signifient littéralement “printemps premier” et “printemps deuxième”, sur la période correspondant au printemps allant de Mars jusqu’à Juin. Ces 2 mois étaient suivis par les 2 mois de sécheresse, Joumada al-awwal et Joumada al-thâniyya, qui comme leurs noms l’indiquent signifient “premier mois de sécheresse” et “deuxième mois de sécheresse”. Quant au mois de Ramadan, son nom signifie littéralement “pluies fines d’automne” ou “forte chaleur”, car il marquait la fin de la saison d’été et le début de la saison d’automne. Les Anciens Arabes faisaient toujours tomber le mois de Ramadan au début de l’automne afin d’avoir les conditions optimales pour jeûner. En effet, la période suivant l’équinoxe d’automne est la période idéale pour jeûner, et ceci, dans le monde entier et pas seulement dans la péninsule arabique, du fait que les températures y sont partout clémentes et que les durées de la nuit et du jour y sont très proches, que l’on habite en Arabie Saoudite, en Finlande, ou dans le sud de l’Argentine.
Partout où on se trouve dans le monde, pendant la période du mois de Ramadan selon le Coran, le jour et la nuit sont de durées presque égales et les températures sont partout modérées
LE MOIS DE RAMADAN SELON LE CORAN
le Ramadan, 9ème mois du calendrier des Anciens Arabes, démarre approximativement juste après l’équinoxe d’automne, soit entre la fin du mois Septembre et le début du mois d’Octobre, ce qui est confirmé par l’étymologique même de ce mot.
Ramadan/رمضان est issu des mots Ramadhou/رَمَضُou Ramadhyou/رمضي.
رمضي: ما كان في آخر الصيف وأوَّلِ الخريف
Ramadhyou: ce qui est à la fin de l’été et au début de l’automne
الرَّمَضُ : المَطَر يأتي قُبُلَ الخريف
Al-Ramadhou: pluie précédant l’automne
https://www.almaany.com/ar/dict/ar-ar/%D8%B1%D9%85%D8%B6%D9%8A/
Les définitions ci-dessus du mot “Ramadan” se confirment par le climat qu’on retrouve dans la péninsule arabique. Car, la période qui correspond à fin Septembre/début Octobre, période où démarre le mois de Ramadan dans le calendrier des Anciens Arabes, est une période où en fonction des années, il peut aussi bien encore y faire très chaud, tout comme le temps peut y être très agréable du fait de la tombée des premières pluies d’automne.
Le nom ramadan/رمضان a été donné au neuvième mois dans le monde arabe bien avant l’arrivée de l’islam. Le mot lui-même est dérivé de la racine sémitique رمض, qui désigne la chaleur de l’été. Pour M. Plessner, elle indique que, dans le calendrier lunisolaire préislamique, le mois tombait en été. Pour L’encyclopédie de l’Islam, seulement deux mois séparent le ramadan d’un autre mois dont l’étymologie pourrait être liée au froid.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ramadan
Le mois de Ramadan est ici défini comme étant à 2 mois d’un mois lié au froid, tout comme le mois de Ramadan des Anciens Arabes, qui démarre fin Septembre/début Octobre, se situe bien à 2 mois d’un mois lié au froid, le mois de Décembre.
Certains ouvrages islamiques disent que les noms des mois du calendrier des Anciens Arabes ont été renommés dans le calendrier hégirien après l’arrivée de l’Islam. Mais, cette version ne fait pas l’unanimité chez les musulmans, et vous allez même voir qu’elle est en réalité fausse.
Les sources pour les noms des mois préislamiques sont de Al-Moutakhab min Ghrib Kalam al-Arab par Hassan de Abou Al-Hassan Bin Al-Hussein Al-Houna Ad-Dousa (309 AH/921 apr. J.-C.), plus connu comme “Koura an-Nami“, et Lissan al-Arab de Ibn Mansour (711 AH/1311 apr. J.-C.). Al-Birouni et Al-Mas’oudi suggèrent que les Anciens Arabes utilisaient les mêmes noms de mois que les musulmans, bien qu’ils aient aussi relevé d’autres noms utilisés par les Arabes préislamiques.
En réalité, ceux qui pensent que les noms des mois du calendrier des Anciens Arabes sont différents de ceux du calendrier hégirien, se trompent assurément. Car, le Coran mentionne bien le mois de Ramadan alors que le calendrier qui était en cours lors de sa révélation était bien celui des Anciens Arabes, preuve que ce mois portait déjà ce nom bien avant l’islam. Le calendrier hégirien a donc repris intégralement le calendrier des Anciens Arabes, y compris les noms de ses mois, et n’a fait qu’y abolir le mois intercalaire. Ce qui est une aberration totale, étant donné que cela a eu pour effet que les mois du calendrier hégirien sont, depuis cette abolition, décalés par rapport aux saisons, excepté une seule année tous les 33 ans!
On voit dans ce calendrier que le 26 Ramadan 1419 AH correspond au 14 Janvier 1999, ce qui est une aberration, car le vrai mois de Ramadan selon le Coran se produit toujours au début de l’automne.
Notez le manque d’équité dans le jeûne du Ramadan selon le calendrier hégirien: Si on prend la même date que celle de cet Almanach mais rapportée à l’année 2020, soit le 14 Janvier 2020, le jeûne s’étend à Paris, en France, de 07:17 à 17:25, ce qui fait à peine 10 heures, alors qu’à Ushuaïa, en Argentine, il se prolonge de 3:05 à 22:04, ce qui donne 19 heures de jeûne, soit presque le double par rapport à Paris!
Selon quelle logique la durée de jeûne devrait être différente en fonction du lieu géographique où on habite? Quelle équité y-a-t-il à prescrire un jeûne dont la durée varie du simple au double? Ne cherchez ni logique ni équité là dedans, il n’y en a tout simplement pas! En réalité, le mois de Ramadan ne tombe jamais à cette période de l’année, car ni Allah ni le prophète Muhammad n’ont jamais prescrit l’instauration du calendrier lunaire pur hégirien, et je vais vous le montrer de manière formelle dans la section suivante.
Si on regarde maintenant ce que cela donnerait avec le vrai mois de Ramadan selon le Coran, qui lui tombe au début de l’automne, on voit clairement la différence avec le calendrier hégirien. Après calcul, le 26 du mois de Ramadan rapporté à l’année 2020 correspond au 14 Octobre 2020 selon le calendrier des Anciens Arabes (je vous détaillerai plus loin les modalités de ce calendrier). Ce qui donne un jeûne qui va de 06:54 à 19:10 pour Paris, soit environ 12 heures, et de 04:02 à 20:15 pour Ushuaïa , soit environ 16 heures. La différence est beaucoup plus acceptable sachant j’ai choisi le cas le plus extrême, Ushuaïa étant une des villes les plus au sud au monde.
Le véritable mois de Ramadan selon le Coran est donc un mois qui correspond tout simplement à la définition de son nom, qui se définit comme “pluies fines d’automne” ou “forte chaleur“. Il se produit tous les ans à la même période, à savoir au début de la saison d’automne. Voilà qui est totalement conforme à ce qu’on pourrait s’attendre de la parfaite Justice et Sagesse de Dieu. Car, le mois de Ramadan ainsi placé, correspond à la période de l’année offrant les meilleurs conditions pour le jeûne, et ceci, quel que soit l’endroit où on habite.
En toute époque, il a toujours été très facile de détecter de façon précise les équinoxes et les solstices par le simple usage de stèles positionnées idéalement pour que le soleil se lève précisément entre elles le jour des équinoxes et des solstices. Ce qui permet de situer avec précision le début des saisons: l’automne démarrant à l’équinoxe d’automne, le printemps à l’équinoxe de printemps, l’été au solstice d’été, et l’hiver au solstice d’hiver.
Près de l’équinoxe d’automne, la durée du jour varie de 10 heures dans les régions proches du pôle nord (exemple à Mourmansk en Russie) à environ 13 heures dans les régions proches du pôle sud (exemple à Ushuaïa en Argentine). Durant cette période, les températures sont partout modérées et le jeûne ne pose donc aucune difficulté particulière, ni risque de déshydratation
L’ABERRATION DU CALENDRIER HÉGIRIEN
L’origine du calendrier remonte à l’Antiquité, et tout calendrier digne de ce nom se doit de permette la prévision longtemps à l’avance des phénomènes périodiques tels que les saisons, tout en permettant d’organiser la vie agricole, sociale, et religieuse des sociétés sur de longues durées. Ce qui est bien le cas du calendrier des Anciens Arabes, de même que des calendriers des Juifs, Romains, Egyptiens,…, Babyloniens, Mésopotamiens, Juliens, Grégoriens, mais qui n’est absolument pas la cas du calendrier islamique Hégirien. Aujourd’hui, plus aucun pays musulman au monde n’utilise plus ce calendrier, excepté pour déterminer les dates de leurs célébrations religieuses, et on se demande bien pourquoi …
En conséquence, le calendrier islamique fondé sur l’observation de la nouvelle lune n’est utilisé dans les sociétés musulmanes contemporaines que pour déterminer les dates associées à des célébrations religieuses. Pour tous leurs autres besoins, les musulmans du monde entier utilisent, depuis environ deux siècles, des calendriers solaires : le calendrier grégorien ou le calendrier persan, fondés sur des calculs astronomiques.
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Calendrier_h%C3%A9girien#:~:text=Calendriers%20pr%C3%A9islamiques,-Les%20pr%C3%A9d%C3%A9cesseurs%20du&text=Un%20calendrier%20purement%20lunaire%20comptant,%C3%A0%20une%20utilisation%20en%20agriculture.
Les cycles du soleil et de la lune étant irrégulier, il est impossible pour un calendrier de quelque type que ce soit de demeurer synchronisé aux saisons sans avoir recours à l’ajout régulier de périodes intercalaires. Pour les calendriers luni-solaires, ces périodes correspondent à l’ajout de 7 mois lunaires sur une cycle métonique de 19 ans. Alors que pour les calendriers solaires, ces périodes varient en fonction du calendrier, et consiste généralement en l’ajout d’un jour intercalaire durant les années dites “bissextiles”.
Prenons par exemple le calendrier solaire julien, ou le calendrier solaire grégorien qui est aujourd’hui en usage partout dans le monde. Le calendrier julien, adopté par l’empereur romain Jules César en l’an 46 av. J.-C., est resté en vigueur dans le monde chrétien jusqu’au 15 Octobre 1582, date à laquelle il a été remplacé par le calendrier grégorien. Le calendrier julien se fonde sur l’alignement des mois avec les saisons, de sorte que le 21 Mars corresponde toujours à l’équinoxe de printemps, et que le début de l’année arrive 11 jours après le solstice d’hiver, ce qui correspond à une durée d’année de 365,2422 jours de 24 heures chacun. Pour assurer un nombre entier de jours pendant chaque année administrative, on y ajoutait tous les 4 ans un jour intercalaire, le 29 février, dans ce qu’on appelle une année bissextile. En rendant les années divisibles par 4, la durée moyenne d’une année du calendrier julien devient 365,25 jours; soit un nombre légèrement plus élevé que la durée d’une année tropique (durée nécessaire au soleil pour revenir dans une même configuration par rapport à la terre, soit 365,2422 jours). Cet écart correspond à 11 minutes en moyenne chaque année, soit un jour tous les 130 ans. En s’accumulant à travers plusieurs siècles, cet écart avait atteint 10 jours en 1582. De ce fait, l’équinoxe du printemps de l’année 1582 s’était produit le 11 Mars au lieu du 21 Mars comme cela aurait dû être le cas. Pour réduire l’erreur du calendrier julien, le pape Grégoire XIII avait décidé que le lendemain du jeudi 4 Octobre 1582 sera le vendredi 15 Octobre 1582, et en a profité pour basculer vers le calendrier grégorien, toujours en place jusqu’à aujourd’hui. Ce calendrier maintient les années bissextiles pour toutes les années multiples de 4 (2004, 2008, 2012,… etc), y compris les années multiples de 400 (1600, 2000, 2400,… etc). Par contre, les années séculaires multiples de 100 (mais pas de 400 comme 1700, 1800, 1900, 2100, 2200, … etc) ne sont plus des années bissextiles. Avec ces ajustements, la durée moyenne d’une année grégorienne devient 365,2425 jours, soit une durée très proche de celle de l’année tropique (365,2422 jours). Plus précisément, l’année grégorienne est environ 27 secondes plus longue que l’année tropique. Cette différence donne une avance de l’année grégorienne par rapport à l’année tropique de 1 jour tous les 3,223 ans.
Le 15 octobre 1582, le Pape Grégoire XIII a décidé de basculer du calendrier julien vers le calendrier grégorien dans tout le monde chrétien. Le monde musulman aurait également dû s’inspirer de cette décision de bon sens en adoptant un calendrier digne de ce nom, c’est à dire conforme à la configuration des astres et des saisons, et permettant d’organiser aussi bien la vie civile que religieuse.
On voit donc, quel que soit le type de calendrier, que l’ajout de périodes intercalaires est indispensable, autrement le calendrier ne remplirait plus son office de calendrier, qui est de prévoir longtemps à l’avance les phénomènes naturels périodiques et les événements sociaux servant à organiser la vie des hommes. Enlever le mois intercalaire est donc une totale aberration et une complète hérésie de la part des musulmans. Les juifs, eux, ont gardé jusqu’à ce jour l’ajout du mois intercalaire dans leur calendrier, ce qui leur permet de célébrer leurs festivals religieux aux bonnes périodes de l’année. Alors que les musulmans, en abolissant ce mois, ne les observent plus aux bonnes périodes, ce qui est source de bien des problèmes pour eux. En effet, cela fait maintenant 1400 ans que le Ramadan est un véritable calvaire pour un nombre non négligeable de musulmans et qu’il génère de nombreux problèmes de santé, notamment du fait de la déshydratation prolongée couplée à de fortes températures. Alors que selon la vraie prescription de Dieu, à savoir le Coran, le Ramadan est toujours censé tomber durant la période la plus clémente de l’année, et ceci, pour tous les habitants de la terre, quel que soit l’endroit où ils habitent. Mais, les conséquences dramatiques de l’adoption du calendrier hégirien ne s’arrêtent pas là, quand vous considérez tous les morts qu’on déplore tous les ans chez les musulmans durant le Hajj dans sa version islamique, le calendrier hégirien faisant tourner sur toutes les saisons la période du Hajj tout comme il fait tourner celle du Ramadan. En réalité, le vrai Hajj selon le Coran s’étend sur 4 mois et non pas 10 jours, et a toujours lieu en fin d’année, soit durant les mois où les conditions météorologiques sont les plus clémentes à la Mecque. Si vous considérez le fait que le Hajj selon la sounnah tombe plusieurs années de suite en plein été, avec les chaleurs accablantes qui peuvent avoisiner les 50° qu’on connaît à la Mecque, et si vous y ajoutez le fait que des millions de musulmans doivent s’agglutiner pendant 10 jours dans un espace confiné, alors qu’ils ont en réalité 4 mois pour le faire, nul n’est vraiment surpris de voir tous les ans des centaines, voire des milliers de musulmans mourir durant le Hajj dans sa version islamique. Voyez-vous, musulmans qui suivez la sounnah, ce qu’il en coûte de ne pas suivre la vraie loi de Dieu, à savoir le Coran? Il ne s’agit pas là de choisir entre telle ou telle interprétation, et que chacun puisse décider selon ses propres désirs de ce qu’il a envie de suivre. Mais, il s’agit tout simplement d’obéir à la prescription de Dieu, LE SEULE, celle qui est clairement exposée dans le Coran.
LE CORAN CONDAMNE LE NASSI ET NON PAS LE MOIS INTERCALAIRE!
Les musulmans justifient la suppression du mois intercalaire, et donc l’adoption du calendrier lunaire pur hégirien, sur la base de 2 versets du Coran, donc voici le premier:
Le Nassi constitue un surcroît de déni, à travers lequel les négateurs se font égarer. Ils le déclarent profane une année et sacré une autre année, afin d’ajuster le nombre de mois qu’Allah a fait sacrés, rendant ainsi profane ce qu’Allah a fait sacré, le mal de leurs actes leur a été enjolivé. Et Allah ne guide pas les dénégateurs. S9:V37
إِنَّمَا ٱلنَّسِىٓءُ زِيَادَةٌ۬ فِى ٱلۡڪُفۡرِۖ يُضَلُّ بِهِ ٱلَّذِينَ كَفَرُواْ يُحِلُّونَهُ ۥ عَامً۬ا وَيُحَرِّمُونَهُ ۥ عَامً۬ا لِّيُوَاطِـُٔواْ عِدَّةَ مَا حَرَّمَ ٱللَّهُ فَيُحِلُّواْ مَا حَرَّمَ ٱللَّهُۚ زُيِّنَ لَهُمۡ سُوٓءُ أَعۡمَـٰلِهِمۡۗ وَٱللَّهُ لَا يَهۡدِى ٱلۡقَوۡمَ ٱلۡڪَـٰفِرِينَ S9:V37
Le “Nassi ( ٱلنَّسِىٓءُ)” est traduit par les tenants de l’islam traditionnel par le mois de “l’oubli“, pour signifier que le 13ème mois intercalaire était un mois à oublier, dans le sens “qui ne comptait pas“. Or, la véritable origine de ce terme n’est pas arabe, mais plutôt sémitique, le Nassi étant en fait un terme hébreux signifiant “prince“, titre donné au dirigeant du Sanhédrin, à qui appartenait la décision de l’ajout du mois intercalaire chez les Juifs. Donc, Nassi ne signifie pas que c’est un mois qu’on doit oublier, comme le traduisent opportunément les traducteurs musulmans, au point qu’ils l’ont carrément enlevé de leur calendrier, mais ce terme fait plutôt référence, tout comme son sens sémitique l’indique, aux personnes chargées de son ajout, qui sont les Banou Kinanah chez les Anciens Arabes. Vous allez voir plus bas dans cette section, que c’est plutôt de ce côté que réside “le surcroît de déni ou de mécréance” dénoncé par ce verset.
Les traducteurs musulmans traduisent le mot “Nassi” par “mois intercalaire“, ce qui change du tout au tout le sens de ce verset:
Le mois intercalaire constitue un surcroît de mécréance. Par là, les mécréants sont égarés: une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d’ajuster le nombre de mois qu’Allah a fait sacrés. Ainsi rendent-ils profane ce qu’Allah a fait sacré. Leurs méfaits leurs sont enjolivés. Et Allah ne guide pas les gens mécréants. S9:V37
En réalité, ce n’est pas du tout le “mois intercalaire” que ce verset condamne comme étant un “surcroît de déni ou de mécréance“, mais plutôt le Nassi en particulier. Le Nassi est le mois intercalaire spécifique aux Anciens Arabes, et l’usage que ces derniers en faisaient était tout à fait différent de celui qu’en faisaient les Juifs, et avant eux, les Babyloniens. En effet, là où les Juifs et les Babyloniens ajoutaient leur mois intercalaire selon une règle unique bien définie et sans objectif autre que celui de synchroniser au mieux leur calendrier avec les saisons, les Anciens Arabes eux s’en servaient pour des enjeux économiques et stratégiques, et c’est précisément là où réside le “surcroit de mécréance” condamné par ce verset.
Le “Nassi” était utilisé comme un atout militaire et économique par les tribus les plus proéminentes chez les Anciens Arabes, à savoir, celles qui détenaient la plus grand puissance militaire et économique. Sachant que les puissantes tribus parmi les Anciens Arabes tiraient principalement leurs richesses de leurs conquêtes militaires et de leur commerce lié au Hajj/Pèlerinage, le contrôle des mois sacrées revêtait donc pour eux une importance capitale, étant donné que les mois sacrées coïncident justement avec les mois de Hajj, et que la guerre y était interdite sauf défensivement. Ainsi, en déclarant le mois du Nassi tantôt sacré tantôt profane, ces derniers s’en servaient pour faire coïncider le pèlerinage avec les périodes de l’année les plus favorables en terme de conditions météorologiques, ce qui profitait à leur business. Le Nassi représentait également pour eux un atout stratégique majeur, étant donné que s’ils étaient attaqués par surprise, il faisait immédiatement intervenir le Nassi en le déclarant sacré, ce qui mettait automatiquement fin aux assauts de leurs ennemis. Et si inversement, ils voulaient lancer une attaque surprise sans que leurs ennemis n’y soient préparés, il intercalait au dernier moment le Nassi en le déclarant profane, rendant le mois à venir profane alors qu’il était censé être sacré.
Le nombre de mois, auprès d’Allah, est de douze [mois], dans la prescription d’Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés: telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes. Combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. Le Nassi constitue un surcroît de déni, à travers lequel les négateurs se font égarer. Ils le déclarent profane une année et sacré une autre année, afin d’ajuster le nombre de mois qu’Allah a fait sacrés, rendant ainsi profane ce qu’Allah a fait sacré, le mal de leurs actes leur a été enjolivé. Et Allah ne guide pas les dénégateurs. S9:V36-37
Les Anciens Arabes tiraient principalement leurs richesses de la guerre et du commerce lié aux pèlerinages. Le contrôle des mois sacrés étaient donc pour eux crucial.
Les mois sacrés des Anciens Arabes (et qui sont demeurés les mêmes avec le Coran) correspondaient aux 3 mois consécutifs de Dhou al-Qua’da, Dhou al-Hijjah et Mouharram, et du mois isolé de Rajab. Les tribus les plus puissantes parmi les Anciens Arabes tiraient une partie substantielle de leurs richesses grâce à leurs conquêtes militaires, cela pouvait donc arriver que la trêve imposée par les 3 mois sacrés consécutifs leur paraisse trop longue. Auquel cas, ils faisaient intervenir le Nassi en le déclarant profane en plein milieux des 3 mois sacrés afin de s’autoriser à y faire la guerre, rendant ainsi profane ce qu’Allah a fait sacré. Dans le même registre, s’ils estimaient que les conditions météorologiques ne seraient pas bonnes pour le mois sacré à venir, ils inséraient le Nassi à la place de ce mois en le déclarant profane, afin de ne pas avoir à démarrer le Hajj dans des conditions qui seraient défavorables à leurs affaires, rendant ainsi profane ce qu’Allah a fait sacré. Inversement, si les conditions météorologiques étaient bonnes en fin de mois, et que le mois à venir n’était pas sacré, ils intercalaient le Nassi à la place du mois à venir en le déclarant cette fois-ci sacré, et rendaient profane un des mois sacrés d’Allah afin d’en ajuster le nombre. Or, la vraie fonction du mois intercalaire n’est pas de tricher avec les mois sacrés pour servir des intérêts privés, mais uniquement de maintenir les mois du calendrier synchronisés avec les saisons. C’est précisément cet usage pervers et détourné du mois intercalaire, spécifique aux Anciens Arabes, appelé Nassi, que condamne ce verset, et non pas le recours au mois intercalaire de façon générale. Le comble dans tout cela, c’est qu’en abolissant complétement le mois intercalaire, ce qui autrefois était l’exception avec le Nassi, est devenu la règle depuis plus de 1400 ans, étant donné qu’avec le calendrier hégirien, les mois sacrées d’Allah sont systématiquement profanés tous les ans, et leur caractère sacré n’est plus respecté qu’une seule fois tous les 33 ans!
LE VRAI CALENDRIER SELON LE CORAN EST LUNI-SOLAIRE
Le deuxième des 2 versets sur lesquels les musulmans s’appuient pour justifier l’abolition du mois intercalaire, et donc, l’adoption du calendrier lunaire pur hégirien, est le suivant:
Le nombre de mois, auprès d’Allah, est de douze [mois], dans la prescription d’Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés: telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes. Combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. S9:V36
Selon la version islamique officielle, suite à la révélation de ce verset en l’an 9 de l’hégire, le prophète Muhammad lui-même l’aurait interprété comme une injonction d’abolir le mois intercalaire.
Création du calendrier islamique
Se différenciant de la pratique juive, le Coran interdit expressément le mois intercalaire.
Le mois intercalaire aurait été supprimé en fin de période médinoise, à la fin de l’an 9 du calendrier islamique, lors d’une proclamation publique durant le pèlerinage, et est mentionné une fois dans le Coran:
« Le nombre des mois est de douze devant Dieu, tel il est dans le livre de Dieu, depuis le jour où il créa les cieux et la terre. Quatre de ces mois sont sacrés ; c’est la croyance constante. »
L’an Ier de ce calendrier a débuté le premier jour de l’hégire, le 1er mouharram (le 15 ou le 16 juillet 622 ap. J.-C., selon les auteurs théologiens). La première époque est dite « astronomique », la seconde « civile ». Ce calendrier a été adopté dix ans après cet évènement.
source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Calendrier_h%C3%A9girien
Si cette interprétation avait été réellement celle du prophète Muhammad, il aurait alors logiquement changé les noms des mois hégiriens, au moins ceux qui se rapportent à des saisons; soit Rabii al-awal et Rabii al-thani (Printemps premier et Printemps deuxième), Joumada-Al-Awal et Joumada-Al-thâniyya (premier mois de sécheresse et deuxième mois de sécheresse), et Ramadan (pluies fines d’automne ou forte chaleur). En effet, le calendrier hégirien fait que ces mois peuvent tomber n’importe quand dans l’année, et leurs noms n’auraient alors plus aucun sens. Mais, cela ne semble pas déranger plus que cela l’ensemble des musulmans depuis maintenant plus de 1400 ans! Plus grave encore, cela impliquerait qu’Allah utilise dans le Coran un terme inapproprié en parlant du mois de Ramadan, qui s’auto-définit comme son nom l’indique comme étant un mois qui se produit au début de l’automne, alors que le calendrier hégirien le place dans toutes les saisons au gré des années. Or, le faux ne peut pénétrer dans la Parole d’Allah, à savoir le Coran, et ceci, ni dans le futur, ni dans le passé. Pour les vrais croyants, qui accordent la plus haute importance au Coran, et donc à la parole d’Allah, voilà une preuve qui à elle seule devrait suffire pour écarter définitivement le calendrier lunaire pur hégirien.
Le faux ne peut y pénétrer, ni dans le futur ni dans le passé ; une révélation de la part du Plus Sage, Digne de louanges. S41:V42
En réalité, ce verset ne contient aucune injonction divine prescrivant de supprimer le treizième mois intercalaire, comme le comprennent la plupart des musulmans. Ce verset ne fait que nous informer d’une réalité astronomique qui s’impose à l’humanité toute entière et sur laquelle nous n’avons aucun contrôle. Cette réalité astronomique découle, d’une part, de la durée d’une année tropique, qui est de 365,2422 jours, d’autre part, de la durée moyenne d’une lunaison; qui est de 29,53 jours. Ces données font qu’une année tropique comprend en moyenne 12,36827 lunaisons. Dès lors, pendant une année tropique, il n’y aura jamais ni 11 lunaisons, ni 13 lunaisons, mais toujours 12 lunaisons révolues. L’usage du mois intercalaire n’a donc pas pour finalité d’augmenter le nombre de mois de l’année de 12 à 13, mais uniquement de garantir la synchronisation des mois avec les saisons, en cumulant les fractions résiduelles dues à la nécessité de mesurer le temps à l’aide de nombres entiers de jours et de mois.
Les phénomènes astronomiques présentés plus haut étant indépendants, les unités qu’ils définissent ne sont pas commensurables : leur rapport n’est pas un nombre entier.
À notre époque, une année vaut 365,242201 jours ; la durée moyenne d’une lunaison est de 29 jours 12 heures 44 minutes et 2,8 secondes (29,53 jours) ; une année solaire comporte 12,36827 lunaisons.
Face à cette difficulté, les peuples ont choisi soit de laisser le calendrier se désynchroniser (choix du calendrier hégirien) soit de le recaler empiriquement sur les phénomènes célestes (calendriers luni-solaires et solaires), quitte à perdre la continuité des jours. On dit alors qu’un calendrier est plutôt arithmétique ou plutôt astronomique.
source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Calendrier
Une Lunaison correspond au temps nécessaire à la lune pour se retrouver dans une même position par rapport au soleil. Une année selon Allah comporte 12 lunaisons révolues.
