Aghori. Ascète féminin
Titre anglais : A collection of two hundreds and fifty coloured etchings descriptive of the manners, customs and dresses of the Hindoos : an agoree
Solvyns Franz Balthazar (1760-1824)
1799
(C) RMN-Grand Palais (musée Guimet, Paris) / Jean-Gilles Berizzi
Section Inde du musée Guimet
Du sanskrit "A-Ghor", "Ce qui n’est pas terrible", "sans peur", "absence de difficultés" (en hindi, aghori signifie « sale, négligé »), le terme Aghori désigne les adeptes d’un courant de l’hindouisme dont les origines demeurent peu connues. Apparentés au Shivaïsme tantrique, les aghoris ont la réputation en Inde d’utiliser des pratiques subversives, telles la consommation d’alcool et de drogues ainsi que la méditation sur des lieux considérés comme impurs par la société hindoue comme les crématoires (Smashan) ; autant de moyens d’accéder à la libération de l’esprit et à l’émancipation finale des cycles de réincarnation (Moksha). Quoique pouvant consommer des charognes humaines, ils se déclarent végétariens. Source