Une, non deux, Trifluviennes à Genève!
Genève, 1er avril 2015
Nous nous sommes connues au lycée de ‘’T-R’’ Mylène et moi. Nous avons fait ensemble la comédie musicale Les Misérables. Mylène interprétait le premier rôle de Cosette. Déjà à cette époque, elle avait une voix pour devenir chanteuse! Aujourd’hui, Mylène Bourbeau est soprano léger colorature.
C’est merveilleux de voir à quel point l’éducation artistique inculquée jeune dans nos écoles permet l’épanouissement et le développement artistique et culturel. Ce serait bien d’en garder une priorité dans notre éducation, non? Grâce à cette expérience stimulante sur les bancs d’école, plusieurs personnes de mon entourage gravitent aujourd’hui dans le milieu culturel. Marianne Lambert, chanteuse lyrique, en est aussi un très bel exemple! Cette dernière a découvert sa voix et sa prestance scénique sur ces mêmes bancs. Avec détermination, travail et patience, Marianne devient soliste invitée des prestigieux Orchestre Symphonique de Montréal, de Trois-Rivières, de la Grande Bretagne et j’en passe! Mylène, pour sa part, est maintenant chanteuse lyrique et voyage à travers l’Europe! J’en profite pour souligner la persévérance exemplaire de ces dames et de tous ces artistes qui font leur place dans ce milieu!
C’est quelques années plus tard, par de heureux hasards, que nos chemins se sont tous recroisés et que j’apprends que les filles ont gardé contact entre elles. Elles m’annoncent qu’elles font souvent des prestations en Europe. C’est ainsi, que je me retrouve, le 28 février dernier, à Genève pour me laisser charmer par l’Opéra Didon & Aeneas de Purcell en écoutant chanter ma collègue Mylène à la salle Frank Martin. Radieuse et professionnelle, elle a interprété avec brio le rôle de Belinda.
Entre deux prestations, notre chanteuse prend le temps de se livrer à nous !
Mylène, tu es en Europe depuis 3 ans. Peux-tu me décrire un peu ton parcours?
Après avoir terminé des études en chant classique à l’Université de Montréal, j’avais envie de voir comment ça se passait sur l’autre continent. J’ai donc quitté le Québec en 2011 pour faire une formation en musique baroque française au Centre de musique baroque de Versailles qui a duré deux ans. Cela m’a permis d’explorer et de découvrir un autre répertoire. Je poursuis mon chemin en Europe depuis.
Pourquoi le chant lyrique?
C’est effectivement après avoir chanté le rôle de Cosette dans Les Misérables que j’ai découvert le chant lyrique. J’ai commencé une formation en chant au Cégep de Trois-Rivières et c’est ma première professeur Nicole Lorange qui m’a transmis sa passion pour l’opéra et pour le chant lyrique.
Quel opéra as-tu aimé jouer et pourquoi?
Difficile de répondre à cette question. Chaque rôle permet d’exploiter un aspect différent. J’aime le caractère comique des personnages que j’interprète à l’opérette.
Où pourra-t-on te voir chanter prochainement?
En mars, je serai soliste pour l’Ensemble vocal de Paris dans le Miserere de Hasse. En avril, je serai soliste pour le Chœur d’enfant du Collège Rameau dans une œuvre de Nicolas Porpora, De profundis, à la Cathédrale Saint-Louis à Versailles. Je serai également en concert à l’église du Sacré Cœur de Monaco et enfin je terminerai le mois à Manchester en Angleterre pour un concert autour d’œuvres du répertoire ancien (musique Copte de l'Église égyptienne ancienne).
Parallèlement à mes activités de chanteuse, je m’intéresse de plus en plus au théâtre. Je serai en résidence cet été au Théâtre des Deux Rives à Rouen en Normandie avec une troupe de comédiens professionnels pour travailler sur une œuvre de Marivaux Les jeux de l’amour et du hasard. Le spectacle sera présenté à l’automne prochain dans différentes villes de France.
Tu reviens au Québec cet été pour un court séjour, que prévois-tu faire?
Profiter de ma famille, de mes amis, de mon pays qui me manque malgré toutes les belles expériences que je vis en France.
À quand un duo Mylène Bourbeau et Marianne Lambert?
Belle idée. Pourquoi pas! À suivre…