1 an de bilans culturels, qu'est-ce que ça m'a apporté ?
1 an de bilans culturels, qu’est-ce que ça m’a apporté ?
Ça fait exactement 1 an que j’ai commencé à traquer ce que je bouffe comme culture. Je voudrais faire un petit point sur le positif et le négatif de cette pratique.
Mes objectifs en 2018 étaient plus ou moins : 4/5 films par mois, 2 livres, 1 expo, 1 spectacle. Ce qui fait un total de 48/60 films, 24 livres, 12 expos, et 12 spectacles.
Tout d’abord, j’ai beaucoup plus vu, lu et toutes…
Les premiers mois de 2018 nous n’avons pas bougé de Paris, notre bilan commence donc en avril !
GENÈVE (avril)
À l’occasion d’un week-end en amoureux très ensoleillé nous avons passé deux jours à Genève, notre première incursion en Suisse qui nous a donné envie d’en voir plus !
CRÈTE (mai)
Un mois plus tard nous nous sommes envolés pour nos premières vraies vacances en famille, 8 jours à Hersonissos en Crète. La formule all inclusive avec de très bons buffets, et un programme allégé au possible à base de piscines et de plages, étaient parfaitement adaptés à notre vie avec un bébé de 9 mois et ses nuits hachées, et nous a fait beaucoup de bien !
CÔTE D’OPALE ET BORDEAUX (août)
Comme d’habitude pendant l’été nous avons passé du temps avec nos familles, en Picardie et sur la Côte d’Opale, mais nous avons également fait un petit tour à Bordeaux pour découvrir la ville et faire coucou à des amis.
ROUEN (octobre)
Enfin, nous sommes repartis sans Lou pour un week-end à Rouen, ville que nous avons découvert pour l’occasion et beaucoup apprécié. Petit à petit nous faisons notre tour de France des villes que nous ne connaissons pas !
2019 s’annonce un peu plus ambitieuse avec en prévision un week-end en amoureux à Londres en mars et notre voyage au Canada en mai-juin, et très certainement d’autres petits week-end par ci par là !
Et pour relire nos bilans des années précédents, c’est par ici : 2017, 2016, 2015, 2014, 2013
2018, encore une année de transition... A croire que ma vie ne se fixera jamais!
Changé de jobs, travaillant encore plus en indépendante (en tant que formatrice en anglais) : nouveaux clients, nouveau public... Tout en conservant mes interventions dans quelques écoles. C’est un rythme soutenu qui me demande pas mal d’efforts et de sacrifices (peu de temps libre), mais c’est un choix de vie nécessaire à ma santé mentale.
J’ai également déménagé dans un plus grand appartement avec jardin, box en sous-sol et cave : le grand luxe !
Et je me suis remise au muay-thai pour de bon... J’en bave, mais qu’est ce que ça fait du bien!
J’ai lu des tas de livres, ai succombé à Netflix; fait un peu de shopping (tout en restant assez raisonnable, si si); je suis allée me balader à Londres; j’ai un peu plus découvert Garches et ses alentours; je suis (enfin!) allée à Roland-Garros (et j’espère y retourner en 2019); j’ai posé pour une copine photographe; j’ai sauvé un chien que ses maîtres âgés ne pouvaient plus garder; j’ai (re-)visité le château de Versailles; j’ai passé un weekend génial à jouer la touriste à Paris avec des amies allemandes, dont une journée merveilleuse à Disneyland...
Je me suis remise aux spectacles : j’ai vu Alex Lutz et Nadia Roz; j’ai fait plusieurs soirées et des concerts au Supersonic; j’ai vu plein de concerts dont une super cool Sigrid et la soirée MILK. curated par le chanteur de Foals; j’ai assisté au tournage de Burger Quiz; j’ai vu Sasha Velour et plein de drag queens en live; j’ai un peu approfondi ma culture classique en allant à l’Opéra Garnier et à des spectacles de danses.
Ce que j’espère pour l’année prochaine? Plus d’argent (quand est ce je gagne au loto?!?), et de voyages. Il faut juste que je trouve le temps!!! Que me santé reste à peu près stable, que Penny aille bien, ainsi que les gens que j’aime.
RIP : France Gall, Mounir, Dolorès O’Riordan, Paul Bocuse, Mark E Smith, Hubert Givenchy, Stephen Hawking, Isao Takahata, Jacques Higelin; Milos Forman, Avicii, Maurane, Scott Hutchison, Philip Roth, Pierre Bellemare, Kate Spade, Anthony Bourdain, Madame Sivan, Yvette Horner, ma chérie Susi, Aya, Kofi Annan, Aretha Franklin, Valentin dit “Tino”, Joel Rebuchon, Mac Miller, Burt Reynolds, Rachid Taha, Charles Aznavour, Philippe Gildas, Stan Lee, Maria Pacôme...