Le calendrier lunaire pur hégirien ne pourrait en aucun avoir été prescrit par Dieu, car Dieu dit clairement dans le Coran que le calcul du temps est à la fois régi par le soleil et la lune:
Fendeur de l’aube, Il a fait de la nuit une phase de repos; le soleil et la lune pour mesurer le temps. Voilà l’ordre conçu par le Puissant, l’Omniscient. S6:V96
C’est Lui qui a fait du soleil une clarté et de la lune une lumière, et Il en a déterminé les phases afin que vous sachiez le nombre des années et le calcul (du temps). Dieu n’a créé cela qu’en toute vérité. Il expose les signes pour les gens doués de savoir. S10:V5
La lune et le soleil sont l’horloge de l’univers, au sens littéral du terme. L’Homme ne sait pas fabriquer d’horloge perpétuelle. Alors que Dieu l’a fait pour nous à travers le soleil et la lune, qu’Il a assignés à une perpétuelle révolution, nous permettant ainsi de calculer le temps de manière extrêmement précise, sans jamais dévier.
Et pour vous, Il a assujetti le soleil et la lune à une perpétuelle révolution. Et Il vous a assujetti la nuit et le jour. S14:V33
Ce n’est pas pour rien que le soleil et la lune sont souvent associés aux horloges, mais c’est bien parce qu’ils sont, comme le dit le Coran, l’horloge que Dieu a mis en place pour nous permettre de calculer le temps.
Au même titre qu’une horloge munie d’une seule aiguille n’est pas adaptée pour afficher convenablement l’heure, un calendrier qui ne fait intervenir, que le le soleil ou que la lune, ne permet pas de dater les événements avec précision. En effet, un calendrier lunaire pur, tel que le calendrier hégirien, perd le fil des saisons au fur et à mesure des années, alors qu’un calendrier solaire pur, tel que le calendrier grégorien, ne permet pas de dater avec suffisamment de précision les événements cosmiques et religieux. Tandis qu’avec un calendrier qui combine soleil et lune à la fois, le soleil fixe les années par rapport aux saisons, alors que la lune permet de les découper en mois, et ainsi d’identifier au jour près les événements cosmiques et religieux.
Ils t’interrogent sur les nouvelles lunes – Dis: «Elles servent aux gens pour compter le temps, et aussi pour le Ḥajj [pèlerinage]. Et ce n’est pas un acte de bienfaisance que de rentrer chez vous par l’arrière des maisons. Mais la bonté pieuse consiste à craindre Allah. Entrez donc dans les maisons par leurs portes. Et craignez Allah, afin que vous réussissiez! S2:V189
Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous témoigne [de la nouvelle lune marquant le début du] mois, qu’il le jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre équivalents d’autres jours. – Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le compte et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants! S2:V185
De même que les orbites et vitesses de déplacement du soleil et de lune ont été minutieusement déterminés par Allah, de même, les rouages d’une horloge sont minutieusement positionnés les uns par rapport aux autres, et tournent à une vitesse savamment calculée.
Le soleil et la lune [évoluent] selon un calcul [minutieux]. S55:V5
Le verset suivant dit que ni le soleil ne peut rattraper la lune, ni la lune ne peut rattraper le soleil, mais qu’est-ce que cela peut bien signifier, étant donné que le soleil et la lune ont tout deux leur propre orbite? C’est comme si vous aviez 2 coureurs qui courent chacun sur son propre circuit, comme l’un pourrait-il bien rattraper l’autre?
Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour; et chacun vogue dans une orbite. S36:V40
L’explication de ce verset devient claire lorsqu’on fait le parallèle avec les 2 aiguilles d’une horloge: Si la grande aiguille se mettait à aller plus vite, la petite irait plus vite en conséquence, et si c’était la petite aiguille qui le faisait, alors la grande suivrait en conséquence. Aucune des 2 ne pourrait prendre l’autre de vitesse pour la bonne et simple raison que le mouvement des 2 aiguilles est en réalité lié. La même relation existe entre le soleil et la lune, ce qui explique le verset ci-dessus.
Par le soleil et par sa clarté! Et par la lune quand elle le suit! S91:V1-2
Ce verset nous confirme définitivement que c’est la lune qui suit le soleil et non pas l’inverse, dans le sens où c’est le soleil qui détermine les saisons, et la lune se doit de les suivre. En effet, le soleil régule les mois lunaires qui doivent se conformer à son cycle à travers le mois intercalaire, alors que la lune ne régule en rien le cycle du soleil.
La vraie façon de mesurer le temps selon le Coran ne se fait donc ni à travers le calendrier solaire pur grégorien, ni à travers le calendrier lunaire pur hégirien, mais se fait comme Allah nous l’enseigne dans le Coran, à travers le calendrier luni-solaire. L’année correspond à l’année tropique, en d’autres termes à un tour complet des saisons, et les mois sont déterminés par la lune et demeurent synchronisés aux saisons au moyen du mois intercalaire.
A la fois le soleil et la lune sont tout deux nécessaires pour calculer correctement le temps, d’où la nécessité absolue du calendrier luni-solaire. Contrairement aux Musulmans, les Juifs ont maintenu jusqu’à ce jour le mois intercalaire dans leur calendrier luni-solaire, ce qui leur permet de célébrer leurs festivals aux bonnes périodes de l’année.
Quand Dieu parle du mois de Ramadan dans le Coran, Il ne parle ni du mois de Ramadan issu du calendrier lunaire pur hégirien, ni du mois de Septembre qui est l’équivalent du mois de Ramadan dans le calendrier grégorien. Le vrai mois du Ramadan selon Coran est le mois du calendrier luni-solaire qui intervient à la fin de l’été et au début de l’automne, confirmant les 2 définitions correspondant à son nom: “forte chaleur” et “fines pluies d’automne“. C’est en combinant cycle du soleil, cycle de la lune, et ajout de mois intercalaire, qu’on arrive à correctement compter les années et à les découper en mois. En respectant le cycle métonique que Dieu a appris à toute l’humanité, il est très aisé de calculer les années et les mois du calendrier luni-solaire, il suffit pour cela de compter 1 mois pour chaque nouvelle lune, et d’ajouter 7 mois intercalaires sur un cycle de 19 ans. On ajoute le mois intercalaire immédiatement après le mois durant lequel le retard du cycle de la lune par rapport à celui du soleil dépasse les 29 jours, ce qui revient à l’ajouter 1 fois tous les 32 mois.
Voici la règle à suivre pour déterminer le mois de Ramadan en supposant que l’année commence par un mois intercalaire.
Voici le calendrier luni-solaire calculé depuis la période précédant le passage vers le calendrier hégirien jusqu’à aujourd’hui:
En vert le mois du Ramadan selon le calendrier luni-solaire agréé par le Coran, en jaune les mois intercalaires pour maintenir les mois synchronisés avec les saisons.
Etant donné que le mois de Ramadan tel que désigné par le Coran est un mois fixe du calendrier luni-solaire, et qu’il correspond donc à une période unique dans l’année. Contrairement à ce que je vous ai dit dans mon premier article, le mois de Ramadan intervient au même moment pour l’ensemble des habitants de la terre, qu’ils habitent dans l’hémisphère Nord ou Sud.
LES MANUSCRITS DE QUMRAN CONFIRMENT LE CALENDRIER LUNI-SOLAIRE
La découverte des rouleaux de manuscrits près des ruines de Qumran s’est déroulée de 1947 à 1956 dans 11 grottes situées aux alentours, 870 manuscrits ont été reconstitués à partir de plusieurs dizaines de milliers de fragments. La plupart ont été écrits sur parchemin et une centaine sur papyrus. Un peu moins de 15 % sont écrits en araméen, la langue courante du pays depuis l’occupation perse, mais l’immense majorité est en hébreu, la langue littéraire et doctrinale que l’on disait « sainte », dans laquelle la Torah originale a été rédigée.
Les Manuscrits de Qumran ou Manuscrits de la Mer Morte, considérés comme la plus grande découverte archéologique du siècle, du fait qu’ils soient les plus anciens textes en ancien hébreux qu’on ait retrouvés jusqu’à présent de l’Ancien Testament, contiennent un extrait de la Génèse où il est clairement dit qu’une année selon Dieu correspond à l’année tropique (environ 365 jours) et non pas à l’année lunaire (354 jours). Ce qui nous confirme une fois de plus que le calendrier hégirien n’a jamais été prescrit ni par le prophète Muhammad ni par le Coran, mais que le vrai calendrier selon Allah est le calendrier luni-solaire dont les années suivent le cycle du soleil et les mois ceux de la lune.
Au cours de la six cent unième année de la vie de Noé, le dix-septième jour du second mois, un dimanche, la terre fut sèche. Ce jour-là, Noé sortit de l’arche, juste au terme d’une année, après trois cent soixante-quatre jours, un dimanche […] jour pour jour, après une année complète.
Source: Manuscrits de Qumran, REF 4Q252 Frag. 1 Col. 2
Les 11 grottes de Qumran se situent dans le désert Cisjordanien
PREUVE FORMELLE QUE LE PROPHÈTE MUHAMMAD N’A JAMAIS INSTAURÉ LE CALENDRIER HÉGIRIEN
Une étude récente menée par l’islamologue Wissem-Eddine Ishak et dont les résultats ont été publiés en 2018 dans un ouvrage intitulé “Livre de l’Innocence du Mois Intercalaire” (كتاب براءة النسيء), a présenté plusieurs preuves historiques montrant de façon formelle que le prophète Muhammad n’avait pas aboli l’intercalation. L’une des preuves les plus solides est basée sur les dates de la bataille de Badr et de la bataille de Yarmouk.
La bataille de Badr, enluminure du Siyar-I Nabi, vers 1595. Musée impérial de Topkapi d’Istanbul.
Les sources musulmanes affirment que la bataille de Badr a débuté vers le 17 Ramadan de l’année 2 de l’hégire, soit environ 7 ans avant l’abolition présumée de l’intercalation. Les historiens ont estimé que cette date correspond au 13 Mars 624 du calendrier julien, mais cela ne peut pas être la bonne date pour au moins trois raisons:
La première est qu’avant l’abolition de l’intercalation, le calendrier des Anciens Arabes suivait encore les saisons, le mois de Ramadan s’y produisait donc toujours au début de l’automne, ce qui nous conduit au mois de Septembre/Octobre plutôt qu’au mois de Mars.
La deuxième est que l’estimation de la correspondance de la date du 17 Ramadan de l’année 2 selon le calendrier julien a été faite sans tenir compte de l’intercalation qui était toujours en vigueur au moins jusqu’en l’an 9 de l’hégire, soit pendant au moins 7 ans après la bataille de Badr.
La troisième raison est que cette estimation ne tient pas compte du passage le 15 Octobre 1582 du calendrier julien vers le calendrier grégorien, et dont je vous ai précisé les modalités plus haut dans cet article.
En tenant compte des contraintes ci-dessus, et en utilisant une base de données disponible à la NASA sur les cycles lunaires depuis l’année 2000 av. J.-C., Wissem-Eddine Ishak a estimé que la date du 17 Ramadan 2 AH correspondait plutôt au 16 Octobre de l’année 623.
La page Wikipédia en anglais relative à cette bataille a gardé l’ancienne date du 13 Mars 624, alors que celle en français a repris la nouvelle date recalculée, à savoir le 16 Octobre 623.
Cette différence de dates nous illustre le flou qui existe autour de la véritable période durant laquelle le calendrier des Anciens Arabes avec mois intercalaire a été remplacé par le calendrier hégirien sans mois intercalaire. Etant donné que le prophète Muhammad n’a jamais réellement prescrit l’abolition du mois intercalaire, et donc, n’a jamais instauré le calendrier hégirien, les historiens musulmans ont donc dû trouver un subterfuge, affirmant que ce basculement aurait eu lieu de son vivant en l’an 9 de l’hégire, mais qu’il n’a été “officialisé”, selon les propres termes islamiques, que durant le règne du calife Omar. Le terme “officialisé” ne veut rien dire et ne sert qu’à nous embrouiller. Car, soit ce basculement a vraiment eu lieu du vivant du prophète, et dans ce cas, cela se vérifierait dans les dates du calendrier hégirien correspondant à cette période, ce qui vous allez voir n’est pas le cas. Soit ce changement n’a jamais eu lieu du vivant du prophète, auquel cas, “officialiser” le calendrier hégirien après sa mort ne le légitime en rien pour autant, étant donné que cela signifierait que le prophète ne l’a lui-même jamais instauré.
Avec la nouvelle date de la bataille de Badr recalculée selon les données de la NASA, le mois de Ramadan de la deuxième année de l’hégire avait donc commencé aux alentours du 30 Septembre 623, ce qui nous confirme que le calendrier des Anciens Arabes était encore en place, étant donné que le mois du Ramadan y démarre justement autour de cette période de l’année. Cela nous permet donc de dire de façon formelle que le mois intercalaire n’avait pas encore été aboli à la date de la bataille de Badr, soit en l’an 2 de l’hégire.
Illustration de la Bataille de Yarmouk par un illustrateur Catalan anonyme (c. 1310–1325).
La bataille de Yarmouk est l’une des batailles majeures du début de l’Islam et marque la première grande vague des conquêtes musulmanes. Elle a été menée au début du règne du 2ème calife Omar contre les armées de l’Empire romain d’orient, et a mis fin à la domination byzantine en Syrie. La particularité de cette bataille est que sa date est rapportée à la fois par des sources musulmanes et des sources byzantines (syriaques). Les historiens datent son début au 5 Rajab de l’année 15 de l’hégire, soit environ 13 ans après la bataille de Badr et 6 ans après la date présumée de l’abolition du treizième mois intercalaire. Les sources byzantino-syriaques datent son début au 15 Août 636 du calendrier julien. Ce qui signifierait que le mois de Ramadan de l’an 15 de l’hégire aurait démarré autour du 9 Octobre 636.
Vallée de Yarmouk. Les auteurs de cet article se composent d’historiens indépendants engagés dans le renouveau de l’histoire, et qui se sont intéressés à un grand nombre de périodes de l’histoire, et ont notamment suivi des études approfondies sur le monde musulman.
Force est de constater que jusqu’à la 15ème année de l’hégire, soit 6 ans après l’abolition présumée de l’intercalation, les mois du calendrier suivi par les musulmans étaient toujours luni-solaires, étant donné que le mois de Ramadan y démarrait encore au début de l’automne. Si comme le soutiennent les musulmans, le prophète Muhammad avait lui-même aboli l’intercalation à la 9ème année de l’hégire, le mois de Ramadan de la 15ème année de l’hégire aurait approximativement commencé au début du mois d’Août de l’an 636 du calendrier julien, et non pas autour du 9 Octobre comme cela est manifestement le cas. En effet, 6 ans séparent les années 9 et 15 de l’hégire, sachant que l’année lunaire recule de 11 jours par an par rapport à l’année solaire, le calendrier hégirien recule donc approximativement de 66 jours en 6 ans par rapport au calendrier luni-solaire des Anciens Arabes. Donc, si cela faisait vraiment 6 années que le calendrier hégirien était en place, alors la date du 1er Ramadan de l’année 15 de l’hégire ne tomberait pas début Octobre comme cela est le cas, mais plutôt 66 jours avant, soit approximativement au début du mois d’Août.
Ce résultat montre de façon incontestable que l’intercalation n’a jamais été abolie du vivant du prophète Muhammad, mais qu’elle l’aurait été soit par le 2èmeCalife Omar, mais dans ce cas à une date postérieur à celle de la bataille de Yarmouk, soit par l’un des califes lui ayant succédé. Tous les indices laissent à penser que l’intercalation a été abolie durant le règne de Muawiya, premier calife de la dynastie des Omeyyades, probablement pour que le jeune empire Islamique ait son propre calendrier comme ce fut le cas pour les empires Perse et Byzantin.
Comme je l’ai illustré en détail dans mon premier message d’avertissement de Dieu aux musulmans, c’est l’accession au pouvoir de Muawiya qui a été à l’origine du basculement du vrai Islam basé sur le Coran tel qu’enseigné par le prophète Muhammad, vers l’Islam sectaire et hérétique basé sur la soi-disant sounnah du prophète. Muawiya a été le premier calife à autoriser l’usage des hadiths, jusque là proscrits aussi bien du vivant du prophète Muhammad que tout au long du règne des 4 califes bien guidés. Muayiwa n’a pas autorisé les hadiths dans le but louable de mettre en avant les enseignements du prophète, mais plutôt pout s’en servir comme arme politique, commanditant leur fabrication en masse par une armée de faussaires, dont le plus connu d’entre eux était le célèbre Abou Hourayra. Muayiwa se servait des hadiths non seulement pour assoir son pouvoir politique, mais aussi pour neutraliser ses détracteurs et forger selon ses propres désirs un nouvel islam, qu’il a transformé en religion d’Etat pour son nouvel empire Islamique. Allah dénonce dans le Coran ceux qui, comme les Juifs, déforment le sens de Ses versets et les sortent de leur contexte, après les avoir clairement reconnus, Muayiwa faisait incontestablement partie de ceux-là. En effet, tous ses choix n’ont jamais été motivés par le souci de mieux obéir à Dieu et au prophète, mais dans l’unique but de servir ses propres ambitions pharaoniques, qui étaient de devenir lui-même l’égal des empereurs romains. Une partie entière de cet article est consacrée plus loin à ce personnage, tant son influence aura été déterminante dans la construction du faux Islam basé sur la sounnah que l’on connait aujourd’hui.
Calife Omeyyade Walid 1er
Dans les invocations d’Ali Zaynn Al-Abidin surnommé Assajjâd (le prosterné), et petit fils du 4ème calife bien guidé, nous pouvons lire ce qui suit dans la 45ème invocation des Cantiques de Sajjâd (الصحيفه السجاديه) consacré à l’adieu du mois de Ramadan:
Oh mon Dieu, Vous nous avez honoré avec ce mois-ci, et, avec Votre Grâce, Vous nous y avez guidés, lorsque les dépravés ont méconnu sa date, et ils ont été privés de ses bénédictions, Vous êtes l’Inspirateur de ce que nous avons pu connaitre, Vous nous avez guidé vers Votre chemin, et grâce à Vous nous l’avons jeûné et prié pendant ses nuits, et nous avons accompli (pendant ce mois) le peu du beaucoup (à faire).
Dans cette invocation, l’Imam Ali Zaynn Al-Abidin, seul survivant des enfants de Hussein Ibn Ali après la bataille de Karbala, blâme les dépavés qui ont ignoré la vraie date du mois de Ramadan. Ces “dépravés” auxquels Assajjâd fait allusion, désignent sans nul doute les Califes Omeyyades qui ont instauré le calendrier hégirien, alors qu’ils savaient pertinemment que cela n’avait jamais été prescrit ni par le Coran ni par le prophète Muhammad.
Et quel pire injuste que celui qui forge un mensonge contre Allah? Ceux-là seront présentés à leur Seigneur, et les témoins diront: «Voilà ceux qui ont menti contre leur Seigneur». Que la malédiction d’Allah frappe les injustes, S11:V18
A travers cette première partie, nous avons pu voir de façon concrète toutes les aberrations liées à l’adoption du calendrier hégirien, de même que les injustices graves qu’il a générées. Nous avons également vu que les 2 versets, S9:V36 et S9:V37, sur lesquels se basent les musulmans pour justifier le passage au calendrier hégirien, ne disent absolument pas qu’il faut abolir le mois intercalaire ou que l’année selon Allah compte 12 mois lunaires entiers. Bien au contraire, nous avons pu voir que la mesure du temps selon la prescription d’Allah se base à la fois sur le soleil et la lune, autrement dit sur un calendrier luni-solaire, d’où la nécessité absolue du treizième mois intercalaire. Enfin, cette dernière preuve formelle basée sur les dates des batailles de Badr et de Yarmouk suffit à elle seule à clore le débat. Car, elle montre de façon indéniable que le calendrier hégirien n’a jamais été instauré du vivant du prophète comme l’affirme pourtant la sounnah, étant donné que le mois intercalaire était manifestement encore en place au début de la bataille de Yarmouk (5 Rajab 15 AH), soit plus de 4 ans après la mort du prophète Muhammad.
Tout ceci remet gravement en question les fondements même de ce que les musulmans appellent la sounnah du prophète, mais également le rôle de caution qu’occupent jusqu’à présent pour eux leurs docteurs en religion. En effet, comment la sounnah a-t-elle pu se tromper à ce point, et comment pendant 1400 ans, tous les docteurs de l’islam ont-ils pu tous passer à côté d’une telle erreur? Cette découverte de la non conformité du calendrier hégirien par rapport au Coran s’apparente donc à une véritable onde de choc pour tout le monde musulman, remettant complétement en cause, à la fois la légitimité de la sounnah toute entière, mais aussi la position d’autorité qu’y occupent les docteurs en religion. Allah nous demande de ne pas prendre d’associés en dehors de Lui, en d’autres termes de ne pas suivre la guidée des docteurs en religion en espérant qu’ils nous guideront à Sa place, mais plutôt de suivre Sa Guidée directe. Et là je ne parle pas seulement de ceux qui prennent des guides en chair et en os en dehors de Dieu, mais également de tous ceux qui suivent leurs écrits et interprétations. En effet, cela revient exactement au même de suivre des personnes physiques que de suivre seulement leurs écrits, car cela revient à reprendre leurs interprétations sans user de sa propre réflexion. La voie qu’Allah nous préconise est de raisonner par nous même directement sur le texte du Coran, et de suivre ce qu’Il nous en fait comprendre directement en notre âme et conscience. Allah nous demande aussi de ne pas suivre aveuglément les croyances de nos ancêtres, quelles qu’elles soient, mais plutôt de les soumettre impérativement à notre propre sens critique et aux preuves concrètes, et de les confronter par nous-mêmes à ce qu’Il a fait descendre, à savoir le Coran.
Et quand on leur dit: «Suivez ce qu’Allah a fait descendre», ils disent: «Non, mais nous suivrons les coutumes de nos ancêtres.» Quoi! et si leurs ancêtres n’avaient rien raisonné et s’ils n’avaient pas été dans la bonne direction? S2:V170
LA VRAIE PRATIQUE DU RAMADAN
Nous savons maintenant que le vrai mois de Ramadan désigné par le Coran est en réalité le mois de Ramadan du calendrier des Anciens Arabes avec treizième mois intercalaire, et non pas celui du calendrier hégirien sans mois intercalaire. Nous avons pu voir que ce mois intervient toujours à la même période de l’année, à savoir au début de l’automne, c’est à dire durant la période la plus propice au jeûne. Ne reste plus qu’à nous intéresser à sa véritable pratique selon la vraie prescription de Dieu, à savoir le Coran. Vous allez voir que la pratique islamique du jeûne du Ramadan ne correspond pas vraiment à ce qui est réellement prescrit dans le Coran, mais en revêt la forme la plus extrême, ce qui la rend d’autant moins profitable pour la plupart des gens. Cela est dû au fait que les musulmans s’appuient sur la sounnah pour interpréter les versets du Coran, ce qui en déforme complétement le sens. Alors que le Coran est à la base, clair, détaillé, et complet, et n’a donc besoin d’aucune soi-disant sounnah pour mieux le comprendre ou pour le compléter.
Un Livre dont les versets sont pleinement détaillés et clairement exposés, un Coran [en langue] arabe pour des gens qui savent. S41:V3
De façon générale, pour approcher de la bonne manière le Coran, il ne faut strictement rien ajouter ni supprimer par rapport à ce qui y est contenu, il faut être extrêmement attentif à la moindre subtilité dans ses termes, conjonctions, déclinaisons, et tournures, et enfin, il faut être totalement conscient que rien n’y a été oublié, pas même le moindre petit détail. Ce qui y est exprimé l’est à dessein, ce qui n’y est pas exprimé l’est aussi. Ce qui n’y est pas dit est tout aussi important que ce qui y est dit, et n’est en aucun cas un oubli de Dieu. Les musulmans disent suivre la sounnah du prophète car elle apporte selon eux les détails que le Coran ne fournit pas, et traite des sujets qui selon eux le Coran ne traite pas. Or, c’est justement là où réside leur erreur, car le Coran contient tout et sur tout, et rien n’y a été omis. Mais, seuls ceux qui sont sous la guidée de Dieu le savent.
Nous n’avons rien omis d’écrire dans le Livre S6:V38
Quant aux autres, Dieu a érigé un voile impénétrable entre eux et le Coran, les empêchant de le comprendre correctement. Pour les musulmans, ce voile prend la forme de ce qu’ils appellent, à tort, la sounnah du prophète.
Quel pire injuste que celui à qui on a rappelé les versets de son Seigneur et qui en détourna le dos en oubliant ce que ses deux mains ont commis? Nous avons placé des voiles sur leurs cœurs, de sorte qu’ils ne comprennent pas (le Coran), et mis une lourdeur dans leurs oreilles. Même si tu les appelles vers la bonne voie, jamais ils ne pourront donc se guider. S18:V57
Quand on invite la plupart des musulmans à Dieu seul et au Coran seul, la plupart d’entre eux tournent le dos par répulsion, et demeurent accrochés à leur sounnah adorée, et à leurs idoles qu’ils chérissent plus que tout, à savoir le prophète Muhammad, ses compagnons, et leurs docteurs en religion.
Nous avons mis des voiles sur leurs cœurs, de sorte qu’ils ne le comprennent pas: et dans leurs oreilles, une lourdeur. Et quand, dans le Coran, tu évoques Ton Seigneur Seul, ils tournent le dos par répulsion. S17:V46
Voilà les associés ou les idoles des musulmans, voilà les gens qu’ils écoutent et qu’ils suivent en place d’Allah.
Car, ce que les faux croyants parmi les musulmans cherchent, ce n’est pas Dieu et la vérité, mais uniquement à perpétuer les croyances de leurs ancêtres et à cimenter leurs liens entre eux, en cherchant à se maintenir coûte que coûte dans leur communauté.
Et [Abraham] dit: «En réalité, c’est pour cimenter des liens entre vous-mêmes dans la vie présente, que vous avez adopté des idoles, en dehors d’Allah. Ensuite, le Jour de la Résurrection, les uns rejetteront les autres, et les uns maudiront les autres, tandis que vous aurez le Feu pour refuge, n’aurez pas de protecteurs. S29:V25
QUAND DÉMARRE LE MOIS DE RAMADAN?
Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous témoigne du mois, qu’il le jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre équivalent de jours. Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas pour vous la difficulté, afin que vous en complétiez le compte et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants! S2:V185
شَہۡرُ رَمَضَانَ ٱلَّذِىٓ أُنزِلَ فِيهِ ٱلۡقُرۡءَانُ هُدً۬ى لِّلنَّاسِ وَبَيِّنَـٰتٍ۬ مِّنَ ٱلۡهُدَىٰ وَٱلۡفُرۡقَانِۚ فَمَن شَہِدَ مِنكُمُ ٱلشَّہۡرَ فَلۡيَصُمۡهُۖ وَمَن ڪَانَ مَرِيضًا أَوۡ عَلَىٰ سَفَرٍ۬ فَعِدَّةٌ۬ مِّنۡ أَيَّامٍ أُخَرَۗ يُرِيدُ ٱللَّهُ بِڪُمُ ٱلۡيُسۡرَ وَلَا يُرِيدُ بِڪُمُ ٱلۡعُسۡرَ وَلِتُڪۡمِلُواْ ٱلۡعِدَّةَ وَلِتُڪَبِّرُواْ ٱللَّهَ عَلَىٰ مَا هَدَٮٰكُمۡ وَلَعَلَّڪُمۡ تَشۡكُرُونَ S2:V185
Dans le calendrier luni-solaire, les mois commencent à la nouvelle lune. Donc, “témoigner du mois“, pour les Anciens Arabes, est une tournure qui ne prête à aucune confusion et qui signifie pour eux: “observer ou témoigner de la nouvelle lune qui marque le début du mois“. Dans le cas de ce verset, il s’agit plus précisément de témoigner du début du mois de Ramadan, que les Anciens Arabes connaissaient aussi parfaitement, étant donné que c’est un mois qui fait partie de leur calendrier depuis des siècles.
