L'arbitre a niqué le match avec ce carton précoce à la 21e. Comme d'habitude, le LOM a soit un penalty pour eux, soit un carton rouge pour l'adversaire, et quasi à tous les matchs, c'est la même dinguerie. #asseom
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L'arbitre a niqué le match avec ce carton précoce à la 21e. Comme d'habitude, le LOM a soit un penalty pour eux, soit un carton rouge pour l'adversaire, et quasi à tous les matchs, c'est la même dinguerie. #asseom
Allez les verts, faut éteindre les poiscailles . #asseom
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LE FOOT ET MOI
Y’a-t-il sport plus populaire en France que le football ? Capable de rassembler toutes classes sociales, du plus jeune au plus âgé, le football unit des millions de personnes, voire une nation entière lors de certains événements. Dans ces moments-là , il peut sembler difficile d’imaginer des personnes extérieures à tout ce spectacle, et pourtant il y en a, dont moi-même.
Le match en question était parfait pour l’occasion. Deux grands clubs légendaires du football français pour un match d'anthologie.
Lorsque j’arrive au stade des Verts, il est dix-neuf heures passé. Le « chaudron », de l’extérieur, est intimidant. La place tout autour est envahie. Et tous convergent vers les entrées. Bientôt, on entendra les premiers supporters investissant le stade et résonneront dans l’enceinte métallique le brouhaha de la foule. Au milieu de tout ça, c’est presque se sentir étranger. C’est le genre d’endroit où vous êtes totalement livré à nous-mêmes, ignorant de tout. Mais rapidement, la tension monte, même pour moi, avec la perspective de bientôt assister à une rencontre sportive exceptionnelle.
Il est difficile de ne pas adhérer à l’ambiance magique. L’entrée dans le stade est un spectacle comme il y en a peu. Au fur et à mesure, l’excitation monte. Je monte les marches et les clameurs se font entendre peu à peu. L’ambiance de Geoffroy-Guichard s’est progressivement imposée à nous. Arrivant avec les frissons, c’est la vision du stade qui s’impose peu à peu. Une vision spectaculaire pour celui qui n'est pas habitué.
Au foot comme à la guerre, les chants des supporters venus en masse est soutenu par les percussions des fans. Ils sont peu nombreux, au pied de la tribune, et pourtant leur musique martiale se fait entendre d'un kop à un autre. Les supporters de ces tribunes-là sont impressionnants : ils se répondent et leurs jeux instaurent un climat de confiance.
Il y a aussi le plaisir à pouvoir admirer un match en direct plutôt qu'à la télévision. Dans l'enceinte du stade, il est impossible de ne pas vivre les événements et de bientôt se retrouver à frémir lorsque l'équipe se rapproche du but adverse. Et éventuellement, d'exploser lorsque l'équipe est à deux doigts de marquer ! Certains ne se font pas prier. Je souris quand une supportrice derrière-moi se joint aux kops enragés. Les joueurs adverses en prennent pour leur grade ! Sa voix se fait distinctement entendre mais rien ne l’arrête. Une chose qu’on ne voit pas à la télévision. Â
Il y a des moments plus calmes. Le stade s’endort alors que Stéphane Ruffier, aidé par une ou deux autres personnes, répare sa cage de but qu’il vient d’endommager après s’être envolé dans ses filets. Ces épisodes plus posés sont bien vite éclipsés par le match, qu’il ne faut pas quitter des yeux ! Ici, pas de ralenti, pas de vidéo. Laisser trainer son regard sur la foule en délire, c’est le risque de louper une action importante. Heureusement, on est bien vite rattrapé par la réalité et l’enthousiasme des supporters.
Car après tout c'est bien ça, le foot, de l'adrénaline provoquée par les deux équipes qui nous représentent, lorsqu'ils sont sur le point de marquer, lorsqu'une action extraordinaire a lieu, sous nos yeux.
ASSE-OM, le 22 novembre, c'était tout ça.  De l'action et du spectacle, du suspense, de l'émotion et deux grandes équipes de football.
Alexis Bertholon
Un soir de match avec « Les Bedos au Coeur Vert »
18H10 : Dans la nuit, un bruit de moteur brise le calme du village de Saint Jeure d’Ay. Devant le local communal, un bus est là , prêt à partir avec à son bord, plus de trente supporters de l’AS Saint-Etienne : « Les Bedos au Coeur Vert ». Les glacières sont montées à l’arrière, toutes les personnes sont à bord, il est temps de partir. Direction le chaudron. Après trois arrêts sur le trajet, nous sommes au complet, quarante-trois fervents supporters des Verts : hommes et femmes de tout âge se retrouvent comme une deuxième famille. Cette deuxième famille est née il y a 10 ans; l’association est créée par une bande de copains, comme l’a décrit le président Gérard Bobichon, surnommé « Gégé ». Fier de leur Ardèche natale, les fondateurs ont donné au nom de l’association des caractéristiques de leur département de coeur ; les Bedos était le nom donné aux paysans Ardéchois et « coeur vert » reprend le feuilleton Ardéchois coeur fidèle diffusé en 1974, avec une allusion bien entendu au vert pour l’ASSE.