Tous les ans, au moment de m'asseoir devant mon ordinateur pour écrire mon bilan, je me dis que j'aurai dû noter les choses au fur et à mesure, les ordonner dans un carnet par mois. Classer mieux les souvenirs. Je n'ai toujours pas accepté, à 32 ans, que je n'étais pas une personne d'ordre et de classification, mais que le mélange et le chaos étaient mes seules directions. Que tout s'entrechoque, ça n'a pas d'importance. Alors je ne me souviens plus comment janvier s'est transformé en février, quand sont venus me chercher les premiers rayons du soleil, au printemps. Les jours de travail à mon bureau se mélangent aux nuits paisibles dans ma chambre, les balades dans les rues de toutes les villes ne forment qu'une longue marche avec les pensées qui se tournent et se retournent dans le même lit. Tout est un flot. Que puis-je faire, à part essayer de retracer ses courants ?
Je peux dire cela : j'ai commencé l'année à ronchonner au fond de mon lit, à ressasser, à contempler toutes les journées prêtes à s'enchaîner. Janvier est un moment qui ne laisse pas d'empreinte - c'est toujours la même chose. C'est un mois brouillon, qui n'a pas d'importance, que je jette là, prêt à l'oubli. Cela dit cette année, en janvier, j'ai lu Maggie Nelson et son sublime The Argonauts. Un essai très érudit qui m'a parlé au plus profond de mon être sur l'amour, le corps, la transmission. Je m'attardais sur les phrases, je les relisais encore et encore. Je suis allée la voir parler dans une librairie et puis je lui ai timidement tendu mon exemplaire, j'aurais voulu lui dire à quel point son travail m'avait bouleversée mais évidemment rien n'est sorti de ma bouche à part un sourire niais. Il reste cette petite signature, preuve éternelle qu'à un moment, un livre m'a sorti de l'angoisse dans laquelle je m'étais embourbée.
Meilleurs livres lus en 2018
The Argonauts de Maggie Nelson
My Favorite Thing is Monsters d'Emil Ferris
Sour Heart de Jenny Zhang
Cristallisation secrète de Yôko Ogawa
Sula de Toni Morrison
Kindred d'Octavia Butler
The Argonauts m'a donné l'impression étrange que je pouvais changer. J'ai marché dans Paris, dans les rues cabossées qui mènent au Christine 21, en écoutant Bonny Doon. Je fomentais des plans pour être zen, pour tout bien prendre, pour tout accepter. Pour emballer la colère dans des jolis rubans, avec un papier de soie, pour la dompter ou la faire disparaître. Je me suis promis tout et son contraire. Je me suis donné tout et son contraire. J'ai réussi des choses que j'avais l'impression d'échouer. J'ai échoué là où j'étais sûre de réussir. L'hiver est venu s'abîmer dans le mois de mars, et je me répétais en boucle ce vers de William Blake "The busy bee has no time for sorrow". J'écoutais en boucle l'album d'Amen Dunes, et je jure que rien qu'en fermant les yeux je pouvais sentir mes paupières baignées dans les lueurs d'été de Miki Dora.
Sous une pluie torrentielle nous sommes allés voir Call me By Your Name, comme pour accélérer l'hiver, mais ça n'a pas marché, la pluie était froide et il ne restait rien des herbes sauvages et de la douceur de l'Italie. Et puis Phantom Thread, que j'étais partie pour haïr et que j'ai adoré dans tous ces recoins tordus, dans toute sa froideur. Après cela j'ai alterné entre Sufjan Stevens, qui était venu se rappeler à mes bons souvenirs le temps d'un feu de bois, et l'entêtante bande sonore de Jonny Greenwood qui me donne encore aujourd'hui l'envie de passer mes doigts sur le tissu. Je l'ai fait cette année d'ailleurs, puisqu'on m'a prescrit de m'arracher à mon propre cerveau pour me concentrer sur mes mains. J'ai passé des heures à m'imaginer ailleurs, à me réinventer, à coudre parfois à l'envers, parfois de travers. Ça fait du bien de construire, même n'importe quoi. Illusion d'un instant de s'arracher à un système, d'avoir le contrôle.
