Dans un souci de déontologie à l’égard de notre public, la rédaction a choisi de ne pas émettre d’image d’illustration.
Repoussons un peu plus, si vous le voulez bien, les limites de la malbouffe. Car quand il s’agit de confectionner lui même ses recettes, le Bouffar laisse libre cours à ses pulsions les plus calorifiques.
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Il y a de cela bien longtemps, alors que je rentrais tout juste de l’école, me débarrassant avec désinvolture de mon sac et de mes chaussures dans l‘entrée, je succombai au délectable appel du goûter de 16h30.
Alors seulement petit blondinet à grosses lunettes, étranger à ce que payer ses factures et descendre les poubelles signifiait ici bas, je me précipitai au placard à grignoter, petit sanctuaire familial dédié au Saint-Diabète (type 2), lequel, comme par enchantement, se trouvait toujours plein.
Un outil, qui avait auparavant attiré mon attention, me retint plus que le reste des gourmandises présentes ce jour-là : les Chocapic®.
Véritable petite pelle comestible, l’instrument avait déjà démontré ses propriétés de contenance lorsque qu’il retenait suffisamment de lait entre le bol de petit-déjeuner et mes juvéniles mandibules.
Et si... ? Ça serait peut-être aller trop loin, mais quand bien même, et si... ?
N’en pouvant plus, je me saisis du paquet et me ruai au frigo. Ma joie fut immense quand mon regard fébrile se posa sur la barquette de beurre tendre spécial “maman veut maigrir”, et je m’en saisis sans plus attendre.
Scrupuleusement attentif au bon déroulement du junk-cérémonial, je me rendis avec un joli plateau fort bien constitué dans la pièce à vivre, où après m’être affalé devant le téléviseur, j’expérimentais mon œuvre.
Religieusement, je vins faire frapper le premier Chocapic sur le manteau ductile de la plaquette, pour en retirer un léger ruban.
... :o
Je m’adonnai ensuite promptement à niquer sans ménagement la moitié du-dit paquet. Non mais attends.
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