*Dysfonctionnelle* de Axl Cendres
— Je parle d’un roman aujourd’hui. Enfin, pas tout à fait parce que je ne dis rien de l’intrigue et des personnages dans ce billet… Je parle des émotions qu’il a fait naître en moi, je ne pouvais pas les garder alors ne m’en veuillez pas si vous n’apprenez pas grand chose sur l’histoire —
Le texte en 4ème de couverture : Fidèle, alias Fifi, alias Bouboule, grandit dans une famille dysfonctionnelle ; Papa enchaîne les allers-retours en prison, Maman à l’asile ; mais malgré le quotidien difficile, Fidèle vit des moments de joie, entourée de ses six frères et sœurs aux personnalités fortes et aux prénoms panachés : Alyson, JR, Dalida, Jésus… Cette tribu un peu foldingue demeure Au Bout Du Monde, le bar à tocards que tient le père dans Belleville, théâtre de leurs pleurs et rires…
À l’adolescence, la découvre de son « intelligence précoce » va mener fidèle à « l’autre » bout du monde : un lycée des beaux quartiers où les élèves se nomment Apolline ou Augustin, et regardent de haut son perfecto, ses manières de chat de gouttière et ses tee-shirts Nirvana. Mais c’est là que l’attend l’amour, le vrai, celui qui forme, transforme… CELUI QUI SAUVE.
Mon exemplaire est tout annoté et plein de pages sont marquées. *Dysfonctionnelle* m’a transportée, voilà.
Je pense qu’on ne tombe pas amoureux d’un garçon ou d’une fille, mais d’une personne.
J’ai commencé *Dysfonctionnelle* ce dimanche matin et l’ai fini en fin d’après-midi. Il m’a tourneboulée, il m’a fait me bidonner et il m’a émue aux larmes, il a profondément résonné en moi… C’est un roman rare. Où l’on voyage dans le temps et les émotions. Où l’on a mal autant que l’on rit.
*Dysfonctionnelle* donne furieusement envie de vivre, de rire, *d’essayer*, et tant pis si on se casse les dents, il faut continuer.
Ahh, *Dysfonctionnelle* donne faim aussi 🙂 . Le passage avec le pain perdu de Zaza, ouh là là, je ne dis que ça!
*Dysfonctionnelle* est un *grand* roman, signé Axl Cendres, et il est paru chez Sarbacane dans la collection Exprim’.
Ah, je vais finir ce billet par une déclaration aux héroïnes…
– Sarah, tu n’as pas à être jalouse car c’est en tout bien tout honneur 🙂.