Allah ne précise pas de quelle manière on devait “témoigner du mois“, ce qui suggère que cela peut se faire d’une quelconque manière que ce soit: en observant directement soi-même la nouvelle lune ou par tout autre moyen. Déjà à l’époque des Romains, c’est à dire bien avant l’Islam, les gens ne s’amusaient pas à observer la nouvelle lune par eux-mêmes. En effet, son observation était à la charge des fonctionnaires de l’Etat, qui une fois qu’ils l’avaient observée, l’annonçaient à l’ensemble de la population le jour des Calendes. Aujourd’hui, c’est encore plus facile, n’importe qui peut consulter par lui-même le site internet approprié pour récupérer, des années à l’avance, les dates de toutes les nouvelles lunes, à l’heure et à la minute près, sur la base de calculs astronomiques extrêmement précis effectués par la NASA. En réalité, peu importe le moyen de “témoigner du mois“, ce qui compte c’est avant tout la fiabilité de l’information. Vous pouvez donc très bien le faire simplement en vous fiant à une personne de confiance qui a consulté cette date pour vous, si vous avez du mal avec les nouvelles technologies ou si vous n’y avez pas directement accès.
Il est tout à fait logique que Dieu ne nous impose pas un moyen en particulier pour “témoigner du mois“. Ceci n’est ni un oubli de Sa part ni un manque de précision, étant donné que le Coran s’adresse à toutes les sociétés et à toutes les époques, et qu’il existe bien des manières différentes d’observer le début du mois en fonction de chacune d’entre elles, mais aussi en fonction des préférences de chacun. Mais, à cause de leur sounnah du prophète, les musulmans sont restés figés à l’époque qui s’y rapporte, inventant cette fausse règle qu’Allah n’a jamais légiférée, qui dit qu’il faut nécessairement observer la nouvelle lune à l’œil nu. En terme de fiabilité, on peut difficilement faire pire qu’avec cette méthode, et cela a pour conséquence que tous les ans les musulmans se couvrent de ridicule devant le monde entier, du fait qu’ils n’arrivent jamais à s’accorder sur la date du début du mois de Ramadan. Alors qu’avec la technologie dont on dispose aujourd’hui, on en connait le jour précis des siècles à l’avance.
Nul besoin d’observer la nouvelle lune à l’œil nu avec les moyens dont on dispose aujourd’hui. Pourtant, à cause de leur sounnah du prophète, les musulmans préfèrent se fier à l’observation d’un obscur imam du fond de sa cave ou perché en haut de son minaret.
En résumé, le jeûne du Ramadan commence à la nouvelle lune correspondant au mois de Ramadan luni-solaire du calendrier des Anciens Arabes. Vous n’avez même pas besoin de recalculer ce calendrier par vous-mêmes, étant donné que les experts s’en sont déjà chargés à votre place en recalculant tout le calendrier luni-solaire depuis l’époque antérieure à l’adoption du calendrier hégirien, et ceci sur la base des données de la NASA, et en tenant compte de toutes les corrections de calendrier opérées à diverses époques.
En vert le mois du Ramadan, et en jaune le mois intercalaire.
Si vous tenez malgré tout à compléter le calendrier ci-dessus par vous-mêmes, il vous suffit d’ajouter un mois intercalaire tous les 32 mois lunaires tel que cela est illustré dans le document suivant.
Sachez juste que le mois démarre à l’aube qui suit directement la nouvelle lune, et ceci, même si la nouvelle lune se produit juste quelques minutes avant l’aube. Par exemple, si la nouvelle lune se produit chez vous le 1er Octobre à 6:59 et que l’aube est à 7:00, alors le premier jour du mois démarre directement le 1er Octobre à 7:00, et non pas le lendemain à l’aube.
Cependant, étant donné le décalage horaire d’une région à l’autre du monde, il est impossible pour tous les habitants de la terre de démarrer le mois de Ramadan le même jour. Ce qui n’est pas un problème, car Allah nous a seulement prescrit de l’observer à partir de la nouvelle lune du mois de Ramadan correspondant à notre zone géographique. C’est d’autant plus inutile que le vrai Ramadan selon le Coran n’est pas censé être une fête communautaire, mais s’apparente plutôt à un acte individuel entre le croyant et son Dieu.
Ô vous qui avez cru! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous … Puissiez-vous atteindre la piété. Pendant un nombre compté de jours. Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre équivalent de jours […]. Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous témoigne du mois, qu’il le jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre équivalent de jours. Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas pour vous la difficulté, afin que vous en complétiez le compte et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants! S2:V183-185
يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ كُتِبَ عَلَيۡڪُمُ ٱلصِّيَامُ كَمَا كُتِبَ عَلَى ٱلَّذِينَ مِن قَبۡلِڪُمۡ لَعَلَّكُمۡ تَتَّقُونَ أَيَّامً۬ا مَّعۡدُودَٲتٍ۬ۚ فَمَن كَانَ مِنكُم مَّرِيضًا أَوۡ عَلَىٰ سَفَرٍ۬ فَعِدَّةٌ۬ مِّنۡ أَيَّامٍ أُخَرَۚ وَعَلَى ٱلَّذِينَ يُطِيقُونَهُ ۥ فِدۡيَةٌ۬ طَعَامُ مِسۡكِينٍ۬ۖ فَمَن تَطَوَّعَ خَيۡرً۬ا فَهُوَ خَيۡرٌ۬ لَّهُ ۥۚ وَأَن تَصُومُواْ خَيۡرٌ۬ لَّڪُمۡۖ إِن كُنتُمۡ تَعۡلَمُونَ شَہۡرُ رَمَضَانَ ٱلَّذِىٓ أُنزِلَ فِيهِ ٱلۡقُرۡءَانُ هُدً۬ى لِّلنَّاسِ وَبَيِّنَـٰتٍ۬ مِّنَ ٱلۡهُدَىٰ وَٱلۡفُرۡقَانِۚ فَمَن شَہِدَ مِنكُمُ ٱلشَّہۡرَ فَلۡيَصُمۡهُۖ وَمَن ڪَانَ مَرِيضًا أَوۡ عَلَىٰ سَفَرٍ۬ فَعِدَّةٌ۬ مِّنۡ أَيَّامٍ أُخَرَۗ يُرِيدُ ٱللَّهُ بِڪُمُ ٱلۡيُسۡرَ وَلَا يُرِيدُ بِڪُمُ ٱلۡعُسۡرَ وَلِتُڪۡمِلُواْ ٱلۡعِدَّةَ وَلِتُڪَبِّرُواْ ٱللَّهَ عَلَىٰ مَا هَدَٮٰكُمۡ وَلَعَلَّڪُمۡ تَشۡكُرُونَ S2:V183-185
Le version islamique basée sur les interprétations de la sounnah décrète que le jeûne du Ramadan doit nécessairement durer un mois lunaire complet. Mais est-ce vraiment ce que disent les versets ci-dessus? Le seul moyen de le savoir est de tout simplement les analyser minutieusement, sans rien y ajouter ni y enlever. Vous allez voir que non seulement il n’y a nul besoin de la sounnah pour avoir les détails de ce qu’Allah nous prescrit dans le Coran, mais que pire encore, cette soi-disant “sounnah du prophète” ne fait en réalité que déformer et contredire ce que dit vraiment le Coran.
Quand on lit “quiconque d’entre vous témoigne du mois, qu’il le jeûne“, on peut aussi bien en comprendre qu’il faut jeûner le mois de Ramadan en entier, que d’en jeûner uniquement une partie. Sur le plan de la pure logique, ces 2 compréhensions sont tout aussi valables l’une que l’autre, et aucune des 2 ne contredit vraiment le verset. Dans ce cas, laquelle faut-il retenir? Si on fait comme on a dit au départ et qu’on s’en tient donc strictement à ce que dit ce verset sans rien y ajouter ni y enlever, on ne peut alors écarter ni l’une ni l’autre de ces 2 interprétations, autrement on perdrait une partie du sens de ce verset. Par conséquent, la seule solution possible serait de retenir les 2 interprétations en même temps, ce qui revient à dire que ce verset nous offre en fait le choix de jeûner tout le mois de Ramadan en entier ou seulement un certain nombre de jours de ce mois. C’est donc à chacun de déterminer le nombre de jours de jeûne qu’il compte effectuer, et vous allez voir qu’en réalité, Allah nous fournit tous les détails, y compris la limite supérieure et inférieure de ce nombre de jours.
Commençons par combiner ces différents extraits que j’ai surlignés pour vous dans les versets ci-dessus:
“quiconque d’entre vous témoigne du mois, qu’il le jeûne!”
“Pendant un nombre compté de jours.“
“afin que vous en complétiez le compte“
Si les extraits ci-dessus voulaient vraiment dire qu’on doit jeûner le mois de Ramadan dans son intégralité, alors l’expression “Pendant un nombre compté de jours” n’aurait aucune raison d’être, étant donné qu’on sait déjà qu’on doit jeûner tout le mois de Ramadan en entier. D’autre part, si c’était un mois entier qu’on devait absolument jeûner, alors le verset ne dirait pas “afin que vous en complétiez le compte“ pour parler du nombre de jours à rattraper en cas d’incapacité, mais dirait tout simplement “afin que vous complétiez le mois“. En réalité, le “compte” dont il est question dans l’expression “afin que vous en complétiez le compte“ fait allusion au “nombre COMPTÉ de jours“, ce qui nous montre que c’est cette dernière expression qui correspond au nombre de jours qu’on doit jeûner.
“…vous atteindre la piété. Pendant un nombre compté de jours. Quiconque d’entre vous est …” S2:V183-184
En effet, ce n’est pas pour rien qu’Allah a mis cette expression dans une phrase qui lui est exclusivement consacrée, sans sujet ni verbe, ce qui interpelle. Cette tournure particulière a été délibérément choisie par Allah afin que la durée du Ramadan ne prête à aucune confusion possible.
L’expression ” أَيَّامً۬ا مَّعۡدُودَٲتٍ۬ “, qui signifie “nombre compté de jours“, indique que ce nombre est au minimum de 3, étant donné que la forme du mot “ أَيَّامً۬ا” s’applique à un nombre de jours supérieur ou égal à 3.
On retrouve exactement cette même expression pour désigner le nombre de jours de Hajj à effectuer:
Et invoquez Allah pendant un nombre compté de jours/ أَيَّامً۬ا مَّعۡدُودَٲتٍ۬. Ensuite, il n’y a pas de péché, pour qui se comporte en piété, à partir au bout de deux jours, à s’attarder non plus. Et craignez Allah. Et sachez que c’est vers Lui que vous serez rassemblés. S2:V203
Ce verset nous confirme bien que l’expression “nombre compté de jours” désigne forcément une durée supérieure ou égale à 3 jours, étant donné qu’Allah doit y ajouter une mention spéciale au cas où cette durée serait inférieure à 3 jours: “il n’y a pas de péché, pour qui se comporte en piété, à partir au bout de deux jours“. Mais, L’expression “nombre compté de jours” ne désigne pas pour autant un nombre en particulier, à savoir un nombre fixe pour tout le monde, étant donné que la l’expression “il n’y a pas de péché […] à s’attarder non plus” n’impose pas de limite supérieure à cette durée.
En ce qui concerne le Ramadan, le “nombre compté de jours” pour s’imposer le jeûne peut donc varier de 3 jours, étant donné que ” أَيَّامً۬ا مَّعۡدُودَٲتٍ۬ ” désigne un nombre supérieur ou égal à 3, jusqu’à 30 jours, à savoir la durée maximale d’un mois lunaire.
Ce n’est pas parce qu’Allah nous laisse la liberté de fixer nous-mêmes notre nombre de jours de jeûne, compris entre 3 et 30, que cela nous donne pour autant le droit de changer d’avis en cours de route, car Allah déteste ceux qui ne tiennent pas leurs engagements. Allah nous invite à fixer à l’avance le nombre de jour que l’on compte jeûner et de s’y tenir ensuite, quitte à rendre les jours au cas où on tomberait malade ou qu’on doive voyager.
[…] Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre équivalent de jours. Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le compte et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants! S2:V185
Par contre, Allah nous donne parfaitement le droit d’en modifier le nombre en cours de route, si c’est pour faire plus que ce sur quoi on s’était initialement engagé. En effet, on peut comprendre que certains puissent avoir peur de s’engager sur une durée trop longue, et par conséquent optent pour une durée plus courte afin d’être sûrs de pouvoir tenir leur engagement envers Allah … puis, au final, se rendent compte qu’ils pouvaient faire plus. Cela serait alors extrêmement frustrant pour eux s’ils n’avaient pas la possibilité de le faire, et c’est pour cela qu’Allah nous autorise, voire nous encourage, à faire plus si on le désire.
[…] Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est mieux pour lui […] S2:V184
Car, tous les efforts que l’on fait ne sont en fin de compte que pour nous mêmes, et nous profitent à la fois dans cette vie ici-bas et dans l’au-delà.
et qu’en vérité, l’homme n’obtient que [le fruit] de ses efforts; S53:V39
Quiconque fait de bonnes œuvres tout en étant croyant, on ne reniera pas son effort, et Nous le lui inscrivons [à son actif]. S21:V94
et que son effort, en vérité, lui sera présenté (le jour du Jugement). S53:V40
Mais vous allez voir qu’Allah est encore plus compatissant et magnanime, car tout ce que je viens de vous énoncer ne s’applique qu’à celui qui décide par lui-même de jeûner durant le mois de Ramadan. En réalité, Allah autorise ceux qui ne veulent pas jeûner du tout, alors qu’ils sont en parfaite capacité de le faire, à compenser le jeûne du Ramadan en nourrissant un pauvre pendant un certain nombre de jours allant de 3 à 30.
Ô vous qui avez cru! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous… Puissiez-vous atteindre la piété. Pendant un nombre compté de jours. Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre équivalent de jours. Et pour ceux qui peuvent l’endurer [et qui choisissent de ne pas le faire], ils doivent alors compenser en nourrissant un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est pour lui; mais il est mieux pour vous de jeûner; si seulement vous saviez! S2:V183-184
يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ كُتِبَ عَلَيۡڪُمُ ٱلصِّيَامُ كَمَا كُتِبَ عَلَى ٱلَّذِينَ مِن قَبۡلِڪُمۡ لَعَلَّكُمۡ تَتَّقُونَ أَيَّامً۬ا مَّعۡدُودَٲتٍ۬ۚ فَمَن كَانَ مِنكُم مَّرِيضًا أَوۡ عَلَىٰ سَفَرٍ۬ فَعِدَّةٌ۬ مِّنۡ أَيَّامٍ أُخَرَۚ وَعَلَى ٱلَّذِينَ يُطِيقُونَهُ ۥ فِدۡيَةٌ۬ طَعَامُ مِسۡكِينٍ۬ۖ فَمَن تَطَوَّعَ خَيۡرً۬ا فَهُوَ خَيۡرٌ۬ لَّهُ ۥۚ وَأَن تَصُومُواْ خَيۡرٌ۬ لَّڪُمۡۖ إِن كُنتُمۡ تَعۡلَمُونَ S2:V183-185
Ce verset a été outrageusement mal traduit par les traducteurs musulmans, lui faisant dire exactement le contraire de ce qu’il dit vraiment, alors que sa traduction ne prête pourtant à aucune confusion. Du fait de cette mauvaise traduction, bon nombre de musulmans sont poussés à mentir aux autres et à Dieu, en se proclamant inaptes afin d’échapper à l’obligation de jeûner, alors qu’Allah les autorise en fait à ne pas le faire à condition qu’ils nourrissent un ou des pauvre(s) en compensation. Et inversement, bon nombre de musulmans peuvent parfaitement le faire et ne le font pas, car ils croient que le fait de prendre des médicaments au quotidien les dispense du jeûne du Ramadan.
On peut nourrir un ou des pauvre(s) soit en versant de l’argent aux organismes caritatifs adéquats, soit en le faisant directement sur le terrain. Il est bien de combiner les deux: le faire de façon anonyme à travers les organismes caritatifs, car la charité anonyme est davantage récompensée par Allah (car on ne la fait que pour la seule Face d’Allah et personne d’autre n’est au courant de notre acte), et aussi en aidant ouvertement sur le terrain, car quand on est confronté à la misère on réalise mieux les bienfaits de Dieu sur nous, et le fait de le faire en public permet de montrer le bon exemple aux autres afin de les inciter eux aussi à aider les plus démunis, et enfin cela permet de donner un peu de soi-même aux plus fragilisés, qui ont besoin autant d’une aide matérielle, que de considération et de soutien psychologique.
Tout personne avec un niveau élémentaire en arabe vous confirmera que “وَعَلَى ٱلَّذِينَ يُطِيقُونَهُ ۥ فِدۡيَةٌ۬ طَعَامُ مِسۡكِينٍ۬” se traduit par “Et pour CEUX QUI PEUVENT l’endurer, ils doivent alors compenser en nourrissant un pauvre“, et non pas par l’inverse: “Et pour CEUX QUI NE PEUVENT PAS l’endurer, ils doivent alors compenser en nourrissant un pauvre“.
En effet ” يُطِيقُونَهُ ” est décliné du verbe “أطاق“, qui signifie: endurer, supporter
De plus, le fait de devoir “compenser” (فِدۡيَةٌ۬) nous confirme bien que ce verset parle bien de “ceux qui peuvent l’endurer” et qui choisissent tout de même de ne pas le faire. En effet, pourquoi Allah demanderait-il de compenser quoi que ce soit à quelqu’un qui n’est pas en mesure de jeûner et dont ce n’est pas la faute? Allah n’exige d’une âme que ce qui est en sa capacité, telle est la règle d’Allah qui s’applique en toute chose, y compris pour le jeûne du Ramadan.
Nous n’imposons à une âme que ce qui est dans sa capacité. Et auprès de Nous existe un Livre qui dit la vérité, et ils ne seront pas lésés. S23:V62
Allah n’impose à une âme que ce qui est dans sa capacité, […] S2:V286
L’enchaînement même des phrases dans ce verset nous confirme clairement que ceux qui sont désignés sont bien ceux qui peuvent jeûner ET qui choisissent de ne pas le faire.
[…] Et pour ceux qui peuvent l’endurer [et qui choisissent de ne pas le faire], ils doivent alors compenser en nourrissant un pauvre. […] mais il est mieux pour vous de jeûner; si seulement vous saviez! S2:V184
En effet, Dieu ne va pas insister en disant: “mais il est mieux pour vous de jeûner“, pour des gens qui n’ont de toute façon pas la capacité de le faire, et qui n’ont donc pas fait ce choix par eux-mêmes.
Cette mauvaise traduction des traducteurs musulmans est d’autant plus improbable que le vrai jeûne tel que prescrit par le Coran est en réalité accessible à tous, et qu’il n’y a en réalité personne sur terre “qui ne puisse pas l’endurer“. Je vous le démontrerai en détail plus loin dans cet article, mais il existe bien des façons de jeûner, et non pas une seule comme le pensent les musulmans. Donc, si le Coran ne traite pas le cas de ceux qui sont dans l’incapacité totale de jeûner, c’est tout simplement parce qu’il n’y a personne dans ce cas de figure. Ce qui nous amène à l’autre compréhension possible de cette expression que nous avons traduite dans une section précédente par “témoigner [de la nouvelle lune marquant le début] du mois“:
” […] Donc, quiconque d’entre vous témoigne du mois, qu’il le jeûne! […]” S2:V185
“Quiconque d’entre vous témoigne du mois” peut aussi se comprendre dans le sens “quiconque d’entre vous est vivant et conscient durant le mois, qu’il le jeûne“. Ce qui fonctionne aussi comme traduction étant donné, qu’effectivement, n’importe qui de vivant et de conscient, dans le sens: “qui n’est pas dans le coma“, durant le mois de Ramadan, peut en réalité le jeûner. Beaucoup de musulmans diabétiques ou qui sont sous médicaments ne font pas le Ramadan car selon leur interprétation issue de la sounnah, le jeûne doit être nécessairement un jeûne intégral de la boisson et des aliments. Alors qu’en réalité, Allah nous offre la possibilité de moduler l’intensité de notre jeûne et d’en varier les formes, ce qui offre la possibilité à tous de jeûner, quelle que soit leur condition physique. On reconnaît bien la justice d’Allah, car tous les rites d’Allah, que ce soit la Salat, le Ramadan, ou le Hajj, sont accessibles à tout le monde, et personne n’en est exclu, et encore moins ceux qui sont en situation de fragilité, et qui en donc encore plus besoin que les autres.
Bien que Dieu pardonne et accorde sa miséricorde même à ceux qui refusent de jeûner, en leur offrant la possibilité de compenser en nourrissant un ou des pauvre(s), Dieu recommande tout de même de le faire de notre plein gré, car jeûner renferme un énorme bienfait sur nous. En effet, cette pratique du déni de soi que représente le vrai jeûne selon le Coran, revient à renier une partie de notre propre injustice, excès, futilité, bestialité, afin d’accueillir la guérison de Dieu en nous. Le jeûne est donc le meilleur remède possible pour nous, et est un véritable don qu’Allah nous fait et non pas une contrainte, d’où l’insistance d’Allah.
Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours. Et pour ceux qui peuvent l’endurer [et qui choisissent de ne pas jeûner], ils doivent alors compenser en nourrissant un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est pour lui; mais il est mieux pour vous de jeûner; si vous saviez! S2:V18
NOURRIR UN OU DES PAUVRE(S)
Quand au fait de nourrir un pauvre, Allah dit que c’est pour compenser le fait de ne pas jeûner. Cette aide doit donc être proportionnelle au nombre de jours qu’on aurait jeûné si on avait opté pour ce choix. En prenant en compte que les jours de jeûne, nous ne prenons qu’un seul repas, celui du soir, compenser revient donc à payer 1 repas (et non pas 2) à un pauvre par jour qu’on aurait dû jeûner. Sachez que ce qui est désigné par “pauvre”, ne concerne pas seulement ceux qui sont pauvres sur le plan matériel, mais tous les nécessiteux de façon générale, y compris, ceux qui sont en situation de détresse sociale, et qui ont rarement l’occasion de manger un vrai bon repas fait avec amour, ou ceux qui sont isolés, et auraient grand besoin de partager un repas avec d’autres gens.
Quant au détail de ce qu’est un repas, Allah nous demande de donner ce qui correspond au repas moyen acceptable selon nos propres critères.
O les croyants! Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées et des récoltes que Nous avons fait sortir de la terre pour vous. Et ne vous tournez pas vers ce qui est vil pour en faire dépense. Ne donnez pas ce que vous-mêmes n’accepteriez qu’en fermant les yeux! Et sachez qu’Allah n’a besoin de rien et qu’Il est digne de louange. S2:V267
Pour mettre en œuvre cette compensation, vous avez donc la possibilité de délivrer ce repas en main propre au(x) pauvre(s) de votre choix, ou de payer le prix équivalent en passant par un organisme de charité. Si par exemple, le prix d’un repas moyen qu’on considère comme acceptable pour nous est de 15 euros, alors nous devons payer autant de fois cette somme que de jours qu’on aurait dû jeûner, soit par exemple 10 x 15 = 150 euros si on comptait jeûner 10 jours. Comme, je vous l’ai expliqué plus haut, vous avez aussi bien la possibilité d’aider en donnant de votre personne, qu’à travers un organisme de charité, le mieux étant de combiner les deux. Pour ceux qui ont des moyens limités, aider les pauvres peut aussi se traduire en donnant de soi-même, soi en participant à des maraudes, ou en se portant bénévole dans un organisme caritatif, ou en visitant des personnes en détresse, ou en les invitant chez soi… etc.
De façon générale, Allah nous encourage à la générosité, car nos âmes sont par nature avares. Or, celui qui est avare n’est avare qu’envers lui-même, car Allah est Le Riche, et n’as pas besoin de nous, alors que nous sommes les pauvres, et nous avons besoin de Lui.
Dis: «Si c’était vous qui possédiez les trésors de la miséricorde de mon Seigneur, vous lésineriez, certes, de peur de les dépenser. Et l’homme est très avare! S17:V100
Vous voilà appelés à faire des dépenses dans le chemin d’Allah. Certains parmi vous se montrent avares. Quiconque cependant est avare, l’est à son détriment. Allah est le Riche alors que vous êtes les pauvres. Et si vous vous détournez, Il vous remplacera par un peuple autre que vous, et ils ne seront pas comme vous. S47:V38
C’est pourquoi Allah nous invite à aider plus d’une personne si cela est dans nos moyens, car cela nous aide à lutter contre notre propre avarice envers nous-mêmes, et aussi parce qu’Allah multiplie au centuple toutes nos aides, aussi bien dans cette vie ici-bas que dans l’au-delà.
Ceux qui dépensent leurs biens dans le sentier d’Allah ressemblent à un grain d’où naissent sept épis, à cent grains l’épi. Car Allah multiplie la récompense à qui Il veut et la grâce d’Allah est immense, et Il est Omniscient. S2:V261
Mais, aider ceux qui en ont besoin durant le mois de Ramadan ne doit pas être exclusif à ceux qui ont opté pour ne pas jeûner. Car, Dieu recommande, de façon générale, de faire plus, et ceci de notre propre gré. Dieu nous invite donc à aider un ou des “pauvre(s)” en plus du fait de jeûner, sachant que tout ce que nous avançons, nous ne l’avançons que pour nous-mêmes, et nous le retrouverons dans cette vie ici-bas et dans l’autre vie, la vie éternelle auprès d’Allah.
[…] Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est pour lui; […] S2:V184
Ainsi, avec cette recommandation, tout le monde est gagnant: en jeûnant on se fait du bien à nous-mêmes, et en nourrissant (sous forme d’aliments ou de don de soi, ou les 2) une ou des personne(s) démunie(s), on fait également du bien aux autres. Ce qui permet aux gens les plus fragilisés de mieux manger durant le mois de Ramadan, et de trouver un soutien morale et psychologique… puissent-ils être reconnaissants envers Dieu et se tirer définitivement d’affaire par la même occasion.
[…] Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas pour vous la difficulté, afin que vous en complétiez le compte et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants! S2:V185
La tournure que Dieu utilise: “Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas pour vous la difficulté”, montre à quel point Allah veut nous rendre les choses faciles. En disant 2 fois la même chose, mais différemment, Allah nous montre qu’à travers le jeûne du Ramadan, le but n’est pas de nous imposer quoi que ce soit ou de nous mettre dans la difficulté, comme cela est bien souvent le cas avec le Ramadan islamique issue de la soi-disant sounnah du prophète. L’objectif est plutôt de donner l’opportunité à chacun d’obtenir un bienfait et une guérison de Sa part de la manière la plus facile qui soit en fonction de chaque individu. Chacun est donc libre de décider des efforts qu’il est prêt à mettre en fonction de ses propres dispositions et attentes, et Dieu ne reniera aucun de nos efforts et accordera son bienfait à tous en fonction de ce qu’on y a consenti.
Quiconque fait de bonnes œuvres tout en étant croyant, on ne reniera pas son effort, et Nous le lui inscrivons [à son actif]. S21:V94
L’ÉGAREMENT LIÉ À LA “SOUNNAH DU PROPHÈTE“
[…]. Et pour ceux qui peuvent l’endurer (et non pas pour ceux qui ne peuvent pas l’endurer) ils doivent alors compenser en nourrissant un pauvre. […] S2:V184
Comme nous venons de le voir, il est tout bonnement inconcevable qu’on puisse traduire un verset aussi évident que celui-là par exactement son contraire. Si vous prenez toutes les traductions disponibles dans le monde, dans toutes les langues possibles, vous n’en trouverez aucune avec la bonne traduction. Pourtant, ce verset est écrit dans un arabe élémentaire et la façon dont il est tourné ne prête à aucune confusion. Si cela nous indique bien une chose, c’est que la raison de cette mauvaise traduction ne peut en aucun cas être de nature linguistique, mais ne peut avoir pour seule origine qu’une mauvaise interprétation. En effet, les musulmans du monde entier, aussi experts soient-ils, ont pour consensus de ne pas chercher à comprendre par eux-mêmes ce qui est écrit noir sur blanc dans le Coran, mais de passer obligatoirement par la sounnah du prophète pour en trouver la bonne interprétation. Et c’est du fait de la mauvaise interprétation de la sounnah, que les traducteurs musulmans du monde entier ont traduit ce verset par exactement son inverse. Or, Allah nous invite à raisonner et à méditer directement sur qu’Il a fait descendre, c’est à dire le Coran, et ceci en usant de notre propre intelligence et raisonnement.