Meilleurs films découverts en 2018
Phantom Thread de Paul Thomas Anderson
Call Me By Your Name de Luca Guadagnino
La fille à la valise de Valerio Zurlini
La mort en direct de Bertrand Tavernier
Sur la route de Madison de Clint Eastwood
Ran d'Akira Kurosawa
Les nuits de la pleine lune d'Eric Rohmer
En liberté ! de Pierre Salvadori
J'étais particulièrement sensible à la tendresse cette année, peut-être qu'on en avait besoin encore plus que d'habitude. La tendresse du regard de Claudia Cardinale perdue dans la ville avec sa grosse valise. La tendresse des étreintes dans Sur la route de Madison. La tendresse de la voix d'Armie Hammer. La tendresse bizarre de Pio Maramï. Et la voix intemporelle de Pascale Ogier. En musique, c'était pareil. Amen Dunes, et après Joni Mitchell, que j'ai enfin pris le temps de découvrir. Calvin Johnson. En mai, je suis allée voir Yo La Tengo. J'étais dans une humeur bizarre, j'avais l'impression de m'éloigner de tout et de tout le monde. Sudden Organ, joué vite et fort, Ira Kaplan couché sur son clavier, en transe, a tout remis dans l'ordre. Everyone is a little worried, you know I am. Il a planté ses yeux dans les miens, quand il a dit cette phrase, et j'étais sûre d'avoir tout compris. Rien n'est jamais définitif, m'a-t-il dit.
Quand l'été est arrivé, nous sommes partis à Naples, entrés en trombe dans la ville. Dans quel état j'étais ? Quand j'y repense, je me souviens que j'écoutais le thème d'Amarcord en boucle, je me disais que c'était la plus belle musique au monde. Nous venions de signer un projet, nous partions l'esprit libre. Nous avons volé tous les quatre dans ce taxi vers cet appartement étouffant. J'étais déjà nostalgique avant de poser le pied par terre. Tous les endroits me font ça, et Naples encore plus. Quelle ville est plus mélancolique que celle-là ? Je n'avais jamais vu autant de gens braver le danger, comme si la vie n'avait pas d'importance. Il n'y a pas besoin de tout le temps voyager. On peut aussi apprécier l'onde de choc des expériences. Parfois, elle dure des années. Au creux de l'hiver, je porte encore au fond de moi quelque chose du mystère de ces rues baignées dans la chaleur. Quelques semaines avant, à l'exposition Kupka au Grand Palais, j'avais acheté une carte postale d'une peinture représentant un couple en train de rêver. Je m'y retrouvais, étrangement.
En route pour la Bretagne, j'ai exhumé Greek Song de Rufus Wainwright, que j'ai écouté en regardant du coin de l'œil le chat qui dormait dans sa caisse, prêt à rejoindre ses quartiers d'été. Le mois d'août était le plus beau qu'on ait connu depuis longtemps. J'ai caressé tes cheveux dans l'eau, en essayant de trouver comment je pourrai un jour revenir là. Est-ce qu'on finit tous par avoir envie de rentrer à la maison ? Sous le pommier, j'ai lu Emil Ferris, la laisse du chien lacérant la peau de mon mollet. J'adorais son air de félicité, sa truffe humant le vent frais. Les planches se mélangeaient à la lumière qui perçait à travers les branches du saule pleureur. Est-ce que j'ai envie de revenir, ou est-ce que j'aimerais être tout le temps en vacances ? C'est ce que tu m'as demandé. Avant de partir, nous étions allées écouter Zadie Smith parler, justement, de ces moments plaisants de la vie. Elle a lu un essai sur les glaces, les chiens. Les avions du défilé du 14 juillet faisaient un vacarme assourdissant. Le soleil, sur la seine, n'avait jamais été aussi beau. J'ai compris exactement ce qu'elle voulait dire.
Nous avons gravi ensemble les marches pour aller sur la dune du Pilat, l'été était en train de mourir sous nos yeux. Nous étions pétris de doutes dans la douce chaleur du matin. J'étais un peu triste de voir les touristes monter pour faire leur photo et redescendre immédiatement, poussés par l'envie de la suite. J'ai essayé de me forcer à tout voir plus intensément, ne rien rater de ce paysage en perpétuelle mutation. Cette dune qui bouge, lentement. Peut-être que ce n'est pas si grave d'avoir autant de mal à changer. De ne bouger que grain de sable par grain de sable. Nous avons pris un dernier repas dans la lumière dorée d'Andernos, j'en avais rarement vu de plus belles, de plus enveloppantes.
