Josephine Papillon
Josephine Papillon à très peur de l’avion. C’est ainsi, c’est un fait.
Elle aimerait pouvoir se l’expliquer, en tirer un raisonnement concret.
Mais tout ce qui lui vient est emmêlé.
Josephine Papillon adore se lancer des défis.
Elle pense que ça sert un peu à ça la vie.
Et qu’il serait dommage de gâcher tout ce temps à trembler.
Josephine Papillon décide alors de partir.
Elle concentre son attention sur le meilleur et tente d’éloigner le pire
C’est comme ça qu’on fait, il parait, quand on est du genre à stresser
Et Josephine est du genre à se presser, à se stresser, à faire des nœuds dans ses idées.
Josephine Papillon est prête à monter dans l’avion.
Son cœur, ce petit tambour, toque fort comme une percussion.
Ce rythme pourrait la faire courir, la faire danser.
Mais Josephine est en réalité toute crispée.
Une fois à l’intérieur Josephine Papillon regarde de l’autre côté du hublot.
Dehors il fait froid, l’hiver a sorti son blanc manteau.
Josephine ne sait plus pourquoi elle avait si peur.
Les nuages la porte, elle est un peu des leurs.
Josephine relâche peu à peu la pression
Et n’hésite pas à dire à ses voisins :
« C’est super chouette l’avion ! »

















