GOAL OF THE DEAD - DEUXIÈME MI-TEMPS (2014)
Au tour du réalisateur Thierry Poiraud de nous livrer la seconde partie du dyptique GOAL OF THE DEAD, que Benjamin Rocher avait réussit à nous faire aimer lors de son premier chapitre prometteur. Cette DEUXIÈME MI-TEMPS se lâche donc complètement, et on retrouve le petit bled provincial de Capelongue assailli par les infectés vomisseurs, très énergiques, très énervés: une occasion pour ce final d’exploiter le meilleur de sa prod’, avec ralentis stylistiques léchés, SFX de bonne facture, et humour bien placé. Barricadé dans le commissariat, on retrouve Samuel Lorit, face à sa propre fille dont il ne sait rien, double dilemme face à la menace de la horde agitée au-dehors: mais faisant preuve d’une qualité d’adaptation à toute épreuve, le gaillard va finir par y aller à fond. GOAL OF THE DEAD “PART.II” voit donc tous ces protagonistes d’horizons et de personnalités différentes obligés de s’allier pour survivre, donnant lieu à d’amusantes séquences, que ce soit des règlements de comptes -le combat Bruno Salomone -le “coach requin” VS Patrick Ligardes -le “coach old-school un peu sénile”- ou bravoure guerrière comique -le match de foot apocalyptique final, génialissime-, on se régale. Si la DEUXIÈME MI-TEMPS de GOAL OF THE DEAD est plus extravertie que la précédente, il ne faut pas oublier les fondations du dyptique, la PREMIÈRE MI-TEMPS ayant fait la moitié du boulot en termes d’”immersion”: mais ici brillent effets de lumières, VFX propres, humour noir, gore, et cette ambiance de danger permanent inhérente à tout bon film de zombies -même si là, c’est ouvertement débile ET assumé-. Un plaisir coupable, et légitime, lorsqu’on regarde les bonus fournis sur la galette: faisant presque état de suite directe au documentaire VIANDE D’ORIGINE FRANÇAISE (2009), on constate encore que l’industrie du cinéma français est frileuse envers ce genre de projet -ou les projets de genre-, laissant un très faible budget si elle ose l’accepter. C’est bel et bien la passion qui a donné naissance à GOAL OF THE DEAD, où l’on apprend que de grands noms du métier -voir le making-of- rejoignent le délire zombifiant, aux côtés de novices qui jouent le jeu comme si leur vie en dépendait. Même les interviews de Rocher et Poiraud confirment à nouveau la situation, très proches de leur équipe et reconnaissants envers eux peut-être plus qu’envers CANAL+ -on ne crache pas dans la soupe, juste pour info-. Du coup, on vote OUI pour GOAL OF THE DEAD, qui ne ment pas sur son contenu, et nous laisse avec un sentiment confirmé de divertissement comico-horrifique valable: c’est rare, en France... Un vrai sport d’équipe, qui va de paire avec le concept: une belle coïncidence! Drôle, sanglant, satyrique, GOAL OF THE DEAD est certainement le dyptique qui vous fera dire que “non, le cinéma français c’est pas que de la merde”: la preuve!
GOLD OF THE DEAD /20