C’est avec un soulagement immense que nous venons d’apprendre que le Conseil d’Etat a annulé l’ordonnance rendue par le tribunal administratif de Nice le 22 août 2016.
C’est une victoire au retentissement symbolique très fort qui vient mettre un terme au déferlement des déclarations politiques les plus liberticides et les plus stigmatisantes alors même qu’étaient en jeu le droit à la libre disposition de son corps et la liberté de conscience dont la libre expression dans l’espace public est protégée par la loi, la Constitution et les conventions internationales.
C’est également un désaveu cuisant pour ces maires indignes de leur statut de responsable politique qui, en adoptant ces arrêtés, ont fait prévaloir les préférences et les goûts discriminatoires supposés d’une certaine partie des baigneurs au détriment du droit en vigueur et de la cohésion nationale.
Le CCIF se réjouit que l’exercice des libertés individuelles soit à nouveau garanti pour tous, et que toute personne puisse dorénavant accéder aux plages dans la tenue de son choix. Il est heureux que l’état de droit ait enfin primé.
C'est grâce à la mobilisation de tous ses soutiens, médiatiques, institutionnels et sur le terrain, que le CCIF, aux côtés de ses partenaires a, par son action, réussi à faire rétablir le droit, en préservant les libertés de tou-te-s.