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MAZEROLLES - Monographie
Histoire
- Des outils en silex et des déchets de taille remontant au paléolithique inférieur, retrouvés dans la grotte des Sablières, et un fragment de bois de renne gravé d'un bison, daté du Magdalénien supérieur, découvert dans la grotte de Loubressac, attestent de l'ancienneté du peuple de Mazerolles. - Le dolmen de Loubressac a restitué quelques éléments du rituel funéraire. Le couloir d'accès à la chambre (4m sur 2,5m) était orienté vers le soleil; des offrandes ( vases en céramique et outils en silex) accompagnaient les corps d'adultes et d'enfants inhumés. - A la Sablière de la Ganne, a été retrouvée la plus ancienne aire sacrée du Poitou marquant l'influence celtique, un enclos carré de 12m de côté, à vocation funéraire, avec une fosse au centre contenant des armes et des vases dont 3 au moins avaient recueilli des cendres humaines - Le site a été continûment occupé par la suite : sépultures romaines à Loubressac, ferrier avec mobilier gallo-romain près du village du Chenet. - Mazerolles serait les ruines laissées derriere eux par les envahisseurs germaniques vers l'an 276. - L'époque gallo-romain a laissé des traces d'un camp gallo-romain et d'une "stat publica" reliant la fontaine de Mazerolles à un pont construit sur la Vienne. - La proximité de Civaux laisse à penser que le christianisme à Mazerolles a été précoce. - A la fin du VII ème, l'évêque de Poitiers, Ansoald, rappelait dans son testament qu'il avait restauré un petit monastère ("cellula") et qu'il y avait établi comme recteur l'évêque irlandais Romain avec des compagnons pélerins. Romain disparu, Ansoald donna le prieuré à l'abbaye de Nouaillé. - L'église paroissiale , à l'origine dédiée à St Pierre, puis placée sous le vocable de Saint-Romain, conserve des témoignages de l'époque mérovingienne. A l'intérieur de la nef, une plaque sculptée en calcaire, surmontée d'un fronton triangulaire, représentant deux rosaces à six pétales inscrites dans un cercle entouré de perles, rappelle le décor d'un même support au baptistère Saint Jean . - En 1860, lors de restaurations, un autel mérovingien adossé au mur du fond, a disparu ainsi qu'une représentation d'un buste de la Vierge couronnée, se rapprochant des types mérovingiens, selon de Longuemar qui l'avait dessinée au siècle dernier. - A l'origine l'unique nef n'était éclairée que par un oculus unique, à la façon des églises primitives. - Le principal intérêt de l'édifice est son clocher à arcades, ajouté au XII ème. - L'église abrite la statue polychrome de saint Sylvain (XV ème) qui reposait encore au début de ce siècle, dans la chapelle qui lui était dédiée au village de Loubressac.
Economie
La commune abrite plusieurs carrières et entreprises, notamment le long de la route nationale 147.
Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que douze exploitations agricoles en 2010 contre treize en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations.
Les surfaces agricoles utilisées ont toutefois augmenté de 37 % et sont passées de 828 hectares en 2000 à 1 141 hectares en 2010. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares.
38 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi de l'orge), 11 % pour les oléagineux (tournesol), 40 % pour le fourrage et 7 % reste en herbes.
Quatre exploitations en 2010 (contre cinq en 2000) abritent un élevage de bovins (568 têtes en 2010 contre 386 en 2000). Six exploitations en 2010 (contre neuf en 2000) abritent un élevage d'ovins (2 136 têtes en 2010 contre 2 036 têtes en 2000). Cette évolution est contraire à la tendance globale dudépartement de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins du département, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7% de 1990 à 2007. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300. L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie (304 têtes sur quatre fermes en 2000).
La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :
Beurre Charente-Poitou (AOC)
Beurre des Charente (AOC)
Beurre des Deux-Sèvres (AOC)
Veau du Limousin (IGP)
Agneau du Poitou-Charentes (IGP)
Porc du Limousin (IGP)
Jambon de Bayonne (IGP)