Nous l’avons fait descendre, un Coran en [langue] arabe, afin que vous raisonniez. S12:V2
[Voici] un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent! S38:V29
Allah nous demande de suivre seulement ce qu’Il a fait descendre, à savoir le Coran, et non pas de suivre ce qu’Il n’a pas fait descendre, à savoir la sounnah.
Ces livres ne sont pas ce qu’Allah à fait descendre, ce ne sont donc pas ces livres que vous devez suivre.
Suivez ce qui vous a été descendu venant de votre Seigneur et ne suivez pas d’autres alliés que Lui. Mais vous vous souvenez peu. S7:V3
Et voici un Livre (le Coran) béni que Nous avons fait descendre, suivez-le donc et soyez pieux, afin de recevoir la miséricorde S6:V155
[…] Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. S5:V45
Voilà ce qu’Allah a fait descendre, et qu’Il nous enjoint de suivre en exclusivité. Ceux qui ont besoin de la sounnah pour comprendre le Coran, passent à côté du vrai sens des versets du Coran.
Venez donc à la voie d’Allah et celle de son prophète Muhammad, qui est précisément la voie à laquelle je vous invite, moi l’ultime messager de Dieu, YS. Dieu m’a chargé de vous exposer clairement ses versets, comme je l’ai fait de manière explicite tout au long de cet article, afin que vous réfléchissiez.
Et lorsqu’on leur dit: «Venez vers ce qu’Allah a fait descendre et vers le Messager», tu vois les hypocrites s’écarter loin de toi. S4:V61
(Nous avons envoyés les messagers) avec des preuves évidentes et des livres saints. Et vers toi, Nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a fait descendre pour eux et afin qu’ils réfléchissent. S16:V44
Je ne suis pas en train d’inventer une nouvelle voie, ma propre voie, différente de celle du prophète Muhammad. Mais bien au contraire, je suis en train de rétablir la vraie sounnah du prophète, à savoir la Sounnah d’Allah, à savoir la vraie Loi du Coran. Car, la Loi d’Allah ne change jamais, et c’est la même Loi qu’Allah a prescrite à Adam, Noé, Abraham, Moïse, Jésus, Muhammad …et c’est cette même Loi qu’Allah m’a prescrite à moi, l’ultime messager YS, et que je partage avec vous.
Telle est la Sounnah d’Allah appliquée aux générations passées. Et tu ne trouveras jamais de changement à la Sounnah d’Allah. S48:V23
Autrefois le verset suivant s’appliquait au peuple de Muhammad, pollués par toutes les fausses règles inventées par leurs ancêtres. Aujourd’hui, ce même verset s’applique désormais pleinement aux musulmans, juifs, et chrétiens, car eux aussi suivent les règles inventées de leurs ancêtres, plutôt que ce Dieu a fait descendre. Dieu nous commande de suivre notre raison et non pas nos envies. Mais, les gens des “religions” suivent aujourd’hui leurs passions pour leurs prophètes, ancêtres, communautés, traditions, au lieu de suivre leur raison, en réalisant l’égarement de leurs “religions”, et en ralliant la voie de Dieu Seul et de ses Ecritures, seule voie de salut possible.
Juge alors parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu’ils ne tentent de t’éloigner d’une partie de ce qu’Allah t’a révélé. Et puis, s’ils refusent (le jugement révélé) sache qu’Allah veut les affliger [ici-bas] pour une partie de leurs péchés. Beaucoup de gens, certes, sont des pervers. S5:V49
Autrefois, le verset suivant s’appliquait aux juifs et aux chrétiens, qui bien qu’ils avaient avec eux la Torah et l’Evangile, ne les suivaient pas mais suivaient plutôt les fausses règles inventées de leurs ancêtres, comme le Talmud, présenté comme la tradition rabbinique de l’enseignement oral de Moïse, ou toutes les autres fausses règles inventées par l’Eglise Catholique Romaine. Mais, ce verset s’applique aujourd’hui pleinement aux musulmans, en plus des juifs et des chrétiens, car ils se trouvent exactement dans la même situation: les musulmans ont le Coran à 100% intact entre leurs mains, et pourtant ils ne le suivent pas, mais suivent à la place la tradition de leurs ancêtres, la soi-disant sounnah du prophète, qui ne fait que mentir sur Allah, sur le Coran, et sur son noble prophète Muhammad.
Dis: «O gens du Livre (musulmans y compris), vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la Thora et à l’Evangile et à ce qui vous a été descendu de la part de votre Seigneur (le Coran).» Et certes, ce qui t’a été descendu de la part de ton Seigneur va accroître beaucoup d’entre eux en rébellion et en déni et incrédulité. Ne te tourmente donc pas pour les gens qui nient. S5:V68
Comme vous avez pu le voir de façon concrète depuis le début de cet article, une telle approche qu’est celle des musulmans, les conduit non seulement à déformer et à limiter le sens des versets du Coran, mais pire encore à leur faire dire exactement l’inverse de ce qu’ils disent vraiment. Qui d’autre que le Diable pour vouloir l’exact opposé de ce que Dieu prescrit? Cela devrait être pour vous un sérieux indicateur pour deviner celui qui se cache réellement derrière la soi disant sounnah du prophète. Dieu ayant protégé le Coran contre toute altération, le Diable n’a pas pu l’altérer comme il a pu le faire avec la Torah et l’Evangile, dont il ne nous reste aujourd’hui que des bribes dans ce qu’on appelle l’Ancien et le Nouveau Testament. Le Diable n’a alors pas eu d’autres choix que d’ériger une couche déformante autour du Coran, et rien de mieux que de l’attribuer au prophète Muhammad afin de lui donner le maximum de crédit. Or, cette sounnah ne peut en aucun cas être issue du prophète Muhammad, car le prophète ne peut pas dire l’inverse de ce que dit le Coran. Ce que je vous ai illustrée de façon concrète à de nombreuses reprises à travers cet article, et que je n’ai pas fini de vous illustrer. En effet, les “erreurs” de la sounnah ne portent pas sur de petits détails, mais carrément sur les piliers mêmes de la religion, tels que le Ramadan, le Hajj, la Salat, la Zakat, la profession de foi, le calendrier selon Allah … etc. Aujourd’hui, la très grande majorité des musulmans ne connaissent le Coran qu’à travers le prisme de la sounnah du prophète, qui est en réalité et à proprement parler, la sounnah du Diable. Et quant aux non musulmans, ils partagent cette même fausse image d’Allah et du Coran que leur en donne les musulmans. Le Diable a donc parfaitement réussi son coup, qui était d’ériger une barrière infranchissable entre l’ensemble des gens et le Coran, les empêchant ainsi d’accéder à Allah et de connaître ses vrais préceptes.
MUAWIYA, LE VÉRITABLE PÈRE DE LA “SOUNNAH DU PROPHÈTE“
Ce n’est pas pour rien que tout au long de sa mission, le prophète Muhammad avait formellement interdit à la fois l’écriture, la distribution, et l’usage des hadiths, et que les 4 califes bien guidés qui lui ont succédé en ont fait exactement de même. Il n’y a que sous le règne de Muawiya, dont la conversion a l’islam avait à l’époque suscité bien des doutes, que les hadiths ont commencés à foisonner, et surtout les hadiths fabriqués de toutes pièces. Tout comme Paul de Tarse, qui était passé du statut de pire ennemi de Jésus à celui de son plus grand représentant, faisant circuler sur lui les plus des grands mensonges, notamment qu’il était Dieu Lui-Même ou le fils de Dieu, Muawiya a suivi une trajectoire similaire avec le prophète Muhammad.
Muʿawiya Ier (Muawiya) ou ʾAbū ʿAbd Ar-Raḥmān Muʿāwiya ibn ʾAbī Sufyān (en arabe : أبو عبد الرحمن معاوية بن أبي سفيان), né en 602 à La Mecque et mort en 680 à Damas, est le premier calife et roi omeyyade. Il est le fils de ʾAbū Sufyān ibn Ḥarb, l’un des plus farouches adversaires du prophète de l’islam, Mahomet, devenu ensuite un de ses compagnons après sa conversion.
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mu%CA%BFawiya_Ier
En effet, Muawiya était le fils de Abu Sufyan ibn Ḥarb, chef de la plus puissante tribu chez les Anciens Arabes, les Quraychs. Abu Sufyan ibn Ḥarb était considéré comme l’un des ennemis les plus acharnés du prophète Muhammad avec Abu Jahl, et Muawiya a tout naturellement suivi les pas de son père.
Abu Sufyan ibn Harb (أَبُو سُفيَان بن حَرب ) est l’un des plus éminents dirigeants de la tribu quraychite. Cousin éloigné de Mahomet, il fut longtemps un de ses adversaires les plus acharnés avec Abu Jahl. Puis, il embrassa l’islam lors de la conquête de la Mecque en 630 et décéda en 652. Il est le petit-fils d’Umayya et le père du premier calife omeyyade, Mu`âwîya.
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Abu_Sufyan_ibn_Harb
Inutile de vous dire le chamboulement que cela a créé quand Muhammad a brisé le système tribal des Anciens Arabes, en redistribuant totalement les cartes grâce à l’enseignement du Coran. Muawiya, longtemps promis à succéder à son père à la tête de la plus puissante tribu des Anciens Arabes, les Quraychs, s’est vu tout d’un coup brisé son rêve de succession, et c’est donc sans surprise qu’il s’est converti à l’islam une fois que le prophète avait définitivement obtenu la suprématie sur les païens, et dont Muawiya était alors l’un des plus éminents représentants. Son ambition était à peine cachée, et c’est de nouveau sans surprise que Muawiya a fait des pieds et des mains jusqu’à obtenir le poste de gouverneur de Damas, d’où il a pu tranquillement organiser son coup d’état pour récupérer de force le pouvoir central. Muawiya a été ensuite celui qui a créé la première grande discorde au sein de la jeune communauté musulmane, en refusant de prêter allégeance à Ali, successeur de Uthman, alors même qu’Ali faisait l’unanimité au sein de la communauté des croyants.
Muʿawiya, qui se convertit à l’islam avec sa famille lors de la conquête de La Mecque en 630, devient scribe du Prophète et combat aux côtés des musulmans. Sous ʿUṯmān ibn ʿAffān, Muʿawiya est nommé gouverneur de Syrie. Il refuse ensuite de prêter allégeance à Ali ibn Abi Talib, successeur de ʿUṯmān, déclenchant la Première Fitna (la première grand discordance). Après la bataille de Siffin (657), Ali accepte un arbitrage entre eux.
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mu%CA%BFawiya_Ier
Muawiya a alors continué de tisser sans relâche sa toile jusqu’à obtenir à Jérusalem l’allégeance d’une assemblé de chefs arabes secrètement à sa solde, afin de donner plus de crédit à ses prétentions à devenir calife. La même année, il a commandité l’assassinat de son grand rival Ali Ibn Abi Talib par les Kharidjites, à travers ce qu’on pourrait appeler aujourd’hui un assassinat sous faux drapeau (false flag). En effet, afin que son implication dans l’assassinat de Ali Ibn Abi Talib ne soit pas trop visible, il aurait demandé aux Kharidjites de mener une fausse tentative d’assassinat contre lui, tentative à laquelle il a évidemment “miraculeusement” survécu. Mais toujours loin d’obtenir l’unanimité chez les musulmans, qui étaient tout sauf dupes de son imposture, Muawiya a fini par prendre le pouvoir quasiment par la force, en avançant à la tête d’une importante armée sur Koufa (qu’Ali avait érigée auparavant comme capitale) pour forcer ses habitants à le choisir en tant que calife au lieu de Al-Ḥasan ibn Ali, fils de Ali … ce dernier qu’il a d’ailleurs fini par également faire assassiner, et qui plus est, de façon extrêmement sordide! Il se fait alors proclamer calife et fonde le Califat Omeyyade, avec Damas pour capitale (et non pas Médine, la ville du prophète), son ancien quartier général à partir duquel il avait lancé sa reconquête du pouvoir après avoir obtenu le poste de gouverneur de Damas.
Fondation du Califat omeyyade
Dès l’année 660, Muʿawiya obtient l’allégeance (bayʿa) d’une assemblée de chefs arabes à Jérusalem. En 661, les kharidjites assassinent ʿAlī. Muʿawiya aurait dû être assassiné également au moment où il était en prière, mais il ne fut que blessé. À la suite de cette tentative avortée, il fit construire la première maqsura, de manière à pouvoir prier en sécurité. La même année, Muʿawiya, à la tête d’une force importante, marche sur Koufa (que ʿAlī avait érigée auparavant comme capitale) et convainc ses habitants de le choisir en tant que calife au lieu de Al-Ḥasan ibn Ali, fils de ʿAlī.
Hassan ne disposant pas de forces militaires, il décide de contracter un traité avec Mu’awiya, lequel ne respecta pas les conditions émises.
Muʿawiya n’a plus aucun obstacle devant lui et se fait proclamer calife en 661, fondant ainsi le Califat omeyyade, avec Damas comme capitale.
Selon Tabari, peu de temps après son abdication, Al-Hasan meurt empoisonné par l’une de ses femmes (Asmâ) sous les directives de Muʿawiya qui lui promet en échange de la marier à son fils Yazīd. Cependant, ce récit est sujet à polémique parmi quelques oulémas sunnites.
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mu%CA%BFawiya_Ier
En prenant la tête de ce qui va devenir la dynastie des Omeyyades, Muawiya a tout de suite verrouillé le pouvoir en plaçant tous les membres de sa famille à des postes clés, et en réprimant toute révolte par le sang. Il se lance alors dans une série d’offensives militaires, alors qu’avant lui, toutes les guerres menées par les musulmans étaient exclusivement défensives.
Allah interdit toute guerre d’agression, et n’autorise la guerre qu’en cas de légitime défense. Muawiya a été le premier calife à mener des guerres d’agression contre grand nombre de territoires, violant ouvertement l’interdiction du Coran.
Muawiya réalise alors enfin son rêve, en créant son propre empire Islamique inspiré de l’empire Romain qu’il prend ouvertement pour modèle. Il demeurera dans l’histoire comme étant celui qui a créé la première grande dissension au sein de l’islam, étant à l’origine de la division irréconciliable à ce jour entre les sunnites et les chiites. Muawiya a également développé autour de lui-même un véritable culte de la personnalité, qu’il a stratégiquement étendu à la personne du prophète Muhammad, dans l’unique but de donner plus d’importance aux hadiths. Car, jusqu’au règne de Muawiya, les hadiths étaient encore complétement proscrits et leur usage était plus que marginal, et c’est Muawiya qui les a non seulement rendus populaires, mais a également commandité la fabrication d’un grand nombre d’entre eux, notamment par l’entremise d’un certain Abou Hourayra. Ceci, afin de s’en servir pour ses propres intérêts et consolider son pouvoir politique, et pour façonner de toutes pièces, et selon ses propres aspirations, une nouvelle religion d’état, à l’image des autres empires.
Le Califat omeyyade étant vaste, Muʿawiya Ier s’appuie sur ses alliés, notamment Ziyād ibn ʾAbī Sufyān, son « frère adoptif », nommé gouverneur d’Irak et qui mate la rébellion de Ḥuǧr ibn ʿAdiyy à Koufa. La suite du règne de Muʿawiya Ier est marquée par une stabilité politique et une rapide expansion territoriale, avec la conquête de la Crète, ainsi qu’une partie de l’Afrique du Nord, où est fondée la ville de Kairouan, et de l’Asie centrale (Kaboul, Boukhara, Samarcande). Chios et Smyrne sont conquises en 672, et une base est établie à Cyzique. En 674, son fils Yazīd assiège Constantinople, sous le règne de Constantin IV, mais est repoussé par l’utilisation du feu grégeois. Le calife, qui vit la totalité de sa flotte se réduire en cendres, accepta de restituer les îles de la Méditerranée, et aussi de payer un tribut annuel à Constantinople.
Muʿawiya Ier embellit grandement la ville de Damas, la voulant semblable à Rome. Il développe également une cour capable de rivaliser avec la cour byzantine, et étend les frontières du Califat, allant jusqu’à assiéger Constantinople. Il est également crédité par de nombreux sunnites du sauvetage du monde musulman des dissensions qui suivirent la Première Fitna, contrairement aux chiites qui lui reprochent d’être l’instigateur principal de la guerre civile, d’affaiblir et diviser les musulmans, de faire couler le sang de la famille du Prophète, voire de développer un culte de la personnalité.
Cependant, de nombreux oulémas sunnite lui reproche d’avoir institué une sunna, une tradition, qui consisterait à maudire Ali du haut des minbars (chaires) afin d’asseoir la légitimité de son pouvoir et celui des Banu Umayya au détriment de la famille du Prophète, les Banu Hashim.
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mu%CA%BFawiya_Ier
Attaque du Califat Islamique contre Chypre
Avant Muawiya, les califes étaient tous élus par concertation collective, l’équivalent de la démocratie d’aujourd’hui. Et c’est Muawiya, une fois devenu calife, qui a aboli cette pratique équitable pour instaurer le principe d’une transmission héréditaire. Les musulmans ne lui pardonneront d’ailleurs jamais d’avoir installé son fils Yazid sur le trône pour lui succéder.
Il substitua au système de l’élection, qui avait prévalu jusque-là lors de la désignation d’un nouveau calife, le principe d’une transmission héréditaire. C’est un des principaux reproches qui lui sont adressés dans la tradition musulmane : avoir substitué au califat un système proche de la royauté (« mulk » en arabe), bien que ni lui ni ses successeurs n’aient jamais employé le titre de « malik » (roi). Vers la fin de sa vie, en 679, il prépara soigneusement la chose et fit prêter serment d’allégeance à son fils Yazid, après avoir procédé à des consultations, où son pouvoir de persuasion fit merveille.
La chose finit pourtant par engendrer des troubles, tant sous le califat de Yazid qu’après sa mort.
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mu%CA%BFawiya_Ier
Demandez-vous comment un personnage aussi abjecte que Muawiya puisse être dépeint dans les hadiths de manière aussi élogieuse, et présenté comme étant le “chouchou” du prophète Muhammad. La réponse à cette question est que Muawiya est tout simplement le véritable père des hadiths, ce qu’on appelle aujourd’hui à tort la sounnah du prophète. Cela ne vous étonnera donc pas de voir toutes les contradictions manifestes de la soi-disant sounnah du prophète avec le Coran, car le Diable n’a fait que se servir de ce grand criminel qu’était Muawiya, et du grand forgeur de mensonge qu’était Abou Hourayra, pour instaurer les hadiths comme outil indispensable à l’interprétation du Coran.
Les califes Omeyyade sont ces califes qu’on dit au dessus de la loi divine, car ils la fabriquent selon leurs propres aspirations.
Allah veut aujourd’hui restaurer, à travers son ultime messager YS que je suis, toute la vérité sur ce qui s’est vraiment passé à la suite du prophète Muhammad. Allah veut réhabiliter le prophète Muhammad de tous les mensonges que la sounnah qui usurpe son nom lui a attribués, et rétablir sa vraie loi du Coran qui a été remplacée depuis maintenant plus de 1400 ans par celles des hadiths. Allah veut désigner qui sont les vrais coupables, à savoir en premier lieu Muawiya et son complice Abou Hourayra, les vrais pères de la soi-disant sounnah du prophète. Visiblement, tous les traîtres dont faisaient partie Paul de Tarse, Muawiya, et Abou Hourayra, étaient unanimement basés à Damas, d’où ils érigeaient leurs complots contre La Vérité d’Allah et Ses messagers qu’était Muhammad et Jésus. C’est de Damas que sont partis ces 2 mensonges odieux forgés contre Jésus et Muhammad, et qui ont défiguré à jamais le Christianisme et l’Islam originels pour en faire les sectes du Diable qu’elles sont devenues aujourd’hui. Et c’est de Damas que Dieu va maintenant mettre fin à plus de 2 millénaires de mensonges et rétribuer les traitres une bonne fois pour toute. En effet, depuis maintenant presque une décennie, Damas bouillonne et Dieu focalise toutes les attentions sur cette ville, car c’est de cette ville que partira le conflit mondial qui scellera le sort de tous les traîtres, sectaires, associateurs, et idolâtres. Là où le mensonge a commencé, là ou il se terminera, là où les traitres sont nés, là où ils seront enterrés.
En ce qui concerne le rite du Ramadan en lui-même, vous allez voir, une fois de plus et sans surprise, que la version islamique basée sur la sounnah déforme ce que dit vraiment le Coran et en occulte une partie, rendant sa pratique plus difficile tout en étant moins profitable. Voici dans un premier temps la traduction islamique consensuelle:
On vous a permis, la nuit d’aṣ-Ṣiyām (jeûne), d’avoir des rapports avec vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Allah sait que vous aviez clandestinement des rapports avec vos femmes. Il vous a pardonné et vous a graciés. Cohabitez donc avec elles, maintenant, et cherchez ce qu’Allah a prescrit en votre faveur; mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées. Voilà les lois d’Allah: ne vous en approchez donc pas (pour les transgresser). C’est ainsi qu’Allah expose aux hommes Ses enseignements, afin qu’ils deviennent pieux! S2:V187
أُحِلَّ لَڪُمۡ لَيۡلَةَ ٱلصِّيَامِ ٱلرَّفَثُ إِلَىٰ نِسَآٮِٕكُمۡۚ هُنَّ لِبَاسٌ۬ لَّكُمۡ وَأَنتُمۡ لِبَاسٌ۬ لَّهُنَّۗ عَلِمَ ٱللَّهُ أَنَّڪُمۡ كُنتُمۡ تَخۡتَانُونَ أَنفُسَڪُمۡ فَتَابَ عَلَيۡكُمۡ وَعَفَا عَنكُمۡۖ فَٱلۡـَٔـٰنَ بَـٰشِرُوهُنَّ وَٱبۡتَغُواْ مَا ڪَتَبَ ٱللَّهُ لَكُمۡۚ وَكُلُواْ وَٱشۡرَبُواْ حَتَّىٰ يَتَبَيَّنَ لَكُمُ ٱلۡخَيۡطُ ٱلۡأَبۡيَضُ مِنَ ٱلۡخَيۡطِ ٱلۡأَسۡوَدِ مِنَ ٱلۡفَجۡرِۖ ثُمَّ أَتِمُّواْ ٱلصِّيَامَ إِلَى ٱلَّيۡلِۚ وَلَا تُبَـٰشِرُوهُنَّ وَأَنتُمۡ عَـٰكِفُونَ فِى ٱلۡمَسَـٰجِدِۗ تِلۡكَ حُدُودُ ٱللَّهِ فَلَا تَقۡرَبُوهَاۗ كَذَٲلِكَ يُبَيِّنُ ٱللَّهُ ءَايَـٰتِهِۦ لِلنَّاسِ لَعَلَّهُمۡ يَتَّقُونَ S2:V187
QUAND DÉMARRER ET ROMPRE LE JEÛNE?
mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit S2:V187
On pourrait penser que ce verset est suffisamment simple pour que pour une fois les traducteurs musulmans ne se trompent pas dans sa traduction. Mais, ce point précis va vous illustrer de façon concrète comment la sounnah érige un voile impénétrable entre les musulmans et le Coran, qui les empêche de bien comprendre le Coran, même dans les choses les plus simples. Selon la sounnah, le jeûne démarre au Fajr, c’est à dire à l’aube, et se termine au Maghrib, à savoir au coucher du soleil. Mais seulement voilà… Où est-ce que vous voyez que ce verset parle de Maghrib (مَغۡرِبُ)?
“[…] Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la NUIT (ٱلَّيۡلِ) S2:V187
La véritable prescription du Coran parle d’observer le jeûne jusqu’à LA NUIT, et non pas jusqu’au MAGHRIB. Or, la nuit ne démarre pas immédiatement au coucher du soleil, mais il existe une phase intermédiaire appelée “crépuscule” qui précède le début de la nuit. Cela paraît d’autant plus logique d’observer le jeûne jusqu’à la nuit, étant donné qu’on le démarre à l’aube. Tout comme il aurait été logique d’observer le jeûne jusqu’au coucher du soleil, si le Coran avait prescrit de le démarrer au lever du soleil, ce qui n’est pas le cas. Il y a une logique évidente là dedans, mais ceux qui suivent la sounnah ont perdu toute logique depuis bien longtemps. Je ne cesse de vous illustrer cela de façon concrète depuis le début de cet article, en espèrent que cela crée un vrai déclic dans tout le monde musulman, et que les musulmans sincères rallient enfin la religion exclusive au Coran à Allah, suivant la doctrine exemplaire d’Abraham, qui est en réalité la vraie voie qu’enseignait le prophète Muhammad.
Le jeûne commence à l’aube et se termine symétriquement au crépuscule… Rien de plus logique!
Selon les experts scientifiques du domaine, il existe 3 phases de crépuscule et 3 phases d’aube, appelées “civile“, “nautique“, et “astronomique“.
C’est au début de l’aube nautique qu’on retrouve les termes exactes utilisés dans le Coran: “jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit“, à savoir les premiers rayons de lumières perceptibles à l’horizon.
L’aube astronomique est le moment après lequel le ciel n’est plus complètement noir, qui commence formellement au moment où le Soleil est à 18° sous l’horizon au matin; les lueurs de l’aube ne sont pas encore perceptibles à l’œil nu mais, pour les astronomes, les objets lointains ne sont plus visibles ;
L’aube nautique est le moment à partir duquel il y a assez de lumière pour que l’horizon et certains objets soient identifiables, que l’on définit formellement comme le moment à partir duquel le Soleil est à 12° sous l’horizon au matin ; les premières lueurs de l’aube peuvent alors être discernées ;
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Aube_(temps)
Symétriquement, c’est à la fin du crépuscule nautique que les derniers rayons de lumière sont perceptibles à l’horizon:
Le crépuscule nautique est la période où le centre du Soleil est situé entre 6° et 12° sous l’horizon. Par temps clair, sa fin marque la fin du « crépuscule visible » et le début de la nuit perceptible.
Il s’agit du moment où les étoiles de deuxième grandeur deviennent visibles ; en même temps, en mer, la ligne d’horizon est toujours visible permettant ainsi de faire un point astronomique avec les étoiles. À la fin de cette période, en soirée, ou à son début, en matinée, les dernières ou premières lueurs peuvent être discernées dans la direction du Soleil.
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9puscule#Cr%C3%A9puscule_civil
Pour déterminer le début et la fin du jeûne, inutile de vous référer à un de ces obscurs calendriers des horaires de la prière publié par telle ou telle mosquée. Il vous suffit de vous rendre sur le site météo adéquat et vous aurez ces horaires directement en provenance de votre agence météorologique nationale.
Les premiers et derniers rayons de lumière perceptibles se produisent respectivement au début et à la fin des phases nautiques de l’aube et du crépuscule, ce qui donne pour cette date 7:03 pour commencer le jeûne et 20:09 pour le rompre.
Pour cette même date, la sounnah préconise de démarrer le jeûne à 06:55 et de le rompe à 19:08, ce qui fait tout de même une différence de 10 minutes pour le matin et de 1 heure pour le soir. Sachant que l’aube et le crépuscule atteignent leurs durées minimales autour des équinoxes, et maximales autour des solstices, cette différence serait donc bien plus marquée si on faisait la comparaison sur un mois de l’année plus éloigné des équinoxes.
En réalité, il n’y a même pas besoin d’accéder à un site météorologique pour connaître les horaires de l’aube et du crépuscule nautiques. Car, l’ordre divin nous prescrit simplement de jeûner à partir du moment où “se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit“, et ce, jusqu’à la nuit, c’est à dire jusqu’aux derniers rayons de lumières perceptibles à l’horizon. Le verset précise bien “se distingue, pour vous“, ce qui signifie que notre simple observation à l’œil nu suffit en réalité. Il vous suffit donc de jeter un coup d’œil par la fenêtre, et dès que vous voyez un peu de lumière dans le ciel noir, cela veut dire que vous pouvez commencer le jeûne, et inversement, dès que vous ne percevez quasiment plus aucune lumière dans le ciel noir, cela veut dire que vous pouvez le rompre. Ne vous inquiétez pas, Dieu ne va pas vous tenir rigueur parce que vous vous êtes trompés de quelques minutes, c’est à chacun de le faire en son âme et conscience. Rappelez-vous, la vraie pratique du Ramadan selon le Coran repose avant tout sur la sincérité et le volontariat. Notez que si Dieu nous avait prescrit de rompre le jeûne au coucher du soleil comme le prétend la sounnah, il n’aurait pas été possible de détecter cet instant à l’œil nu. Or, l’Ordre divin est censé pouvoir être aisément mis en œuvre quelle que soit l’époque, quels que soient les moyens dont on dispose.
