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QUAND L’AMOUR SE CREUSE UN TROU d’Ara Ball : À l’ombre de Saint-Chrysostome
Ça commence assez fort avec une scène d'ouverture baignant dans le sexe, drogue & rock'n'roll, suivie d'un joli générique. Puis la première scène de dialogues entre Miron (Robert Naylor) et ses parents (Julie Le Breton et Patrice Robitaille) s'empêtre dans la surécriture, l'exposition, la psycho-pop, la philosophie 101… Un problème récurrent dans ce film qui se distingue davantage par sa direction photo et sa trame sonore que par ce qu’il raconte.
En l'occurrence, l’histoire d’amour entre le jeune protagoniste et une femme beaucoup plus âgée (France Castel), ce qui en fait inévitablement un genre de sous-Harold and Maude, avec quelque chose dans le style de réalisation d’Ara Ball qui rappelle le cinéma de Xavier Dolan. Quant à la séquence qui donne son titre au film (inspirée directement d’un classique cinématographique du milieu des années 1990, époque où se déroule le récit), elle est si absurde qu'elle en est presque admirable. Presque.
Quand l’amour se creuse un trou prendra l’affiche ce vendredi 15 juin.