Rocio Aleman, Fabio Adorisio, Martí Fernández Paixà and Matteo Crockard-Villa in Brouillards (Stuttgart Ballet, 2017)

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Rocio Aleman, Fabio Adorisio, Martí Fernández Paixà and Matteo Crockard-Villa in Brouillards (Stuttgart Ballet, 2017)
Louis Stiens in Brouillards (Stuttgart Ballet, 2017)
l'île enveloppée de brouillard, perdue dans l'opacité ; plus un voisin visible, les bateaux se perdent dans l'inconnu. l'île a perdu ses voisines, l'imaginaire rempli le vide : oui, nous sommes seules au milieu d'un océan immense, les connections aux voisins prennent des heures, de longues heures de bateau pour retrouver des rochers habités ; il n'y a jamais eu d'autres îles sur notre horizon, que du bleu ciel et du bleu mer qui se rencontrent dans une frontière illisible. ou du gris, du ciel gris et de la mer métallique qui reflètent en millier de petits miroirs des variations autour du gris. et tout à coup se sentir seul.e.s au milieu de ce bleu, seul.e.s sans Lantau, Hei Ling Chau, Sunshine island, Kau Yi Chau, Lamma, Hong Kong, seul.e.s sur cette mer… perspective folle. que serions-nous sans toutes ces connections ? et pourtant, pourtant, quel bien fou de se sentir seul.e.s, tout à coup isolé.e.s, perdu.e.s dans le lointain, oublié.e.s des plans de rasterisation, oublié.e.s des rêves de sable blanc. plus rien qu'un flou, plus rien pour perturber l'oeil et l'esprit qui le suit dans sa perte vers le nuage, dans sa quête de nouvelles images. tous les sens suivent cette piste déjà brouillée, on s'enfonce entièr.e dans ce flou humide qui colle à la peau un frisson froid, une presque-pluie. on hume la salinité, on écoute le vent porter des clapotis, des moteurs vibrants, des klaxons prudents. et on disparait, paisible, sans inquiétude, on retourne à la mer. lentement, on s'enfonce dans le brouillard, dans ce flou - suis-je air, suis-je eau ?
brouillard brouillé / ou / doublement brouillard
Nouvel article depuis le site littéraire Plume de Poète - Fantaisie hivernale - Hubert-Tadéo Félizé
Photo 226 - lundi 6 juin 2016
Le ciel est gris blanc, la lumière est diffuse et les voies rectilignes se perdent à l'horizon. Sur la droite, un quai désert, sur la gauche, un talus herbu et des rails sans trains. La ligne est électrifiée mais on ne voit pas de trace de trafic. Sur l'extrême droite de la photo, on distingue quand même une rame bleue et blanche d'un RER. Il est arrêté à la gare de Blanc Mesnil et il va à la Gare du Nord.
Nous sommes lundi et c'est la deuxième semaine de grève où l'interconnexion est coupée à la gare du nord. C'est peut-être à cause de cette Greve que j'ai réussi à prendre en photo ces voies sans train.
Le temps est maussade. Après un week end passé dans le gris sombre, la météo nous a promis une embellie. Nous sommes donc dans le gris clair et comme l'atmosphère s'est réchauffée, nous sommes dans la cotonnade brouillardeuse.
Mais rappelons-nous que dans l'histoire récente, il y a eu un 6 juin où le mauvais temps était tel que les alliés ont pu lancer l'entreprise la plus audacieuse de la seconde guerre mondiale : le débarquement en Normandie. Ne maudissons pas trop vite le mauvais temps du début de juin.
Martí Fernández Paixà, Miriam Kacerova and Jason Reilly in Brouillards (Stuttgart Ballet)
Claude-Archille Debussy (1862-1918).
Brouillards or "Mists" or "Fog" is the first prelude of Claude Debussy's second set of preludes. It can be considered as the most harmonically complex of the entire series of preludes, hinting at polytonality.
The left hand mainly employs the C diatonic collection, modulating shortly in the second theme and reverting in the coda, while the right hand uses the A-flat minor diatonic collection on E-flat, like the left hand modulating briefly before returning.
Initially, Debussy and other pianists who gave early performances of the works played them in groups of three or four preludes, which remains a popular approach today. This allows performers to choose preludes with which they have the strongest affinity, or those to which their individual interpretive gifts are most suited.