disquisire su calciopoli a me non fa bene e ieri mi sono pure reso conto che molto di quell’estate del 2006 l’ho cancellato, come se avessi avuto una perdita di memoria: enorme il trauma di addormentarsi con una delle squadre più forti al mondo e svegliarsi a Rimini con #Boumsong
#CoupeDePopularite2017⭐️ - Voici les résultats définitifs des 3 duels d'hier : victoires de Sidney Govou, Alexandre Lacazette et Nabil Fekir ! Groupe C : @sidneygovou14 🆚 Marcelo Djian : 449 - 15 (au cumul des votes Facebook - Twitter - Instagram) Groupe D : @lacazettealex 🆚 Michel Bastos : 552 - 60 @nabilfekir 🆚 Jean-Alain Boumsong : 593 - 8 ⭐️ Les duels du jour, à partir de 18h00 : Groupe E : @sonnyanderson09 contre Patrick Müller Groupe E : @iam_ess contre Bernard Lacombe Groupe F : @samumtiti contre @maximegonalons #ol #teamol #lyon #coupe #popularite #coupedepopularite #football #footbol #hugosport #govou #marcelo #lacazette #bastos #fekir #boumsong
#CoupeDePopularite2017⭐️ - Duels du jour en ligne les amis ! Votez directement via les sondages présents dans nos stories ci-dessus ⬆️⬆️⬆️ #govou #sidneygovou #marcelo #marcelodjian #lacazette #alexandrelacazette #bastos #michelbastos #fekir #nabilfekir #boumsong #jeanalainboumsong #ol #teamol #lyon #football #footbol #coupedepopularite @sidneygovou14 @lacazettealex @mb15oficial @nabilfekir @jaboumsong
Ils ont fait l’Euro - Jean-Alain Boumsong : "En 2008, on savait que si on entendait toquer, c’était la guillotine"
Après avoir disputé deux Euros avec l’équipe de France, Boumsong reste marqué par l’épisode de l’hélicoptère de Tignes avant la compétition de 2008. Déçu du parcours des Bleus pour cet Euro 2008, l’ancien défenseur de l’OL espère un parcours plus heureux pour les hommes de Didier Deschamps.
Que représente pour vous une compétition comme l'Euro ?
C’est une très grande compétition, à certains égards peut être même la plus compliquée qui existe. En Coupe du Monde il y a toujours des petites équipes alors que pour un Euro, toutes les équipes sont presque du même niveau. Aujourd’hui il y a dans chaque pays des joueurs évoluant dans les plus grands championnats européens.
Le nouveau format de la compétition avec vingt-quatre équipes change-t-il le niveau de la compétition ?
Je pense que ce nouveau format donne plus de chance à d’autres équipes de pouvoir passer le premier tour. En revanche ça ne diminue pas la qualité de ces Championnats d’Europe. Toutes les équipes sont expérimentées. Il y a qu’à voir l’exemple des Pays-Bas qui n’a pas réussi à se qualifier pour cette compétition. Ça prouve que les éliminatoires sont vraiment difficiles.
Un Championnat d’Europe est-il aussi palpitant ou aussi fort qu'une Coupe du Monde ?
Bien sûr ! La seule différence c’est que la Coupe du Monde concerne toute la planète. D’un point de vu médiatique, l’Euro n’a pas la même résonnance. Mais sur le terrain, en tant que joueur c’est tout aussi fort de jouer cette compétition pour son pays.
Vous avez participé à deux Euros, lequel gardez-vous le plus en mémoire ?
Je retiendrais peut être l’Euro 2004 car c’était mon premier Euro et il y avait vraiment un engouement très fort autour de la compétition au Portugal. Et malgré l’élimination de la France très tôt en 2002 (lors de la Coupe du Monde), on était détenteur du trophée et donc parmi les favoris. En plus, on venait de gagner la Coupe des Confédérations en 2003.
Malheureusement on s’est fait surprendre par une très belle équipe de Grèce en quart de finale. Physiquement ils étaient impressionnants.