RECUEILLEMENT ET RETRAITE SPIRITUELLE
[…] Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées. Voilà les lois d’Allah: ne vous en approchez donc pas (pour les transgresser). C’est ainsi qu’Allah expose aux hommes Ses enseignements, afin qu’ils deviennent pieux! S2:V187
وَكُلُواْ وَٱشۡرَبُواْ حَتَّىٰ يَتَبَيَّنَ لَكُمُ ٱلۡخَيۡطُ ٱلۡأَبۡيَضُ مِنَ ٱلۡخَيۡطِ ٱلۡأَسۡوَدِ مِنَ ٱلۡفَجۡرِۖ ثُمَّ أَتِمُّواْ ٱلصِّيَامَ إِلَى ٱلَّيۡلِۚ وَلَا تُبَـٰشِرُوهُنَّ وَأَنتُمۡ عَـٰكِفُونَ فِى ٱلۡمَسَـٰجِدِۗ تِلۡكَ حُدُودُ ٱللَّهِ فَلَا تَقۡرَبُوهَاۗ كَذَٲلِكَ يُبَيِّنُ ٱللَّهُ ءَايَـٰتِهِۦ لِلنَّاسِ لَعَلَّهُمۡ يَتَّقُونَ S2:V187
Les traducteurs musulmans traduisent l’extrait que j’ai surligné par:
“Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées“
Mais, cette traduction n’a dans les faits aucun sens pour les musulmans. La preuve en est, elle n’est absolument pas appliquée, étant donné que le jeûne selon l’Islam de la sounnah se résume au fait de s’abstenir de manger et de boire de l’aube jusqu’au coucher du soleil, et ne comporte donc aucune “retraite rituelle dans les mosquées“. Même si on veut bien considérer que c’est la Salat Al Tarawih (autre invention de la sounnah) qui met en œuvre la “retraite rituelle dans les mosquées“, cela ne colle toujours pas au verset. Car, la Salat Al Tarawih se déroule la nuit du jeûne, alors que la “retraite rituelle dans les mosquées” nous est prescrite durant le jour, c’est à dire en même temps que le jeûne. Si, on écarte la Salat Al Tarawih comme explication possible à ce verset, alors on ne voit vraiment pas comment les musulmans appliquent cette prescription. En effet, en dehors des horaires de prières, très peu de musulmans se recueillent en journée dans les mosquées, que ce soit en période de Ramadan ou en dehors de cette période.
De plus, si cette traduction avait été bonne, alors pourquoi ce verset prescrirait-il, spécialement durant le Ramadan, de ne pas côtoyer les femmes dans les mosquées, alors que cette interdiction est valable en tout temps selon l’Islam de la sounnah?
Cela n’a pas de sens! Mais, cela illustre, de façon assez flagrante, le fait que la plupart des musulmans se contentent simplement de suivre la sounnah, sans se soucier de ce que prescrit vraiment le Coran, étant donné qu’une telle traduction ne les choque même pas, ni ne les pousse à se poser des questions. Pour eux, la sounnah se charge déjà d’expliquer tout le Coran à leur place, donc pas besoin d’en chercher l’explication par eux-mêmes.
Pourtant, vous allez voir que ce verset ne pose aucun problème de compréhension pour toute personne ayant un niveau élémentaire en arabe, et la façon dont il est tourné ne prête également à aucune confusion.
“[…]. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées. […]” S2:V187
… وَلَا تُبَـٰشِرُوهُنَّ وَأَنتُمۡ عَـٰكِفُونَ فِى ٱلۡمَسَـٰجِدِ … S2:V187
Etant donné que les femmes ne cohabitent jamais avec les hommes dans les mosquées, on peut logiquement en déduire que le mot “ ٱلۡمَسَـٰجِدِ “, généralement traduit pas “mosquées“, ne peut pas se traduire ainsi dans ce verset.
Le mot “ ٱلۡمَسَـٰجِدِ ” est décliné du mot “sajada/سجد“, qui signifie étymologiquement “écouter en acquiesçant de la tête” ou “se prosterner“, ce qui correspond à l’attitude naturelle du croyant lorsqu’il se recueille auprès de Dieu. En évoquant Dieu, en faisant le bilan de Ses bienfaits, et en lisant Sa Divine Parole, tout croyant authentique ne peut qu’acquiescer de la tête ou se prosterner pour appuyer davantage son approbation. Cette attitude s’est d’ailleurs perpétuée chez les Juifs, qui comme toujours ont gardé la lettre sans l’esprit, en acquiesçant systématiquement de la tête et de façon mécanique, lorsqu’ils lisent la Torah ou qu’ils prient Dieu.
Juifs Orthodoxes hochant de la tête (“sajada/سجد“) en guise d’approbation, tout en lisant la Torah et en priant Dieu face au mur des lamentations
Traduire le mot “ ٱلۡمَسَـٰجِدِ ” par “les mosquées” ne serait donc qu’un abus de langage, étant donné que les mosquées sont généralement des lieux servant à se recueillir auprès de Dieu et à L’invoquer, et donc, des lieux où on y “acquiesce de la tête” en guise d’approbation. Au passage, les mosquées deviennent malheureusement de plus en plus des endroits où on y glorifie le prophète Muhammad et ses compagnons plutôt qu’Allah, et où on y récite les hadiths au détriment du Coran, ce qui devrait servir de signal d’alarme à tous les croyants sincères parmi les musulmans.
Etant donné le contexte, on ne peut donc pas traduire ici le mot “ ٱلۡمَسَـٰجِدِ ” par “mosquées“, mais la bonne traduction correspondrait plutôt au sens étymologique de ce mot, à savoir “lieux d’écoute obéissante“, “lieux de prosternation“. Ce sens va nous être confirmé par l’autre mot de ce verset, ” عَـٰكِفُونَ ” , qui est également mal traduit par les traducteurs musulmans, bien qu’il soit utilisé à de nombreuses reprises dans le Coran et que son sens est évident.
Quand il dit à son père et à son peuple: «Que sont ces statues auprès desquelles vous vous recueillez?» S21:V52
إِذۡ قَالَ لِأَبِيهِ وَقَوۡمِهِۦ مَا هَـٰذِهِ ٱلتَّمَاثِيلُ ٱلَّتِىٓ أَنتُمۡ لَهَا عَـٰكِفُونَ S21:V51
Ils dirent: «Nous adorons des idoles auprès desquelles nous demeurons recueillis». S26.V71
قَالُواْ نَعۡبُدُ أَصۡنَامً۬ا فَنَظَلُّ لَهَا عَـٰكِفِينَ S26:V71
Ils dirent: «Nous ne cesseront de nous recueillir auprès de lui (le veau d’or), jusqu’à ce que Moïse retourne vers nous». S20:V91
قَالُواْ لَن نَّبۡرَحَ عَلَيۡهِ عَـٰكِفِينَ حَتَّىٰ يَرۡجِعَ إِلَيۡنَا مُوسَىٰ S21:V97
Avec les bonnes traductions des mots ” ٱلۡمَسَـٰجِدِ ” et ” عَـٰكِفُونَ “, ce verset prend tout son sens:
[…]. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes prostrés dans vos lieux de recueillement (ou de retraite spirituelle). […] S2:V187
Une erreur en induisant une autre, les traducteurs musulmans ayant traduit le mot “ٱلۡمَسَـٰجِدِ” par “les mosquées“, ne pouvait logiquement pas traduire le mot “عَـٰكِفُونَ” par “en retraite spirituelle“, car les mosquées n’ont généralement pas cet usage. Pour essayer de coller les morceaux, ils ont donc traduit le mot “عَـٰكِفُونَ” par “en retraite rituelle“, sous-entendu “en Salat“, pour à la fois se rapprocher du vrai sens du mot “عَـٰكِفُونَ“, tout en collant à la fonction usuelle des mosquées, qui est de faire la Salat.
Une autre raison qui a poussé les traducteurs musulmans à ignorer le vrai sens de ce verset, est une nouvelle fois leur sacro-sainte sounnah du prophète. En effet, selon la pratique de la sounnah, le Ramadan ne comporte aucune composante de retraite spirituelle ou de recueillement à observer en même temps que le jeûne. Ceci nous montre de façon claire que les musulmans discernent le Coran à travers la sounnah, et non pas l’inverse comme ils s’efforcent à le croire. En effet, vous les entendrez volontiers dire que c’est le Coran qui leur permet de trier le vrai du faux dans les hadiths, alors même que leur compréhension du Coran n’est pas neutre, mais est totalement orientée par les interprétations de la sounnah, qui elle même repose exclusivement sur les hadiths… c’est le serpent qui se mord la queue! Or, la seule source en terme de Règle Religieuse doit être le Coran, et non pas comme le pensent les musulmans, le Coran combiné aux hadiths, et le seul critère de discernement doit être le Coran, et aucun autre livre.
Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement S2:V185
Qu’on exalte la Bénédiction de Celui qui a fait descendre le Livre de discernement sur Son serviteur, afin qu’il soit un avertisseur à l’univers. S25:V1
JEÛNE, PRIÈRE, RECUEILLEMENT, RETRAITE
[…] Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes prostrés dans vos lieux de recueillement (ou de retraite spirituelle). […] S2:V187
La vraie traduction de ce verset nous permet de découvrir une composante du jeûne que les musulmans ont jusque là complétement occultée, qui est la retraite spirituelle ou le recueillement auprès de Dieu. En effet, le rite complet du Ramadan selon le Coran combine à la fois, jeûne, prière, recueillement, et retraite, ce qui revient à un jeûne du corps et de l’esprit. Le Coran nous confirme cette pratique complète en rappelant que c’est également ce qui avait été prescrit à ceux qui nous ont précédés:
Ô vous qui avez cru! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux avant vous … Puissiez-vous atteindre la piété S2:V187
On retrouve encore cette façon de jeûner chez les Juifs et les Chrétiens, qui contrairement aux Musulmans, observent une forme de jeûne beaucoup plus souple et variée, avec en plus une composante de prière, recueillement, et retraite, qu’on ne retrouve pas chez les musulmans. Avec le vrai rite du Ramadan selon le Coran, on retrouve donc exactement la même pratique que “ceux avant nous“, à savoir les Juifs et les Chrétiens, avec des détails en plus qui se sont perdus chez eux entre temps, comme par exemple la vraie durée et période du jeûne.
La Règle d’Allah est immuable, cela ne nous étonne donc pas qu’Il ait prescrit cette même pratique combinant à la fois jeûne, prière, recueillement, et retraite, à tous Ses messagers par le passé: de Muhammad, à Jésus et Moïse, et à bien d’autres … et cela remonte en réalité jusqu’à Adam.
Adam resta debout en prière pendant 40 jours et 40 nuits, il ne mangea pas ni ne but jusqu’à ce qu’il tombe par terre par la faim et la soif. C1:V71 – Combat d’Adam et Eve (Evangile Apocryphe)
Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Mathieu C4:V1-2
Moïse resta là avec l’Eternel 40 jours et 40 nuits. Il ne mangea pas de pain et ne but pas d’eau. Et l’Eternel écrivit sur les tables les paroles de l’alliance, les dix paroles. Exode C34:V28
Cette pratique n’était pas réservée aux seuls messagers de Dieu, mais était également observée par l’ensemble des croyants. Dans le premier chapitre de Néhémie, nous trouvons cet homme priant et jeûnant pour les murs détruits de sa ville. Comme résultat de sa prière et de son jeûne, Dieu influença le cœur du roi pour lequel Néhémie travaillait. Le roi l’envoya à Jérusalem pour superviser la reconstruction des murs. Cet homme obtint également la réponse de Dieu par le moyen du jeûne.
Paroles de Néhémie, fils de Hacalia. Au mois de Kisleu, la vingtième année, comme j’étais à Suse, dans la capitale,
Hanani, l’un de mes frères, et quelques hommes arrivèrent de Juda. Je les questionnai au sujet des Juifs réchappés qui étaient restés de la captivité, et au sujet de Jérusalem. Ils me répondirent : Ceux qui sont restés de la captivité sont là dans la province, au comble du malheur et de l’opprobre; les murailles de Jérusalem sont en ruines, Et ses portes sont consumées par le feu. Lorsque j’entendis ces choses, je m’assis, je pleurai, et je fus plusieurs jours dans la désolation. Je jeûnai et je priai devant le Dieu des cieux, et je dis : O Eternel, Dieu des cieux, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui fais miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements ! Que ton oreille soit attentive et que tes yeux soient ouverts : écoute la prière que ton serviteur t’adresse en ce moment, jour et nuit, pour tes serviteurs les enfants d’Israël, en confessant les péchés des enfants d’Israël, nos péchés contre toi; car moi et la maison de mon père, nous avons péché. Nous t’avons offensé, et nous n’avons point observé les commandements, les lois et les ordonnances que tu prescrivis à Moïse, ton serviteur. Souviens-toi de cette parole que tu donnas ordre à Moïse, ton serviteur, de prononcer. Lorsque vous pécherez, je vous disperserai parmi les peuples; mais si vous revenez à moi, et si vous observez mes commandements et les mettez en pratique, alors, quand vous seriez exilés à l’extrémité du ciel, de là je vous rassemblerai et je vous ramènerai dans le lieu que j’ai choisi pour y faire résider mon nom. Ils sont tes serviteurs et ton peuple, que tu as rachetés par ta grande puissance et par ta main forte. Ah ! Seigneur, que ton oreille soit attentive à la prière de ton serviteur, et à la prière de tes serviteurs qui veulent craindre ton nom ! Donne aujourd’hui du succès à ton serviteur, et fais-lui trouver grâce devant cet homme ! J’étais alors échanson du roi. Au mois de Nisan, la vingtième année du roi Artaxerxès, comme le vin était devant lui, je pris le vin et je l’offris au roi. Jamais je n’avais paru triste en sa présence. Le roi me dit : Pourquoi as-tu mauvais visage ? Tu n’es pourtant pas malade; ce ne peut être qu’un chagrin de cœur. Je fus saisi d’une grande crainte, et je répondis au roi : Que le roi vive éternellement ! Comment n’aurais-je pas mauvais visage, lorsque la ville où sont les sépulcres de mes pères est détruite et que ses portes sont consumées par le feu ? Et le roi me dit : Que demandes-tu? Je priai le Dieu des cieux, et je répondis au roi : Si le roi le trouve bon, et si ton serviteur lui est agréable, envoie-moi en Juda, vers la ville des sépulcres de mes pères, pour que je la rebâtisse. Le roi, auprès duquel la reine était assise, me dit alors: Combien ton voyage durera-t-il, et quand seras-tu de retour ? Il plut au roi de me laisser partir, et je lui fixai un temps. Puis je dis au roi : Si le roi le trouve bon, qu’on me donne des lettres pour les gouverneurs de l’autre côté du fleuve, afin qu’ils me laissent passer et entrer en Juda, et une lettre pour Asaph, garde forestier du roi, afin qu’il me fournisse du bois de charpente pour les portes de la citadelle près de la maison, pour la muraille de la ville, et pour la maison que j’occuperai. Le roi me donna ces lettres, car la bonne main de mon Dieu était sur moi. Je me rendis auprès des gouverneurs de l’autre côté du fleuve, et je leur remis les lettres du roi, qui m’avait fait accompagner Par des chefs de l’armée et par des cavaliers. Sanballat, le Horonite, et Tobija, le serviteur ammonite, l’ayant appris, eurent un grand déplaisir de ce qu’il venait un homme pour chercher le bien des enfants d’Israël. J’arrivai à Jérusalem, et j’y passai trois jours. Après quoi, je me levai Pendant la nuit avec quelques hommes, sans avoir dit à personne ce que mon Dieu m’avait mis au cœur de faire pour Jérusalem. Il n’y avait avec moi d’autre bête de somme que ma propre monture. Je sortis de nuit par la porte de la vallée, et je me dirigeai contre la source du dragon et vers la porte du fumier, considérant les murailles en ruines de Jérusalem et réfléchissant à ses portes consumées par le feu. Je passai près de la porte de la source et de l’étang du roi, et il n’y avait point de place par où pût passer la bête qui était sous moi. Je montai de nuit par le torrent, et je considérai encore la muraille. Puis je rentrai par la porte de la vallée, et je fus ainsi de retour. Les magistrats ignoraient où j’étais allé, et ce que je faisais. Jusqu’à ce moment, je n’avais rien dit aux Juifs, ni aux sacrificateurs, ni aux grands, ni aux magistrats, ni à aucun de ceux qui s’occupaient des affaires. Je leur dis alors: Vous voyez le malheureux état où nous sommes! Jérusalem est détruite, et ses portes sont consumées par le feu ! Venez, rebâtissons la muraille de Jérusalem, et nous ne serons plus dans l’opprobre. Et je leur racontai comment la bonne main de mon Dieu avait été sur moi, et quelles paroles le roi m’avait adressées. Ils dirent : Levons-nous, et bâtissons ! Et ils se fortifièrent dans cette bonne résolution.
Avant même que Dieu ne le choisisse comme prophète, Muhammad avait aussi l’habitude de jeûner tout en se recueillant auprès de Dieu isolé des gens, et il a maintenu cette pratique tout au long de sa vie.
Il prend l’habitude de faire des retraites, à l’instar des ascètes chrétiens, dans la grotte Hira sur la montagne de la Lumière, aux alentours de La Mecque. Il lui arrive d’y séjourner un mois entier.
source: La vie de Muhammad avant l’islam
[…] Aïsha, la femme du prophète, a rapporté que le prophète procédait à une retraite (Itikaf/إعتكاف) durant les 10 derniers jours du Ramadan, ceci jusqu’à ce que Dieu reprenne son âme, et ses femmes ont gardé cette pratique après lui. Sahih Boukhari, Livre de l’Itikaf
MISE EN OEUVRE DU RECUEILLEMENT ET DE LA RETRAITE
Nous allons voir maintenant en quoi consiste la pratique du recueillement et de la retraite, et comment cela peut concrètement prendre forme pour vous. Le verset suivant résume la prescription de Dieu à ce sujet, et comme j’ai pu vous le montrer jusque là, tout est dit dans le Coran et strictement rien n’y manque.
[…] Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes prostrés dans vos lieux de recueillement (ou de retraite spirituelle). […] S2:V187
Cette prescription est extrêmement simple, mais ce n’est pas parce qu’elle est simple qu’il faut pour autant lui ajouter des éléments qu’Allah n’a pas jugés bon d’inclure. Plus une prescription est simple, et plus elle se veut, à dessein, ouverte, et laisse place à l’initiative personnelle. Dieu n’impose ni la forme que doivent prendre le recueillement et la retraite spirituelle, ni leur durée, ni leur lieu, et nous laisse totalement libres de nous organiser selon nos propres moyens et préférences. La seule chose que Dieu nous commande explicitement, est de ne pas côtoyer nos femmes lorsqu’on est en plein recueillement. En d’autres termes, que nos femmes ne soient pas physiquement à proximité de nous sur notre lieu de recueillement.
Quant au choix de la forme, de la durée, et du lieu, c’est à chacun d’en décider selon ses possibilités, et selon sa propre façon de faire avec laquelle il se sent le plus à l’aise pour se recueillir auprès de Dieu. En effet, le Coran ne s’adresse pas exclusivement qu’aux musulmans, mais au monde entier. La prescription divine se doit donc d’être naturellement ouverte à tous, afin d’être parfaitement adaptée à chacun, indépendamment de sa culture, de ses habitudes, de ses moyens, et de ses dispositions du moment.
Je vais maintenant vous décrire quelques manières de mettre en œuvre cette pratique, mais il en existe en réalité autant qu’il n’existe de vrais croyants. Le mieux est que cela vienne de vous-mêmes, car chacun a sa propre relation avec Dieu, et donc sa propre façon de se recueillir auprès de Lui. Par exemple, votre recueillement peut très bien prendre la forme de lecture du Coran et des autres livres de Dieu (même si les versions qui en demeurent aujourd’hui sont imparfaites, leur lecture n’en demeure pas moins bénéfique, à condition d’être armé du Coran pour en discerner le vrai du faux), de prières à haute voix ou à l’intérieur de vous-mêmes, de Salats ou prières rituelles, de moment de silence pour mieux percevoir les réponses que Dieu nous inspire, et de phases de contemplation de l’œuvre de Dieu si vous êtes dans un cadre qui s’y apprête. Votre recueillement peut aussi bien se faire chez vous, isolés dans une pièce, que sous forme de retraite dans un lieu spécialement prévu à cet effet, afin de ne pas être tenté de faire autre chose. Il peut également se faire en pleine nature si vous en avez la possibilité, … et il existe bien d’autres façon de se recueillir. Ce qui compte avant tout, c’est de pouvoir être un minimum seul, sur une durée suffisamment longue, dans un cadre qui soit propice à la concentration et à la réflexion, et, idéalement, qui vous permette de pouvoir contempler de visu la création de Dieu. L’avantage de choisir un lieu spécialement prévu à cet effet permet d’enchaîner plusieurs jours de retraite à la suite, afin de marquer une vraie coupure et dans le but de se donner le temps de débrancher du monde terrestre, et des pensées parasites qui nous y rappellent sans cesse. Avec les bonnes dispositions, votre retraite peut très bien ne durer qu’un weekend au cas où il est difficile pour vous de vous libérer, même si une période plus longue serait plus idéale pour ceux qui peuvent se le permettre. Au cas où vous effectuez une retraite de plusieurs jours, rien ne vous oblige à demeurer en recueillement toute la journée, tout le long de votre retraite. Je dirais même que cela n’est pas bénéfique, car aucun d’entre nous n’a la capacité de rester en recueillement toute la journée. L’idéal est d’espacer plusieurs séances courtes, pas plus d’une heure ou deux, afin de maintenir votre degré de concentration et de ferveur pour Dieu, tout en alternant avec d’autres activités, comme le fait de lire le Coran, de se promener en pleine nature afin de contempler la création de Dieu, la marche étant très propice à la réflexion, ou d’échanger sur Dieu si vous êtes accompagnés, … etc. Vous pouvez aussi très bien organiser votre retraite avec des amis croyants, pour vous motiver mutuellement et vous permettre de marquer des pauses, autant d’occasions pour échanger vos réflexions sur Dieu et Ses enseignements, mais aussi pour partager ce que Dieu vous inspire au fur et à mesure de votre retraite. Cela permet aussi de ne pas être seul le soir, car la plupart d’entre nous avons pris l’habitude de vivre avec les autres, et il peut être difficile pour certains de rester seuls plusieurs jours d’affilé. Par contre, veillez à ne pas parler entre vous de choses terrestres, que ce soit en journée ou durant le soir, afin de ne pas saper vos efforts, et de ne pas polluer votre esprit par des pensées futiles ou impures.
Quoi de mieux que d’être en pleine nature, loin des gens, avec la création de Dieu en paysage de fond, pour se recueillir auprès de Dieu. Je vous conseille vivement d’aménager quelques jours durant votre jeûne du Ramadan pour effectuer une retraite en pleine nature, les bénéfices sont garantis.
En dehors de votre retraite, et pour ceux qui ne peuvent pas se le permettre, vous pouvez simplement aménager durant votre journée de jeûne, selon vos disponibilités et dispositions, de petites séances chez vous, isolés dans une pièce, afin de vous recueillir auprès de Dieu. Même si vous travaillez et que vous avez des enfants, il est toujours possible de trouver un petit moment dans la journée pour se recueillir. Cependant, Dieu ne nous impose pas plus que ce qui est en notre capacité. Par conséquent, rien de tout cela n’est obligatoire, mais tout doit idéalement venir de vous-mêmes. Le recueillement, la retraite, et la prière, ne sont qu’une composante du rite du Ramadan, l’autre composante importante demeure le jeûne, à savoir la restriction de nos jouissances sous toutes les formes possibles. En fonction de vos conditions et habitudes, vous pouvez combiner jeûne, prière, et recueillement, selon vos propres proportions et en varier les formes et intensités, et ceci, d’une journée à l’autre. Le tout est d’être le plus sincère possible et de faire de votre mieux. Dieu ne nous impose pas non plus de l’évoquer sans interruption durant tout un mois consécutif, car personne ne peut faire cela. Rien ne vous interdit donc de faire des choses terrestres tout en observant le jeûne, comme de travailler, faire du sport, faire les magasins, rencontrer des amis, jouer aux jeux vidéos, regarder la télévision, lire les journaux, … etc etc. C’est à chacun de donner ce qu’il peut selon ses moyens du moment, l’objectif étant de marquer le coup par rapport au reste de l’année, et de faire un effort supplémentaire sur soi-même, pour s’améliorer en tant que personne, se purifier de ses péchés autant que possible, et se rapprocher davantage de Dieu.
En plus de la prière, du recueillement, et de la retraite, l’autre volet important du rite du Ramadan est bien sûr le jeûne. Mais, le jeûne consiste-t-il uniquement, comme le définissent les musulmans, en une privation de nourriture et de boisson?
En réalité, la forme la plus extrême de jeûne, tout en étant la moins adaptée pour la plupart, est celle préconisée par la sounnah, et je ne parle même pas du risque réel que cela peut représenter pour la santé. Peut-être, quand on est dans la fleur de l’âge, ne pas boire ni manger de l’aube jusqu’au coucher du soleil peut sembler sans danger. Mais, même en étant jeune et en bonne santé, quand on habite dans certaines régions du monde où les températures peuvent largement dépasser les 30° et la durée du jeûne avoisiner les 20 heures, et pour ceux notamment qui ont un métier qui nécessite de la force physique ou qui les expose au soleil, le danger est bel et bien présent. Car, tous les médecins du monde vous diront que la déshydratation prolongée, couplée à des températures extrêmes, est un cocktail explosif pour la santé des hommes, et ceci quel que soit leur âge et leur état de forme. Dans tous les cas, est-ce qu’Allah prescrirait un rite qui privilégierait spécialement ceux qui sont jeunes et en bonne santé? Quelle logique et quelle justice y-aurait-t-il là dedans? Est-ce qu’Allah nous a prescrit le jeûne pour mettre en péril notre santé? Ou pour nous faire du bien? Car, il ne faut pas se voiler la face, même pour ceux qui peuvent l’endurer, et qui le font depuis des décennies, et dont je fait partie depuis maintenant plus de 30 ans, le Ramadan dans sa version islamique demeure extrêmement difficile, surtout quand il tombe en plein été et que la durée du jeûne avoisine les 20 heures par jour! Croyez moi, je parle en connaisseur pour l’avoir expérimenté moi-même pendant de longues années. Avec une telle durée et de telles conditions, le Ramadan selon la sounnah devient un véritable calvaire pour le corps et l’esprit, car il ne nous laisse qu’à peine quelques heures pour dormir et manger, et nous contraint à compenser de notre journée en mangeant et buvant beaucoup sur une très courte durée, ce qui nous empêche ensuite de bien dormir, alors qu’on doit pourtant se lever extrêmement tôt afin de prendre des forces pour la journée de jeûne suivante. Une telle torture n’a évidemment jamais été imposée par Allah, mais je vous le confirme sans aucun détour: C’est bel et bien le Diable en personne qui est derrière la version islamique du Ramadan. Et, son objectif n’est pas de nous profiter ou de nous faciliter la voie, mais plutôt de nous la rendre la plus difficile possible, tout en nous causant un maximum de torts pour un minimum de bénéfices en retour.
[…] Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas pour vous la difficulté […] S2:V185
Comment Allah pourrait-Il insister autant pour dire qu’il veut pour nous la facilité et qu’il ne veut pas pour nous la difficulté, tout en nous imposant un jeûne aussi inhumain que celui préconisé par la sounnah? Allah se moquerait-il de nous? Bien évidemment que non! Allah est complétement innocent de tout cela! Mais, c’est plutôt le Diable qui se moque des musulmans à travers la soi-disant sounnah du prophète, qui ne fait que leur rendre la vie plus difficile. Alors qu’Allah a fait descendre le Coran, pour au contraire, nous la rendre plus facile.
