I feel like this needs to be in French, so yeah, I might explain it in English to olater if anyone is curious, I just... it doesn’t feel right in English.
Bon, je passerai pas par cent mille chemins: moi et le Canada, c’est l’amour-haine. Soyons clairs, en tous points de vue, il s’agit d’un pays magnifique, les paysages sont à couper le souffle, les gens sont gentils (en général), les conditions de vie sont agréables... bon, c’est vrai que l’hiver c’est frette en mautadi, mais qu’est-ce que vous voulez qu’on y fasse, hein? Pourtant, malgré tout ce que le Canada peut avoir de bon, je peux pas m’empêcher de le détester. Et j’en suis venue à me pauser ben des questions.
Pourquoi détesterais-je le pays qui m’a vu grandir, un pays qui s’est montré charitable, qui m’a assuré un futur prometteur? Eh ben, en définitive, après ben du temps passé à me demander, j’en suis venue à la conclusion que... c’est parce que le Canada est pas mon pays? J’ai beau avoir mes moments patriotiques, je ne me sens jamais vraiment chez moi une fois sortie du Québec.
C’est comme si je débarquais sur une autre planète sans même traverser la frontière.
Il y a tellement d’instances, historiquement parlant et même récemment, où le reste du pays a tout fait pour qu’on ne se sente pas à notre place que j’ai arrêté de les compter.
Par le passé (de la fin du 19e et jusque dans les années ‘50-’60s si ma mémoire est bonne) les ouvriers francophones se faisaient traiter comme des moins de “speak white” quand ils parlaient français, ils gagnaient moins, ils étaient pauvres de père en fils parce que le système favorisait les anglophones. Les anglo nous surnommaient “America’s white n***r”. Les nègres blancs d’Amérique. Si ça indique pas comment on étaient à part...
Le Canada est fier de dire qu’il a deux langues officielle, pourtant, ça a pris un paquet de temps avant que ce soit vraiment le cas, 102 ans, pour être exacte*. Et maintenant? Au Québec, on se voit forcés d’apprendre une langue qui n’est pas la notre sous prétexte que le reste du pays la parle, alors qu’il se donne à peine la peine d’enseigner notre langue. Mes tentatives de communications en français avec d’autres canadiens l’ont attesté de nombreuses fois à mes yeux; bien peu de canadiens hors Québec parlent français. Ceux qui le font finissent par l’abandonner parce qu’on le sent que c’est mauvais.
(*petite clarification, je n’arrive pas a retrouver si c’était uniquement l’anglais qui était langue officielle avant 1969, mais ce n’est pas avant que les deux langues ont été utilisées de manière égale au gouvernement, en gros.)
S’enfoncer dans les provinces anglophones, surtout en Ontario, c’est toute une expérience selon-moi. N’importe quel Québécois sais c’est quoi un Québec Basher, mais quand t’en rencontre un, ça fait mal pareil. Des gens de notre propre pays nous en veulent parce qu’on a voulut quitter il y a 20 ans. Pis après ils se demandent pourquoi on veut plus du reste du Canada...
Et puis il y a la culture, qui est juste complètement différente... et la nuit des longs couteaux... Je mettrais des liens à la fin pour ceux que ça intrigue, mais en gros, après le premier référendum, le Québec s’est fait planter un couteau dans le dos par toutes les autres provinces, encouragées par Trudeau père, qui était, je vous le rappel, Québécois à l’origine. Pas étonnant que les gens soient pas très certains s’ils sont contents d’avoir Justin ou non ici...
Enfin bref, avant que je ne me mette à radoter et faire encore moins de sens, là où je voulait en venir, c’est que, je penche vers la souveraineté. Voilà, c’est tout et pourtant ça feelait vraiment lourd pour moi, ça fait du bien de le dire je suppose.
J’aurais aussi bien d’autres choses à dire là dessus, mais je dois me coucher, je me lève tôt demain, alors *shrugs*
Loi sur les langues officielles
La nuit des longs couteaux
Night of the long knives (which is actually called the kitchen accord in english but ffs this is the dickiest thing english people ever did to us and it’s of the near same caliber as backstabbing us so I aint gonna call it otherwise fuck off)