Suspendu (déchéance du temps)
La pluie se hisse sur le corps des piliers. Parmi eux, le regard se repose. Les heures composent les gouttes qui longent nos vitres. Le temps se dépose ; La fleur s’effrite.
Il a plu à nos cœurs d’être des fugitifs ; Ils coulent encore sur le verre. Le moment cavale, parfois précipite L’éther qui subit les caprices du temps; Les débauches de sa fuite.
Les minutes s’affinent longuement aux carreaux. L’attention ricoche sur chacune d’elle. La pensée trébuche sur les aiguilles de l’horloge Remontée par les clefs qui ruissellent aux fenêtres. La pendule appréhende son prochain balancement.
Les cadavres des songes ont fleuri ; Les fruits sont amers ; Le temps est mauvais pour eux aussi.
La pluie s’est pendue aux arbres ; Sa mort est une prose macabre, Achevée par une éclaircie.
Avril 2014 ‘L,’