Une fois tous les supporters récupérés, le voyage jusqu’à Geoffroy Guichard peut commencer; pendant ce temps chacun discute avec ses voisins. C’est dans une ambiance légère, avec une bière à la main, que l’on parle du dernier match de Saint-Etienne et de leur classement général ou bien de choses plus personnelles : ici tout le monde se connaît. Bien entendu, des pensées plus tristes viennent noircir ce soir de match : chacun a en tête les terribles attentats du 13 novembre dernier qui ont fait 130 morts et où deux terroristes ont essayé de pénétrer dans le Stade de France pendant le match France/Allemagne. Chacun se questionne sur les précautions prises pour ce soir, mais aucun n’a remis en question sa présence pour soutenir les Verts. Aux abords du stade de Geoffroy Guichard, Gégé donne quelques indications: ce soir les sacs seront consignés, il est donc préférable de les laisser dans le bus; les fouilles seront encore plus minutieuses, pour faire gagner du temps à tout le monde il vaut mieux se préparer en vidant ses poches. Vient ensuite la distribution des cartes; sur 88 adhérents à l’association, plus de 64 ont un abonnement à l’année, les matchs sont donc gratuits avec la carte d’abonné.Â
20H10 : Le Kop Nord se rempli peu à peu, une marée humaine de couleur verte m’entoure. Pour l’instant tous sont très calmes, pendant que, sur le terrain, les joueurs s’échauffent. A mes côtés, certains Bedos me racontent leur vie avec des anecdotes, comme Marlène et Fanny qui font respectivement parties de l’association depuis 2 et 4 ans. Elles viennent ici dès qu’elles le peuvent, et quand on leur demande pourquoi elles font partie de l’association, Fanny prend la parole: « Mon frère était adhérent avant moi, c’est grâce à lui que je suis devenue adhérente »; avant que Marlène ne continue « … Et moi c’est Fanny qui m’en a parlé, et maintenant ça fait deux ans que j’y suis », comme si c’était une évidence.
21H00 :  Après la Marseillaise entonnée par tout le stade et une minute de silence, c’est un stade aux couleurs bleu, blanc et rouge qui s’invite sous nos yeux, les drapeaux de la France flottent au gré du vent. Le coup d’envoi du match est donné. Le Kop Nord est debout, pendant plus de 90 minutes, il vibrera avec les joueurs. Le Tifo et ensuite les chants se succèderont, les écharpes seront brandies à plusieurs reprises, les drapeaux virevolteront jusqu’au coup de sifflet final. Cette ambiance est unique, avec plus de 6 000 supporters sur l’hexagone, l’ASSE est le premier club de France, cette immersion est incroyable auprès d’un tel public qui voue une passion dévorante pour son équipe.
Dans le chaudron, c’est l’effervescence et malgré la défaite imminente, personne ne part avant le coup de sifflet, personne ne s’arrêtera de chanter : c’est ça l’esprit des supporters de l’AS SaintEtienne.
22H58 : L’arbitre siffle, et le chaudron se vide petit à petit. Les supporters sortent, les bras ballants mais sans jamais perdre leur bonne humeur et fiers de brandir encore leurs couleurs. C’est une véritable marée verte qui envahie les abords du stade, les visages sont tristes mais pas pour autant fermés, certains chantent comme pour motiver à nouveau les troupes. Les « Bedos au Coeur Vert » se retrouvent devant leur bus. Je retrouve cette ambiance chaleureuse et très familiale malgré le score de 2-0 en faveur de l’Olympique de Marseille. L’association de supporters est très respectueuse du monde du sport, pour ne pas partir dans des dérives violentes que d’autres associations de supporters ont connues. C’est ça aussi qui caractérise « Les Bedos au Coeur Vert », cette grande famille reste dans un esprit bon enfant, que ce soit en cas de victoire ou de défaite. L’association aime organiser de nombreux événements pour réunir ses adhérents, que ce soit des événements sportifs -telles que des diffusions de match en extérieur ou de la Coupe du Monde de Rugby- ou non -comme l’organisation d’une soirée pour le jour de l’an-. Depuis 1976, Gégé et ses amis font des déplacements et suivent les Verts, aujourd’hui encore ils conservent cette ambiance amicale à travers leurs adhérents présents sur vingt-trois communes dans cinq départements différents. Sur le trajet retour, on revient sur le match, on commente des actions et on parle des loupés. Malgré le froid et le verglas sur la route qui ralentissent notre retour, personne ne perd sa bonne humeur et chacun lance une blague pour détendre l’atmosphère. Une fois arrivés, les gens quittent peu à peu le bus, il est tard, mais pourtant on reste pour finir sa conversation, pour se donner rendez-vous au prochain match, pour profiter encore de cette passion commune…Â
Je tiens à remercier l’ensemble de l’association « Les Bedos au Coeur Vert » pour leur accueil si chaleureux qui m’a profondément touché et tout particulièrement Gérard, le président qui a bien voulu répondre à mes questions et qui m’a gentiment invité à cette rencontre. Vous souhaitez plus d’informations sur l’association ? Rendez-vous sur :  http://lesbedosaucoeurvert.e-monsite.com/# Â
Margot Blachon