Nous n’avons pas fait descendre le Coran sur toi pour te mettre en difficulté. S20:V2
Musulmans! 2 choix s’offrent à vous désormais: Allah et le Coran seuls, ou vos associés et la sounnah, la facilité extrême ou la difficulté extrême, croire et être reconnaissants, ou renier et vous recroqueviller sur vous mêmes, la bonne issue finale ou la mauvaise issue finale, le pardon de Dieu et la guérison, ou la colère de Dieu et le châtiment.
Celui qui donne et fait preuve de piété, et qui reconnaît le grand bienfait (de Dieu), Nous lui faciliterons le chemin vers la voie la plus facile, et quant à celui qui a été avare et s’est dispensé (du rappel de Dieu), et qui a renié le grand bienfait (de Dieu), nous lui faciliterons le chemin vers la voie la plus difficile S92:V5-10
On a donc bien compris qu’Allah ne nous a jamais prescrit un tel jeûne que celui pratiqué par les musulmans. Mais alors, qu’est-ce qu’Allah nous a vraiment prescrit?
[…] mangez et buvez jusqu’à ce que vous distinguiez le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit, puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. […] S2:V187
ۚ وَكُلُواْ وَٱشۡرَبُواْ حَتَّىٰ يَتَبَيَّنَ لَكُمُ ٱلۡخَيۡطُ ٱلۡأَبۡيَضُ مِنَ ٱلۡخَيۡطِ ٱلۡأَسۡوَدِ مِنَ ٱلۡفَجۡرِۖ ثُمَّ أَتِمُّواْ ٱلصِّيَامَ إِلَى ٱلَّيۡلِۚ S2:V187
Il est difficile de faire plus simple que cette prescription, et pourtant vous allez voir qu’elle en dit beaucoup plus qu’elle n’en a l’air. Cette prescription nous dit qu’on peut manger et boire à notre guise, et ceci, jusqu’à ce qu’on distingue le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit, et qu’à partir de ce moment, de simplement observer le jeûne jusqu’à la nuit … et non pas de ne pas du tout manger ni boire jusqu’à la nuit! Voilà 2 choses bien différentes! En effet, “jeûner” n’est absolument pas synonyme de “s’abstenir complétement de manger et de boire”. Car, le jeûne peut prendre bien des formes et s’exercer à bien des degrés différents.
Le mot “jeûner” peut certes vouloir dire “s’abstenir complétement de manger et de boire”, mais c’est loin d’être son seul sens. Comme vous avez pu le constater tout au long de cet article, la sounnah du Diable (on peut désormais l’appeler ainsi, afin de commencer à laver le nom du prophète Muhammad des horreurs auxquelles elle l’associe) retient systématiquement le sens le plus pénalisant, tout en écartant tous les autres sens possibles.
Ce que le Coran nous prescrit vraiment, c’est de “jeûner“, et non pas nécessairement de nous abstenir complétement de manger et de boire. Comme cette liste de définitions l’indique, jeûner peut prendre d’innombrables formes, étant donné que ce mot signifie à la fois “s’abstenir à UN CERTAIN DEGRÉ de manger et de boire“, “s’abstenir uniquement de certains aliments“, ou “s’abstenir de certaines jouissances de façon générale“. Manger et boire ne sont pas les seules jouissances dont on profite, mais il en existe d’innombrables autres, dont beaucoup n’ont rien à voir avec l’alimentation. Mais, je vous illustrerai ce point en détail plus bas dans cette section.
En réalité, il n’y a même pas besoin d’aller chercher la définition du mot “jeûner” dans un dictionnaire comme nous venons de le faire. Le Coran étant son propre dictionnaire, on y retrouve également cette même définition.
Le Coran distingue les mots “siyam/صِّيَامَ” et “saoum/صَوۡم“. Ces 2 mots, même s’ils sont très proches, ne signifient pas tout à fait la même chose. Le mot “siyam/صِّيَامَ” signifie “LE jeûne” de façon générale, c’est à dire sous toutes ses variantes, alors que le mot “saoum/صَوۡم” signifie “UN jeûne” en particulier, c’est à dire une seule variante de jeûne.
Or, le verset S2:V187 dit: “أَتِمُّواْ ٱلصِّيَامَ إِلَى ٱلَّيۡلِۚ“, ce qui signifie “accomplissez le jeûne (sous toutes ses variantes) jusqu’à la nuit“, c’est pourquoi ce verset ne donne pas plus de précisions quant à la nature du jeûne à observer, étant donné qu’il s’agit là du jeûne dans sa forme générale.
Alors que dans le verset suivant, c’est le mot “saoum/صَوۡم” qui est cette fois-ci utilisé, donc “un seul type particulier de jeûne“, ce qui explique pourquoi le verset est obligé de préciser de quel type de jeûne il s’agit.
Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu’un d’entre les humains, dis « Assurément, j’ai voué un saoum/jeûne/صَوۡم au Tout Puissant : je ne parlerai donc aujourd’hui à aucun être humain ». S19:V26
Dieu prescrit à Marie de jeûner, tout en lui disant: “mange et bois“. Ceci nous confirme bien que selon Dieu, il n’existe pas une forme unique de jeûne consistant à s’abstenir complétement de boire et de manger, comme l’affirme la sounnah, mais qu’il en existe d’innombrables autres. Dans le cas particulier de ce verset, le jeûne assigné à Marie consiste simplement à ne pas parler aux hommes. On voit d’ailleurs que même ce type de jeûne, spécifique à la parole, n’est pas complétement rigide comme celui de la sounnah, mais est souple, étant donné que Marie a tout de même le droit de parler aux gens quand ils s’adressent à elle, juste pour leur dire qu’elle a fait vœu de silence dans le cadre d’un jeûne voué à Dieu. Dans le même registre, si le type de jeûne pour lequel vous avez opté consiste par exemple à boire et à ne pas manger du tout, Dieu vous autorise bien évidemment à goûter vos plats quand vous les cuisinez afin qu’ils ne soient pas ratés. Cela ne casse en rien votre jeûne, si vous êtes sincères avec Dieu et n’abusez pas.
[…] Désormais, cohabitez donc avec elles, et profitez pleinement de ce qu’Allah a inscrit en votre faveur, et mangez et buvez jusqu’à ce que vous distinguiez le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit, puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes prostré dans vos lieux de recueillement (ou de retraite spirituelle) […] S2:V187
La tournure particulière utilisée dans le verset ci-dessus explique, en partie, pourquoi les traducteurs musulmans ont compris le mot “jeûne” comme étant uniquement une privation totale de nourriture et de boisson. En effet, ce verset est tourné de telle manière à laisser penser que tout ce qui est autorisé avant l’aube ne l’est pas après. Or ce n’est pas comme ça qu’il faut le comprendre, car l’objectif de Dieu n’était évidemment pas de créer plus de confusion, mais bien au contraire, de clarifier les choses au maximum. Dans ce verset, Allah nous énonce tout simplement dans un premier temps sa prescription pour la nuit, et dans un deuxième temps sa prescription pour le jour. Ce sont là 2 prescriptions différentes énoncées l’une à la suite de l’autre, sans aucun lien logique à établir elles, comme l’ont fait à tort les traducteurs musulmans.
Prescription n° 1 (valable pour la nuit)
Désormais, cohabitez donc avec elles, et profitez pleinement de ce qu’Allah a inscrit en votre faveur, et mangez et buvez jusqu’à ce que vous distinguiez le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit,
Prescription n° 2 (valable pour le jour)
puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes prostrés dans vos lieux de recueillement (ou de retraite spirituelle)
Pour comprendre pourquoi Allah a utilisé cette tournure particulière, il faut revenir au début du verset et le situer dans son contexte de révélation.
Il vous est permis, la nuit du jeûne, les actes de complicité envers vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Allah sait que vous vous trahissiez vous-mêmes, et il vous a pardonné et graciés. Désormais, cohabitez donc avec elles, et profitez pleinement de ce qu’Allah a inscrit en votre faveur, et mangez et buvez jusqu’à ce que vous distinguiez le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit, puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes prostrés dans vos lieux de recueillement (ou de retraite spirituelle), telles sont les limites d’Allah, alors ne vous en approchez pas. Ainsi Allah expose aux hommes Ses versets, puissent-ils atteindre la piété! S2:V187
Si Allah autorise explicitement aux croyants de manger, de boire, et d’interagir en toute liberté avec leurs femmes durant la nuit du jeûne, ce n’est absolument pas pour leur laisser entendre qu’il leur interdit de faire tout cela durant le jour. Mais, uniquement pour corriger une mauvaise pratique qui était alors en cours chez les Anciens Arabes, qui consistait précisément à interdire toute acte de complicité avec sa femme durant la nuit du jeûne, et qui allait même jusqu’à interdire de manger et de boire, DE JOUR COMME DE NUIT, et ceci pendant plusieurs jours d’affilée. D’où le terme “désormais“, qui confirme que cette pratique avait bel et bien lieu chez au moins une partie des Anciens Arabes, et que Dieu a décidé d’y mettre fin de façon on ne peut plus explicite, en détaillant point par point ce que les croyants avaient le droit de faire durant la nuit du jeûne.
Mais, là n’est pas la seule mauvaise traduction des traducteurs musulmans dans ce verset, ce qui vous montre une fois de plus que celui qui ne suit pas la guidée d’Allah, ne peut en aucun cas approcher le Coran. Voici la traduction islamique consensuelle de ce verset:
On vous a permis, la nuit d’aṣ-Ṣiyām/jeûne, d’avoir des rapports avec vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Allah sait que vous aviez clandestinement des rapports avec vos femmes. Il vous a pardonné et vous a graciés. […] S2:V187
أُحِلَّ لَڪُمۡ لَيۡلَةَ ٱلصِّيَامِ ٱلرَّفَثُ إِلَىٰ نِسَآٮِٕكُمۡۚ هُنَّ لِبَاسٌ۬ لَّكُمۡ وَأَنتُمۡ لِبَاسٌ۬ لَّهُنَّۗ عَلِمَ ٱللَّهُ أَنَّڪُمۡ كُنتُمۡ تَخۡتَانُونَ أَنفُسَڪُمۡ فَتَابَ عَلَيۡكُمۡ وَعَفَا عَنكُمۡۖ فَٱلۡـَٔـٰنَ بَـٰشِرُوهُنَّ وَٱبۡتَغُواْ مَا ڪَتَبَ ٱللَّهُ لَكُمۡۚ S2:V187
Les traducteurs musulmans traduisent ” ٱلرَّفَثُ إِلَىٰ نِسَآٮِٕكُمۡ ” par “rapports avec vos femmes“, sous entendant “rapports sexuels“. Mais, vous allez voir qu’ils limitent une fois de plus le sens de cette expression à son sens le plus extrême. Car, le mot “ٱلرَّفَثُ” est un terme qui a un sens beaucoup plus large, et qui englobe de façon générale tous les actes de complicité spécifiques à la relation de couple: Cela va des caresses, embrassades, gestes tendres, roucoulades, mots gentils, petits sourires complices, … jusqu’à l’acte sexuel. Il est important d’avoir le sens complet de ce mot, car cela fait partie des choses que Dieu autorise désormais la nuit du jeûne, et que visiblement, une partie des Anciens Arabes interdisaient. En effet, cela montre bien que leur interdiction ne se limitait pas uniquement à l’acte sexuel, mais s’étendait aussi à toute acte de complicité avec sa femme, sous toutes les formes possibles. Cette mauvaise traduction a poussé les traducteurs musulmans à trafiquer le sens d’une autre expression utilisée dans ce verset, afin de rester dans leur même logique de traduction.
On vous a permis, la nuit d’aṣ-Ṣiyām/jeûne, d’avoir des rapports avec vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Allah sait que vous aviez clandestinement des rapports avec vos femmes. Il vous a pardonné et vous a graciés. Désormais, cohabitez donc avec elles, et profitez pleinement de ce qu’Allah a inscrit en votre faveur […] S2:V187
أُحِلَّ لَڪُمۡ لَيۡلَةَ ٱلصِّيَامِ ٱلرَّفَثُ إِلَىٰ نِسَآٮِٕكُمۡۚ هُنَّ لِبَاسٌ۬ لَّكُمۡ وَأَنتُمۡ لِبَاسٌ۬ لَّهُنَّۗ عَلِمَ ٱللَّهُ أَنَّڪُمۡ كُنتُمۡ تَخۡتَانُونَ أَنفُسَڪُمۡ فَتَابَ عَلَيۡكُمۡ وَعَفَا عَنكُمۡۖ فَٱلۡـَٔـٰنَ بَـٰشِرُوهُنَّ وَٱبۡتَغُواْ مَا ڪَتَبَ ٱللَّهُ لَكُمۡۚ S2:V187
La partie surlignée ne veut absolument pas dire “que vous aviez clandestinement des rapports avec vos femmes“, mais se traduit par “que vous vous trahissiez vous mêmes“. Ce qui montre bien que le vrai problème n’était seulement pas que les Anciens Arabes interdisaient les “rapports sexuels“, mais que qu’ils allaient en réalité beaucoup plus loin, jusqu’à ignorer complétement leurs femmes durant la nuit du jeûne. Ce qui est tout bonnement inconcevable dans un couple, car cela reviendrait à se croiser avec son conjoint tout en faisant mine de s’ignorer, comme si on on jouait à se faire la tête. Dieu ne prescrirait jamais une chose aussi absurde, car une telle prescription serait tout simplement à contre-nature. En effet, étant donné les liens de complicité et d’affection que Dieu a mis entre les 2 membres d’un couple, cela devient impossible pour eux de se côtoyer tout en s’ignorant complétement. Allah nous a donné nos conjoints pour qu’il y ait entre nous de la complicité et de la tendresse, ce n’est certainement pas pour nous demander ensuite de les réprouver intérieurement, chose qui est impossible. C’est comme si Allah nous commandait par exemple de ne plus aimer nos enfants, or ce n’est pas quelque chose qui se peut se faire sur commande. Voilà pourquoi le verset précise, cette fois-ci avec la bonne traduction:
On vous a permis, la nuit du jeûne, les actes de complicité avec vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Allah sait que vous vous trahissiez vous-mêmes. Il vous a pardonné et vous a graciés. Désormais, cohabitez donc avec elles, et profitez pleinement de ce qu’Allah a inscrit en votre faveur […] S2:V187
أُحِلَّ لَڪُمۡ لَيۡلَةَ ٱلصِّيَامِ ٱلرَّفَثُ إِلَىٰ نِسَآٮِٕكُمۡۚ هُنَّ لِبَاسٌ۬ لَّكُمۡ وَأَنتُمۡ لِبَاسٌ۬ لَّهُنَّۗ عَلِمَ ٱللَّهُ أَنَّڪُمۡ كُنتُمۡ تَخۡتَانُونَ أَنفُسَڪُمۡ فَتَابَ عَلَيۡكُمۡ وَعَفَا عَنكُمۡۖ فَٱلۡـَٔـٰنَ بَـٰشِرُوهُنَّ وَٱبۡتَغُواْ مَا ڪَتَبَ ٱللَّهُ لَكُمۡۚ S2:V187
Avec la bonne traduction, on comprend donc mieux ce qu’Allah voulait dire par “vous vous trahissiez vous mêmes“. Et, cela nous permet par la même occasion de comprendre pourquoi Allah nous prescrit de ne pas du tout côtoyer nos femmes sur nos lieux de recueillement. En effet, vu qu’il nous est impossible d’ignorer complétement nos conjoints s’ils sont à proximité de nous, Dieu nous commande donc de ne tout simplement pas être en leur présence durant notre recueillement, au risque de perturber notre communication avec Lui. Mais, Allah ne nous commande pas pour autant de ne pas du tout côtoyer nos femmes tout au long de notre jeûne, mais uniquement dans les moments où on est en plein recueillement.
En résumé, Allah nous autorise durant la nuit du jeûne à mener une vie tout à fait normale, y compris en ce qui concerne notre vie de couple, et Il ne nous impose aucune restriction particulière qui soit spécifique à la période du jeûne du Ramadan. Concernant le jour, Dieu nous prescrit simplement d’observer le jeûne de façon générale (sous autant de formes que possible), et nous impose pour unique restriction de pas être en présence de nos conjoints lorsqu’on est en état de recueillement.
EXEMPLES DE JEÛNES POSSIBLES
Comme on a pu le voir plus haut, le jeûne selon le Coran peut prendre toutes les formes de restrictions possibles. Il consiste de façon générale en une forme de déni de soi, une pénitence, un acte de contrition, une restriction de jouissance, qu’on peut mettre en œuvre de multiples manières, chacun selon ses propres préférences, dispositions, et capacités. Mais, pour que le jeûne soit le plus profitable possible, il faut qu’il soit suffisamment contraignant pour nécessiter un réel effort de notre part. Le critère de difficulté ne doit pas seulement être axé sur l’aspect physique, mais aussi, et je dirais surtout, sur l’aspect mental, car le but du jeûne n’a jamais été de nuire à notre santé physique. Donc, si la forme de jeûne que vous avez choisie ne vous demande pas un effort suffisant, alors cela signifie que devez le durcir en augmentant son intensité ou en en variant les formes, afin qu’il vous soit plus profitable. Je mets au défi les musulmans d’expérimenter un jeûne qui consiste à prendre des repas modestes, de jour comme de nuit, et de s’accorder uniquement 1 ou 2 bons repas par semaine. Un tel jeûne est beaucoup plus difficile à tenir dans la tête, car il nous prive du plaisir d’un bon repas plusieurs jours d’affilée, alors que le jeûne de la sounnah se transforme en festin tous les soirs, et est donc beaucoup plus facile sur le plan mental.
Voici quelques exemples de façon de jeûner que vous pouvez également combiner:
un jeûne intégral de la boisson et de la nourriture comme le font les musulmans. C’est la forme la plus extrême, elle n’est donc pas la plus adaptée pour la plupart des gens. Car le fait de ne pas boire du tout d’eau peut pénaliser le reste de votre jeûne, comme par exemple de vous empêcher de rester concentrés, ou de vous fatiguer à l’extrême, ou de vous donner sommeil …, et je ne parle même pas des problèmes de santé qu’un tel jeûne peut provoquer, notamment au niveau des reins.
un jeûne partiel: boire et ne pas du tout manger, boire mais diminuer ses quantités de nourriture, boire mais ne consommer que des plats modestes, c’est à dire par exemple sans saveur, sans sauce, sans sel, sans poivre, sans épices, sans sucre, sans viande,…, ou se priver de petits plaisirs: pas de desserts, pas de jus, pas de sodas, pas de sucreries, pas de pâtisseries, pas de thé, pas de café, … etc.
un jeûne de la parole: ne pas parler du tout de la journée, parler moins ou uniquement quand c’est nécessaire, se forcer à ne pas prononcer de futilités ou à parler de choses terrestres, ne plus jurer ou utiliser de langage grossier, ne pas médire même à juste titre, … etc.
Cela peut aussi prendre la forme de toute autre restriction de nos jouissances: comme par exemple, pour un fumeur, de fumer moins, pour celui qui boit régulièrement, de boire moins (Dieu fait le don du jeûne à tout le monde sans exception, Dieu ne ferme la porte à personne, sauf à celui qui se la ferme à lui-même), pour celui qui a un excès quelconque, de diminuer cet excès, comme celui qui regarde trop la télé, ou qui sort trop, ou qui fait trop de sport, ou qui a tout le temps besoin d’être avec des gens, ou qui travaille trop, ou qui consomme trop, ou qui aime trop faire les boutiques, … etc.
Le verset relatif au jeûne suggère tout de même dans sa tournure, sans pour autant rien nous imposer, que le jeûne le plus approprié est le jeûne alimentaire. Ce qui ne veut pas dire que les autres types de jeûne sont à éviter, mais plutôt, qu’il faut opter pour le jeûne alimentaire comme jeûne principal, tout en le faisant accompagner des autres formes de jeûnes que je vous ai par exemple cités. En effet, le jeûne alimentaire présente bien des avantages: Il nous demande à la fois un réel effort physique et mental, il fait du bien à notre santé quand il est appliqué dans sa juste teneur en fonction de chacun, et pas forcément de façon aussi extrême que le jeûne des musulmans, et il peut se pratiquer en toutes circonstances. Alors que les autres formes de jeûne, bien que fortement recommandés, sont plus limités en terme de bénéfices et ont un terrain plus restreint en terme de mise en œuvre. C’est pourquoi, je vous conseille d’observer un jeûne alimentaire plus ou moins restrictif (en sachant que s’il vous nuit plus qu’il ne vous rapporte, alors mieux vaut le réduire), et de le faire accompagner par effort sur vous mêmes dans tous les autres aspects de votre vie.
A titre personnel, mon jeûne alimentaire consiste à me priver totalement de nourriture, mais je m’autorise dorénavant à boire de l’eau de temps à autre. J’ai pu faire la comparaison avec le jeûne islamique que j’ai fait pendant des décennies, et ce changement ne m’a apporté que des avantages pour aucun inconvénient. Car, le fait de boire un peu d’eau ne coupe en rien la faim, mais produit plutôt l’effet l’inverse, et l’effort à fournir sur le plan physique et mental demeure le même. Par contre, cela m’évite désormais tout mal de tête ou somnolence, ce qui pouvait être problématique pour évoquer Dieu ou méditer sur le Coran.
Avant de démarrer le mois de Ramadan, on doit s’engager sur une forme de jeûne type, et ensuite s’y tenir du mieux qu’on peut. Car, l’engagement envers Allah est quelque chose de lourd … pour ceux qui savent vraiment. Mieux vaut donc s’engager sur moins et tenir son engagement, que de s’engager sur plus et de ne pas s’y tenir.
Ô les croyants! Remplissez fidèlement vos engagements […] S5:V1
[…] Et remplissez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu’Il vous enjoint. […] S6:V52
ceux qui remplissent leur engagement envers Allah et ne violent pas l’Alliance. S13:V20
Et remplissez l’engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements. S17:V34
et quiconque remplit son engagement envers Allah, Il lui apportera bientôt une énorme récompense. S48:V10
et qui gardent les dépôts confiés à eux, et respectent leurs engagements scrupuleusement; S70:V32
On peut par exemple s’engager uniquement à boire et à ne pas manger du tout, ce qui ne nous empêche pas d’avoir la possibilité de décider certains jours d’y ajouter d’autres formes de jeûnes, comme par exemple de garder le silence du mieux qu’on peu. En effet, le silence nous rend plus humbles aux yeux de Dieu, et nous prémunit contre les péchés qui sortent de notre bouche. Il nous permet aussi d’atteindre le degré de concentration nécessaire pour être en mesure d’évoquer Dieu de manière plus digne, et pour mieux entendre les réponses qu’Il nous donne sous forme d’inspiration. Plus vous vous restreindrez pour vous-mêmes et pour Dieu à travers différentes formes de jeûnes, et plus vous serez humble face à Dieu et plairez à Dieu, et plus cela vous rapprochera de Lui et aura un effet positif sur vous.
Avec la véritable prescription du Coran, le jeûne devient accessible à tout le monde, y compris à ceux qui ont une santé fragile, ou qui sont trop jeunes ou trop vieux, ou qui manquent de volonté. A chacun de donner ce qu’il peut, sachant que ce qu’on fait, on le fait uniquement pour nous-mêmes. Donc, plus on donner et plus on peut s’attendre à recevoir en conséquence … en réalité bien plus que ce qu’on a donné.
Certes, Allah ne lèse (personne), fût-ce du poids d’un atome. Si c’est une bonne action, Il la double et accorde une grosse récompense de Sa part. S4:V40
[…] Et quiconque accomplit une bonne action, Nous répondons par [une récompense] plus belle encore. Allah est certes Pardonneur et Reconnaissant. S42:V23
et qu’en vérité, l’homme n’obtient que [le fruit] de ses efforts; S53:V39
Le vrai jeûne selon le Coran produit des résultats concrets et visibles immédiatement, et nous rapproche de Dieu de façon extraordinaire. Contrairement au Ramadan de la sounnah, c’est tout sauf une fête communautaire, mais c’est plutôt un acte solitaire, une démarche spontanée, sincère, et individuelle, un rendez vous qu’on prend avec Dieu en tête à tête, de préférence le plus loin possible du monde terrestre et de tous les hommes. Le Ramadan selon le Coran est une cadeau que Dieu nous fait, et non pas une mise à l’épreuve comme c’est le cas avec le Ramadan de la sounnah. C’est un acte qui va dans les 2 sens: on fait des efforts sur nous mêmes et on accepte de se livrer pleinement à Dieu en lui exposant toute notre vulnérabilité, et en contrepartie, Dieu accepte nos efforts et opère en nous afin de faire de nous des hommes meilleurs. Si Dieu insiste autant pour qu’on observe ce rite, ce n’est pas un sacrifice qu’Il nous demande de faire pour Lui, mais parce que c’est un bienfait que l’on se fait à soi-même, en cherchant à nous dépasser nous-mêmes, à nous rapprocher davantage de Lui, afin de recevoir guérison, réponses à nos questions, et approbation de Sa part.
Ô vous qui avez cru! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, puissiez vous atteindre la piété. Pendant un nombre compté de jours. Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre équivalent de jours. Et pour ceux qui peuvent l’endurer [et qui choisissent de ne pas le faire], ils doivent alors compenser en nourrissant un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est mieux pour lui; mais il est mieux pour vous de jeûner; si seulement vous saviez! S2:V183-184
Ce que l’on fait, c’est avant tout pour nous même, mais également pour plaire à Dieu, on ne doit donc pas s’imposer à nous-mêmes ce qui est au dessus de nos moyens, pour ensuite en blâmer Dieu, ou pour ne pas le faire de bonne grâce, ou pas avec le bon état d’esprit. Mieux vaut un don sincère et pur, même modeste, plutôt qu’un don plus conséquent, mais qu’on pollue par un mauvais comportement. Les musulmans observent un jeûne extrême, qui dépasse pour la plupart d’entre eux ce qu’ils auraient été prêts à faire par eux-mêmes s’ils étaient conscients qu’ils en avaient le choix, pour ensuite commettre toutes sortes d’excès aussi bien durant le jeûne lui-même, que la nuit du jeûne, et qu’après le mois du jeûne. Un excès en appelle forcément un autre.
Le vrai jeûne, cela ressemble plutôt à ça, si possible de jour comme de nuit
Pour les musulmans, le soir du Ramadan, cela se transforme en ça. A quoi sert-il de se priver complétement durant la journée, si c’est pour commettre l’excès inverse le soir venu? Est-ce que le jeûne consiste à passer sa journée à préparer le repas du soir, ou à y penser toute la journée pour ceux qui le consomment sans prendre part à sa préparation? Est-ce vraiment cela l’esprit du Ramadan? Une fête culinaire ou une pénitence? Une orgie ou un acte de contrition? une fête communautaire ou une démarche solitaire auprès de Dieu?
Voici en résumé, la vraie prescription de Dieu concernant le jeûne du mois de Ramadan, avec la bonne traduction:
Ô vous qui avez cru! On vous a prescrit le jeûne de même qu’on l’a prescrit à ceux avant vous… Puissiez-vous atteindre la piété! Pendant un nombre compté de jours. Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre équivalent de jours. Et quant à ceux qui peuvent l’endurer [et qui choisissent de ne pas le faire], ils doivent alors compenser en nourrissant un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, cela est dans son intérêt; mais il est mieux pour vous de jeûner; si seulement vous saviez! Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous témoigne du mois, qu’il le jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre équivalent de jours. Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas pour vous la difficulté, afin que vous en complétiez le compte et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants! Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi… alors Je suis tout proche: Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés. Il vous est permis, la nuit du jeûne, les actes de complicité envers vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Allah sait que vous vous trahissiez vous-mêmes, et il vous a pardonné et graciés. Désormais, cohabitez donc avec elles, et profitez pleinement de ce qu’Allah a inscrit en votre faveur, et mangez et buvez jusqu’à ce que vous distinguiez le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit, puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes prostrés dans vos lieux de recueillement (ou de retraite spirituelle), telles sont les limites d’Allah, alors ne vous en approchez pas. Ainsi Allah expose aux hommes Ses versets … Puissent-ils atteindre la piété! S2:V183-187
Si Allah a prescrit le jeûne à l’ensemble de l’humanité, c’est parce que cette pratique renferme un bienfait inestimable, pour toute personne, et en toute époque. Dieu a prescrit le jeûne aussi bien à tous ses messagers, y compris au le plus saint d’entre eux, Jésus, qu’au pire des pécheurs parmi ses serviteurs. Ce qui montre bien que nous avons tous besoin de jeûner, peu importe notre degré de pureté, et que personne ne peut prétendre pouvoir s’en passer. Cela montre aussi, que Dieu n’exclut personne de ce véritable don qu’Il nous fait, et nous avons bien vu dans cet article que tout homme, vivant et conscient, est en réalité parfaitement capable de le faire.