Vous vous attendiez à une telle opposition ?
Non, pas vraiment. Je pense que cette équipe était vraiment dans un état second, elle marchait sur l’eau. Tout lui réussissait.
Sur le terrain on a vraiment été surpris par leur niveau. On perd ce match presque logiquement. On sentait qu’on pouvait jouer encore des heures et qu’on n’arriverait pas à marquer.
On a beaucoup parlé de l’épisode de l’hélicoptère à Tignes avant le début de l’Euro en 2008. Comment l’avez-vous vécu de l’intérieur ?
Je pense que ce n’était pas une bonne idée de la part de Domenech. On voit comment fait Didier Deschamps aujourd’hui, c’est comme ça qu’il faut faire.
Ça a pesé sur l’ambiance dans le groupe ?
Oui clairement ce n’était pas la meilleure chose pour instaurer un bon état d’esprit dans le groupe. Tout le groupe était triste car on avait vécu la préparation tous ensemble.
Avec le recul je me dis que c’était peut-être volontaire de la part du staff. Ils ont peut-être utilisé ça en pensant que ça nous ferait un électrochoc. On a bien vu que ça n’a pas eu les effets escomptés.
Comment avez-vous appris votre présence dans le groupe des 23 ?
C’était assez douloureux à vivre. On savait qu’on allait devoir passer par ce moment. Le staff nous a dit de remonter dans notre chambre. On savait que si on entendait toquer à la porte c’était la guillotine.
Quand je remonte dans ma chambre je ne sais pas du tout ce qui peut arriver. Je sors d’une saison avec Lyon où tout c’était bien déroulé mais je ne suis pas serein pour autant. Je sais que je n’ai pas énormément de vécu en sélection et que le coach peut décider de se séparer de moi. C’était des minutes assez longues.
Et ensuite ?
J’entends frapper à la chambre d’à côté. C’était celle d’Hatem Ben Arfa. Je connaissais très bien Hatem car on était tout le temps ensemble à Lyon. Même dans le vestiaire lyonnais on était assis côte à côte. J’étais triste pour lui car je savais à ce moment-là qu’il ne serait pas du voyage.
"Dix minutes plus tard, j'entends frapper à ma porte"
Mais vous étiez soulagé pour vous ?
Oui quand même. Après quelques minutes personne n’avait toqué à ma porte, c’était plutôt bon signe.
Dix minutes plus tard, quelqu’un frappe à ma porte. De manière assez forte. J’ai tout de suite su que c’était un coéquipier qui me faisait une blague, le coach n’aurait pas frappé aussi fort à la porte. J’ouvre la porte en lui disant « Je sais que ce n’est pas le coach ».
Qui c’était ?
C’était Hatem.
Il n’était pas trop déçu ?
Non ça allait. Il m’annonce qu’il n’est pas dans le groupe. J’étais presque plus triste que lui. Il était surtout très content pour moi que je sois dans les 23. J’ai essayé de le rassurer en lui disant que comme il était jeune il aurait d’autres occasions de participer à des compétitions avec les Bleus.
Par la suite, comment avez-vous vécu cette compétition ?
C’est un peu délicat car on commence par un match nul contre la Suisse. Ce n’est jamais bon de démarrer ainsi. Ça met énormément de pression pour le deuxième match car il ne faut absolument pas perdre.
Derrière, contre les Pays-Bas, on prend une belle raclée, ils étaient vraiment au-dessus de nous. On s’est senti impuissant.
Pour le dernier match contre l’Italie on sent qu’on n’a pas la capacité de rebondir. On n’a vraiment pas envie d’y aller, on sent que ça va être un match difficile. En plus, il y avait pas mal de tension au sein du groupe, on était plus solidaire du tout.
D’où venaient ces tensions ?