L'automne est arrivé, puis l'hiver. Rythmé par la redécouverte de Virgin Suicides, qui m'a fait replonger dans les méandres de mon entrée dans l'âge adulte. Plus tard, j'ai été bouleversée par la série Kidding et par le moment où l'on apprend l'art du Kintsugi, une manière de réparer les poteries avec de la poudre d'or. La série en fait une superbe métaphore de l'état intérieur de son personnage principal, et c'est assez sublime. Moi bien sûr, j'y voyais l'accomplissement de mon envie de tout recoller.
Meilleures séries vues en 2018
Killing Eve
Pose
Barry
Detroiters (saison 2)
The Deuce (saison 2)
Kidding
Dorothea Lange m'a offert, je crois, le dernier choc de l'année. Ses photos saisissantes, politiques, terriblement actuelles. À ce moment-là, j'étais obsédée par My Sister de Tindersticks. En rentrant de cette expo, je l'ai écoutée dans le métro. Elle m'enfonce toujours dans des rêves étranges. Quand je l'écoute, elle me rappelle ce qui est volontairement omis des souvenirs. Les cris, les déceptions, l'incompréhension, la solitude, les moments à regarder par la fenêtre, et les doutes, tous ces doutes. Quand ils arrivent, on remet la chanson à zéro. Elle monte, elle descend. Et d'un coup, on est prêts pour la suite. 2019.
C’est le moment du traditionnel bilan de l’année écoulée. Tout d’abord je tiens à remercier tous ceux qui me lisent ici ou sur les réseaux sociaux. En particulier sur Facebook et Twitter. Pour moi le bilan de cette année se compose de deux volets. Un volet technique et communication (partie 1) et un bilan musical (partie 2 – à suivre). Je bosse dans le web et la communication, mon premier bilan…
Cette année fut bien riche en événements, en grandes nouvelles et émotions…Un peu comme tous les ans d’ailleurs, mais avec une nette accélération ! Mon bilan de 2018 !
Tout d’abord, j’aime beaucoup cet exercice, celui de mettre à plat une année écoulée. Je vis – très sérieusement – mon aventure Fleur de Mamoot comme une entreprise et je vous vois comme des partenaires. Partager avec vous…
La fin de l’année est là. C’est l’heure du traditionnel bilan de fin d’année. On fait quelques chiffres, un petit top et un coup d’œil sur l’avenir du blog. C’est parti !
Avec un peu plus de 150 articles cette année, et beaucoup, beaucoup, de changement et de travail perso, Unis Son maintien le cap. Ou presque. Comme nous, le blog évolue. On garde la même fréquence de trois posts par semaine, toujours les mardis, jeudis et vendredis (pour l’instant). La seule chose qui change c’est la fréquence des formats: c’est-à-dire que nous allons tenter de trouver un équilibre entre nos formats pour tous les présentés cette année. Ce qui signifie aussi que nous allons faire plus de choix.
En voulant présenter un maximum d’artistes et d’albums, nous avons posté environs 120 Flashs pour 5 In Extenso. Dans le même temps c’est environ une vingtaine de playlists, 3 live reports de concert, 5 musicals, et 1 tout petit Minema… Déséquilibre que nous souhaitons corriger donc en remettant les playlists de character en avant… et que dire des interviews, laisser à l’abandon (plus par manque de temps que d’envie).
Mais que retenons-nous de 2018? Malgré le petit regret de n’avoir fait que trois lives cette année (deux salles et un festival, qui étaient tous très bien, mais ça reste peu), on est ravies d’avoir été autant au théâtre, que cela soit pour les pièces ou pour les musicals qui ont beaucoup à dire et à chanter. Et comme c’est de la musique… on partage.
Au niveau des sorties, on a été déçu par certains comme Arctic Monkeys, Bénabar, Gringe, et surtout Sting et Shaggy avec leur duo improbable. Heureusement nous avons aussi eu les extraodinaires Muse, Miles Kane, Twenty One Pilots, Janelle Monaé, The Strut, Arkells, Bigflo et Oli, Panic ! At The Disco, Black Honey, George Ezra, Samuelle, Franz Ferdinand, Hunter and the Bear, Soviet Supreme, Eddy De Pretto, Grand Corps Malade, Frank Turner et Shake Shake Go. Bref… de quoi ravir à peu près tout le monde, fan de rock, rap ou chanson française.
Tout ça étant la partie émergé de l’iceberg. On tente en 2019 de poursuivre tout ça. N’hésite pas à t’abonner au mail, à nous suivre sur Facebook, Twitter et Instagram, histoire de ne rien manquer!
C'est l'heure du #bilan 2018! Enjoy!👇 #musique #blog La fin de l’année est là. C’est l’heure du traditionnel bilan de fin d’année. On fait quelques chiffres, un petit top et un coup d’œil sur l’avenir du blog.