Le jeûne nous permet de sanctifier notre corps, d’exprimer notre soumission à Dieu, de nous purifier, d’expier une partie de nos péchés, et de renier une partie de notre ego à travers la limitation de nos jouissances. C’est en quelque sorte une façon d’effacer une partie de nous-mêmes, pour laisser transparaître un peu de Dieu en nous, ce qui a pour effet de produire sur nous une guérison du corps, de l’âme, et de l’esprit, et de rediriger tout notre être vers Dieu. C’est aussi pour nous une façon de nous mettre en position de vulnérabilité et de confier notre sort entre les mains de Dieu. C’est le fait de se livrer pleinement à Dieu afin de Le laisser opérer librement en nous, pour nous modeler comme bon Lui semble. C’est aussi une invitation à la maîtrise de soi et qui nous permet d’exercer notre volonté. Le jeûne nous permet entre autres d’expérimenter la faim et la soif, ce qui nous fait réaliser la condition des pauvres, qui eux en souffrent tout au long de l’année. C’est pourquoi Dieu nous encourage fortement à nourrir autant de pauvres que possible durant la période du Ramadan, en fournissant encore plus d’efforts que durant le restant de l’année. Ceci afin de nous faire réaliser notre chance inouïe de ne pas être dans leur situation, et de provoquer en nous l’envie de continuer à les aider pour le restant de l’année. Nous ne devons pas oublier les pauvres, car pendant qu’on les oublie, eux continue de vivre un calvaire, de jour comme de nuit. Rien de plus horrible que de continuer à vivre tranquillement comme si de rien n’était, alors que pendant ce temps, il y a plein de gens qui souffrent au quotidien de la faim et de la soif, et qui sont frappés de toutes sortes d’autres malheurs. Bien évidemment, nul ne peut porter toute la misère du monde sur ses seules épaules, mais la moindre des choses est au moins d’apporter sa contribution personnelle en aidant les plus démunis de façon soutenue et selon un rythme régulier, car c’est exactement ce qu’on souhaiterait qu’on fasse pour nous si on était à leur place.
Mais, le jeûne n’est pas seulement un jeûne du corps, mais aussi un jeûne du cœur, qui sert à rapprocher notre âme de Dieu. Cela doit donc être pour nous une occasion de travailler aussi bien sur nos défauts et que sur nos qualités, en faisant le petit effort supplémentaire pour cesser nos iniquités que peuvent être l’égoïsme, l’hypocrisie, la médisance, la jalousie, l’ingratitude, la paresse, l’ignorance, la perversion, le mensonge, la malhonnêteté, la violence, la rébellion, la tyrannie, la colère, la traîtrise, la haine, la vengeance, le mépris, l’indifférence, … et pour développer encore plus nos qualités de bonté, bienveillance, patience, persévérance, justice, solidarité, fraternité, fidélité, droiture, pardon, équité, générosité, partage, ouverture, remise en question, contrôle de soi … et accroître de façon générale notre obéissance et amour pour Dieu.
Allah nous montre que l’un des objectifs principaux de la mise en œuvre du jeûne du Ramadan est de gagner en piété. En effet, ce n’est pas pour rien qu’Allah commence la prescription du rite du Ramadan par “puissiez vous atteindre la piété” pour la finir avec “puissent-ils atteindre la piété“, mais c’est bien parce que le Ramadan est le meilleur moyen d’atteindre cet objectif. Allah nous signifie que la meilleure façon d’aborder le Ramadan et d’en tirer le plus grand profit est de le faire dans le but de gagner en piété. La piété est la première qualité qu’Allah chérit chez un homme. Car, c’est cette aptitude qui nous jauge le mieux par rapport à Allah, dans le sens qu’elle exprime le mieux à quel point on Le craint et on L’honore.
Ni leurs chairs ni leurs sangs n’atteindront Allah, mais ce qui L’atteint de votre part c’est la piété […] S22:V37
Il n’existe donc pas de meilleure provision que la piété: mieux que n’importe quelle autre qualité, mieux que n’importe quel bien terrestre.
Le pèlerinage a lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de l’accomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Allah le sait. Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleure provision est la piété. Et redoutez-Moi, ô doués d’intelligence S2:V197
Celui que Dieu veut guider et à qui il veut faire le plus grand des biens, Il lui accorde la piété.
Quant à ceux qui se mirent sur la bonne voie, Il les guida encore plus et leur inspira leur piété. S47:V17
Allah définit la piété comme étant l’inverse de l’immoralité.
Et par l’âme et Celui qui l’a harmonieusement façonnée; et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété! S91:V7-8
Or, l’immoralité conduit au péché. Il n’existe donc pas de meilleur bouclier contre le péché que l’inverse de l’immoralité, à savoir la piété.
O enfants d’Adam! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures. Mais le meilleur vêtement est celui de la piété. Ceci fait partie des miracles d’Allah, peut-être se rappelleront-ils? S7:V26
Ceux qui pratiquent la piété, lorsqu’une suggestion du Diable les touche se rappellent [d’Allah]: et les voilà redevenus lucides. S7:V201
En effet, seule la piété peut nous faire repousser la plus forte des tentations. Car, la piété nous pousse à faire passer Dieu avant nous même, et donc à préférer Son plaisir avant le nôtre. La piété est ce qui nous permet de nous surpasser en tant qu’être humain imparfait et pécheur, dans le sens que ce qu’on ne fait pour nous-mêmes, on le fait au moins pour Dieu.
Vous n’atteindrez la (vraie) piété, que si vous faites largesses de ce que vous chérissez. Tout ce dont vous faites largesses, Allah le sait certainement bien. S3:V92
En réalité, celui qui agit avec piété finit grand gagnant, et obtient au final à la fois la satisfaction de Dieu, mais aussi une plus grande satisfaction personnelle. En effet, Dieu ne nous demande pas de sacrifier notre propre satisfaction pour La Sienne, mais bien au contraire, Dieu nous promet une plus grande satisfaction si on Lui donne satisfaction en premier.
[…] La bonne fin est réservée à la piété. S20:V132
ABRAHAM, LE MODÈLE DU CROYANT
Ce n’est pas pour rien que les hommes qui ont su le plus faire preuve de piété par le passé, sont précisément ceux que Dieu a élus sur le monde entier pour en faire ses propres messagers, et parmi eux un certain Abraham, seul homme sur terre érigé au rang d’Ami de Dieu.
Du fait de sa piété exceptionnelle, Abraham a préféré brûler sur le bûcher plutôt que de trahir Dieu. Et ce n’était pas là un simple vœu pieux de sa part, car Abraham est bel et bien entré dans les flammes, mais Dieu l’a miraculeusement sauvé en faisant qu’elles ne le brûlent pas.
Ils dirent: «Brûlez-le. Secourez vos divinités si vous comptez agir». Nous dîmes: «O feu, sois pour Abraham une fraîcheur salutaire». S21:V68-69
Abraham a accepté de donner en sacrifie pour Dieu son premier né, malgré le fait qu’il ne l’a eu qu’à un âge très avancé et qu’il le chérissait plus que tout. Imaginez-vous la portée d’un tel acte: vous avez là un homme qui désespère d’avoir un jour un enfant jusqu’au point de ne plus y croire du tout, et voilà qu’Allah finit par lui donner miraculeusement un fils alors qu’il n’est plus qu’un vieillard dont la femme est stérile. Ce fils aimant et vertueux, Abraham l’aime plus que tout, mais Allah lui demande alors de le Lui donner en sacrifice. Et contre toute attente, Abraham s’exécute, tout en restant parfaitement fidèle et reconnaissant envers Dieu, ce qui lui a valu que Dieu a épargné son fils et lui a envoyé de Sa part un sacrifice en récompense.
Nous lui fîmes donc la bonne annonce d’un garçon (Ismaël) longanime. Puis quand celui-ci fut en âge de l’accompagner, [Abraham] dit: «Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’égorger. Vois donc ce que tu en penses». (Ismaël) dit: «Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé: tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants». Puis quand tous deux se furent soumis (à l’ordre d’Allah) et qu’il l’eut jeté sur le front, voilà que Nous l’appelâmes «Abraham! Tu as confirmé la vision. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants». C’était là certes, l’épreuve manifeste. Et Nous le rançonnâmes d’une immolation généreuse. Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité: «Paix sur Abraham». Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants S37:V101-110
Voilà un récit qui fait monter les larmes aux yeux de tout croyant sincère, tant le comportement d’Abraham est touchant et admirable. En effet, il n’y a rien de plus beau et de plus émouvant que de voir un homme qui, quoiqu’il arrive, obéit à Dieu, en toute confiance, reconnaissance, et humilité, et qui Lui demeure fidèle en toutes circonstances. Dieu nous permet d’expérimenter nous-mêmes ce sentiment à travers nos propres enfants. En effet, il n’y a rien de plus beau qu’un enfant qui se comporte ainsi avec nous.
Si Abraham avait vécu aujourd’hui, la plupart des gens le considéreraient comme un fou et le qualifieraient de messager du Diable plutôt que de messager de Dieu, lui jetant au visage: “Quel genre de Dieu demanderait à un homme de sacrifier son propre fils, de surcroit son fils unique? Quel genre d’homme pourrait penser que Dieu pourrait lui demander une chose pareille?” Peu importe si c’est Dieu qui a donné cette vision à Abraham, ou si c’était le Diable et que Dieu l’a laissé y croire, dans tous les cas, Dieu fait ce qu’Il veut et n’a de comptes à rendre à personne. Dieu donne et reprend, alors que nous ne possédons rien nous-mêmes, pas même nos propres personnes. Dieu est dans son bon droit d’exiger de nous ce qu’Il veut, et l’attitude à suivre est celle d’Abraham, consistant à fidèlement obéir à Dieu, tout Lui témoignant notre confiance quoiqu’Il décide pour nous. On se rend compte au final que si Dieu a fait vivre à Abraham cette épreuve unique qui semble insurmontable aux yeux de tout homme, c’est qu’Il le réservait à un destin tout aussi unique parmi les hommes. Voilà en effet l’attitude que Dieu récompense sans limites, accordant à Abraham le statut exceptionnel d’Ami de Dieu, lui montrant toute l’étendue de son royaume aussi bien dans les cieux que sur terre, le confrontant aux rois, et faisant qu’il les domine, lui donnant la répartie gagnante sur toute autre répartie, ressuscitant les morts sur simple demande de sa part, lui apprenant tous Ses rites et faisant de lui un exemple de droiture, l’érigeant comme modèle à suivre pour l’Humanité toute entière, tirant de sa descendance tous les messagers et prophètes, lui donnant l’honneur de bâtir Sa propre Maison sur terre, la Kaaba, et faisant de son lieu de résidence un sanctuaire et le point de rendez vous pour tous les croyants du monde jusqu’à la fin des temps. Béni soit donc Abraham, et les vertueux parmi sa descendance!
Si je vous raconte tout cela, c’est parce que la principale qualité d’Abraham était précisément la piété. Abraham l’a prouvé à maintes reprises en donnant de bonne grâce à Dieu ce qu’il chérissait le plus, tout en Lui demeurant fidèle et reconnaissant en toutes circonstances. Dieu nous montre ainsi que celui qui sait se montrer pieux, peut dépasser toutes les limites et se rapprocher indéfiniment de Lui. Donc, si votre objectif quand vous abordez le jeûne du Ramadan est avant tout de répondre présent à l’appel de Dieu et de Lui donner satisfaction du mieux que vous pouvez, sans aucune attente intéressée, sans ménager vos efforts, sans rechigner, sans fléchir, alors Dieu vous accordera la meilleure des provisions, qui est celle de la piété.
Même si notre objectif principal doit être de plaire à Dieu, cela ne nous empêche pas de toujours espérer sa Miséricorde, sous la forme d’une guérison de nos cœurs et d’une confirmation de Sa part, en nous permettant d’obtenir les réponses à nos questions qui vont nous permettre de progresser dans notre cheminement vers Lui.
[…] Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le compte et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants! Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi.. alors Je suis tout proche: Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés S2:V185-186
Nous sommes tous remplis d’injustices, et nos cœurs persistent malgré tout dans le péché, même après que Dieu nous ait ouvert les yeux et mis sur la bonne voie, ce qui rend nos péchés d’autant plus intolérables pour nous. Il n’y a donc qu’Allah pour briser ce cercle vicieux, et ainsi mettre un terme à cette douleur insupportable provoquée par l’horrible obstination de nos cœurs à préférer l’accomplissement de notre propre volonté plutôt que Celle de Dieu. Parachever son bienfait sur nous, c’est enfin nous donner la paix de l’âme, en faisant qu’on rejette le mal sans le moindre effort, et qu’on trouve un immense soulagement et plaisir à faire le bien, sans qu’il ne demeure en nous la moindre gêne pour Lui obéir. La Vraie Guérison, c’est quand notre ego n’a plus de raison d’être, et que nous ne sommes plus que l’ombre de nous-mêmes devant Dieu.
Tout comme notre ombre est à raz-le-sol, tout comme nous devons mettre tout notre être à plat devant Allah
LE MIRACLE DE CETTE RÉVÉLATION
Nous avons également tous nos propres questionnements dont seul Allah peut nous donner les réponses, et le Ramadan est l’occasion rêvé pour les obtenir. Je témoigne moi-même de la vérité de la promesse d’Allah: comme je vous l’ai raconté au début de cet article, j’ai prié Dieu au début de ce Ramadan 2020, en y mettant toute ma foi et tout mon cœur, et Sa réponse a produit cet article que je ne dois qu’à ce que Dieu m’a inspiré, à la phrase et au mot près. Cet article est d’autant plus un miracle que Dieu me l’a fait rédiger tout au long du Ramadan. En effet, j’ai commencé mon jeûne le 2 Octobre, car mon ancienne croyance était que le Ramadan commençait à la pleine lune suivant l’équinoxe d’automne, et Dieu m’a fait terminer ce message ô combien exceptionnel, le 1er Novembre, soit exactement 1 mois jour pour jour après le début de mon jeûne. Je n’ai rien calculé, mais cela nous montre que tout est entre les mains de Dieu, et que Sa Volonté s’accomplit au détail et à la seconde près. Tout au long de ce mois miraculeux, Dieu m’a fait expérimenter pleinement le rite du Ramadan que je vous ai défini dans cet article, sous toutes ces coutures:
J’ai prié Dieu et il m’a miraculeusement et immédiatement répondu comme indiqué dans ce verset:
Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi.. alors Je suis tout proche: Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés S2:V186
J’ai commencé le mois par une semaine de retraite spirituelle en pleine nature, faite de prières, recueillement, et contemplation de l’œuvre de Dieu.
Dieu m’a permis d’être accompagné de vrais croyants, ce qui nous a permis de maintenir notre niveau de foi, et de partager entre nous ce que Dieu nous inspirait au fur et à mesure.
Au bout d’une semaine, je suis revenu chez moi, et Dieu m’a fait commencer la rédaction de cette révélation unique au monde, et Il m’a inspiré tout au long du mois tout ce qui est contenu dans cet article, au mot et à la tournure près, et que j’ignorais moi-même avant que Dieu ne me l’inspire.
Dieu m’a d’abord fait jeûner sans manger et sans boire, ensuite Dieu m’a inspiré de boire mais de ne pas manger, ce qui m’a permis de tirer encore plus profit de mon jeûne, et de remercier Allah de son bienfait sur nous.
Dieu m’a fait jeûner sous forme de jeûne de la parole, de la médisance, et de la futilité
Dieu m’a fait aider les pauvres, en secret, sous forme de dons aux organismes caritatifs, et ouvertement, en leur offrant directement à manger, et en donnant de ma personne, en invitant chez moi des personnes en détresse sociale, et en visitant ceux qui en avaient besoin, et en en assistant d’autres par téléphone et par internet.
Dieu a fait que j’ai dû malgré moi partir en voyage, et Il m’a permis de profiter de son bienfait en m’autorisant à couper mon jeûne, et à compenser par un nombre équivalent de jours.
Dieu m’a apporté toutes les réponses que j’attendais et que je n’attendais pas, et m’a apporté un bienfait que je n’espérait pas, et une guérison de mon âme, me rendant un meilleur homme que je ne l’étais avant le début de ce mois.
Je témoigne donc à travers ma propre personne que ce que Dieu nous promet dans le Coran n’est que pure vérité. Ce que Dieu m’a révélé, et que je partage avec vous dans cet article, est une Miséricorde infinie et un Miracle exceptionnel, une Vérité Unique que Dieu nous révèle maintenant, après être demeurée secrète pendant plus de 1400 ans. Dieu a accompli son bienfait sur nous, en opérant sur moi, son ultime messager YS, et sur tous les croyants sincères qui ont suivi ma prescription, une guérison hors du commun, et en nous apportant à tous la réponse à nos prières, qui est de nous montrer Sa vraie Voie et Ses Vraies Rites, et de nous confirmer notre guidée. Car, Dieu ne m’a pas seulement appris en quoi consistait le Ramadan, mais aussi le Hajj, et la Salat, qu’Il m’avait déjà montré et qu’Il m’a encore plus confirmée, et Il m’a éclairé sur toutes Ses autres règles importantes qui régissent la vie du croyant, et que je partagerai avec vous dans de prochains articles, si Dieu le veut.
OBTENIR LES RÉPONSES À NOS QUESTIONS
Nous sommes tous dans les ténèbres, et Seul Dieu peut nous apporter la lumière.
Allah pose tout de même une condition pour espérer obtenir un retour de sa part: “Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi“. En effet, avant d’espérer quoi que ce soit de Dieu, encore faut-il soi-même répondre présent et se préparer convenablement à notre rendez-vous avec Lui. Le jeûne du Ramadan, cela ne commence pas le premier jour du mois de Ramadan, mais il faut s’y préparer longtemps à l’avance, en se purifiant, en évoquant Dieu autant que possible, en luttant contre nos péchés, et en multipliant les bonnes actions, afin de l’aborder dans les meilleures dispositions. Car, celui qui arrive au Ramadan sans préparation préalable est comme celui qui se présente devant Allah avec des habits sales. Il ne sert à rien d’espérer d’Allah Son pardon, si vous abordez le Ramadan plein de péchés, sans aucune considération pour Dieu. Celui qui peut légitimement espérer obtenir une guérison et des réponses de la part de Dieu, est celui qui se prépare à son rendez-vous avec Dieu de la meilleure des manières, et qui aborde le mois de Ramadan avec un esprit de piété et de soumission. Remplissez donc d’abord votre part du contrat, et assurément Dieu remplira la sienne, et alors vous obtiendrez satisfaction.
Malheureusement, de plus en plus de musulmans font désormais comme les juifs, qui se servent du jeûne du Yom Kippour comme une expiation de leurs péchés futurs et passés. Beaucoup de musulmans croient aujourd’hui que parce qu’ils s’abstiennent tous les ans de boire et de manger durant le mois de Ramadan, que cela leur donne pour autant le droit de commettre impunément des péchés, tout en étant assurés qu’ils leur seront pardonnés. Le Ramadan ne doit pas devenir pour vous une licence vous autorisant à commettre encore plus de péchés, alors que sa vraie raison d’être est plutôt de nous inciter à en commettre moins.
Yom Kippour est un jeûne et un rituel élaboré au cours duquel un bouc chargé des fautes d’Israël est envoyé dans le désert. Sur la base de ce récit, les Juifs ont la conviction que le jeûne de Yom Kippour leur permet d’expier tous leurs péchés passés et futurs de l’année en cours, s’octroyant ainsi le droit de pécher sans réserve.
LA PARABOLE DE LA VACHE DE MOÏSE
Ne vous êtes-vous jamais demandés pourquoi Al-Baqara/la Vache est la première sourate du Coran, et non pas une autre sourate ?
Sachant qu’on ne peut pas dire que la Fatiha soit une sourate à proprement parler, dans le sens où elle se différencie des autres, étant considérée comme la prière d’introduction auprès d’Allah.
Et, pourquoi “Al-Baqara/la Vache” porte-t-elle ce titre en particulier, et pas un autre titre?
Vous allez me répondre que c’est en allusion à l’épisode de la vache que Dieu a demandé au peuple de Moïse de sacrifier, et dont le récit est justement raconté dans cette sourate. Mais alors pourquoi Allah a-t-Il choisi cet épisode en particulier pour en faire le titre de se première sourate?
Comme je vous l’ai montré tout au long de cet article, Allah ne fait jamais rien pour rien, et vous pensez bien que si Allah a décidé de placer la sourate Al-Baqara/la Vache en tête du Coran, c’est que le message qu’elle contient est celui qu’Il veut particulièrement mettre en avant, et son titre correspond donc logiquement à ce que Dieu veut mettre encore plus en avant. Pour savoir quel est ce message que Dieu veut mettre en avant de l’avant, il suffit de méditer sur la leçon à retenir de l’épisode du sacrifice de la vache de Moïse, et dont voici le récit:
(Et rappelez-vous) lorsque Moïse dit à son peuple: «Certes Allah vous ordonne d’immoler une vache». Ils dirent: «Nous prends-tu en moquerie?» «Qu’Allah me garde d’être du nombre des ignorants» dit-il. Ils dirent: «Demande pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise ce qu’elle doit être». – Il dit: «Certes Allah dit que c’est bien une vache, ni vieille ni vierge, d’un âge moyen, entre les deux. Faites donc ce qu’on vous commande». Ils dirent: «Demande donc pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise sa couleur». – Il dit: «Allah dit que c’est une vache jaune, de couleur vive et plaisante à voir». Ils dirent: «Demande pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise ce qu’elle est car pour nous, les vaches se confondent. Mais, nous y serions certainement bien guidés, si Allah le veut». Il dit: «Allah dit que c’est bien une vache qui n’a pas été asservie à labourer la terre ni à arroser le champ, indemne d’infirmité et dont la couleur est unie». – Ils dirent: «Te voilà enfin, tu nous as apporté la vérité!» Ils l’immolèrent alors mais il s’en fallut qu’ils ne l’eussent pas fait. S2:V67-71
Ce qu’on retient principalement de cet épisode est que Dieu demande aux Enfants d’Israël de Lui sacrifier une vache sans rien leur préciser de plus. Leur première réaction n’a pas été de s’exécuter immédiatement, mais plutôt de douter de Dieu et de Moïse, qui venaient pourtant d’ouvrir la mer devant eux et de les sauver par la même occasion de Pharaon et de ses armées. En véritables ignorants qu’ils étaient, d’où la répartie de Moïse: « Qu’Allah me garde d’être du nombre des ignorants » , ils ont carrément cru que Moïse se moquait d’eux: « Nous prends-tu en moquerie? », lui qui est pourtant le prophète d’Allah, qui plus est, seul prophète qui a eu l’honneur d’entendre Allah de vive voix. Mais, même après avoir été convaincus que c’était bien ce que Dieu leur commandait et non pas une simple lubie de Moïse, ils ne se sont pas contentés de l’ordre divin initial, qui était pourtant très simple à comprendre et à exécuter. Mais, ils ont posé question sur question, comme si Dieu ne savait pas ce qu’Il leur demandait. Finalement, ils n’ont fini par l’immoler que parce qu’il ne leur restait plus qu’une seule vache correspondant à tous les critères de Dieu. Et si tel n’avait pas été le cas, et que par exemple il leur était resté 2 vaches répondant à la description de Dieu, ils ne l’auraient certainement pas fait selon ce que nous dit le verset: « Ils l’immolèrent alors mais il s’en fallut qu’ils ne l’eussent pas fait ».
N’importe qui, qui a réellement foi en Dieu, et qui n’aspire qu’à Lui plaire et à Lui obéir de la meilleure manière possible, se serait largement contenté de l’ordre initial de Dieu: « Allah vous ordonne d’immoler une vache », sans demander plus de précisions. Mais, justement, les Enfants d’Israël n’avaient qu’une piètre foi et n’étaient pas habités par le souci de plaire à Dieu, et trainaient des pieds à chaque ordre de Dieu, d’où leurs nombreuses questions. En effet, aucun vrai serviteur de Dieu n’aurait jamais l’outrecuidance de reprendre un ordre de Dieu, une fois que l’ordre lui a été donné. Imaginez-vous un Grand Monarque ou un Parrain qui donne un ordre à un de ses serviteurs, aucun serviteur digne de ce nom n’oserait le reprendre pour lui demander des détails, même dans le cas où ça serait justifié. Penser que l’ordre de Dieu n’est pas clair à l’origine, c’est comme penser que Dieu ne sait pas s’exprimer convenablement, ou qu’Il joue avec nous alors qu’Il sait très bien que son ordre n’était pas clair. Or, les ordres de Dieu sont toujours on ne peut plus clairs, et dans ce cas précis, tout vrai croyant authentique choisirait tout naturellement la vache qui lui semble la plus digne pour être sacrifiée à Dieu, en d’autres termes, celle qu’il considère comme étant la meilleure de son troupeau. Dieu nous confirme que c’est bel et bien cela la bonne attitude à avoir, et la bonne réponse à son ordre, étant donné que les critères qu’Il donne aux Enfants d’Israël les guident en fin de compte vers leur meilleure vache: Ni trop jeune, c’est à dire pas une vache qui n’a pas encore atteint le pic de sa croissance, ni trop vieille, et donc pas une vache vieillissante, de couleur jaune vif, plaisante à voir, donc une vache lumineuse, qui a belle allure et qui ne souffre d’aucune disgrâce, qui n’est asservi à aucune tâche contraignante sans pour autant souffrir de difformité ou de maladie, donc une vache totalement libre et en excellente santé… ce qui correspond bien à la meilleure vache qu’on puisse sacrifier pour Allah. Est-ce que les Enfants d’Israël avait besoin que Dieu leur donne tous ces détails pour faire le bon choix directement par eux-mêmes? Certainement pas! s’ils avaient été de vrais croyants!
La leçon à retenir de tout cela est que quand Dieu donne un ordre, Dieu sait exactement ce qu’Il dit et de quelle manière Il le dit. Etant Dieu, Son ordre ne souffre d’aucune erreur, imprécision, oubli, ou manque de clarté, mais est parfaitement exprimé, et ceci depuis le début. L’ordre de Dieu n’attend aucune répartie, mais seulement d’être exécuté immédiatement et de la meilleure des manières. Comme je vous l’ai démontré tout au long de cet article, plus une prescription de Dieu est, à dessein, simple, et plus elle se veut ouverte et permissive, et laisse place à l’initiative personnelle. Alors que plus une prescription de Dieu est détaillée, et plus elle est restrictive et contraignante, et nous laisse moins de champs.
La leçon numéro 1 que Dieu veut donner aux destinataires du Coran, à savoir aux musulmans en premier lieu, est donc de ne surtout pas reproduire ce genre d’attitude que je viens de vous décrire, et Dieu d’insister au cas où ce n’est toujours pas assez clair:
Voudriez-vous interroger votre Messager comme auparavant on interrogea Moïse? Quiconque substitue l’incrédulité à la foi s’égare certes du droit chemin. S2:V108
Mais, au lieu de tirer les leçons du passé et de tenir compte de ce lourd avertissement de Dieu, les musulmans ont fait exactement l’inverse, en refusant de se contenter de la simple Parole d’Allah, à savoir le Coran, pour chercher plus de soi-disant détails dans la sounnah. Ce qui a eu pour seuls résultats: de les éloigner de la vérité, de leur rendre la vie plus compliquée, et de leur faire encourir la colère d’Allah. Comme j’ai pu vous l’illustrer de façon concrète dans cet article, le Coran veut pour nous la facilité, la simplicité, la voie droite, alors que la sounnah n’apporte que tout le contraire, à savoir, difficulté, complication, et voie tortueuse.