C’est un tout je pense. Il y avait eu 2006 et cette finale perdue contre l’Italie. Zidane n’était plus là, je pense que le groupe était au bout d’un cycle en quelque sorte. L’histoire des réservistes avait aussi pas mal affecté le groupe tout comme la blessure de Patrick Vieira qui était un des leaders de l’équipe. Toutes ces petites choses ont fait que le groupe a peu à peu explosé.
"Les leaders n'étaient pas au niveau"
L’équipe de France n’était pas au niveau ?
Je ne sais pas car on avait quand même des grands joueurs. Mais les leaders (Thuram, Vieira, Henry, Makelele) n’ont pas répondu présent, ils n’étaient pas au niveau. Ils sortaient pour la plupart d’une grosse saison en club, ils sont arrivés peut être un peu cuit physiquement mais aussi mentalement.
On était devenu une équipe moyenne.
Quel est votre meilleur souvenir de l’Euro en tant que joueur ?
Sans hésitation c’est le match Angleterre-France en 2004. C’était le premier match du groupe et le scénario fût extraordinaire. On marque deux buts dans les dernières minutes et on s’impose sur le fil. C’est vraiment un super souvenir. La joie dans le vestiaire à la fin de la rencontre était superbe. Tous les joueurs chantaient, dansaient.
Qui sont selon vous les favoris de l’Euro 2016 ?
Je dirais la France, l’Espagne et l’Allemagne.
Je vois bien l’Angleterre en outsider sérieux. Ils ont un groupe jeune et de qualité. Et les Anglais vont se déplacer en nombre, les joueurs auront un fort soutien populaire.
Est-ce un poids supplémentaire sur les épaules des joueurs français de jouer la compétition à domicile ? Ou au contraire, une motivation supplémentaire ?
Je pense que c’est une motivation supplémentaire avant la compétition parce que la côte d’amour de cette équipe est à un très bon niveau. Didier Deschamps a constitué son groupe de telle sorte qu’il n’y ait pas de voix dissonantes.
Par contre après il faut que les résultats suivent pour que le public reste derrière les bleus. Si l’équipe parvient à passer la phase de groupe, le soutien populaire sera encore plus grand et ça peut amener l’équipe très loin.
Que pensez-vous de la liste de Didier Deschamps pour cette compétition ?
La seule vraie surprise c’est l’absence d’Hatem et de Benzema.
Pour Benzema son absence est simple : Didier n’a pas voulu faire de vague. Il sait qu’une bonne partie des supporters des bleus ne veulent pas voir Benzema à l’Euro.
"Rami n'est pas un novice, il a une solide expérience internationale"
En tant que défenseur central, était-ce réellement un problème selon vous d’avoir trois gauchers dans l’effectif sur les quatre défenseurs centraux ?
Ça peut être un problème s’ils n’ont pas l’habitude de jouer à droite. Il faut que les joueurs aient des automatismes à ce poste. En l’occurrence, avec Koscielny c’était compliqué. On sait que les gauchers ne se servent pas trop de leur pied droit. Il fallait donc un droitier pour pouvoir relancer proprement. Faire revenir Rami c’est un choix logique selon moi.
L’absence de Varane est-elle inquiétante ?
Non car il est remplacé par Rami qui vient de gagner l’Europa League. Il a déjà une expérience internationale solide. Ce n’est pas un novice, Didier Deschamps n’est pas allé chercher un inconnu. Maintenant, il faut espérer qu’il prenne des automatismes avec Koscielny.
Pour vous, la charnière Rami-Koscielny sera titulaire ?
Oui je pense que si Deschamps a fait revenir Rami c’est pour le faire jouer. Dans son plan de jeu il a vraiment besoin d’un joueur dans l’axe de la défense avec une bonne relance pour pouvoir relancer le jeu de derrière. Et la relance, on sait que ce n’est pas la principale qualité de Koscielny.
Propos recueillis par Vincent GUIRAUD
Article écrit pour beIN SPORTS le 31/05/16 : http://www.beinsports.com/france/euro-2016/news/ils-ont-fait-leuro-jean-alain-boumsong-en-200/269664