Louange à Allah qui a fait descendre sur Son serviteur, le Livre, et n’y a point introduit de tortuosité! S18.V1
Un Coran en arabe, sans aucune tortuosité, pour ceux qui craignent. S39:V28
Pensez-vous qu’Allah n’est pas capable, avec un livre qui fait pourtant plus de 600 pages, de s’exprimer de façon à se faire clairement comprendre par tout croyant sincère, sans rien oublier, et avec tous les détails nécessaires?
Et la parole de ton Seigneur a été parachevé en toute vérité et équité. Nul ne peut modifier Ses paroles. Il est l’Audient, l’Omniscient. S6:V115
Nous avons, dans ce Coran, cité pour les gens toutes sortes d’exemples … Puissent-ils se rappeler! S39 :V27
Et certes, Nous avons déployé pour les gens, dans ce Coran, toutes sortes d’exemples. Mais la plupart des gens s’obstinent à renier. S17:V89
C’est pourtant ce que pensent les musulmans, présentant la sounnah comme l’outil indispensable pour comprendre ce qu’Allah n’a pas su correctement exprimer dans le Coran, et apporter les détails qu’Allah aurait omis d’ajouter. Ce que les musulmans n’ont pas compris, c’est que ce n’est pas le Coran qui n’est pas clair, mais c’est plutôt eux qui ne le comprennent pas. Car, celui qui prend des associés en dehors d’Allah et qui suit ce qu’Allah n’a pas fait descendre, ne peut approcher le Coran, et Dieu érige un voile impénétrable entre lui et le Coran.
Quel pire injuste que celui à qui on a rappelé les versets de son Seigneur et qui en détourna le dos en oubliant ce que ses deux mains ont commis? Nous avons placé des voiles sur leurs cœurs, de sorte qu’ils ne comprennent pas (le Coran), et mis une lourdeur dans leurs oreilles. Même si tu les appelles vers la bonne voie, jamais ils ne pourront donc se guider. S18:V57
Il en est parmi eux qui viennent t’écouter, cependant que Nous avons entouré de voiles leurs cœurs, qui les empêchent de comprendre (le Coran), et dans leurs oreilles est une lourdeur. Quand même ils verraient toutes sortes de preuves, ils n’y croiraient pas. Et quand ils viennent disputer avec toi, ceux qui ne croient pas disent alors: «Ce ne sont que des légendes des anciens». S6:V25
Musulmans! N’avez-vous pas retenu la leçon du Peuple d’Israël ? La Parole d’Allah vous disant que son Coran est parfaitement clair, pleinement détaillé, et que rien n’y a été omis ne vous suffit-elle pas? L’ordre clair du prophète Muhammad d’interdire tout au long de sa vie qu’on écrive de lui autre chose que le Coran, à savoir les hadiths, ne vous suffit-il pas? L’ordre clair des 4 califes bien guidés de reconduire cette interdiction des hadiths, ne vous suffit-il pas? L’apparition des hadiths seulement sous le règne de Muawiya, pire ennemi de Dieu et du prophète Muhammad, ne vous met-elle pas la puce à l’oreille? Les preuves concrètes que je vous ai apportées dans cet article, montrant à la fois l’absurdité de la sounnah et le fait qu’elle s’oppose diamétralement au Coran, ne vous suffisent-elles pas?
Si les Enfants d’Israël sont passés du statut de peuple élu de Dieu, à celui de peuple maudit par Dieu, c’est bien parce qu’ils ont persisté dans leur mauvaise voie et entêtement, refusant tout rappel de Dieu et ignorant tous Ses signes. Et Dieu vous met lourdement en garde, vous les musulmans, car vous avez emprunté exactement le même chemin et reproduit les mêmes comportements. En effet, ce n’est pas pour rien que la première sourate du Coran, donc celle qui contient le message le plus important, se focalise principalement sur l’histoire des Enfants d’Israël, mais c’est clairement pour avertir les musulmans de ne surtout pas reproduire leur modèle, au risque de subir la même fin tragique qu’eux. Mais, les musulmans n’ont malheureusement pas tenu compte des nombreux avertissements de Dieu, et ont fait tout le contraire, et sans surprise, leur itinéraire a suivi point par point celui des juifs. Je vous laisse le soin de faire le parallèle par vous-mêmes, tant la ressemblance est flagrante.
Les juifs ont adopté la tradition orale de Moïse reposant sur la chaîne de transmission de leurs rabbins, à savoir le Talmud, au lieu de suivre ce que Dieu leur a fait descendre, à savoir la Torah. Puis, quand Dieu leur a envoyé un messager pour les rappeler à l’ordre, ils ont fait mine d’ignorer ce qui leur avait été prescrit, et ont continué sur leur mauvaise voie comme si de rien n’était. (S2:V101)
Les juifs ont modifié leurs propres lois de la Torah, jouant sur les interprétations et sortant les versets hors de leur contexte, alors qu’ils savaient pertinemment ce que la Torah prescrivait vraiment. (S5:V41, S2:V75, S4:V46, S5:V13)
Les juifs on pris leur rabbins et docteurs en religion comme associés en dehors de Dieu, pensant qu’ils les guideraient dans la voie de Dieu, alors que Dieu leur avait prescrit de le prendre pour Seul et Unique Guide. (S9:V31)
Les juifs revendiquaient la suprématie sur les autres religions, prétendant être les seuls bien guidés, alors qu’eux-mêmes ne suivaient en rien la guidée de Dieu. (S2:V89)
Les juifs prétendaient que l’Ultime Demeure leur étaient exclusivement réservée, et que tout non juif était voué à l’enfer, alors qu’ils étaient les premiers à craindre la mort du fait de leurs nombreux péchés. (S2:V94-95)
Les juifs aimaient plus que tout la vie terrestre et transgressaient la Loi Divine en toute impunité, tout en prétendant qu’ils iraient au paradis, et que s’ils devaient aller en enfer, cela ne serait que pour une durée limitée. (S2:V80)
Les juifs s’entêtaient dans leurs mauvaises voies, et ceci, quel que soit le signe ou l’avertissement que Dieu leur envoyait, et plus Dieu leur envoyait de signes, et plus ils s’entêtaient. (S2:V88)
Où est-ce que vous avez vu dans le Coran que porter une barbe ou une tenue particulière faisait de vous de meilleurs hommes aux yeux d’Allah?
L’itinéraire des juifs et des musulmans se ressemblent tellement à s’y méprendre, qu’aujourd’hui, même leur apparence physique, leur accoutrement, et leurs caractères se ressemblent aussi: juifs et musulmans portent la barbe et se distinguent des autres par leurs tenues religieuses, alors que cela n’est pas le cas des chrétiens et des vrais croyants. Juifs et musulmans se caractérisent par leur communautarisme exacerbé, leur attachement aveugle aux croyances de leurs ancêtres, et leur refus de la moindre critique, ce qui n’est pas le cas des chrétiens et des vrais croyants. Je ne dis pas pour autant que les chrétiens sont bien guidés, car beaucoup d’entre eux ne sont en fait que des idolâtres, adorateurs de Jésus Christ. Mais, clairement, la voie des chrétiens se distingue de celle des juifs et des musulmans, et cela se voit aussi bien dans leur pratique religieuse, comportement, et mode de vie. Aujourd’hui, en dehors des vrais croyants suivant le modèle d’Abraham, les plus proches de la vraie voie, ne sont ni les juifs, ni les musulmans, mais plutôt les chrétiens.
Tu ne trouveras certainement pas d’ennemis plus acharnés des croyants, que les Juifs [on peut y ajouter aujourd’hui les musulmans] et les associateurs. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent: «Nous sommes chrétiens». C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil. S5:V82
AVERTISSEMENT AUX MUSULMANS, JUIFS, ET CHRÉTIENS
Ce n’est pas pour rien que Al-Baqara/la Vache est la première sourate tout en étant la plus longue, mais parce que Dieu a voulu en faire une version miniature du Coran à elle toute seule. Dieu a pleinement détaillé en une cinquantaine de pages tous ce que les croyants doivent connaître de sa Religion Immuable: la Salat, la Zakat, Le jeûne du Ramadan, l’accomplissement du Hajj, la profession de foi, le bon comportement du croyant, les règles de vie en communauté, les règles de vie en couple, les règles pour les transactions, et le modèle à suivre: celui d’Abraham qui n’était pas un associateur, mais consacrait la religion toute entière exclusivement à Allah.
Abraham était une référence. Il était soumis à Allah, voué exclusivement à Lui et il n’était point du nombre des associateurs. S16:V120
Puis Nous t’avons révélé: «Suis la religion d’Abraham qui était voué exclusivement à Allah et n’était point du nombre des associateurs». S16:V123
En effet, ce n’est pas pour rien qu’à chaque fois qu’Abraham est mentionné dans le Coran, il est précisé qu’il n’était pas un associateur, mais qu’il était exclusivement voué à Allah. Mais, c’est pour clairement le démarquer des juifs, chrétiens, et musulmans, qui tous se revendiquent de lui, alors que la plupart d’entre eux sont précisément des associateurs, et ne sont en rien exclusivement voués à Dieu.
Abraham n’était ni Juif ni Chrétien [ni Musulman]. Il était exclusivement voué à Allah et entièrement livré à Lui. Et il n’était point du nombre des Associateurs. S3:V67
En effet, la plupart des chrétiens, juifs, et musulmans, n’adorent Dieu qu’en lui donnant des associés, à savoir leurs docteurs en religion qui leur servent de guides, et leur riche littérature religieuse qu’ils associent à Allah, au lieu de suivre ce qu’Allah a vraiment fait descendre.
Et la plupart d’entre eux ne croient en Allah, qu’en lui donnant des associés. S12:V106
Juifs, musulmans, et chrétiens pensent que la bonne voie correspond à leur religion, alors que la bonne voie correspond à celle d’Abraham, qui contrairement à eux, n’était pas un associateur.
Ils ont dit: «Soyez Juifs ou Chrétiens [ou Musulmans], vous serez donc sur la bonne voie». – Dis: «Non, mais nous suivons la doctrine d’Abraham le modèle même de la droiture et qui ne fut point parmi les Associateurs». S2:V135
La seule vraie religion, la meilleure de toute, consiste tout simplement à se consacrer exclusivement à Allah et à lui livrer tout son être, et de ne suivre que ce qu’Il a fait descendre. La voilà la vraie religion d’Abraham, de Moïse, de Jésus, de Muhammad, et celle que moi, l’ultime messager de Dieu, YS, vous prescrit.
Qui est meilleur en religion que celui qui livre à Allah tout son être, tout en se conformant à la Loi révélée et suivant la religion d’Abraham, exclusivement consacré à Dieu? Et Allah avait pris Abraham pour ami privilégié. S4:V125
Mais, au lieu de cela, les gens des religions ont fait de la Religion un sujet de division, alors que la Vraie Religion de Dieu est UNE Seule Religion, immuable et inchangée.
Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus: «Etablissez la religion; et n’en faites pas un sujet de divisions». Ce à quoi tu appelles les associateurs leur paraît énorme Allah élit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent. S42:V13
Le résultat est que la plupart des musulmans, juifs, et chrétiens, ne sont guère plus que des associateurs, et se sont divisés en d’innombrables sectes, chacune pensant détenir la vérité du détriment des autres.
Revenez repentants vers Lui; craignez-Le, accomplissez la Ṣalat et ne soyez pas parmi les associateurs, parmi ceux qui ont divisé leur religion et sont devenus des sectes, chaque parti exultant de ce qu’il détenait. S30:V31-32
Tant que vous vous revendiquerez comme musulmans, juifs, et chrétiens, vous ne serez jamais de vrais croyants, car la bonne guidée ne vient pas de vos sectes que vous appelez “religions”, mais vient d’Allah en exclusivité.
Ni les Juifs, ni les Chrétiens, [ni les Musulmans] ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu’à ce que tu suives leur religion. Dis: « LA [VRAIE SEULE] Guidée, c’est la Guidée d’Allah ». Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n’auras contre Allah ni protecteur ni secoureur. S2:V120
Les vrais croyants ne se revendiquent pas de Moïse, de Jésus, ou de Muhammad, mais se revendiquent seulement d’Allah, tout en considérant tous ses messagers sur un même pied d’égalité.
Dites: «Nous croyons en Allah et en ce qu’on nous a révélé, et en ce qu’on a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur: nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis». S2:V136
Ce ne sont pas pas vos associés qui guident, comprenez vos docteurs en religion, imams, oulémas, prêtes, rabbins, moines, évêques, cardinaux, papes …, et la liste de leurs faux titres auto-proclamés n’en finit pas.
Vous ne donnez votre obéissance, au lieu de la donner à Lui (Allah), qu’à des [gens affublés de] titres que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et sur lesquels Allah n’a fait descendre aucune autorité. Le pouvoir n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de ne donner votre obéissance qu’à Lui (Allah). Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas. S12:V40
Le Seul Vrai Guide, c’est Allah, et Allah seul.
Quiconque Allah guide, c’est lui le bien guidé. Et quiconque Il égare, les voilà les perdants. S7:V178
Celui qu’Allah guide, c’est lui le bien-guidé et ceux qu’Il égare… tu ne leur trouveras jamais aucun alliés en dehors de Lui […] S17:V97
Celui qu’Allah guide, c’est lui le bien-guidé. Et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. […] S18:V17
La seule vraie doctrine est celle d’Abraham que Dieu a érigé en modèle pour toute l’humanité. Dieu a appris directement à Abraham la vraie voie, et lui a enseigné tous Ses vrais rites, et a envoyé des messagers issus de sa descendance afin de restaurer sa vraie voie exemplaire, à chaque fois que celle-ci s’est perdue.
Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison: «Ô notre Seigneur, accepte ceci de notre part! Car c’est Toi l’Audient, l’Omniscient. Seigneur! Fais que nous te soyons soumis, et de notre descendance une communauté soumise à Toi. Et montre nous nos rites et accepte de nous le repentir. Car c’est Toi certes l’Accueillant au repentir, le Miséricordieux. Seigneur! Envoie l’un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier. Car c’est Toi certes le Puissant, le Sage! S2:V127-129
Ainsi, Dieu a envoyé un messager au sein de chaque peuple qui descend d’Abraham afin de perpétuer sa doctrine exemplaire. Une fois que les juifs, descendants d’Abraham, avaient complétement perdu la vraie voie, Dieu a envoyé Jésus pour la restaurer. Puis quand les chrétiens, descendants d’Abraham, on perdu à leur tour la voie, Allah a envoyé Muhammad.
Ainsi, Nous avons envoyé parmi vous un messager de chez vous qui vous récite Nos versets, vous purifie, vous enseigne le Livre et la Sagesse et vous enseigne ce que vous ne saviez pas. S2:V151
Puis quand les musulmans, eux-mêmes descendants d’Abraham, ont à nouveau perdu la voie, Dieu m’a envoyé moi, son ultime messager YS, afin de restaurer la voie exemplaire d’Abraham, celle du Coran Seul.
YS, par le Coran qui décrète, tu es certes du nombre des messagers, sur un chemin droit. un ordre descendu de la part du Puissant, du Miséricordieux. S1:V5
Dieu m’a donné la bonne compréhension du Coran, tout comme il l’a donné au prophète Muhammad, afin de restaurer la voie exemplaire d’Abraham, qui correspond au vrai enseignement du prophète Muhammad, et qui n’a rien à voir avec la sounnah qui porte son nom. Le Coran est un livre atemporel qui s’applique aujourd’hui de la même manière qu’il s’appliquait du temps du prophète Muhammad. De nombreux versets s’adressent à la fois au prophète Muhammad, et à moi-même, l’ultime messager YS, tout comme ils s’adressent à la fois au peuple de Muhammad, et aux générations d’aujourd’hui. Musulmans, juifs, et chrétiens, les versets suivants s’adressent pleinement à vous, lisez les et reconnaissez-vous donc:
Ceux qui ont été injustes ont plutôt suivi leurs propres passions, sans savoir. Qui donc peut guider celui qu’Allah égare? Et ils n’ont pas pour eux, de protecteur. Dirige tout ton être vers la religion en pure monothéiste, telle est la nature qu’Allah a originellement donnée aux hommes; pas de changement à la création d’Allah. Voilà la religion de droiture; mais la plupart des gens ne savent pas. Revenez repentants vers Lui; craignez-Le, accomplissez la Ṣalat et ne soyez pas parmi les associateurs, parmi ceux qui ont divisé leur religion et sont devenus des sectes, chaque parti exultant de ce qu’il détenait. S30:V29-32
De même, ces versets s’adressent à la fois à moi, l’ultime messager YS, et à vous, musulmans, juifs, et chrétiens, que Dieu m’a chargé d’avertir avec le Coran pour autorité:
Ô Messagers! Mangez de ce qui est permis et agréable et faites du bien. Car Je sais parfaitement ce que vous faites. Cette communauté, la vôtre, est une seule communauté, tandis que Je suis votre Seigneur. Craignez-Moi donc». Mais ils se sont divisés en sectes, chaque secte exultant de ce qu’elle détenait. Laisse-les dans leur égarement pour un certain temps. Pensent-ils que ce que Nous leur accordons, en biens et en enfants, [soit une avance] que Nous Nous empressons de leur faire sur les biens [de la vie future]? Au contraire, ils n’en sont pas conscients. Ceux qui, de la crainte de leur Seigneur, sont pénétrés, qui croient aux versets de leur Seigneur, qui n’associent rien à leur Seigneur, qui donnent ce qu’ils donnent, tandis que leurs cœurs sont pleins de crainte [à la pensée] qu’ils doivent retourner à leur Seigneur. Ceux-là se précipitent vers les bonnes actions et sont les premiers à les accomplir. Nous n’imposons à personne que selon sa capacité. Et auprès de Nous existe un Livre qui dit la vérité, et ils ne seront pas lésés. Mais leurs cœurs restent dans l’ignorance à l’égard de cela [le Coran]. [En outre] ils ont d’autres actes (vils) qu’ils accomplissent, jusqu’à ce que par le châtiment Nous saisissions les plus aisés parmi eux et voilà qu’ils crient au secours. «Ne criez pas aujourd’hui. Nul ne vous protègera contre Nous. Mes versets vous étaient récités auparavant; mais vous vous [en] détourniez, s’enflant d’orgueil, et vous les dénigriez au cours de vos veillées». Ne méditent-ils donc pas sur la parole (le Coran)? Ou est-ce que leur est venu ce qui n’est jamais venu à leurs premiers ancêtres? Ou n’ont-ils pas connu leur Messager, au point de le renier? Ou diront-ils: «Il est fou?» Au contraire, c’est la vérité qu’il leur a apportée. Et la plupart d’entre eux dédaignent la vérité. Si la vérité était conforme à leurs passions, les cieux et la terre et ceux qui s’y trouvent seraient, certes, corrompus. Au contraire, Nous leur avons donné leur rappel. Mais ils s’en détournent. Ou leur demandes-tu une rétribution? Mais la rétribution de ton Seigneur est meilleure. Et c’est Lui, le Meilleur des pourvoyeurs. Et tu les appelles, certes, vers le droit chemin. Or, ceux qui ne croient pas à l’au-delà sont bien écartés de ce chemin. S23:V51-74
Dieu m’a guidé vers un droit chemin, celui de la Religion de Droiture, la Religion Exemplaire d’Abraham, et c’est à cette Religion que je vous invite tous, et je vous en ai largement apporté la preuve à travers ce message exceptionnel qu’Allah m’a inspiré intégralement et au détail près.
Dis: «Moi, mon Seigneur m’a guidé vers un chemin droit, une religion droite, la religion d’Abraham, le soumis exclusivement à Allah et qui n’était point parmi les associateurs. S6:V161
Vous ne pouvez pas dire que ces preuves que je vous ai présentées ne sont pas accablantes, vous ne pouvez plus vous voiler la face si vous prétendez être d’authentiques croyants.
Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. […] S2:V256
CÉLÉBRER ALLAH ET LE CORAN
Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. […] S2:V185
Enfin, le Ramadan est aussi l’occasion de célébrer les bienfaits d’Allah sur nous au quotidien, et de Le remercier de nous avoir fait descendre ce Coran parfait, sans lequel nous serions complétement dans le noir. En effet, le Coran est descendu durant la peine lune du mois de Ramadan, marquant l’apogée de ce mois aussi bien au sens littéral que figuré. C’est pourquoi le mois de Ramadan doit être l’occasion pour nous de célébrer le Coran, et ceci se traduit par le fait de passer plus de temps qu’à l’habitude à le lire et à méditer dessus. Ainsi, on peut espérer qu’Allah nous en donne une meilleure compréhension, ce qui nous permettra de nous rapprocher davantage de la droiture et de l’exemplarité.
Il ne sert à rien de méditer sur le Coran si en fin de compte on ne suit rien de ce qu’Allah nous en fait directement comprendre, mais qu’on continue de suivre invariablement les interprétations de la sounnah. Dans ce cas, autant être sincère avec soi-même et ne plus étudier que les livres de la sounnah.
Mais, comment célébrer le Coran sans célébrer Allah, qui l’a fait descendre sur son noble messager Muhammad par une pure Miséricorde de sa part, et qui l’a miraculeusement protégé contre toute altération, pour qu’il nous arrive aujourd’hui entre les mains à 100% intact, malgré toutes les attaques qu’il n’a cessées de subir depuis 1400 ans? En effet, le Coran et Allah sont indissociables pour celui qui a foi et qui est sous la bonne guidée. Car, Allah nous permet de mieux connaître le Coran, et le Coran de mieux connaître Allah. En accordant de l’importance au Coran, on en accorde à Allah, et en accordant Allah, on en accorde au Coran. Rien de mieux pour montrer qu’on accorde de l’importance au Coran, et donc à Allah, que de méditer dessus avec la plus grande attention, et de concrètement mettre en œuvre sur notre propre vie ce qu’Allah nous en fait directement comprendre, les voilà ceux qui disent vrai, les voilà les vrais croyants sincères et authentiques! Quant à ceux qui prennent pour guides les docteurs en religion au lieu d’Allah, et qui réduisent le Coran au rang de simple faire valoir, et qui se contentent de le chantonner de leurs voix horribles, tout en osant se revendiquer d’Allah, de son prophète Muhammad, et du Coran, ceux-là sont les menteurs, et ceux-là ne sont que des sectaires, associateurs, et idolâtres, et ceux-là encourent La Colère d’Allah et Son châtiment.
Les musulmans de la sounnah se targuent de compléter la lecture du Coran durant le seul mois de Ramadan, mais à quoi cela leur sert-il si en fin de compte ils ne suivent pas le Coran mais plutôt la sounnah, et qu’ils prennent pour guides leurs associés plutôt qu’Allah Seul?
et le messager dira: “Seigneur, mon peuple a vraiment laissé ce Coran à l’abandon!” S25:V30
وَقَالَ ٱلرَّسُولُ يَـٰرَبِّ إِنَّ قَوۡمِى ٱتَّخَذُواْ هَـٰذَا ٱلۡقُرۡءَانَ مَهۡجُورً۬ا S25:V30
Les musulmans de la sounnah se sont toujours efforcés à soigneusement ignorer ce verset, pourtant très explicite, se persuadant qu’ils ne s’appliquent pas à eux. Mais s’il ne s’applique pas à eux, alors à qui d’autres en dehors d’eux peut-il bien s’appliquer?
Tout au long de cet article, je vous ai montré preuve à l’appui ce qu’était vraiment le jeûne du Ramadan selon le Coran. Vous avez pu voir en détail comment la version du Coran est parfaite et correspond à la Justice et Miséricorde de Dieu, et comment celle de la sounnah contredit en tout point le Coran, et n’est qu’injustices et aberrations.
Le Ramadan selon le Coran tombe tous les ans à la même période de l’année pour tous les habitants de la terre, période la plus clémente en terme de températures et de durées, et de surcroît, est équitable pour tous les habitants de la terre. Alors que le Ramadan selon la sounnah tourne selon un cycle infernal de 33 ans, pouvant tomber aussi bien en plein cagnard d’été qu’en pleine gelée d’hiver, pouvant aussi bien avoisiner les 20 heures que durer à peine 1 ou 2 heures. Quant à la mise en œuvre de ce rite, là ou le Coran préconise le volontariat et l’initiative personnelle, permettant à chacun d’en adapter la forme, la durée, et la teneur, le sounnah impose à tout le monde 1 mois consécutif, sous une seule forme de jeûne, la forme la plus extrême tout en étant la moins adaptée pour la plupart. Le résultat est qu’un grand nombre de musulmans ne peuvent tout simplement pas l’observer sous cette forme extrême, et ils sont encore plus nombreux à ne plus le faire qu’en apparence. Alors que si les musulmans suivaient la vraie prescription du Coran, tout ces gens y retrouveraient leur compte, à la fois ceux qui veulent le faire et qui en étaient privés, et ceux qui ne veulent pas le faire et qui y étaient contraints. Au lieu de contraindre des centaines de millions de gens à jeûner par la force, sans que cela ne leur profite en quoi que ce soit, autant que ces gens nourrissent un pauvre en compensation, et profitent à eux-mêmes et aux autres. Sans compter qu’avec cette nouvelle forme, le Ramadan risque d’en convaincre plus d’un, parmi ceux qui se refusaient à le faire. Quant à la philosophie de cette pratique, en combinant jeûne sous toutes ses formes, recueillements et prières, le Ramadan selon le Coran permet de faire un vrai travail sur soi, et par la même occasion de célébrer Dieu, en nous consacrant totalement à Lui. Alors que le Ramadan de la sounnah, ne rend pas meilleurs la plupart des musulmans, ni ne les rapproche en quoi que ce soit de Dieu, ou si peu, mais se résume pour eux la plupart du temps à une fête culinaire et communautaire, qui selon leurs prétentions, les lave accessoirement de tous leurs péchés.
Certes, Allah nous laisse beaucoup de libertés et nous facilite le chemin vers la voie la plus facile. Mais, Allah nous montre aussi clairement ses limites et met lourdement en garde ceux qui sont tentés de les transgresser. Désormais, vous connaissez la vraie voie de Dieu, à savoir le Coran et Allah seuls, et savez exactement ce que sont Ses vraies règles en ce qui concerne le rite du Ramadan. Vous devez donc assumer vos responsabilités, car Dieu vous tiendra rigueur par rapport à ce que vous savez. Certes, la voie que Dieu nous a tracée est infiniment plus facile, le revers de cela est que celui qui la transgresse malgré tout, n’en deviendra que plus répréhensible.
Il vous est permis, la nuit du jeûne, les actes de complicité envers vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Allah sait que vous vous trahissiez vous-mêmes, et il vous a pardonné et graciés. Désormais, cohabitez donc avec elles, et profitez pleinement de ce qu’Allah a inscrit en votre faveur, et mangez et buvez jusqu’à ce que vous distinguiez le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit, puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes prostrés dans vos lieux de recueillement (ou de retraite spirituelle), telles sont les limites d’Allah, alors ne vous en approchez pas. Ainsi Allah expose aux hommes Ses versets, puissent-ils atteindre la piété! S2:V187
Après plus de 1400 ans de mensonges, Dieu a maintenant rétabli la vérité sur Sa Vraie Voie, pas celle de la sounnah, sur le vrai calendrier, et sur le vrai rite du Ramadan, tels qu’ils nous étaient prescrits pour toutes les générations du passé, en remontant jusqu’au premier homme, Adam. La Vérité de Dieu est venue, et le faux s’est volatilisé, il disparaît donc instantanément comme s’il n’avait jamais existé, tout comme les ténèbres disparaissent instantanément en présence de lumière.
Et dis: “La vérité est venue, et le faux s’est volatilisé”, certes le faux est destiné à se volatiliser. S17:V81
LE RAMADAN SELON LE CORAN, APRÈS 1400 ANS DE MENSONGES! INTRODUCTION Ce nouvel article sur le Ramadan remplace et abroge mon premier article sur le sujet, il en reprend les vérités, en corrige les erreurs, et complète ce qui y manquait.